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Articles récents

Le numéro deux de Drapeau noir est paru

13 Juin 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

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Motion 75e Congrès Fédération anarchiste

11 Juin 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

La Fédération anarchiste s'est réunie lors de son 75e Congrès les 3, 4 et 5 juin 2017 à Laon et merlieux dans l'Aisne pour aborder l'évolution du monde et actualiser son projet anarchiste. Le capitalisme globalisé et ses soutiens étatiques et religieux accentuent leurs pressions sur l'humanité et l'environnement, pour asseoir par des modes de régulation et de production de plus en plus brutaux le triomphe de la logique de profit. La thèse de la crise permanente du capitalisme qui justifie les politiques d'austérité et de régression sociale sert à camoufler la réalité : les riches sont de plus en plus riches tandis que les pauvres sont de plus en plus nombreux et plongent dans la misère. En cela, le capitalisme remplit parfaitement le rôle qui est le sien. L'arrogance des capitalistes encouragée par une véritable colonisation des esprits remet aujourd'hui en cause le pacte concédé à l'issue de la seconde guerre mondiale qui institua la protection sociale, le système de retraite par répartition et une redistribution limitée des richesses pour éloigner le spectre révolutionnaire et développer une nouvelle classe dite moyenne et la société industrielle et de consommation de masse. Le système capitaliste cherche sans cesse de nouvelles sources de profits incarnées aujourd'hui par le capitalisme vert, la numérisation et la robotisation de l'économie et même la fin du salariat en individualisant la relation entre le travailleur et son patron par l'uberisation et l'autoentreprenariat. Le capitalisme paupérise la classe moyenne dont la première utilité était de neutraliser le danger révolutionnaire, ce qui rend la lutte des classes plus franche et plus directe. En contrepartie, l'appareil répressif étatique et l'emprise des religions sur les consciences se renforcent pour imposer la peur et la résignation. L'état d'urgence qui était une exception devient la norme, la présence militaire dans les rues, la surveillance généralisée et les restrictions des libertés publiques se banalisent, la police se militarise et se radicalise, devient factieuse et multiplie les violences et les provocations. Les élections présidentielles passées et législatives à venir démontrent une progression des tendances souverainiste et populiste en même temps qu'une volonté avérée d'effacer la conscience de classe en affirmant supprimer le clivage gauche-droite comme l'ont souligné les deux finalistes de la dernière course à l'Elysée. Le pouvoir a mis en place le candidat le plus à même de défendre les intérêts du patronat et de la Finance. Sa mission est un programme de démolition sociale dans la droite ligne des présidents et gouvernements précédents en marche vers le détricotage du Code du travail, une fiscalité antisociale, la suppression des régimes spéciaux et la mise en place d'un système de retraites par points... Le Front national a dépassé les dix millions de voix en jouant sur la peur de l'autre et en s'érigeant en défenseur de façade des acquis sociaux. Pour autant, le Capital n'a pas aujourd'hui besoin du FN pour arriver à ses fins : le MEDEF a appelé à voter Macron. Le projet Mélenchonniste est une impasse. Le modèle du leader charismatique, nouveau sauveur suprême, messie des temps modernes, incarnation du « peuple » a détourné la question sociale du terrain de la lutte des classes vers celui de la lutte des places. L'imposture des partis Syriza et Podemos en Europe ou des régimes de Chavez et Maduro au Venezuela témoignent de leurs soumissions aux diktats capitalistes : le Pouvoir reste maudit. Si les anarchistes sont volontairement absents des urnes et du spectacle médiatique, ils demeurent présents et actifs dans les luttes et les alternatives. Notre anti-électoralisme est en phase avec le rejet grandissant de la classe politique et un intérêt croissant pour le mandatement impératif, la rotation et la révocabilité des mandatés et le fédéralisme libertaire. La tâche des révolutionnaires est de dessiner des perspectives permettant de crédibiliser et d'envisager la transformation sociale. En cela le mouvement anarchiste n'a pas capitulé et reste fidèle à son projet révolutionnaire : le socialisme libertaire sans frontières. Pour cela, la diffusion de nos idées et de nos pratiques doit rester notre tâche essentielle, tout en apprenant des luttes diverses et en menant le nécessaire travail de remise en cause et de réactualisation de nos propositions et de nos pratiques. Les temps prochains nécessiteront la mobilisation de toutes les forces attachées à l'émancipation, la Fédération anarchiste réunit en son 75e Congrès prendra toute la place qui lui revient dans ce combat et appelle les individus et groupes qui partagent notre projet commun à la rejoindre et à la renforcer.

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Solidarite face à la criminalisation du militantisme

6 Juin 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Mercredi 7 juin, le bloggeur militant rédacteur du journal en ligne Le Libertaire Bisontin passera en procès pour " injures et diffamation par voie de presse " suite à un article rédigé l'automne dernier et mettant en lumière les agissements de la préfecture du Doubs envers les demandeurs d'asile et plus particulièrement la famille Feraj, honteusement expulsée vers le Kosovo (lien ici : https://lelibertairebisontin.wordpress.com/2016/09/03/besancon-un-ragout-prefectoral-particulierement-ecoeurant/ ).
 
Dans un contexte de plus en plus répressif où la criminalisation du militantisme tend à devenir la norme (contre la loi travail et ses avatars, délinquance solidaire, actions syndicales, manifestations interdites ou réprimées...), il est impératif de se montrer solidaires de notre camarade et de montrer notre détermination à lutter contre toute forme de répression de l'expression militante.
 
Pour cela, rendez-vous mercredi 7 juin à 13h30 devant le tribunal de grande instance (TGI) au 1 rue Mégevand à Besançon !
 
Venez nombreux.ses !
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6 Juin 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

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Tract des libertaires 1er mai 2017

3 Mai 2017 , Rédigé par Libertaires bisontins

De l’abstention à l’anarchie

 

S'abstenir, oui mais pourquoi ?

 

            Face au manque de confiance de plus en plus évident, envers le système politique en place, de plus en plus de gens, conscient.e.s chacun.e à leur façon, s'abstiennent d'aller voter. Même si le discours républicain, omniprésent, décrit les "abstentionnistes" comme des feignant.e.s ou des irresponsables désintéressé.e.s, nous savons que beaucoup de celleux qui refusent d'élire ont une réelle conscience politique. Que ce soit par écœurement de la "politique politicienne" (promesses, mensonges, opportunisme carriériste, affaires judiciaires et autres frais de bouche indécents) et / ou par une forme de lucidité motivée par un idéal politique, comme l'anarchie, les raisons de ne pas se soumettre au jeu électoral sont multiples.

            En tant qu'anarchistes, nous n'oublions pas que l'abstention, loin d'apporter une solution immédiate, reste néanmoins une façon de ne pas donner son accord, son adhésion à cette forme d'organisation politique qu'est la démocratie dite "représentative". En effet, moins le taux de participation au scrutin est élevé, moins les candidat.e.s, quel que soit leur score, se trouveront légitimes dans leur tentative de prendre le pouvoir.

 

Donc on ne vote pas, mais après ?

 

            L’abstention est loin d'être une fin en soi, c'est un moyen d'expression contestataire, mais pas un moyen concret d'avancer. Si nous, anarchistes, refusons pour la plupart de voter, c'est parce que, à l'opposé de la démarche électorale, nous préférons lutter par nous-mêmes, de façon concrète et active. Le temps et l'énergie que nous investissons quotidiennement dans des mobilisations contestataires et / ou solidaires, représentent à nos yeux la meilleure résistance possible contre le capitalisme, tout en démontrant dès aujourd'hui qu'une organisation autogestionnaire est possible, en plus d'être souhaitable. Pour nous, cet engagement est bien plus efficace et prometteur pour l'avenir, que ne peut l'être l'élection d'un.e chef, aussi bien d'un point de vue politique que pour des avancées concrètes dans nos vies personnelles.

            Nous pensons que la libération des individu.e.s et l'égalité sociale ne s'obtiendront que par les luttes solidaires des classes dominées. Les congés payés, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le salaire minimum, les systèmes de solidarité comme le financement des retraites, sont quelques exemples de droits acquis suite à de nombreuses luttes. L'Etat-providence n'est pas un cadeau que nous auraient fait les dirigeant.e.s, par altruisme ou philanthropie. Il n'existe que parce qu'il a aidé à contenir les révoltes.

 

 Alors on fait la révolution, mais après ?

 

            Nous ne prétendons pas avoir de solutions toutes faites et toutes prêtes, qu'on diffuserait comme une vérité dogmatique. D'ailleurs, une telle attitude s'apparenterait bien plus à l'approche des partis politiques, voire à celle de la "mouvance"conspirationniste.

Nous pensons que l'expérimentation est un principe nécessaire à une progression politique et sociale, sur des bases autogestionnaires. Nous la développons déjà quotidiennement dans les organisations de nos groupes, syndicats, squats, et dans nos relations humaines en général.

 

Donc l'autogestion c'est quoi ?

 

            La forme d'organisation sociale et politique que nous promouvons repose sur le principe d'horizontalité (absence de hiérarchie), indispensable pour traiter toute personne de façon égalitaire, et nous préserver du pouvoir qui découle des statuts de "supérieur.e.s". Un autre élément central est l'exigence d'une participation des individu.e.s dans le processus de prise de décisions, au sein d'assemblées générales (discussions collectives), afin de ne pas abandonner ce droit et ce devoir à d'autres.

Un des principes fondamentaux de l’autogestion est aussi que tout mandat soit impératif et révocable. C'est à dire que quand quelqu'un.e est élu.e, c'est pour une tâche bien précise qu'il ne peut pas outrepasser, et que la personne peut être démise de son mandat à n'importe quel moment, si on estime qu'elle ne fait plus ce qu’on lui a demandé.

            C'est un des gros défauts dans l'organisation électorale que nous contestons : donner tout le pouvoir à une personne pendant cinq ans, sur la base d’un programme qui ne nous convient déjà pas au départ, et que rien ne l'oblige à mettre en application par la suite.

            Selon nos principes de base, toutes les décisions sont prises en assemblées générales, assemblées auxquelles tout le monde a le droit de participer, et a exactement les mêmes droits et les mêmes pouvoirs que toutes les autres. Certes, on choisit quelques personnes au début de chaque assemblée pour former un bureau chargé d'organiser les discussions, mais justement, avec un mandat impératif et révocable. Nous considérons que c'est sur ces bases-là qu'on peut parler de démocratie.

Ok, mais comment on s'organise dans l'espace ? Si il n’y a plus d'État, il n’y a plus de pays ?

 

            Par le fédéralisme, sans pour autant reproduire le système suisse ou américain. Par exemple, on pourrait très bien construire une société dans laquelle différents groupes se réuniraient en assemblées générales. Les principaux axes de regroupement seraient les lieux de production et les lieux de vie (quartiers, villages), mais on peut très bien en imaginer d'autres. Chaque personne concernée par sa propre situation (en tant que travailleur.euse, habitant.e ou n'importe quel autre critère d'appartenance posant un problème social) pourrait alors s'exprimer et prendre part aux décisions qui impacteront ensuite ses conditions de vie. Entendu de cette façon, le travail serait radicalement différent de ce qu'il est aujourd'hui pour la majorité des gens, c'est à dire un monde où règnent la pénibilité, la peur, l’égoïsme, le harcèlement sexuel, et le manque d'utilité et donc de reconnaissance sociale.

            Nous sommes tout à fait conscient.e.s qu'une fois que le capitalisme sera détruit, il faudra quand même bien produire de quoi vivre. Mais l'avantage du modèle d'organisation que nous défendons, c'est que tout le monde pourra participer aux décisions d'investir, ou pas, nos forces de travail dans telle ou telle ressource ou telle ou telle cause jugée utile et prioritaire.

Ces assemblées locales pourront se concerter dans des assemblées régionales, avec ces fameux.ses mandaté.e.s impératif.ve.s et révocables, qui pourront à leur tour mandater et se concerter dans des assemblées elles mêmes à plus grande échelle, c'est à dire nationales, continentales, voire mondiales… sans que le pouvoir sur les décisions ne passe dans les mains de quelques-un.e.s.

 

Super principe, mais ça ne risque pas de prendre beaucoup de temps ?

 

            Si, en effet ce système demande nettement plus de temps. Mais si on veut tou.te.s avoir notre part de pouvoir pour réellement peser dans l'organisation collective et avoir notre légitime "part du gâteau", il faut

s'investir beaucoup plus que de mettre un papier dans une boite tous les cinq ans. Par exemple, si le pouvoir était réparti équitablement, on ne dépenserait pas toutes ces forces à construire des produits de luxe pour les riches. Qui, à l'heure actuelle, peut s'acheter une porsche? Qui se déplace fréquemment en avion au point de vouloir construire un nouvel aéroport comme celui de Notre Dame des Landes?

La haute bourgeoisie ou les "très très riches", en possédant la plus grande partie du capital, orientent la production dans les secteurs qui les intéressent et qui génèrent le plus de profits, même si cela passe par des guerres ou un recul de nos conditions de vie.

            Dans une société libertaire, l'obsolescence programmée, qui consiste à prévoir un dysfonctionnement inévitable afin de créer une panne et contraindre les gens à racheter de nouveaux biens de consommation, n'existerait tout simplement pas. Nous produirions utile et efficace pour que personne ne manque de rien de fondamental. En sélectionnant ainsi nos priorités sociales et économiques, on pourrait dégager suffisamment de temps pour nous consacrer à une vraie citoyenneté. Cet élan citoyen devrait nécessairement s'accompagner d'une refonte de l'école, laquelle laisserait une place importante pour une réelle instruction civique des enfants et des adolescent.e.s, orientée vers l’apprentissage de la réflexion politique et de l’organisation collective.

 

Voici quelques principes de base théorisés, et surtout utilisés concrètement, par les anarchistes depuis maintenant plus d'un siècle. Nous ne sommes pas contre tout, nous n'allons pas manifester ou organiser des  actions juste pour le plaisir de caillasser quelques flics (même si ça peut largement se comprendre) ; nous avons un projet concret derrière tout ça, trop souvent occulté par les partis politiques, les médias et aussi par les groupes non libertaires avec qui nous sommes alliés sur certaines causes. C'est pourquoi nous prenons aujourd'hui la peine d'expliquer quelques-uns de ces principes qui définissent l'anarchie, trop souvent ignorés des gens lorsqu'on leur parle de ce mouvement politique.

 

Et si je veux essayer tout ça, ou si je veux en savoir plus, je fais comment ?

 

Différents groupes anarchistes publient et vendent des journaux, des livres, mettent des documents et des ressources à disposition, organisent des rencontres, des projections, des discussions ou simplement des permanences. Si tu es intéressé.e, tu peux t’adresser à la librairie L' Autodidacte, située place Marulaz à Besançon, lors de ses permanences.

 

 

Vive la révolution, vive l'autogestion, vive l'anarchie !!!

 

 

 

 

CNT 25 – Groupe Proudhon FA -- Groupe Anarchistes Solidaires – Individu.e.s libertaires

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Premier Mai Libertaire

25 Avril 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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25 Avril 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

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