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Monde libertaire septembre en vente à l'autodidacte

23 Septembre 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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Drapeau noir N° 10 est paru

28 Août 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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Décès de Pietro Ferrua

28 Août 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Pietro Ferrua (1930-2021)

Le fondateur du CIRA est mort le 28 juillet 2021 à Portland, Oregon, États-Unis.

Il était né à Sanremo le 18 septembre 1930, d’une mère à la maison et d’un père croupier au casino. Tout jeune, il servit d’estafette à la Résistance. À la libération, il forma à Sanremo, avec deux compagnons, le groupe anarchiste Alba dei Liberi. Tous trois refusèrent de faire leur service militaire. Emprisonné en 1950 pour objection de conscience, Ferrua vécut ensuite dans une semi-clandestinité, co-organisant des campings libertaires internationaux, rédigeant la revue Senza limiti (1952-1954, 5 numéros), travaillant sur des chantiers du Service civil international.

Il est arrivé en Suisse en 1954 pour échapper à la prison, et a d’abord été hébergé chez Lise Ceresole, veuve du fondateur du Service civil international, au Daley-sur-Lutry, puis il s’est installé à Genève pour y faire des études d’interprète-traducteur. Il y a retrouvé des compagnons anarchistes qu’il a engagés à poursuivre le travail de Louis Bertoni ; c’est ainsi qu’en 1957 reparut une série du Réveil anarchiste/Risveglio anarchico, mensuel pendant une année puis irrégulier. Y collaboraient notamment Alfred Amiguet et André Bösiger pour la partie française, Claudio Cantini, Carlo Frigerio, Carlo Vanza et Ferrua (sous la signature de Vico) pour la page en italien.

La même année, il lança le projet d’une exposition sur la presse anarchiste du monde entier ; il envoya quantité de lettres avec des succès variés. C’est de là qu’est née l’idée du Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA), pour conserver les périodiques qui arrivaient. Les ouvrages récupérés de la bibliothèque de Louis Bertoni et du groupe Germinal de Genève sont venus s’y ajouter, puis un grand nombre de livres ayant appartenu à Jacques Gross et à d’autres militants qui adhérèrent tôt au projet, Hem Day, E. Armand, André Prudhommeaux, la SAC suédoise, etc. Par la suite, le CIRA reçut les archives du SPRI et de la CRIA (Secrétariat provisoire aux relations internationales et Commission de relations internationales anarchistes, 1947-1958) qui restèrent longtemps empaquetées et n’ont été inventoriées que quarante ans plus tard.

Pietro Ferrua a toujours cherché à obtenir la reconnaissance du courant anarchiste dans les milieux intellectuels et universitaires. À cette fin, il tâcha de réunir un comité d’honneur international du CIRA, réunissant des chercheurs et des militants ; cela eut un certain écho, mais il essuya aussi plusieurs refus. Il développa les contacts avec la Bibliothèque universitaire et celle des Nations Unies à Genève, alors que le CIRA était encore constitué de caisses de journaux et de piles de livres sur les étagères branlantes d’une chambre.

Il avait aussi réuni des étudiants et jeunes chercheurs pour aider au catalogage, organiser des conférences, publier (et polycopier) le Bulletin du CIRA. En 1955, au camping anarchiste de Salernes (Var, France) s’étaient organisées des filières pour réfractaires français, algériens ou italiens. Plusieurs résidaient à Genève, où la frontière n’était pas difficile à passer. Dans un élan de solidarité internationale, quatre jeunes gens lancèrent quelques bouteilles incendiaires contre le consulat d’Espagne, en février 1961, ce qui suscita un important mouvement d’opinions favorables, mais aussi des arrestations et des expulsions. Pietro Ferrua dut quitter la Suisse en janvier 1963, laissant le CIRA à Marie-Christine Mikhaïlo et Marianne Enckell qui l’ont repris au pied levé ; avec sa femme brésilienne et leurs deux enfants, il partit vivre à Rio de Janeiro. Il y reprit rapidement ses activités intellectuelles et militantes, fondant notamment la section brésilienne du CIRA, jusqu’à une nouvelle expulsion en octobre 1969 ; grâce à des liens familiaux, il trouva un nouveau havre aux États-Unis, à Portland, Oregon.

Il put y enseigner de 1970 à 1987 au Lewis and Clark College ; il était chargé des langues étrangères, de la littérature comparée et de l’histoire du cinéma. Il s’intéressait depuis toujours aux formes artistiques et littéraires d’avant-garde : il organisa en 1976 le Premier symposium international sur le lettrisme et publia plusieurs travaux et œuvres dans ce domaine ; il était aussi membre de l’Internationale novatrice infinitésimale (INI). Il fallut de longues annnées pour qu’il puisse revenir en Europe, quand ses interdictions de séjour en Italie, en France et en Suisse furent enfin levées ; il résida alors quelque temps à Nice et à Sanremo, où il prenait soin de sa mère.

L’intérêt pour l’anarchisme ne le quittait pas. En 1980, il parvint à organiser dans son université une semaine internationale de débats, de films, de concerts et d’événements sur l’anarchisme, malgré des craintes irrationnelles de la hiérarchie. Il publia des études sur Surréalisme et anarchie, Anarchisme et cinéma, Les anarchistes vus par les peintres, ainsi que deux livres importants sur les anarchistes dans la révolution mexicaine et un bilan des sources à ce sujet, et poursuivit ses recherches sur les origines de l’objection de conscience en Italie.

Il donna aussi des articles à A rivista anarchica, ApArte et à la Rivista storica dell’anarchismo, à la revue Art et anarchie, aux Bulletins du CIRA de Genève/Lausanne et de Marseille, à des publications brésiliennes et à nombre d’autres revues et ouvrages collectifs.

À sa retraite, il obtint encore quelques mandats d’interprète, mais vécut chichement, ce qui le contraignit à vendre une partie de ses archives. Il organisa toutefois des festivals de cinéma, participa à divers colloques internationaux, poursuivit plusieurs recherches.

Ces dernières années, sa santé s’était détériorée. Il avait eu la douleur de perdre prématurément sa fille Anna et son fils Franco ; sa femme Diana Lobo Filho est aussi décédée avant lui. Quelques ancien·ne·s élèves qui étaient restés proches de lui ont pu l’accompagner fidèlement jusqu’à ses derniers jours, alors qu’il résidait dans un établissement hospitalier et ne parlait plus.

Certaines des archives de Pietro Ferrua ont été dispersées ou saisies lors de ses exils successifs, mais il en avait conservé et reconstitué une grande partie. Elles ont été versées (ou le seront prochainement) à l’Archivio Famiglia Berneri à Reggio Emilia (Italie), à la Labadie Collection de l’Université d’Ann Arbor (Michigan, États-Unis) et au CIRA de Lausanne.

L’initiative de Ferrua a donné naissance à d’autres CIRA, à la vie longue ou éphémère, mais regroupés depuis 1974 sous divers noms dans le réseau FICEDL (Fédération internationale des centres d’études et de documentation libertaire, ficedl.info).

août 2021 / ME, CIRA Lausanne

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Annulation rentrée libertaire

19 Août 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Nous ne souhaitons pas demander le passe-sanitaire et les papiers aux personnes intéressées par la rentrée libertaire. Nous avons donc décidé de l'annuler et de la reporter à des jours meilleurs.

 

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Monde libertaire été 2021

12 Août 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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Visuel groupe de Metz FA

1 Août 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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Tract groupe Makhno FA de Saint-Etienne

31 Juillet 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

NO PASS-ARAN

 

Nous protestons contre les dernières mesures en date de la caste et de l’Absurdistan : les mesures ciblées d’obligation de vaccination de certaines professions, l’imposition d’un contrôle social digital généralisé présenté comme un moindre mal, l’hypocrisie d’une politique qui prétend ne rien imposer, mais qui en vérité contraint à tout, la banalisation d’un « passe sanitaire » entraînant la mise au ban programmée de nombreuses personnes, des travailleurs ou des élèves.

D’un côté, il y aura les bons, doublement vaccinés ; de l’autre, les mauvais, pas encore ou pas assez vaccinés, ou simplement méfiants. Pour les premiers, le flux ; pour les autres, le reflux, sauf à présenter un test bientôt payant et donc discriminatoire.

Ne cherchons pas d’autres raisons à la révolte en puisant au fond des passions tristes et du délit d’opinion, en complotant sur un complotisme supposé et parfois avéré. Tout mouvement de masse en formation charrie ses contradictions. Le peuple est comme il est, jamais comme certains voudraient qu’il soit. Comme pour les Gilets jaunes, l’appareil politique et médiatique du discrédit déploie la même hargne au nom d’une morale publique qu’il piétine pourtant chaque jour.

La droite dure et extrême veut s’emparer de la rue sur le thème de la « liberté »… Mais ces dévots habituels de l’autorité n’ont qu’un seul objectif : imposer la leur en devenant calife à la place du calife. Nos principes sont à l’opposé : ils sont la responsabilité et la solidarité. Notre cause est celle d’un peuple qui veut s’autodéterminer, éclairé par les faits scientifiques, par l’expérience des hospitaliers hier célébrés comme des héros, aujourd’hui menacés comme des traîtres.

Depuis mars 2020, le gouvernement impose une politique sanitaire/sécuritaire sur le mode de l’obligation, de la coercition, à l’image de ce qui s’est passé dans le domaine social. Il postule que la population est majoritairement irresponsable et que seules des mesures autoritaires sont à même de permettre le contrôle de la situation.

Bien au contraire, une authentique politique sanitaire doit refuser l’infantilisation et l’autoritarisme. Elle doit s’appuyer sur la pédagogie et la délibération. La logique demanderait de faire porter les efforts sur les « personnes à risque », celles qui devraient être vaccinées en priorité ou bien être confinées. Or c’est le contraire qui est mis en œuvre. Si l’État prenait ses arguments au sérieux il devrait aussi être en mode « open source » pour le vaccin, avec une licence libre pour que tous les pays puissent le produire et l’utiliser comme la Tunisie ou le Sénégal. Les États qui n’ont pas hésité à financer les Big Pharmas et à prendre sur eux les risques d’échec de la recherche bloquent pourtant le processus de libération des vaccins obtenus en bonne partie sur fonds publics.

Jupiter confond sciemment vaccination et passe sanitaire. Ce sont pourtant deux choses différentes. Le passe n’est pas un simple carnet de vaccination, il n’a pas seulement vocation à « protéger » comme on nous l’annonce, mais aussi à « renseigner ». Le but est de tester des techniques de contrôle – leur faisabilité, leur coût, leur acceptation – afin de les mettre au point et, conformément à la technique du pied dans la porte, d'habituer les populations à les accepter.

Le premier confinement a expérimenté l’état d’urgence généralisé par un déploiement inimaginable de policiers, militaires et robots de surveillance. Le consentement sous peine d’amende exorbitante à l’auto-autorisation de sortie – les fameux « ausweiss » – fut le prélude à l’acceptation contrainte de l’autorisation – maintenant étatique – à fréquenter tel ou tel lieu public, pour certains vitaux.

Le passe sanitaire annonce le système déjà en place en Chine. La société du Pass Big Brother est « En marche ». Refusons-la.

 

Groupe Nestor-Makhno (région stéphanoise) de la Fédération Anarchiste

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Communiqué : agression d’un reporter de Radio BIP/ Média 25

23 Juillet 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

Samedi 17 Juillet, lors de la manifestation contre le « pass sanitaire » à Besançon, Toufik-De-Planoise, reporter de terrain et photographe de Radio BIP / Média 25 a été agressé en fin de manifestation par un homme.

La rédaction condamne fermement cette nouvelle agression de l’un de nos reporters de terrain. Cette agression est d’autant plus inquiétante qu’il s’agirait d’un individu qui est membre d’un groupuscule d’extrême droite identitaire, qui a déjà menacé notre collègue dans le passé.

Nous souhaitons alerter l’ensemble de la profession sur cette agression, qui n’a rien d’anodin, même si cela n’a pas eu des conséquences médicales graves pour la victime. La montée de l’extrême droite dans notre pays, directement liée à la libération de la parole haineuse et raciste, distillée à longueur de la journée par des multirécidivistes qui ont pignon sur rue dans certains médias, crée un climat propice pour ce genre d’acte abject. La multiplication des agressions à caractère raciste, dont la dernière en date se passait à Besançon, au mois de février de cette année, ou un entrepreneur était sauvagement tabassé par un néo-nazi de la région, n’est que la conséquence de ce climat

Notre collègue, Toufik-De-Planoise, déjà ciblé par des néo-nazis pour son travail d’information et d’enquête sur les réseaux d’extrême droite, a porté plainte ce matin (19 Juillet 2021) au commissariat de police de Besançon.

VOICI SON TÉMOIGNAGE:

« Présent depuis la convergence à 14h00, un groupe d’une demi-douzaine de néonazis s’est immiscé au sein des manifestants. Quelques vieux briscards ont rapidement été reconnus, notamment Sébastien F. dit Sanglier, figure ultranationaliste condamnée à de multiples reprises pour des faits de violences, et Olivier L., leader régional de « Terre et Peuple. » Ces formations fascistes tentent de profiter de l’effet de nombre pour œuvrer incognito.
Celle-ci s’est constituée sous le nom de « Vandals Besak » (VDL BSK), engagée ces derniers mois dans divers commandos comme à Dijon le 31 janvier 2021. Ce samedi, ils ont d’ailleurs pavoisé le centre-ville d’autocollants à leurs couleurs. 16h00, rue de la Préfecture.

Alors que le cortège est bloqué et que des échauffourées se produisent, les forces de l’ordre repoussent les protestataires au gaz lacrymogène. Panique, chaos, et sauve qui peu. Au niveau du numéro 22 dans un porche situé en face de la Banque de France, c’est l’effervescence.

Je tente de m’y engouffrer, et reconnais formellement Olivier L. à l’entrée. Il prend son élan, et me frappe d’un crochet du droit en plein visage. Sans dégâts. Il s’esclaffe : « Toufik, journalope, je te le promets, on finira par t’avoir. » Alors qu’il s’échappe et que je le suis, un peu plus loin c’est Sébastien F,. entouré de deux individus, qui s’interpose et me bouscule.

Olivier L. persiste, au loin : « ça sera chaque semaine comme ça, on te crèvera gauchiste. » À noter que Olivier L. est coutumier du fait, puisque l’ayant croisé lors d’une mobilisation le 19 janvier 2019 place de la Révolution il m’avait lancé « je t’enverrais au fond du Doubs. » Au moment où je le découvre, il est en train de prendre à partie deux personnes.

Je compte déposer plainte pour violences volontaires aggravées par la réunion et menaces de mort. »

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Communiqué Relations extérieures de la FA

16 Juillet 2021 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Communiqué relations extérieures

 

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