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Grève générale anti-CPE

21 Mars 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract

DEPUIS MAINTENANT PLUSIEURS SEMAINES, LES ÉTUDIANTS LUTTENT DANS LA RUE ET DANS LEURS UNIVERSITÉS CONTRE LA PRÉCARITÉ ET LA MISÈRE QUE VEUT LEUR IMPOSER LE PATRONAT ET LE GOUVERNEMENT. LE MOUVEMENT S’AMPLIFIE DE JOUR EN JOUR DANS LES FACS, ET MAINTENANT DANS LES LYCÉES ET CE, MALGRÉ LA RÉPRESSION QUI S’ABAT SUR EUX. POURTANT, NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS, LA LUTTE ISOLÉE DES ÉTUDIANTS NE POURRA SUFFIRE À L’EMPORTER. CE N’EST QUE TOUS ENSEMBLE, JEUNES, CHÔMEURS, PRÉCAIRES ET TRAVAILLEURS DU PUBLIC ET DU PRIVÉ QUE NOUS POURRONS GAGNER, ET POUR CELA IL EST IMPÉRATIF DE S’UNIR AU PLUS VITE.
NOUS N’AVONS RIEN À ATTENDRE DES PARTIS POLITIQUES OBNUBILÉS PAR LES PROCHAINES ÉLECTIONS. DEPUIS 30 ANS, LA DROITE COMME LA GAUCHE (MÊME PLURIELLE) NOUS PRÉCARISENT À TOUT VA (CIP DE BALLADUR, EMPLOI JEUNES DE JOSPIN...) ET DÉTRUISENT NOS SERVICES PUBLICS, NOTRE SYSTÈME DE RETRAITE ET DE SÉCURITÉ SOCIALE...
POURTANT IL EST POSSIBLE D’AGIR DIRECTEMENT DEVANT LE MÉPRIS OBSTINÉ DU GOUVERNEMENT AU SERVICE DES PATRONS. LA GRÈVE GÉNÉRALE RESTE LE MEILLEUR MOYEN DE DÉFENDRE NOS ACQUIS ET D’OBTENIR CE QUE NOUS DÉSIRONS. L’HISTOIRE NOUS L’A MONTRÉ COMME EN 1936, EN MAI 68, VOIR MÊME EN DÉCEMBRE 1995.
NOUS DEVONS À TOUT PRIX ÉVITER DE REPRODUIRE L’ÉCHEC DU MOUVEMENT DES RETRAITES DE MAI-JUIN 2003 OÙ NOUS AVIONS ATTENDU VAINEMENT L’APPEL À LA GRÈVE GÉNÉRALE. LES GRANDES ORGANISATIONS SYNDICALES ET LEURS BUREAUCRATIES, ENGLUÉES DANS LA COGESTION ET FINANCÉES PAR L’ÉTAT ET LES ENTREPRISES, SONT INCAPABLES DE S’OPPOSER EFFICACEMENT AUX ATTAQUES RÉPÉTÉES QUE NOUS SUBISSONS. ALORS QUE LA JEUNESSE SE BAT SEULE, DEPUIS PLUS D’UN MOIS, LES SYNDICATS N’ONT APPELÉ QU’À UNE SEULE JOURNÉE DE GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE LE 7 MARS, ET À 3 JOURNÉES D’ACTION NATIONALE... QU’ATTENDENT-ELLES, SINON LE POURRISSEMENT DU CONFLIT ? POURRA-T-ON FAIRE RECULER LE PATRONAT ET L’ÉTAT SANS LES FRAPPER LÀ OÙ CELA LEUR FAIT LE PLUS MAL, AU PORTEFEUILLE, AUX PROFITS ?
SI FAIRE GRÈVE EST TOUJOURS UN CHOIX DIFFICILE, CELA RESTE LE SEUL MOYEN DE RENVERSER LE RAPPORT DE FORCE EN NOTRE FAVEUR. LA GRÈVE GÉNÉRALE, SI ELLE NE SE DÉCRÈTE PAS, ELLE SE PRÉPARE ET S’ORGANISE, PAR NOUS MÊMES, DANS NOS LYCÉES, NOS UNIVERSITÉS, NOS QUARTIERS ET SUR NOS LIEUX DE TRAVAIL, EN CRÉANT DES RÉSEAUX DE LUTTES ET D’ENTRAIDES AUTONOMES, FÉDÉRÉS ENTRE EUX, SANS LEADER, ORGANISÉS DÈS LA BASE, ET EN DÉMOCRATIE DIRECTE.
NOUS NE POURRONS SUPPRIMER LA MISÈRE ET LA PRÉCARITÉ SANS REMETTRE EN CAUSE LE SALARIAT, QUI N’EST RIEN D’AUTRE QUE LE VOL ORGANISÉ, ET LÉGALISÉ, DU FRUIT DE NOTRE TRAVAIL, SANS EXPROPRIER LE PATRONAT. NOUS NE POURRONS CONQUÉRIR L’ÉGALITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIALE SANS SUPPRIMER L’ÉTAT, VÉRITABLE CHIEN DE GARDE DES RICHES ET DES PUISSANTS ET GARANT DES PRIVILÈGES ET DE L’INJUSTICE, SANS AUTOGÉRER LA SOCIÉTÉ.
LE GOUVERNEMENT NE MANQUERA PAS DE CRIMINALISER ET DE RÉPRIMER LES JUSTES REVENDICATIONS DE LA JEUNESSE. NOUS DEVONS IMPÉRATIVEMENT FAIRE PREUVE DE SOLIDARITÉ DANS TOUTES NOS ACTIONS, DANS TOUTES NOS DÉCISIONS. IL EST PRIMORDIAL DE PRÉSERVER L’AUTONOMIE DES LUTTES CONTRE TOUTES LES RÉCUPÉRATIONS POLITICIENNES. POUR CELA, NOUS DEVONS DÉVELOPPER DES PRATIQUES ANTIAUTORITAIRES D’ACTION, DE GESTION ET DE DÉMOCRATIE DIRECTE.
BATTONS NOUS JUSQU’AU BOUT ET CONSTRUISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE !

NI CPE, NI CDI: ABOLITION DU SALARIAT !
Grève générale !
EXPROPRIATION !
Autogestion!

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TRAVAIL PRÉCAIRE, ESCLAVAGE MODERNE

21 Mars 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract

Après les manifestations du 7 février et la mobilisation triple du 7 mars qui a rassemblé plus d’un million de lycéen-ne-s, étudiant-e-s et salarié-e-s dans les rues, la lutte contre le CPE et le CNE se poursuit principalement dans les facultés. Pourtant cette énième attaque de l’État et du Capitalisme nous vise tous et toutes sans distinction, travailleurs, précaires, chômeurs, jeunes…

Le CPE et le CNE ne sont pas tombés de la dernière pluie, ils s’inscrivent dans une succession d’agressions ininterrompues depuis près de 30 ans de la part du patronat et des gouvernements de droite et de gauche pour exploiter et opprimer les franges les plus pauvres et précaires de la jeunesse (1977 : Pacte pour l’emploi des jeunes (Raymond Barre) ; 1983 : SIVP - Stage d’initiation à la vie professionnelle (Pierre Mauroy) ; 1984 : TUC - Travaux d’utilité collective (Laurent Fabius) ; 1986 : Plan d’urgence (Jacques Chirac) ; 1988 : CES - Contrat emploi solidarité (Michel Rocard) ; 1991 : Plan exo jeunes (Edith Cresson) ; 1993 : CIP - Contrat d’insertion professionnelle (Edouard Balladur) ; 1997 : Emplois jeunes (Lionel Jospin) ; 2002 : CJE - Contrat jeunes en entreprise (Jean-Pierre Raffarin) ; 2003 : CIVIS - Contrat d’insertion dans la vie sociale (Jean-Pierre Raffarin) ; 2006 : CPE - Contrat première embauche (Dominique de Villepin)…).

Le CPE et le CNE se situent également dans la continuité des attaques lancées contre les retraites, la Sécurité sociale, les services publics, les salaires… C’est une société de régression sociale, de misère et de précarisation généralisée que nous prépare le gouvernement : si nous laissons faire, le CPE et le CNE s’étendront à l’ensemble du salariat et c’est le CDI et l’ensemble du Code du travail qui disparaîtront.

Seulement nous savons que la colère de la jeunesse ne suffira pas, les travailleurs du public et du privé ne peuvent faire l’économie d’une lutte qui nous concerne tous et toutes. Pour cela il est vital de réaliser à la base la jonction entre salariés et étudiants, car ce n’est qu’ensemble que nous pourrons construire par l’unité des luttes et par la grève générale le rapport de force pour gagner.

En persévérant dans la stratégie démobilisatrice des journées d’action de 24 h (4 octobre, 7 février, 7 mars…), les partis politiques et les bureaucraties syndicales tentent de contrôler une colère et de la canaliser à leurs profits à des fins électoralistes. Nous savons pertinemment que la Gôche au pouvoir n’a rien à envier à la Droite en matière de politiques antisociales et de précarisation, ils se disputent sans fin le privilège de gérer le capitalisme et ses conséquences criminelles à coup de matraque et de Prozac.

La précarité est indissociable du salariat et le salariat est indissociable du capitalisme. Ce n’est ni dans l’alternance au pouvoir politique, ni dans l’illusion d’un capitalisme à visage humain ou citoyen, que nous pourrons nous opposer véritablement à la précarité et à la misère. Pour cela, il faut abattre le capitalisme et son corollaire répressif l’État.

Pour ne plus subir, nous devons dès aujourd’hui :

– Créer, investir, renforcer et multiplier les assemblées de lutte ;

– Fédérer sur une base locale, régionale et hexagonale les collectifs, comités et assemblées ;

– Développer les pratiques anti-autoritaires d’autogestion, de démocratie directe, de mandats impératifs, de révocabilité des mandatés et de fédéralisme ;

- Construire des liens de solidarité et d’entraide entre les individus et entre les collectifs en lutte ;

- Généraliser la grève et les occupations dans les universités, les lycées et dans le monde du travail.

Pour un autre futur, nous nous battons aujourd’hui pour :

- Pour une société libre, sans classe ni État ;

- L’égalité sociale, économique de tous les individus ;

- La possession collective des moyens de production et de distribution ;

- L’égalité dès la naissance des moyens de développement, c’est-à-dire d’éducation et d’instruction dans tous les domaines ;

- L’abolition du salariat, de toutes les institutions étatiques et formes d’oppression et de domination.

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Communiqué du Secrétariat de Radio libertaire

21 Mars 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Les pouvoirs publics par le biais de son représentant le ministre de la culture et de la communication Renaud Donnedieu de Vabres tente de mettre sous tutelle les radios associatives en modifiant par un décret les modalités d'attribution du Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique (FSER). L'attribution discrétionnaire par le ministre d'une part substantielle de la subvention annuelle prélevée sur les recettes publicitaires des radios commerciales sur présentation d'un « projet éditorial » répond à une volonté des pouvoirs économiques et politiques de censurer la liberté d'expression et ce particulièrement depuis le référendum sur la constitution européenne où des médias libres ont fait campagne contre cette constitution. Il est évident que par ce moyen, les pouvoirs publics entendent exercer une pression sur les radios associatives dont le contenu éditorial ne rentre dans les critères dominants. Un contrôle permanent sera exercé sur celles dont le projet éditorial a été validé par l'envoi d'experts mandatés pour vérification de la réalisation du projet. Pour répondre aux obligations de l'économie capitaliste où tout doit être marchandisé et mis en concurrence, la baisse du montant du FSER et l'augmentation du plafond de 20 % de ressources publicitaires des radios de catégorie A ont pour objectif d'obliger les radios associatives à diversifier leur financement en basculant sur la vente de produits commerciaux. En cela, ces projets sont dans la droite ligne du libéralisme économique actuel. Il ne peut rester un seul espace non marchand, toute opposition doit être écrasée.

Radio libertaire sur le net : http://radiolib.dune2.info:5000/radiolib.m3u

 

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Appel à un village alternatif, autogéré et antinucléaire contre l'EPR

21 Mars 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Les 14, 15, 16 et 17 avril, a Cherbourg

Le collectif VAAAN est composé d’individuEs et d’organisations politiques, syndicales et associatives. Il s’est constitué pour mettre en place un village anti-capitaliste, auto-géré et anti-nucléaire, afin d’élargir le rassemblement proposé par le collectif stop-epr contre la relance du programme nucléaire français (l’EPR est la nouvelle génération de réacteur nucléaire), à Cherbourg les 15 et 16 avril 2006. Il appelle à l’auto-organisation, contre la société nucléaire, sous la forme d’un lieu de vie temporaire et d’échanges inter-luttes. Le village se veut un espace de construction, d’expérimentation, d’échanges et d’actions, selon des pratiques et des finalités libertaires. Il s’inscrit notamment dans la continuité des expériences du VAAAG, des "no-border", et de "Place des résistances"...

 

 

Dans un monde capitaliste, le nucléaire tient une place centrale et motrice. C’est dans ce sens que les industriels, les nucléocrates, les gouvernants, relancent le programme, dans le but de faire durer ce monde et de prolonger leur propre domination et leur enrichissement. Cela en se cachant derrière l’étiquette pseudo-écologique du développement durable. La lutte contre le nucléaire est donc indissociable de la lutte contre le système capitaliste qui a permis son existence.

On ne peut combattre le nucléaire civil et militaire sans combattre la société qui l’a produit. Parce qu’il est une source d’énergie inouïe et parce qu’il a une capacité de destruction énorme, le nucléaire est synonyme de pouvoir.La recherche et la concentration du pouvoir, associées à la logique de profit ont permis à l’industrie nucléaire d’émerger et d’imposer ses intérêts économiques et militaires à tous les niveaux de l’État et de la société.La sortie du nucléaire impose donc une autre vision des rapports humains, ainsi qu’une organisation de la société, basée sur des pratiques anti-autoritaires, horizontales et autogestionnaires.

Sous couvert de l’aspect civil, le nucléaire militaire, demeure un danger à l’échelle mondiale. Les essais pratiqués par Hiro-chirac et d’autres sont facteurs de catastrophes humaines et écologiques. Les grandes puissances continue de fabriquer des bombes meurtrières. De nouveaux pays sont de plus en plus nombreux à se doter de l’arme atomique. On assiste à une prolifération de nouvelles bombes, de plus petite portée, destinées a des frappes "chirurgicales", qui ne sont plus faites seulement dans une optique de dissuasion, mais pour être utilise comme armes "classiques" d’attaque dans des conflits internationaux, faisant planer la menace de voir ressurgir les centaines de milliers de morts d’Hiroshima et Nagasaki.

Face a l’impasse inéluctable que constitue la dépendance aux énergies non-renouvelables et dangereuses, et aux matières premières, épuisables, aux déchets ingérables, d’autres énergies et une autre société s’impose : Des énergies renouvelables et non-polluantes, une société écologiquement responsable et en rupture radicale avec le productivisme et la logique suicidaire de profit.

Le VAAAN s’inscrit dans la continuité des luttes anti-nucléaires (Malville, Chooz, Golfech, Plogoff, Barp, stop-Bure, le carnet...). Ces luttes n’ont rien a attendre d’une stratégie électoraliste ou de lobbying envers les élus. Rappelons les multiples cautions que certains écologistes ont donnés au développement du nucléaire (signature des décrets d’application du melox en 99, de ceux du laboratoire expérimental de Bure, non opposition a l’implantation de l’EPR en basse-normandie). On ne peut refuser le nucléaire sans remettre en question le système capitaliste et étatiste.

Nous invitons tous les individus et toutes les organisations se reconnaissant dans cet appel a participer au village, aux actions et aux manifestations a Cherbourg du 14 au 17 avril 2006

Nous invitons les individus, les organisations politiques, les syndicats, les collectifs et les associations a signifier leur participation active au VAAAN en envoyant un mail a vaaan@no-log.org avant le 10 mars 2006.

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