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C'est la crise

30 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)




BERLIN, 26 oct. 2008 (AFP) - Allemagne: 100.000 euros pour l'anniversaire du frère du pape (presse)

L'évêché de Rastisbonne (Bavière) va dépenser quelque 100.000 euros pour financer le voyage à Rome de 127 musiciens, afin d'organiser une fête pour l'anniversaire du frère aîné du pape Benoît XVI, a annoncé un porte-parole à l'hebdomadaire Focus à paraître lundi.

Pour fêter ses 85 ans, le 15 janvier prochain dans la chapelle Sixtine au Vatican, Georg Ratzinger, lui-même prêtre et musicien - il a longtemps dirigé des ensembles vocaux - souhaite entendre la messe en ut mineur de Mozart, rapporte Focus.

Pour cela, l'évêché de Ratisbonne (Regensburg en allemand), va financer le déplacement de 90 jeunes choristes du célèbre ensemble vocal des "Regensburger Domspatzen", et de 37 musiciens de l'Orchestre baroque de Linz, en Autriche, selon des informations de Focus, qui lui ont été confirmées par le porte-parole de l'évêché, Jakob Schötz.

L'organisation catholique contestataire "Nous sommes l'Eglise" a vivement critiqué le montant prévu de ces dépenses, pour un évêché largement financé en Allemagne par "l'impôt d'église", prélevé par le fisc pour le compte des institutions religieuses.

"L'évêque Gerhard Ludwig Müller doit payer cela avec sa cassette personnelle", a déclaré à Focus la vice-présidente de "Nous sommes l'Eglise", Sigrid Grabmeier.

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C'est le casse du siècle

28 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

C’EST LE CASSE DU SIECLE !

 

Les chiffres donnent le tournis : cumulées à l’échelle de la planète, les aides au système financier mondial affluent, qui pour recapitaliser, qui pour garantir les prêts interbancaires, et atteignent, en l’état actuel des événements, quelque trois mille milliards de dollars, ce qui, déjà, n’est qu’une goutte d’eau à côté des dizaines de milliers de milliards qui sont partis en fumée dans la dépréciations des produits financiers complexes que les traders ont échafaudés pour doper la machine à fabriquer le pognon… Les partisans d’une économie de marché-plus-juste-parce-qu’encadrée peuvent s’agiter et invoquer le coût plus que modéré de l’éradication de la faim et de l’an alphabétisation sur la planète, ou  convertir en millions d’année de SMIC les 360 milliards annoncés rien que pour la France, rien n’y fait : il est inutile de dénoncer les inégalités si on ne propose que des solutions aussi efficaces qu’un cautère sur une jambe de bois.

Si ce qui se passe depuis quelques semaines est incontestablement une crise, c’est aussi une leçon grandeur nature de philosophie politique, qui a beaucoup à nous dire sur la nature des démocraties fondées sur la délégation de pouvoir, et qui met clairement en évidence les relations étroites qu’entretiennent l’Etat et le capitalisme.

A quoi assistons-nous sur le plan politique ? A la révélation de ce que tous les partis politiques institutionnels refusaient d’admettre publiquement jusqu’à une date récente : ils ont tous le regard fixé vers l’horizon indépassable de l’économie de marché ! Aux Etats-Unis, le plan Paulson de sauvetage des banques est voté conjointement par les républicains et les démocrates, Mc Cain et  Obama  réduisent considérablement le champ polémique de leur campagne pour donner l’image d’une Amérique unie derrière son chef présent et à venir. En France, c’est un Manuel Valls, dont les dents  rayent les fondations de la maison, qui se plaint publiquement que le parti socialiste ne compte pas d’homme d’Etat susceptible de voter ouvertement les cadeaux de Noël des banques ; pensez donc, ils se sont abstenus, du propre aveu de leur président de groupe « pour ne pas empêcher le gouvernement de rétablir la confiance »! Cerise sur le Gâteau, c’est un Fillon qui réclame à corps et à cris l’union sacrée, (qui précéda de peu, rappelons-le, la boucherie de 14-18…), rien de tel qu’une bonne situation critique pour faire marcher la classe politique en rang par deux…

Les médias nous vendent la crise comme un brouillage des repères, comme un micmac dans lequel une chatte ne retrouverait pas ses petits :  Sarkozy, à les entendre, serait devenu, sinon d’extrême gauche, du moins celui par lequel la régulation du marché va retrouver ses lettres de noblesse keynésiennes, il aurait enfourché son cheval blanc pour refonder et moraliser le capitalisme : finis les parachutes dorés, virés les irresponsables qui perdent des centaines de millions en bourse, l’Etat est de retour dans l’économie, on va voir ce qu’on va voir… La confiance va revenir,  à coup de milliards on parvient toujours à ses fins, c’est un expert qui vous le dit ! Et là, patatras ! la chute continue, le psychodrame n’en finit plus, les vampires assoiffés de biftons aimeraient bien avoir confiance, mais la récession menace, l’économie réelle est touchée !

Face à un tel déversement d’inepties, il est plus qu’urgent de revenir aux fondamentaux et de rappeler ce qu’est le capitalisme : un système construit sur la propriété privée des moyens de production et sur l’exploitation de la force de travail de ceux qui n’ont rien d’autre pour vivre, un système dont le but est d’accumuler du profit en le concentrant dans les mains d’un nombre toujours plus faible de profiteurs, un système que la crise ne met pas en danger, parce qu’elle lui est nécessaire pour fonctionner. Que la crise se traduise par la guerre économique, ou par la guerre tout court, elle a immanquablement pour effet de relancer la croissance. La crise est le moteur du capitalisme, la croissance est son carburant.

Point n’est besoin d’être prix Nobel d’éco pour comprendre ce qui se joue devant nos yeux : pour garantir les créations de richesses virtuelles que sont les crédits, les Etats, en bons larbins qu’ils sont, vont faire la seule et unique chose qu’ils sachent faire : livrer pieds et poings liés au système capitaliste une force de travail toujours moins chère, mais suffisamment à l’aise pour reverser le fruit de son boulot à son employeur par le biais de la consommation. Le tour de force est admirable : on a trouvé comment faire payer par  la victime le préjudice qu’elle a subi ! L’esclave, ironie du sort, n’est pas assigné à la consommation de ce qu’il produit, alors que le salarié ne reçoit de rémunération de son boulot que si elle retourne à celui qui a feint de la donner après s’être contenté de la voler ! Est-ce là un progrès qui vaille vraiment la peine qu’on se batte pour lui ?

Et pour nous faire payer à leur place, ils s’y entendent, ces cannibales, ils n’ont qu’un mot d’ordre : nous piquer notre blé pour faire leur beurre ! Est-ce un hasard si Châtel et Bertrand ressortent de la boîte à exactions le travail du dimanche ? et si l’UNEDIC prend la décision, avec la complicité bienveillante des organisations syndicales à l’exception d’une, de reporter de deux mois le versement des cotisations patronales ( pas celles des salariés, vous avez dit bizarre ?) bien sûr que non !  C’est dans notre poche qu’ils vont chercher leurs garanties, dans notre engagement à ne pas revendiquer de hausse de salaire, de Sécurité Sociale égalitaire, de retraite digne, dans notre résignation à nous défaire des services publics, bref, notre engagement à serrer les coudes avec les patrons , à oublier la lutte des classes pour tomber tête baissée dans le panneau de l’union sacrée…

Allons-nous laisser sans réaction le système capitaliste se refaire une santé à nos dépens ? Allons-nous accepter de  dormir dans nos bagnoles parce que nous ne faisons plus face au paiement d’un loyer, d’une traite de maison ? Allons-nous accepter de ne prendre qu’un repas par jour parce qu’il faut payer pour la hausse des prix, alors que la production agricole est payée moins cher par les industriels de la malbouffe ? Allons-nous accepter de cumuler deux ou trois petits boulots pour arriver à peine au niveau d’un Smic ? Allons-nous accepter de voir ressurgir du passé des maladies comme la tuberculose, simplement parce que le système public de santé est démantelé ? Allons-nous patiemment attendre les prochaines échéances électorales pour constater une fois de plus que ceux qui nous promettent le changement se contentent de changer l’enveloppe d’un cadeau qui reste le même à l’intérieur ?

Les tenants du capitalisme le savent, la situation est explosive, ils n’ont pas le choix, de la même manière qu’ils reçoivent sans vergogne la manne publique, ils vont avoir besoin de pouvoirs autoritaires, de lois d’exception pour contenir la colère qui monte, ils savent qu’ils peuvent sortir de leurs oripeaux démocratiques les dictateurs qui sommeillent en nos chefs d’Etat, ils ne s’en priveront pas…

Face au danger du partage généralisé de la misère sous la coupe de régimes néo-fascistes, la Fédération Anarchiste l’affirme : le capitalisme ne s’effondrera pas seul sous le poids de ses propres contradictions, il va falloir le mettre à bas nous-mêmes ; pour cela, un seul moyen,: bloquer par la grève générale expropriatrice le fonctionnement de l’économie , puis réorganiser sans Etat ni patrons chaque secteur de la vie sociale ; pour y arriver, il faudra impérativement neutraliser les chiens de garde que sont les appareils bureaucratiques des organisations syndicales, qui ne manqueront pas de voler au secours du Medef en présentant comme une victoire d’ampleur le gain d’une broutille comme une prime de transport ou une hausse des salaires de 3%, il faudra neutraliser aussi les partis d’extrême gauche, qui ne manqueront pas de siffler la fin de la récré pour nous imposer par un processus électoral la mise à mort de la révolution sociale…

C’est maintenant que tout se joue !Mettons à bas le capitalisme ! Exproprions ! Autogérons !

 

 

Fédération Anarchiste.

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Parano vous dites?

28 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression


Twitter, la nouvelle arme des terroristes

Les outils en ligne pour créer des microblogues, dont le populaire service Twitter, pourraient s'avérer particulièrement utiles aux terroristes, soutiennent les services secrets américains.

Dans un rapport publié sur Internet au début du mois, mais dévoilé à plus grande échelle par le magazine Wired, le 304e Bataillon de l'armée américaine rappelle que Twitter est un outil idéal pour permettre à un activiste d'informer ses amis sur ce qu'il est en train de faire en leur envoyant des mises à jour régulières par le Web ou par téléphone cellulaire.

« Twitter est un outil très pratique pour les socialistes, les organismes de défense des droits humains, les communistes, les végétariens, les anarchistes, les communautés religieuses, les athées et les pirates informatiques afin de communiquer entre eux, d'organiser des activités et de diffuser leurs messages au public », est-il écrit dans le rapport.

Selon les auteurs de ce rapport, Twitter est déjà utilisé par les partisans « d'idéologies extrêmes » et pourrait servir aux terroristes afin de mieux organiser leurs activités, dont la planification de nouvelles attaques.

Par exemple, les auteurs du rapport soutiennent qu'un terroriste pourrait obtenir sur son téléphone cellulaire des informations en temps réel de la part de ses acolytes sur les déplacements de soldats américains en Irak, l'aidant ainsi à mieux se positionner pour préparer une embuscade contre eux.

par Christian Leduc

 

Source : BRANCHEZ-VOUS.com - Montréal,Québec,Canada 

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La solidarité n'est pas un délit !

27 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression


Le mercredi 22 octobre a eu lieu le procès en appel de notre camarade Romain Dunand, condamné en première instance à 800 euros d'amende pour outrage à Nicolas Sarkozy. Il est le premier militant RESF à avoir été condamné dans le cadre de son soutien aux sans-papiers.
Romain s'était élevé contre la mise en garde à vue de Florimond Guimard à Marseille et avait comparé la politique du gouvernement en matière d'immigration à celle de Vichy.
Malgré le brillant soutien à la barre d'Emmanuel Terray, anthropologue, et de Maurice Rajsfus, historien, le procureur a réclamé une amende de 1000 euros. Le jugement sera rendu le 26 novembre.
RESF rappelle son attachement à la liberté d'expression. De nombreuses personnalités se sont déjà exprimées dans les mêmes termes que Romain sans jamais avoir été inquiétées. Le délit d'outrage n'existe pas dans de nombreux pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis.
Pour RESF, ce procès est celui de la solidarité, celui de citoyens qui s'insurgent contre les actes que l'on commet en leur nom et le font savoir.
La liberté d'expression est un droit garanti par la loi à tous les citoyens, en France ; toute condamnation de Romain Dunand serait une remise en cause de ce droit et consacrerait au contraire l'inégalité des citoyens devant la loi.
Nous rappelons aussi que prochainement, ce sera Simone Levavasseur, militante du Collectif Raba 70, membre des Verts et de la CFDT, qui comparaîtra à Vesoul pour outrage au préfet de Haute-Saône.
Le procès devait initialement se tenir le 13 novembre mais il sera très probablement reporté.
Les faits qui lui sont reprochés sont exactement similaires à ceux qui ont valu à Romain d'être condamné en première instance. Simone avait protesté auprès du préfet après l'expulsion d'une jeune femme géorgienne. Elle avait également établi un parallèle avec l'époque de Vichy. Pour elle aussi nous attendons la relaxe.
Pour soutenir Romain Dunand dans ses importants frais de justice, envoyez des chèques à CNT-Jura - BP39, 39260 Moirans-en-Montagne (chèques à l'ordre de la Cnt-Jura, avec mention "soutien Romain").
Pour soutenir Simone Levavasseur, une souscription est également ouverte. Envoyez des chèques à : UD-CFDT (Soutien Simone), 5 cours François Villon, 70000 Vesoul.

Les RESF de Franche-Comté

Solidarité avec Romain et Simone

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Contre la casse du service d'accueil des demandeurs d'asile

26 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués



Contre la casse du service d'accueil des demandeurs d'asile

 

Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) et les centres d’accueil d’urgence des demandeurs d’asile (CAUDA ou AUDA) hébergent des personnes persécutées dans leur pays et les aident à préparer leur dossier d’asile.  Pour pouvoir entrer dans ces centres, les demandeurs d’asile doivent venir de pays qui ne sont pas considérés comme "sûrs" (c'est-à-dire des pays sensés "respecter les droits de l’homme") et qui ne font pas partie de l’Union européenne (car considérés de fait comme sûrs). La liste de ces pays sûrs qui a été établie par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) comprend seize pays dont la Géorgie (pays qui après la guerre de l'été dernier et les purifications ethniques est toujours au bord de l'explosion, sans parler de la dictature maffieuse de Saakachvili), le Mali (où 91% des femmes subissent l'excision) ou le Sénégal (où en février 2008 une vingtaine d'hommes avaient été arrêtés à Dakar pour la seule raison qu'ils auraient été homosexuels), etc.Cette liste de pays sûrs est un des exemples des différentes législations, tant françaises qu'européennes, qui remettent en cause le droit à l'asile politique.

 

En plus, l’Etat français supprime petit à petit les budgets alloués à l’accueil d’urgence pour arriver d’ici quelques mois à une suppression totale au motif qu’il y aurait moins d’arrivée de personnes demandant l’asile. Dans le Doubs, après un premier plan social au CAUDA (Centre d’Accueil d’Urgence des Demandeurs d’Asile) de l’Hygiène Sociale du Doubs début 2008 (cinq suppressions de postes), ce sont maintenant six postes qui sont menacés à l'ADDSEA (deux au CADA Lafayette à Besançon, deux au DLHD de Pontarlier et deux au CADA Albert Camus de Bethoncourt). Au CADA Lafayette, des salarié(e)s sont menacés de licenciement et subissent des pressions pour démissionner. Et au CAUDA de l'Hygiène Sociale du Doubs aussi, des emplois sont menacés.

 

Si nous assistons très clairement à la liquidation, par le gouvernement, de l’accueil d’urgence des réfugiés, c’est aussi l’ensemble du dispositif d’accueil et d’accompagnement des réfugiés et demandeurs d’asile qui est attaqué. Aujourd’hui déjà, les financements ne sont pas accordés pour des besoins aussi vitaux que la nourriture ou la santé. Pour 2009, le budget national de l’ensemble du ministère de l’immigration enregistre une baisse de 15,7%, baisse d’autant plus inquiétante que si ce budget prévoit une hausse de l’enveloppe concernant entre autres les Centres de Rétention Administrative et les expulsions (436 millions contre 414 l’an dernier), le budget « accueil et accès à la nationalité », lui, subit une diminution drastique (77,8 millions contre 195 millions dans le budget 2008).

Au delà des questions d’emplois, c’est bien l’ensemble du service public d’accueil des réfugiés qui est remis en cause, et, au-delà, le droit effectif à l’asile politique. En effet, en raison de ces restrictions au droit d'asile et à cette casse du service d'accueil des réfugiés, de nombreux demandeurs d’asile et leurs enfants se trouvent privés du droit d’être accompagnés dans leurs démarches (dossier OFPRA, apprentissage du français, insertion scolaire des enfants...) et d'être hébergés dans les CADA et se retrouvent donc à la rue, ce qui est totalement contraire à la législation internationale et européenne.

Nous refusons cette politique de destruction du service public d’accueil des réfugiés.

- Pour le maintien des financements et des postes des services d'accueil des demandeurs d'asile.

- Pour la défense du droit d'asile

 

Les sections CFDT, CGT, FO et SUD de l'ADDSEA

Soutenues par : CDDLE, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Fraction L'Etincelle

 

A l'ADDSEA, les organisations syndicales appellent tous les salariés à se mettre en grève mercredi 12 novembre après-midi pour participer au rassemblement et marquer leur refus de tout licenciement. Aujourd'hui ce sont les collègues des CADA qui sont menacés, et demain ?

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Encore plus fort

25 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)


Encore plus fort que le passeport et les cartes d'identité "électroniques" qui permettent grâce à une puce RFID le contrôle d'identité à distance :
La fouille corporelle sans contact !

Une nouvelle fois la technologie est utilisée dans les transports sur fond d'anti-terrorisme.
Déjà utilisé aux Pays-bas, Angleterre et Etats-Unis, c'est à l'aéroport de Nice que débarque en phase de test le "scanner corporel".
A l'apparence d'une simple cabine, dans laquelle le terrorisme présumé (le passager) reste 3 secondes, le scanner le "déshabille".
Parties génitales, seins, implants mammaires distrairont le quotidien des agents de

la PAF.

"Finies les longues queues" d'après Nicolas Chapuis de Libération, qui s'interroge sur la frontière entre sécurité et intimité qu'il qualifie de "dilemne de taille".
Mais messieurs, rassurez-vous, toujours selon ce journaliste "les premières mesures" visent à rassurer le public...

article de Libé :
http://www.liberation.fr/societe/0101164633-aeroport-la-strip-securite?xtor=RSS-450
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Un bus pour Vichy

25 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

 Vous trouverez ci-dessous l'appel co-signé localement par : Attac 21, CNT 21, Groupe Libertaire dijonnais, Réseau Education Sans-Frontières 21, Réseau Université Sans-Frontières 21, Maloka, RAS le Front 21...

 

 Tous et Toutes à Vichy  Pour la manifestation contre le sommet européen sur l’immigration, départ collectif en bus depuis Dijon le 3 novembre !

 Le Ministre de l’immigration et de l’identité nationale Brice Hortefeux a choisi Vichy pour organiser les 3 et 4 novembre prochains une conférence réunissant 27 ministres de l’Union Européenne. Le but affiché : l’harmonisation, à l’initiative de la France, de leurs politiques sur l’"intégration" des immigrés. Ils disent « Intégration » ? Ne soyons pas dupes de cette langue de bois ! Le gouvernement Sarkozy-Hortefeux pratique tous les jours l’exclusion et les expulsions de sans-papiers, avec les arrestations au petit matin à leurs domiciles, les rafles dans les gares et les rues, l’internement dans les centres de rétention ou dans les prisons. Au lieu de permettre aux migrants d’organiser leur vie dans le « pays d’accueil » dans de bonnes conditions, il fabrique des sans-papiers à la pelle. Les refus de séjour et les Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) pleuvent sur les jeunes étrangers dès qu’ils atteignent 18 ans, sur les demandeurs d’asile déboutés, sur tous les immigrés jugés inutiles aux besoins de l’économie française. Quant à celles et ceux qui finissent par obtenir des papiers, ils n’obtiennent plus que des titres provisoires d’un an maximum. Pour les rares personnes qui obtiennent une carte de 10 ans, il faut qu’elles répondent à des conditions de plus en plus sévères. « Intégration vous avez dit ? » Derrière ce discours de façade, il y a le durcissement des politiques européennes de l’immigration sous l’impulsion du gouvernement Sarkozy qui juge ce dossier incontournable dans le cadre de la présidence européenne de la France : la « directive de la honte » conseillant l’emprisonnement des personnes sans papiers jusqu’à 18 mois dans les centres de rétention et des interdictions de territoire européen de 5 ans pour les expulsés, le « Pacte sur l’immigration » que Sarkozy est actuellement en train de faire adopter par ses collègues européens, et qu’il s’apprête à soumettre à ses homologues africains. Ou comment mieux coordonner les expulsions et les faire accepter par tout le monde ! Intégrations-expulsions : les deux faces d’une même politique discriminatoire ! D’un côté on expulse les migrants indésirables, les « inutiles », les pauvres, et de l’autre on prétend accueillir et « intégrer », mais sous conditions, celles et ceux que l’Etat juge utiles ! Pourquoi choisissent-ils de se réunir à Vichy ? Le choix de Vichy pour tenir un sommet européen sur l’immigration n’est pas anodin et sonne comme une provocation. Il correspond à une récupération politique du symbole de Vichy : « On en a ras-le-bol de cette histoire du passé » déclare Hortefeux. L’enjeu politique est de tourner la page du « devoir de mémoire », confiner l’esprit de résistance à une époque révolue. Or, loin de faire oublier les pages les plus sombres de l’histoire de la France, la politique xénophobe et utilitariste du « ministère de l’identité nationale », tout comme les pratiques discriminatoires des administrations et les méthodes policières utilisées, nous les rappellent beaucoup trop. Aujourd’hui, la résistance reste à l’ordre du jour !

 

 

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Procès en appel de Romain DUNAND

22 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Procès en appel de Romain DUNAND. Le Parquet a requis une amende de 1000 €

Romain Dunand était jugé devant la cour d'Appel de Paris le 22 octobre à 9h.
Le Parquet a requis une amende de 1.000 € (contre 800 € en première instance).
Compte-rendu d'audience ultérieurement (nous n'avons pu assister à l'audience, le nombre de places étant très limité…).
Délibéré le 26 novembre.
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Installation agitée pour le curé de l'Opus Dei

21 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Source; LaDépêche.fr - Toulouse,France

Publié le 20/10/2008 16:15 | Valérie Sitnikow

Installation agitée pour le curé de l'Opus Dei

Polémique. L'abbé Franck Touzet a pris ses fonctions hier à la Dalbade. Une manifestation a perturbé la sortie de la messe.

L'accueil réservé hier matin sur le parvis de la Dalbade au nouveau curé de la paroisse par un collectif autoproclamé « Anus Dei 31 » n'avait rien de très catholique. Une trentaine de sympathisants des milieux d'extrême gauche et anarchistes a bruyamment manifesté son hostilité à la nomination à Toulouse d'un prêtre de l'Opus Dei, une première en France. Malgré cette agitation, contenue par une présence policière, l'office du dimanche, qui devait confirmer l'installation de l'abbé Franck Touzet, 66 ans, à l'église de La Dalbade, s'est déroulé normalement. Et c'était la foule des grands jours sur les bancs de la Dalbade. Une église pleine à craquer, pour accueillir un abbé controversé, appartenant à la branche ultra-conservatrice de l'Eglise, en présence de l'archevêque Mgr Robert Le Gall et de Mgr Antoine de Rochebrune, vicaire de l'Opus Dei en France. Ce dernier a fait l'éloge de l'abbé Touzet, « ancien ingénieur, un homme pieux, dévoué, qui a finalement accepté de quitter Grenoble pour se mettre à la disposition du diocèse de Toulouse ».

Paroissiens mitigés

« J'ai signé votre lettre de nomination à Toulouse, le 15 août dernier, et je tenais à traduire ma joie et ma reconnaissance à l'Opus Dei pour ce service nouveau rendu dans ce diocèse », a souligné à son tour Mrg Le Gall, s'adressant aux paroissiens, tout en précisant que « la prélature de l'Opus Dei n'interviendra pas dans la pastorale ni la gestion de la paroisse. Nous avons besoin de toutes les forces vives de l'Eglise pour avancer dans notre mission ».

L'abbé Touzet, « c'est un homme discret, grand et austère. On voit tout de suite qu'il est prêtre. Il porte le col romain. Mais il a un bon sourire », estime Monique, membre du conseil pastoral de la Dalbade. « La réaction liée à sa nomination est démesurée. Peu importe le pasteur qui vient, puisqu'il a été nommé par l'évêque. Le conseil pastoral reste très attentif. Depuis son arrivée, les fidèles sont restés ceux de l'église, ce qui signifie qu'il n'a pas drainé des gens de l'Opus Dei ».

Entré en fonction le 7 septembre dernier, l'Abbé Touzet aurait reçu dans sa paroisse un accueil mitigé, teinté le plus souvent d'étonnement, parfois aussi d'une certaine inquiétude. Seuls les fidèles les plus âgés de ce quartier huppé toulousain, parmi les plus conservateurs aussi, ont accueilli sans réserve ce Normand d'origine, qui n'a pas changé la liturgie de la messe. La seule désertion palpable serait venue du côté des anciens républicains espagnols, une minorité de l'église de La Dalbade. Quand aux « Espagnols franquistes, ils ont vraiment très bien accueilli leur nouveau curé », croit savoir le conseil pastoral.

PHOTO : 1 et 2. Une trentaine de manifestants proches des milieux d'extrême-gauche et anarchistes ont perturbé par des cris l'arrivée de paroissiens venus assister à la messe. Selon eux, «l'Opus Dei cherche à noyauter toutes les institutions sociales et politiques en vue d'instaurer un nouvel ordre catholique, ses préférences pour les partis d'extrême droite sont connues».

On pouvait lire sur leurs pancartes : «Mon corps est à moi, pas à Benoît», « Remballe ton pape, Anus Dei» ou «La prière c'est vulgaire, mon credo, c'est le vibro».

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Scène d’abattage au tribunal...

20 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Suite à la manif lycéenne : scène d’abattage au tribunal...

Deux des inculpés de la manif lycéenne de mercredi 15 octobre à Dijon ont été condamnés à 4 mois ferme, le troisième a pris 4 mois dont deux avec sursis et sans mandat de dépôt. Un récit de la machine à punir et un appel à solidarité.

Rappel des faits
Mercredi 15 octobre, une centaine de lycéen-ne-s manifeste contre les réformes Darcos et le fichage policier dans les rues de Dijon. Trois personnes sont arrêtées après une altercation avec un automobiliste. Le rendez-vous est place Darcy. Les manifestant-e-s affichant deux banderoles "Ils paraissent grands car nous sommes à genoux, levons-nous !" et "Contre Darcos et le fichage, lycéen-ne-s en lutte !", descendent en musique la rue de la Lib, passent par la place de la Rep et finissent place du Trente tout en bloquant la circulation sur leur passage, avec des sit-ins et des poubelles pour marquer le message et la contestation.
L’ambiance se tend lorsqu’une voiture fonce sur les lycéen-ne-s ; puis le conducteur d’une autre voiture s’enrage face aux manifestant-e-s regroupé-e-s sur la place du Trente... Il décoche plusieurs coups de poings à une fille ayant le tort d’essayer de lui expliquer les revendications du mouvement.
Après, tout va très vite : face aux coups, un rétro et une vitre de la bagnole du gars volent en éclat. Les flics (une vingtaine de CRS et de BACeux), prenant instantanément parti pour l’automobiliste fou furieux, interviennent en hurlant et menaçant tout le monde. Ils arrêtent une personne, poursuivent ensuite flashball au poing les manifestant-e-s et procèdent à deux autres arrestations. Ils matraquent de toute part, notamment les personnes qui essaient de s’interposer contre les arrestations, et finissent par contrôler les papiers d’une quinzaine de personnes. La manif est dispersée alors que les lycéen-ne-s s’apprêtaient à démarrer une assemblée pour décider des actions à venir.

La machine à punir en action
Au début, on se dit que ça craint que les gens se soient fait arrêter, mais qu’ils ne devraient pas se retrouver enfermés trop longtemps pour une classique esclandre en manif avec un automobiliste psychopathe. Ce que l’on peut être naïf parfois ! Au bout de la deuxième nuit en garde à vue, on commence à comprendre que ça va être sérieux et qu’"ils" ont décidé de les allumer. On les imagine sagement assis en train de recoller les pièces : "Alors, à qui on met la vitre pétée, et le rétro ? Tiens, lui ce serait bien qu’on lui rajoute une violence à agent. T’as pas de marques ? C’est pas grave, le médecin est conciliant et personne ira vérifier."
Après 40 heures de Garde à Vue, une deuxième visite au tribunal lors des comparutions immédiates (tous les jours à 13h30, allez-y c’est édifiant !) nous permet d’apprendre que les trois inculpées vont y passer.
Quelques personnes venues en soutien sont présentes dans la salle, quelques policiers aussi. Le juge introduit cash : "Dans le dossier qui nous préoccupe, nous avons affaire à des faits puisqu’ils s’agit de témoignages de policiers, il n’est pas question d’impressions". Il ouvre ensuite les débats par un majestueux : "Alors, vous pouvez être contents de vous les gars !".
Et puis de toute façon, même si le moindre doute subsistait sur qui a commis quel "délit", le juge précise ensuite le plus simplement du monde.
  "En réunion toutes les personnes qui sont là sont coupables, si il y a un rétroviseur cassé, tout le monde est coupable". Une manifestation pour lui, c’est "un groupe qui travaille dans le même sens, a une même volonté, les faits sont partageables entre tous. D’un point de vue juridique, toute cette foule est responsable des dégradations et des violences". C’est vrai remarquez que ça facilite le travail de la justice et permet des économies en temps de crise : partant de ce principe, il n’y a plus besoin que les flics se creusent leurs méninges fatiguées à inventer des constats compliqués. Il suffit de prouver au juge que la personne était présente à la manif.
Rappelons toutefois que même si Sarkozy, au moment des manifs du CPE, a rêvé de remettre en œuvre une loi anti-casseur qui permette de juger tout manifestant comme coupable de n’importe quel délit commis sur une manif, il n’est encore pas parvenu officiellement à ses fins. Le fait que le juge considère que les prévenus pouvaient de toute façon être tenus comme responsables de tout ce qui s’était produit sans que l’on puisse prouver que ce soit bien eux les auteurs, relève donc encore ici d’une prise de parti répressive terriblement zélée, même d’un point de vue sinistrement légal.
En l’occurence, les chefs d’inculpation sont lourds : coups, dégradations de biens en réunion, rébellion et violences sur agents...
Le fait que les prévenus aient juste pu tenter d’empêcher des personnes de se faire écraser par des chauffards, que des manifestant-e-s aient réagi face à un type qui leur mettait des coups, n’est plus pensable au tribunal. Quand on a assisté à la manif en question, on voit pourtant bien à quel point le procès-verbal policier et sa soi-disant objectivité correspondent surtout à un exercice parfois maladroit de reconstitution des faits a posteriori afin de faire coller des personnes arrêtées (parfois au pifomètre, parfois parce qu’on les a dans le collimateur comme G qui a le malheur d’être un militant un peu trop visible dans cette petite ville ), avec des délits commis, voire de créer des délits s’il faut charger la charrette. Il y a notamment le classique rébellion et violence sur agents qui te tombe dessus quasi-automatiquement dès que tu te fais attaquer et matraquer par un flic. Quel qu’ait été ton degré de résistance réel, ça mange pas de pain !
Le juge passe d’abord en revue les "CV" des trois prévenus en insistant sur les condamnations passées de deux d’entre eux. Il nous présente ensuite le type qui était sorti de sa voiture pour tabasser une lycéenne, puis avait tenté d’en écraser quelques autres parce qu’il ne pouvait supporter d’être bloqué quelques minutes dans sa circulation quotidienne comme "La Victime : monsieur nous en conviendrons tous est la victime dans cette affaire !". Cela ne se discute pas et c’est vrai que quand on voit le type, ça donne pas envie d’être victime.
Après coup, le juge fait quand même semblant de demander leur avis aux trois prévenus. Il s’agit bien ici d’une question rhétorique plus que d’une quelconque recherche d’explication alternative, puisqu’il les interrompt par des remarques cinglantes dès qu’ils commencent à s’exprimer. Que les prévenus tentent alternativement de s’excuser et de reconnaître pour partie les faits en espérant la clémence ou de nier quoi que ce soit, il coupe court : "Allez on se dépêche, on a d’autres affaires à traiter", ou expose sa science : "Vous savez une vitre c’est le principe d’Archimède, il faut lui mettre une pression pour qu’elle casse, ça n’arrive pas tout seul". Puis il assène que "les trois personnes qui sont là sont coupables" avant même qu’une quelconque défense ait été esquissée.
On contemple abasourdi et tenu au silence "respectueux", l’horreur dans toute sa splendeur du juge sûr de lui qui utilise sa maîtrise du langage comme pur outil de soumission. Au tribunal, l’incapacité de celles et ceux qui lui font face à répondre sur le même mode de langage devient une gageure de leur culpabilité. Le juge s’y délecte de leur maladresse, exulte quand il réussi à les faire trébucher sur un mot pas clair ou une phrase mal construite. C’est dans ces moments-là qu’on palpe de la manière peut-être la plus tangible ce que signifie l’idée de justice de classe et la façon dont le discours se transforme en instrument de domination sociale.
C’est alors au tour du proc’ qui explique qu’"il s’agit d’actes d’une sauvagerie sans nom puisque commis en réunion, et que nous avons  la peine-plancher de 2 ans ferme vu que deux inculpés sont en récidive légale, voire même de 5 ans étant donné le caractère collectif des faits commis en réunion. Il fera ensuite preuve de toute sa clémence en ne demandant "que" 6 mois ferme pour les deux inculpés ayant déjà un casier, et 6 mois dont 3 avec sursis pour le troisième inculpé. Cela commence à faire lourd du rétro pété. Il n’oublie pas de remercier lui aussi les policiers pour leurs constats.
Il est alors permis à la défense de s’exprimer. Au lieu d’avancer quoi que ce soit de pertinent et de précis pour défendre leurs clients, les avocats commis d’office devisent vainement sur le fait que leurs clients "ne sont pas des anarchistes au sens de vouloir répandre le chaos, mais au contraire dans le sens noble de personnes qui veulent vivre selon les lois de la nature, en harmonie avec le monde...". D’une part ça fait mal d’entendre de telles inepties, d’autre part le juge, à qui ce discours est censé être adressé s’en balance évidemment total. Au bout de deux minutes, il fait comprendre aux avocats qu’il n’a pas que ça à faire et qu’il va falloir abréger. L’un deux avance quand même timidement que le bon père de famille avait essayé de passer très rapidement sur les manifestant-e-s au risque de les renverser... sans échos.
Après un court délibéré, on nous intime l’ordre de nous relever puis de nous asseoir, "sauf les prévenus" qui doivent accueillir avec déférence leur punition. Le couperet tombe : "4 mois fermes" avec mandat de dépôt pour les deux prévenus ayant déjà un casier judiciaire, et 4 mois ferme dont 2 avec sursis pour le troisième en récompense pour son casier judiciaire vierge et sa situation sociale "intégrée". Ce sera le seul qui sortira. On s’y attendait, mais on est quand même sous le choc. Des portes claquent, ça hurle un peu dehors, puisqu’on ne peut pas à l’intérieur.
La "victime" sort du tribunal à l’annonce du résultat et s’extasie, ravie : "Aujourd’hui je suis forcément toujours beaucoup mieux mais ça laisse au moins une chance. La comparution immédiate n’équivaut à rien d’autre qu’à plaider coupable, tête basse, et à se faire manger. C’est accepter de se faire juger avec la tête de "criminel" et le cerveau décomposé qui caractérise la sortie de garde à vue, d’être défendu le plus souvent par des commis d’office incompétents et pas motivés pour un sou que l’on a croisés un quart d’heure dans une cellule. Cela ne laisse aucune possibilité de préparer collectivement une défense et de chercher les pièces justificatives et témoignages pour l’appuyer. C’est un concentré de ce que la justice peut concevoir de plus lapidaire pour éviter d’avoir à se prendre la tête avec des gens qui résistent et contre-argumentent.
Dès l’annonce des résultats du procès, le collectif lycéen a décidé d’organiser un rassemblement sonore de soutien aux incarcérés jeudi 23
devant la prison de Dijon. La caisse de solidarité dijonnaise entend aussi organiser des actions de soutien. Il est primordial de montrer rapidement toute notre solidarité à celles et ceux qui tombent sous les coups de la justice et de s’organiser pour être plus fort-e-s ensemble en manif face à la répression policière. Comme le rappelait la banderole de la manif lycéenne : "Ils paraissent grand parce que nous sommes à genoux. Levons-nous !". Alors on va continuer avec encore un peu plus de rage face aux tenants de l’ordre et l’envie de leur renvoyer à la face

publié le 18 octobre 2008

Source :
http://brassicanigra.org,

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