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Articles avec #contre les expulsions tag

Concert de soutien au squat d'Enfer

3 Février 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

K-EVENT 023 :

CONCERT DE SOUTIEN AU SQUAT D’ENFER !

SAMEDI 11 FÉVRIER au PdZ

Concert de soutien au squat d'Enfer
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Appel à soutien

20 Janvier 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

Nous relayons un appel à soutien pour protester contre le risque d'expulsion de migrants venus de Calais accueillis dans le Doubs et pour leur accorder le droit de déposer leur demande d'asile en France.
La préfecture de du Doubs a décidé de les renvoyer en Italie, où les conditions d'accueil sont déplorables, et où ils ont un risque important d'être renvoyés dans le pays qu'ils ont fui, à savoir le Soudan pour la plupart.
 
Un appel a été lancé au niveau national pour ce vendredi 20 janvier, de 13h à 15h, devant plusieurs préfecture de France, dont celle de Besançon.
 
Vous pouvez simplement venir manifester votre soutien par votre présence, ou venir muni de la lettre à l'intention du préfet (en pièce jointe) afin de tenter la lui remettre en mains propres.
 
Vous pouvez également envoyer cette lettre à la préfecture par courrier postal, ou en écrire une vous-même... Ce n'est pas parce qu'on ne nous donne pas la parole qu'il ne faut pas la prendre !
 
Vous pouvez partager l'info le plus possible...
 
 
Ci-dessous, l'appel à la mobilisation :
 

Bonjour,

Depuis le mois d'octobre 2016, des migrants principalement soudanais
ont intégré les Centres d'Accueil et d'Orientation de Grand Charmont et de Besançon.

Bien que le ministère de l'Intérieur se soit engagé à plusieurs reprises à ce que chacun d'entre eux puisse demander l'asile en France et alors que ces jeunes hommes sont déjà
rendus bien vulnérables de part leur terrible parcours, certains sont aujourd'hui menacés par la préfecture du Doubs d'une expulsion vers un autre pays.

En réaction à cette injustice, nous invitons chaque citoyen.ne se sentant concerné.e à venir déposer un courrier à l'intention de Mr le Préfet par une action commune, ce vendredi 20.01
de 13h à 15h
ou à venir simplement manifester leur soutien grâce à leur présence.

Nous contactons également la presse, France 3 ayant dores et déjà annoncé vouloir faire un reportage.

Nous invitons enfin chaque organisation et chaque individu souhaitant s'associer à cette action à se manifester par retour de mail afin de devenir signataire de la lettre qui sera adressée
à Mr le Préfet.

 

Ci-joint, veuillez trouver ces 4 documents :

- Communiqué de presse : à l'intention des médias

- Lettre au Préfet : le collectif actif auprès des migrants en CAO s'adresse à Mr le Préfet 

- Message d'appel à soutien : destiné au grand public

- Références et pétitions : sources d'informations supplémentaires

Information à partager un maximum à vos contacts...

 

 

 

 

 

 

 
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Lure

20 Mars 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

Info solidaire :


    Les Comités d'entraide aux réfugiés, aux migrants et aux sans papier de Lure-Luxeuil et du 70 s'associent à L'Émancipation sociale

pour passer le film
 
La Pirogue de Moussa TOURÉ,
suivi d'un débat avec François BRUN
le 22 mars 2013 au cinéma le Méliès de Lure
à 20H15 - prix unique 5€

Diffusez l'affichette et venez nombreux Merci

Pour le Comité d'entraide aux réfugiés de Lure-Luxeuil,
sa présidente Michèle SCHEPENS : mmca.schepens@wanadoo.fr

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Contre les CRA

19 Décembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

retention2.jpgCe samedi 17 décembre 2011, le groupe d'artistes Art112 déposait, sur la place du Parlement à Bordeaux, les clés pour ouvrir le centre de rétention administrative de Bordeaux.

 

Ce centre de rétention administrative (CRA) avait brûlé le lundi 19 janvier 2009,

puis réouvert au même endroit au sous-sol du commissariat central de Bordeaux,

il peut retenir jusquà 20 hommes, quand femmes et enfants sont enfermés au CRA

de Toulouse. L'inauguration du centre fut d'ailleurs le premier acte du nouveau Préfet

de gironde, M. Stefanini, le 2 mai 2011, geste symbolique de celui qui est qualifié

de « théoricien du Ministère de lIdentité Nationale »

 

 

L'action artistique s'est faite en collaboration avec le Cercle libertaire Jean Barrué

qui a distribué une feuille aux passants interpellés par l'oeuvre pour leur donner

quelques clés et matières à réflexion.

 

 

C'était l'occasion de demander la fermeture de ces centres et larrêt des politiques

du chiffre pour les remplir menées avec plus ou moins de zèle par les

gouvernements successifs depuis trop longtemps. Nous défendons que la

liberté de circulation des individus sur la planète ne met personne en danger,

c'est même parfois un acte vital pour les migrants et l'empêcher peut être meurtrier.

 

Cette collaboration avec le groupe d'artistes Art112 s'est d'abord manifestée par une interview dans l'émission du cercle, Achaïra, sur la Clé des Ondes le jeudi 24 février 2011. Vous pouvez retrouver cette émission sur notre site : http://cerclelibertairejb33.free.fr/?p=929

 

Art112 fait depuis longtemps des évènements comme celui de ce 17 décembre 2011, et dans diverses villes. On peut retrouver en photos leurs interventions sur leur site : http://www.art112ism.org

 

 

Cela a donné loccasion au quotidien local de relater lévènement sous le titre « Les clés du centre de rétention , surprenante performance du collectif Art 112 » : http://www.sudouest.fr/2011/12/18/les-cles-du-centre-de-retention-584525-2780.php

 

Les clés sont restées sur la place du Parlement de 13h jusque dans la nuit, visibles des passants qui n'étaient pas obnubilés par leurs achats de Noël.

 

Bientôt sur le site du cercle avec le tract et quelques minutes de vidéo.

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La Maison des roms incendiée dans le XXème

25 Octobre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

Communiqué :
 
La Maison des roms incendiée à coups de cocktails Molotov
 
 Aujourd'hui, 24 octobre, dans la soirée, des individus en cagoule ont
attaqué la Maison des Roms, au 163 rue des Pyrénées, dans le XXème
arrondissement de Paris, à coups de cocktail Molotov.
 Ces hangars, qui abritaient une centaine de Roms depuis près d'un an,
ont flambé et se sont effondrés. Tous ses habitants ont pu sortir à
temps. Un d'entre eux est à l'hôpital.
 Cette agression fait suite à une manifestation de prétendus voisins,
il y a deux jours, où certains manifestants avaient annoncé le
programme : « on va tout faire brûler ! »
 Le Collectif contre la xénophobie dénonce cette agression raciste
inqualifiable.
 Nous appelons les autorités à prendre toutes les mesures pour
identifier les agresseurs, et faire qu'il réponde de leurs actes.
 Il y avait dans ce bâtiment des familles avec des enfants, des bébés,
des vieux, des personnes malades. Et il aurait pu y avoir de
nombreuses victimes.
 On ne saurait exagérer la gravité de tels actes.
 Les autorités politiques ont dans cette affaire de très graves
responsabilités.
 En appelant à la chasse aux roms, le Président de la République a
engagé un mouvement dont on mesure aujourd'hui les conséquences. De
même, la mairie du XXème arrondissement ne s'est pas illustrée pour le
mieux en encourageant des manifestations de riverains où se sont mêlés
manifestement des éléments carrément dangereux.
 Les autorités municipales se doivent de répondre dignement face à
cette manifestation d'un racisme radical qui ne doit pas avoir sa
place ici.
 Les responsables de ces actes doivent être poursuivis, et les victimes
protégées.
 
Collectif contre la xénophobie
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Sans (guère de) commentaires.

1 Mai 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

          
            Sans (guère de) commentaires
.

La préfecture de Haute-Saône, n'ayant visiblement rien de mieux à faire, a envoyé quinze gendarmes ce mercredi à Gray, 6200 habitants, chef lieu de canton du département, connu pour son superbe théâtre, à 6 heures du matin, au domicile de monsieur et madame Bakshiyan. Monsieur est azerbaïdjanais, madame est russe. Ils ont deux enfants, dont un bébé de quatre mois. Ces deux personnes troublent en effet gravement l'ordre public, La suite sur  http://maitre-eolas.fr/

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Réseau Universités Sans Frontières de Franche-Comté

7 Mars 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions



Le Réseau Universités Sans Frontières de Franche-Comté prend acte des réponses du Président de l’UFC à l’Est Républicain (« Du nouveau pour les étudiants étrangers », Joël Mamet, 28/02/09) et tient à apporter un certain nombre d’éclaircissements.

Tout d’abord, les exemples de personnes entrées illégalement sur le territoire français et désireuses de s’inscrire à l’université sont rarissimes et inconnus en Franche-Comté. Les cas d’étudiants défendus par le RUSF sont de trois ordres :


·
les étudiants étrangers qui éprouvent des difficultés, redoublent ou se réorientent.


·   
les demandeurs d’asile qui se sont inscrits à l’université et qui ensuite sont déboutés .
 
 ·  
les personnes entrées en France avec le mauvais visa.

Dans tous les cas, ces étudiants sont des victimes de la machine à fabriquer des sans-papiers. Il est totalement faux d’avancer que la levée des contrôles des papiers des étrangers à l’UFC va provoquer un afflux sans précédent de personnes en situation irrégulière.

L’adhésion de l’UFC au Centre pour les Etudes en France (CEF) ne va en rien améliorer la situation des étudiants étrangers. En effet, la création des CEF n’a pas facilité l’obtention des visas puisque les consulats gardent le maître mot. Si, en Asie notamment, un avis positif du CEF donne peut-être l’assurance d’avoir un visa ; cela ne signifie pas que tous les étudiants qui passent par le CEF obtiennent un avis positif ! En Afrique et au Maghreb, un avis positif du CEF ne signifie même pas l’octroi d’un visa. Par contre, les frais encourus par ces candidats aux études en France ont été décuplés.

Quoi qu’il en soit, nous nous étonnons que le Président présente cette adhésion comme un fait acquis alors que la décision incombe au Conseil d’Administration.

La création d’un « guichet unique » ne modifie rien non plus à la situation des étudiants sans papiers. Nous accompagnons déjà les étudiants étrangers en difficulté à la préfecture, nous continuerons à le faire dans ce « guichet unique ».

Enfin, l’exemple donné des étudiants ivoiriens hébergés à l’asile de nuit est inopérant puisque ces étudiants étaient en situation régulière. Dans de tels cas, l’Université de Franche-Comté devrait intervenir auprès du CROUS pour que la réalité des salaires dans la plupart des pays d’origine deces étudiants soit prise en compte. Ces étudiants ont été acceptés et ils doivent être traités avec respect.

Pour toutes ces raisons, nous nous déclarons nullement satisfaits par les réponses apportées par le Président de l’UFC et appelons à poursuivre les signatures de notre pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article17939.

RUSF-FC

Besançon, le 28 février 2009

1 A ce sujet, le Conseil d’Administration de l’UFC avait adopté la motion suivante le 7 février 2007 : « [L]e CA s’inquiète de la multiplication des cas d’étudiants étrangers sans-papiers et menacés par l’intrusion des préfectures dans leur cursus universitaire et dans leur vie privée. Il proteste contre les refus de renouvellement de titres de séjour à des étudiants étrangers sous des prétextes matériels et n’accepte pas que les préfectures s’arrogent un droit de regard sur les parcours universitaires, jugeant seules, arbitrairement et sans compétence ni légitimité pédagogique du « sérieux » et de la « réalité » des études suivies pour décider que telle personne n’aura plus droit à un titre de séjour pour étudier en France. »

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Conscience professionnelle

28 Février 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

La Caisse d’Assurance maladie de l’Yonne organise l’arrestation d’un « sans-papiers »

                  « sans zèle ni faiblesse »



À Auxerre, le 3 février,  une personne de nationalité angolaise, accompagnée  par un responsable d’Emmaüs, se présente sur convocation de la caisse pour retirer son attestation d’Aide  médicale de l’Etat (AME).
L’agent de la caisse  d’Auxerre téléphone, sous prétexte de vérification d’ identité, à la préfecture, laquelle demande à l’agent de saisir le passeport  et faire patienter au guichet  le bénéficiaire de l’AME. La police vient  procéder à son arrestation dans les  locaux de la caisse. Il est placé en rétention,  mais devant la gravité de son  état de santé, il sera libéré par les
autorités après plusieurs jours  d’enfermement.
Interpellé par le Comede  et la Cimade, le directeur de la caisse revendique  cette procédure au nom du  «professionnalisme » et indique que ses agents
auraient agi  « sans zèle, ni faiblesse ».
Pourquoi une caisse de Sécurité  sociale appelle-t-elle la préfecture pour vérifier l’identité d’un ressortissant  angolais sans-papiers qui vient demander une prestation spécifique aux  sans papiers ?
Pour « satisfaire l’usager », ironise le  directeur, l’appel à la préfecture ayant permis « à l’agent d’aller jusqu’au terme d’une action efficace et utile pour le demandeur».
Les caisses d’Assurance  maladie sont au coeur du dispositif d’accès aux  soins.
Elles sont en charge  d’un service public et assurent la gestion de toutes les formes de couvertures  maladie.
Elles doivent aussi conseiller les étrangers démunis sans-papiers  et leur donner accès à la couverture santé à laquelle ils ont droit : l’Aide médicale Etat (AME), dispositif répondant d’abord et avant tout à des  impératifs de santé publique pour l’ensemble de la population. L’arrestation d’un  étranger dans les locaux de la caisse de l’Yonne est un fait extrêmement grave  qui s’est produit en violation : des missions de  protection de la santé publique des caisses d’Assurance maladie,
-des règles sur le  secret professionnel,
-des règles sur la  justification de l’identité en matière d’AME,
-de la loyauté la plus  élémentaire envers les assurés et usagers.
Cette dénonciation crée  un précédent, qui, sans une vive réaction des autorités de tutelle de  l’Assurance maladie, ne peut à terme qu’entraver toute action de santé publique  vis-à-vis des bénéficiaires de l’AME :
Tout citoyen, soignant,  association ou travailleur social, accompagnant une personne dans ses démarches  d’accès aux soins ne saurait l’entraîner dans un processus aboutissant à son  arrestation !
Nous appelons  donc :
-Le Conseil  d’administration de la caisse primaire d’Assurance maladie de l’Yonne à  condamner cette pratique inacceptable ;
-Les directeurs des  caisses et organismes publics sociaux à prendre clairement position contre ce  détournement de leur mission ;
-Les Autorités  sanitaires, dont la CNAMTS (caisse nationale d’Assurance maladie), à  réaffirmer que les « sans papiers » qui demandent l’AME ne seront  jamais piégés par les caisses primaires du simple fait qu’ils sont en séjour  irrégulier ;
-Les Autorités  nationales à prendre les directives nécessaires pour mettre un terme à toute  arrestation de « sans-papiers » dans les lieux de soins et d’accès  aux soins.
Le 23 février 2009
Signataires : ODSE (
http://www.gisti.org/spip.php?article1388#nb1) ] et
Emmaüs-France


(
http://www.gisti.org/spip.php?article1388#nh1) ]  L’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE) est un collectif  d’associations luttant
contre les difficultés rencontrées par les étrangers dans  les domaines de l’accès aux soins, du droit au séjour pour raisons médicales et  de la protection
contre l’éloignement des étrangers malades.
Les  organisations membres de l’ODSE : ACT UP-Paris, AFVS, AIDES, ARCAT,
CATRED,  CIMADE, COMEDE, CRETEIL SOLIDARITE, FASTI, FTCR, GISTI, MEDECINS DU
MONDE, MRAP,  PASTT, Association PRIMO LEVI, SIDA INFO SERVICE, SOLIDARITE SIDA
http://www.gisti.org/spip.php?article1388_ http://www.gis
 (http://www.gisti.org/)

 

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RAFLES

11 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions



Objet :  RAFLES
 FAITES LE SAVOIR :
 Une première en Isère :
 des enfants raflés à l'école
 
 

Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble.
 A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.
 A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
 Ils y ont dormi.
 Ils étaient injoignables hier soir.
 On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison).
Ils étaient paniqués.
 On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.
 Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
 Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin.
 Leurs chaises d'école resteront vides.
 C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
 Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école.
 
 Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible.
 Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
 Merci,
 
 E., pour le Réseau Education Sans Frontières 38

 

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Manif contre les centres de rétention

26 Août 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions





MANIFESTATION SAMEDI 30 AOÛT 2008 A 14H30 DE LA BASTILLE VERS LE CENTRE DE RETENTION DE LA CITE

DE LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX
AU DENI DE DEMOCRATIE

Les sans-papiers détenus dans le centre de rétention de la Cité, du Mesnil Amelot, comme à Vincennes, comme à Nantes, et partout en Europe et ailleurs, subissent quotidiennement des provocations et des violences policières.
Leurs droits sont quotidiennement bafoués.
Face à ces politiques meurtrières, nous créons des solidarités, nous manifestons, nous revendiquons, et nous continuerons à le faire.

La plainte déposée le 2 Août par le Ministre de l'immigration et de l'expulsion, Monsieur Brice Hortefeux, à l'encontre de l'association SOS Sans-papiers suite aux évènements de Mesnil-Amelot, tout comme les accusations dont a été victime le Réseau Education Sans Frontières, ne sont pas des faits isolés et s'inscrivent dans une stratégie d'ensemble mûrement réfléchie du gouvernement actuel.

Celle-ci vise à décrédibiliser, à empêcher, voir annihiler toutes formes d'oppositions et de revendications portées par des entités diverses, partis politiques, syndicats, associations ou collectifs, et partant, toute la société civile. Pour exemple : culpabilisation des grévistes et restriction du droit de grève par l'adoption de nouvelles lois («Ils nous prennent en otages. Vous ne pouvez plus allez travailler » ; « vos enfants ont le droit d'étudier et de construire leur avenir») ; rapports émanant des Renseignements Généraux et déclarations de la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, faisant état d'une «possible résurgence du terrorisme» du côté de la mouvance «anarcho-autonome»
Une déclaration récente du Président de la République Nicolas Sarkozy finit de lever tout doute possible : « Quand il y a une grève en France, maintenant personne ne s'en rend compte ».

Cette criminalisation des mouvements sociaux permet de créer une nouvelle « classe dangereuse », une nouvelle classe des « indésirables » , des « irrécupérables », et a mobiliser idéologiquement la société contre celle-ci : après les chômeurs et précaires, les jeunes des cités, ou bien encore les immigrés sans papiers, voici les citoyens qui contestent et qui revendiquent leurs droits.

Cette criminalisation des mouvements sociaux, outre le déni de démocratie que représente le refus du principe de contradiction, fait signe vers un nouvel usage de l'exception par l'Etat. Si ce dernier pouvait suspendre les libertés depuis longtemps en cas de guerre, l'usage de l'exception s'applique aujourd'hui à des catégories de personnes très spécifiques, ainsi qu'à des situations de plus en plus nombreuses. Ici les personnes sans-papiers et les citoyens contestataires, auxquels l'état d'urgence doit ou devra s'appliquer.

Un gouvernement peut-il criminaliser la société toute entière dès lors que celle-ci n'épouse pas ses vues ? Car n'en doutons plus, cette criminalisation est aujourd'hui étendue à tout un chacun.
Il s'agit là d'une politique de la peur et de la xénophobie d'Etat, que le gouvernement n'hésite pas à déployer afin de satisfaire les intérêts d'une minorité de nantis au détriment du plus grand nombre, et qu'il faut donc refuser en bloc.
Refuser l'exploitation. Refuser la manipulation. Refuser la criminalisation.

FRANCAIS IMMIGRES SOLIDARITE !
DROIT A LA LIBERTE D'EXPRESSION
DROIT DE GREVE ET DE MANIFESTATION
ARRET DES RAFLES ET DES EXPULSIONS
FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION
REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS

MANIFESTATION SAMEDI 30 AOÛT 2008 A 14H30
DE LA BASTILLE VERS LE CENTRE DE RETENTION DE LA CITE

9ème Collectif des Sans-Papiers /// 9eme_collectif(a)no-log.org /// 9emecollectif.net
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