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3 temps contre le fascisme en Franche-Comté

30 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

                                                       scalp-copie-1.gif 
3 temps pour se retrouver et s'organiser contre le fascisme en  Franche-Comté :
 
SAMEDI 3 DECEMBRE, 14H : RASSEMBLEMENT ANTIFA BESANCON - esplanade  
des droits de l'homme (place de la mairie)
 
MERCREDI 7 DECEMBRE, 19H30 : CONCERT ANTIRACISTE AUDINCOURT - 
salle des 3 oranges
 
JEUDI 8 DECEMBRE, 9H : RASSEMBLEMENT ANTIFA MONTBELIARD - devant le  
TGI, ZUP de la petite hollande
 
Ce Jeudi 8 Décembre 2011 se tient le procès du Front Comtois,  
groupuscule de la frange la plus dure de l'extrême-droite. Cette  
organisation fasciste comparaît pour des textes négationnistes et  
des affiches à caractère raciste. Des associations de la gauche  
institutionnelle dont SOS Racisme ont déposé plainte contre elle.
Nous ne sommes pas venu ici apporter notre soutien à cette plainte.  
Celle-ci entraînera, au maximum, la dissolution du Front Comtois qui  
se reformera sous un autre nom. Nous sommes venu.e.s dire que,  
malgré quelques procédures judiciaires, l'État est complice de la  
montée du fascisme et du racisme en France : il montre l'exemple.  
Ainsi, ce sont suppressions d'aides sociales aux parents  
immigré.e.s, rafles et expulsions de sans-papiers et de Roms qui  
sont autant d'encouragements donnés à ces groupuscules.
L'extrême-droite a toujours tenu des discours sociaux et populistes,  
discours avec lesquels elle renoue vigoureusement en cette période  
de crise. Mais dans les faits elle a toujours appliqué une politique  
économique défendant les intérêts des plus riches, tout comme le  
font nos gouvernants actuels.
Méfions-nous, l'extrême-droite sait tirer profit de cette période  
réactionnaire : elle se visibilise et va jusqu'à agresser  
physiquement et ouvertement des personnes de certaine couleur et des  
militant.es politiques, notamment à Lyon où celle-ci agit sous  
L’impunité policière et dernièrement dans le Nord où elle s’en est  
pris à des militant.e.s.
Peu importe cette décision de justice, il s’agit dès maintenant de  
Sorganiser de manière durable et concrète contre le fascisme.  
Celui-ci est impulsé par le capitalisme, le patronat et l’État ayant  
tout intérêt à diviser les travailleur.euse.s et la population. Les  
luttes sociales doivent être vigilantes face aux corruptions et aux  
exactions fascistes qui tentent de s'infiltrer pour casser toute  
organisation populaire et tout mouvement social.
Soyons vigilant.e.s, Militons ensemble !
Ne réécrivons pas les mêmes horreurs de l'Histoire, ne laissons pas  
passer le fascisme !!!
Plus d'infos, affiches et tract sur :
http://scalpbesak.wordpress.com/2011/11/27/3-7-et-8-decembre-2011-franche-comte-antifasciste/
 
A DIFFUSER PARTOUT
 Collectif Scalp Besak
scalpbesak@riseup.net , http://scalpbesak.wordpress.com/
Scalp Besak - c/o CESL - BP121 - 25014 BESANCON Cedex
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vacances 2012

29 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

bakounine.jpg

Projection du portrait de Bakounine sur l'Hôtel Central de St-Imier (anciennement  appelé Hôtel de Ville) où a eu lieu le premier congrès anti-autoritaire de 

l'Association Internationale des Travailleurs (AIT)

 

 

Du 09 au 12 août 2012 se tiendra à St-Imier (Jura Bernois, CH) une rencontre internationale entre libertaires de tout poils, ainsi que toutes personnes désirant faire connaissance ou connaitre d’avantage les différentes mouvances anarchistes.

Ce «  Mondial de l’Anarchisme  » sera en fait une commémoration de la première internationale anti-autoritaire qui fût organisée en 1872 en réponse à l’internationale de Marx. Depuis le monde a passablement changé, du moins sous certains angles, les courants libertaires ont su évoluer avec le temps et cette rencontre en sera représentative. Une chose est sûre, le temps n’a en rien diminué l’oppression des puissants vis-à-vis des plus faibles. Cette rencontre exposera de multiples moyens de résistance sous des formes variées et diverses.

 

La Fédération Jurassienne


L’Association Internationale des Travailleurs (AIT) se fonde en 1864. Très vite des sections se créent à la Chaux-De-Fonds, au Locle, à St-Imier et dans le reste du Jura suisse. Beaucoup d’ouvriers-ères qui y adhèrent sont encore des travailleurs-euses à domicile. Ils-elles ont le goût de la lecture et de l’indépendance. Lorsqu’en 1869 Bakounine vient dans la région, leur rencontre n’est pas sans conséquence. La convergence d’idées qu’ils-elles découvrent va faire de la Fédération Jurassienne le pôle libertaire de l’AIT qui s’oppose à la tendance marxiste. Excédé par cette opposition Marx fait tout ce qu’il peut pour éliminer ce courant. En 1872, il croit bien y parvenir. Au congrès de La Haye, il réussit à faire venir un maximum délégués-ées qui lui sont acquis, dont certains-nes sont censés-ées représenter des sections qui s’avèrent inexistantes. Grâce à cette majorité factice il fait voter l’exclusion de Bakounine et James Guillaume et manque de quelques voix pour celle d’Adhémar Schwitzguébel, tous-tes délégués-ées du Jura. Scandalisées, les sections de tendance anti-autoritaire de l’AIT, notamment d’Espagne, d’Italie, de France, de Belgique, des USA, organisent un congrès à St-Imier où les résolutions prises seront clairement libertaires. L’AIT anti-autoritaire survivra à la branche marxiste jusqu’à la fin du siècle.
140 ans après le congrès de St-Imier, l’exploitation et l’aliénation des travailleurs-euses sont toujours aussi brutales. L’illusion marxiste s’est dissipée au vu des dictatures communistes. Le capitalisme vit de crise en crise, crise sociale, crise politique, auxquelles s’ajoute désormais la crise écologique

 

La suite sur : http://anarchisme2012.ch/

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Nouveauté de la librairie

29 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #A lautodidacte.org

mano-negra.jpgLa Mano negra

Anarchisme rural, sociétés clandestines et répression en Andalousie (1870-1888)

Clara Lida

Editions l’échappée 12€

 

1878, la révolte s’étend à toute la campagne de l’Andalousie occidentale : les fermes et les oliveraies sont incendiées, le bétail massacré, les vignes arrachées, les boulangeries pillées, les maisons de maîtres occupées... À l’origine de ces actions, la FRE (Fédération régionale espagnole), section ibérique de l’AIT (Association internationale des travailleurs), compte alors plus de 30 000 adhérents dans cette région. En 1883, dans les provinces andalouses 

de Séville et Cadix, une série de délits est attribuée à une organisation secrète appelée Mano negra. Accusés de vouloir renverser le gouvernement et éliminer l’aristocratie des grands propriétaires terriens en recourrant aux moyens les plus extrêmes comme « le fer, le feu et la calomnie », une répression féroce s’abat sur les militants paysans et internationalistes. Ce livre raconte les prémices du mouvement anarchiste en Espagne et le rôle essentiel joué par les mouvements paysans. Il décrit aussi une manipulation de l’État qui, aidé par l’oligarchie andalouse et par la presse, n’hésite pas à utiliser tortures, agents provocateurs, arrestations massives et terreur pour criminaliser un mouvement de révolte. Sept ouvriers agricoles accusés d’appartenir à la Mano Negra sont garrottés en juin 1884. Cette exécution suscite l’effroi dans toute l’Europe et marquera profondément le mouvement libertaire espagnol.

 

 

 afrika.gif

 

Manuel de communication-guérilla

Autonome a.f.r.i.k.a. gruppe
Luther Blissett
Sonja Brünzels

Traduit et adapté de l’allemand par Olivier Cyran

Editions Zones 16€

 

Guide d'intervention militante non conventionnelle, voici un exposé de la théorie et de la pratique d'un activisme expérimental, mêlant engagement politique, pensée critique et action artistique. Comment saper l'ordre des discours dominants ? Saboter les imaginaires de la société de consommation ? Intervenir dans un espace public verrouillé par des médias omniprésents ? Loin des principes de la com' publicitaire et du bourrage de crâne, ce manuel propose un arsenal de tactiques d'agitation joyeuse et de résistance ludique à l'oppression : détournements, camouflages, happenings, théâtres invisibles, attaques psychiques, entartages, impostures médiatiques et canulars révélateurs... Dans la lignée des mouvements artistico-subversifs, les auteurs revisitent les procédés de la critique sociale sur le mode de l'impertinence créatrice.
Tandis que la politique radicale traditionnelle mise sur la force persuasive du discours rationnel, la communication-guérilla ne s'appuie pas sur des arguments, des chiffres et des faits, mais cherche à détourner les signes et les codes de la communication dominante. Elle travaille à intensifier la charge subversive du non-verbal, du paradoxe, du faux, du mythe. Elle se définit comme l'art de mettre de la friture sur la ligne.
Ce texte-manifeste, devenu « culte » depuis sa première publication en Allemagne en 1997, propose des formes d'action inventives pour une critique en acte des rapports sociaux existants.

 

Librairie associative l’Autodidacte

5, rue Marulaz 25000 Besançon

Heures d'ouverture:

le mercredi de 16h00 à 19h00 et le samedi de 15h00 à 19h00

 

 

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La crise capitaliste, la fin d'un monde et la gauche

28 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Capitalisme en faillite

Traduction du texte La crise capitaliste, la fin d'un monde et la gauche, article  de Raul Zibechi, journaliste uruguayen (auteur notamment de Disperser le pouvoir sur les luttes aymara en 2003, pendant la "guerre du gaz", et Argentine : génélogie de la révolte) qui vient de paraître dans le journal mexicain La jornada.

Il répond à un article de Sege Halimi paru dans le dernier Monde Diplomatique, titré Où va la gauche ? dans l'édition française et La gauche dont nous ne voulons plus, dans l'édition en espagnol. 

 

 

La crise capitaliste, la fin d’un monde et la gauche.

Raoul Zibechi

Loin des stratégies électorales, l’auteur nous invite à œuvrer et nous préparer sans tarder à une transformation profonde, un “effondrement” du système. Il faut dit-il construire ici et maintenant du “non capitalisme” pour jeter des bases pour l’après, pour l’inconnu. Nous faisons partie de cette crise ; il faut donc aussi “nous changer dans le monde” pour y faire face et imaginer de nouvelles stratégies.

Dans l’édition de novembre du Monde Diplomatique, Serge Halimi développe dans un long article sa vision des problèmes que traverse la gauche européenne. Dans “La gauche dont nous ne voulons plus”[*], il déroule une forte critique envers les gouvernements qui se proclament socialistes pour leur gestion de la crise, puisqu’il ne trouve pas de différences majeures entre ce que font les conservateurs et les progressistes une fois qu’ils dirigent la chose publique.« La gauche réformiste se distingue des conservateurs le temps d’une campagne par un effet d’optique. Puis, lorsque l’occasion lui est donnée, elle s’emploie à gouverner comme ses adversaires, à ne pas déranger l’ordre économique, à protéger l’argenterie des gens du château » écrit Halimi. Elle critique aussi la gauche radicale qui rêve « de se blottir dans une contre-société isolée des impuretés du monde et peuplée d’êtres exceptionnels. »

Ce qui est intéressant dans son analyse, c’est qu’il mise sur des ruptures. Il récupère le triomphe électoral du Front Populaire français de 1936, non pour ce qu’a fait le gouvernement, mais parce que sa victoire « a libéré un mouvement de révolte sociale en donnant aux ouvriers le sentiment qu’ils ne se heurteraient plus au mur de la répression policière et patronale ». En somme, il mise sur la voie électorale en ce qu’elle peut être un activeur de la protestation sociale pour procéder aux ruptures nécessaires avec le capitalisme. C’est un changement vis-à-vis de la stratégie traditionnelle des gauches, non seulement européennes, puisque le sujet est redevenu la lutte sociale, la lutte des classes, et plus les appareils politico-électoraux.

Halimi reconnaît les risques que contient la crise actuelle, à savoir, le débordement des États par le capital financier après son attaque frontale contre les secteurs populaires. Son analyse ne parvient pas, malgré tous les éléments positifs qu’elle comporte, à concevoir une stratégie alternative à celle qui, jusqu’à présent, a été hégémonique dans les diverses gauches : tant les européennes que celles des pays périphériques, tant les modérées que les radicales. Beaucoup des dilemmes qui se posent au « continent qui avait vu naître syndicalisme, socialisme et communisme — et qui paraît plus volontiers que d’autres se résigner à leur effacement », sont en réalité des problèmes qui chagrinent tous les anticapitalistes partout dans le monde.

 

Je les résumerais en deux aspects : nous n’avons pas de stratégies pour vaincre le capital, ni électorales, ni insurrectionnelles, et nous n’avons même pas un imaginaire alternatif aux urnes ou à la prise du palais [d’hiver]. En second lieu, nous n’avons pas mis sur pied des économies durables par elles-mêmes, capables de soutenir la vie et d’enthousiasmer ceux d’en bas à consacrer toute leur énergie pour de telles tâches. En somme, si nous arrivons à triompher contre le capital, nous ne savons pas avec quoi remplacer le capitalisme, sauf nous engager à répéter ce “socialisme d’État” (qui était en réalité un capitalisme d’État autoritaire) qui s’est effondré à la fin des années 80.

Ce n’est pas dramatique de manquer de stratégies, au moins pendant un temps. Ce qui serait terrible c’est de croire que nous savons vers où nous allons et avec quoi nous prétendons remplacer un système qui agonise. La crise en cours, qui pointe vers la dislocation géopolitique du monde connu, divisé entre centre, semi-périphérie et périphérie, et la paralysie de l’accumulation du capital (soit la guerre de conquête comme manifestation extrême de l’accumulation par dépossession) implique que les forces antisystémiques ne pourront plus continuer à opérer sur des scènes connues.

La social-démocratie, le socialisme, le communisme et le mouvement syndical sont paralysés parce que le monde où ils sont nés et ont grandi est en train de disparaître rapidement. Même ce que nous appelons les “mouvements sociaux” sont en crise parce qu’ils ne peuvent plus continuer à agir de la même manière. On parle déjà de crise de la démocratie, de coups d’État, en pronostiquant que ce monde, qui a donné naissance aux idées et pratiques émancipatrices, est en faillite. C’est cela la crise du capitalisme ou la fin du système-monde capitaliste.

 

Quand les gauches disent que le capitalisme est en crise, à peine se rapprochent-elles d’une demi-vérité. Si nous acceptons l’idée que nous faisons face à la crise du système-monde, nous devons comprendre que nous faisons partie de cette crise, parce que nos mouvements sont nés dans ce système et sont appelés à disparaître avec lui. C’est pourquoi il s’agit de construire autre chose, d’imaginer d’autres stratégies pour “nous changer dans le monde”, parce qu’il ne s’agit pas seulement de changer le monde comme si c’était quelque chose placé en dehors de nous.

Il manque deux questions :

La première est de comprendre qu’il faut davantage de crise pour que quelque chose puisse changer. Il faut que le système s’écroule et nous devons travailler pour que cela arrive. Quand quelque chose s’effondre, il est évident que nous chutons avec, et c’est là un risque que nous ne pouvons pas éluder, parce qu’il serait vaniteux de prétendre que nous pouvons nous sauver par le seul fait de nous croire révolutionnaires, et parce qu’il s’avère éthiquement inacceptable de dissimuler ce risque aux êtres humains avec lesquels nous coexistons et avec lesquelles nous militons.

Il y a des possibilités pour réduire l’impact d’un effondrement tout en faisant partie de ce qui s’autodétruit. Mais il est bon de savoir que la logique d’un écroulement consiste en ce qu’on ne peut pas contrôler complètement le processus, parce que dans la vie réelle les choses ne fonctionnent pas comme ces démolitions programmées que nous montre la télévision. Dans cette débâcle systémique il y a une force interne autodestructrice et incontrôlée (i.e. le système financier ou la guerre nucléaire). Sur cette scène nous devons reconstruire quelque chose qui n’est pas le capitalisme.

La seconde question est qu’il faut faire du non capitalisme ici et maintenant, parce que ce qui viendra après l’effondrement ne peut pas s’improviser. Seuls les peuples indigènes et les paysans, les afrodescendants et les secteurs populaires urbains de notre continent ont l’expérience de vivre de cette manière. Leurs savoirs seront indispensables pour survivre lors de ces écroulements et pour faire un monde meilleur. Mais, évidemment, rien de cela n’est utile pour gagner des élections. La logique du moindre mal est aussi en crise.

 

Publié dans La Jornada (Mexique), le 18 novembre 2011

 

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Tous au Larzac

27 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

larzac-2.jpgTous au Larzac

Un film de Christian Rouault (les lip)

Cinéma Victor Hugo

Chronique des 10 ans de la lutte des paysans du Larzac et de leurs nombreux soutiens contre la disparition de leurs fermes pour l'extension d'un camp militaire.

Un peu d'histoire...

En 1971, la décision prise, sans concertation préalable, d'agrandir de 14.000 hectares le camp militaire du Larzac (créé en 1902, sur 3.000 hectares), provoque d'abord une vague unanime de protestations en Aveyron. Très vite, les notables locaux se mobilisent, en espérant une solution à l'amiable, jugée finalement inacceptable par les paysans du Larzac. Ces derniers (103 familles concernées) prennent alors l'engagement de ne rien céder sous la contrainte (Serment des 103), et optent pour des formes d'action non-violente. Ils bénéficient du soutien de syndicats, de partis politiques et d'autres mouvements de la société civile, coordonnés à travers quelques cent cinquante "comités Larzac" à travers la France. D'abord local, puis national, cette résistance a vite connu un écho international…

Source : http://www.larzac.org/

 

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USA: Indignés et Anarchistes, même combat?

27 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

USA: Indignés et Anarchistes, même combat?

 

Comme l'histoire des mouvements sociaux passés le démontre clairement, rien ne terrifie plus ceux qui dirigent l'Amérique que le danger de l'avènement véritable démocratie . Comme on le voit à Chicago, Portland, Oakland, et maintenant à New York, la réponse immédiate à une étincelle de désobéissance civile organisée démocratiquement, même modeste, est une combinaison paniquée de concessions et de brutalité. Nos gouvernants, de toute façon, semblent travailler sous la crainte persistante que si un nombre significatif d'Américains apprennent ce que l'anarchisme est vraiment, ils pourraient très bien décider que leurs dirigeants sont inutiles.

Presque chaque fois que je suis interviewé par un journaliste au sujet d'Occupy Wall Street, je reçois les mêmes propos, la même lecture :

« Comment allez-vous arriver à quelque chose si vous refusez de créer une structure de direction ou de faire une liste concrète de vos demandes ? Et puis c'est quoi toutes ces balivernes anarchiste - le consensus, les doigts brillant ... ? Vous ne serez jamais en mesure d'atteindre régulièrement l'Américain moyen avec ce genre de chose ! "

Il est difficile d'imaginer de pires conseils. Après tout, depuis 2007, à peu près toutes les

précédentes tentatives visant à lancer un mouvement d'ampleur nationale contre Wall Street ont pris exactement le cours que les journalistes recommandent - et ont échoué lamentablement. C'est seulement quand un petit groupe d'anarchistes à New York décide d'adopter la démarche inverse - en refusant de reconnaître la légitimité des autorités politiques existantes en leur formulant des demandes ; en refusant d'accepter la légitimité de l'ordre politique existant, en occupant un espace public sans demander permission, en refusant d'élire des dirigeants qui pourraient ensuite être soudoyé ou cooptés, en déclarant, non-violemment, que l'ensemble du système est corrompu et qu'ils le rejettent ; être prêt à tenir fermement contre les inévitables réponse violente de l'État - que des centaines de milliers d'Américains, de Portland à Tuscaloosa, ont commencé à rallier la lutte, et qu'une majorité a déclaré sa sympathie.

Ce n'est pas la première fois qu'un mouvement basé sur des fondamentaux anarchistes - l'action directe, la démocratie directe, un rejet des institutions politiques existantes et tenter d'en créer de nouveaux – se développe aux États-Unis. Le mouvement des droits civils (au moins pour ses branches les plus radicaux), le mouvement anti-nucléaire, le mouvement altermondialiste ... tous ont pris des directions similaires. Jamais, cependant ceux-ci ont grandi si vite.

Pour comprendre pourquoi, il faut comprendre qu'il y-a toujours eu un fossé énorme entre ce que ceux qui dirigent l'Amérique entendent par « démocratie », et ce que signifie ce mot à la plupart des citoyens. Selon la version officielle, bien sûr, la « démocratie » est un système créé par les pères fondateurs, basé sur des contrôles et des équilibres entre le président, le Congrès et le pouvoir judiciaire. En fait, nulle part dans la Déclaration d'indépendance ou dans la Constitution ne sont qualifiés les États-Unis comme étant une « démocratie ». La plupart du temps la démocratie est définie comme l'auto-gouvernance collective par les assemblées populaires, et en tant que tels, ils [Les pères fondateurs] étaient farouchement opposés à elle, arguant que la démocratie serait préjudiciable aux intérêts des minorités (notamment les riches). Ils en sont venus à définir leur propre république - modélisée non pas sur Athènes, mais sur Rome - comme une « démocratie », de part l'engouement des Américains à propos de ce concept.



Mais qu'est la signification du mot « démocratie » pour les Américains ordinaires ? Un système où ils arrivent à peser sur les politiciens qui gouverneront ? C'est ce qu'on nous a toujours dit, mais cela semble peu plausible. Après tout, la plupart des Américains détestent les politiciens, et ont tendance à être sceptique sur l'idée même de gouvernement. Si le système américain a pu universellement se faire passer pour un idéal politique, c'est seulement car le peuple américain croit encore, même vaguement, que nos systèmes politiques créent l'auto-gouvernance - que les pères fondateurs avaient tendance à dénoncer soit comme « démocratie » ou, comme ils l'ont parfois également nommé, « l'anarchie ».

A défaut d'autre chose, cela aiderait à expliquer l'enthousiasme avec lequel les Américains ont adopté un mouvement basé sur des principes de démocratie directe, malgré le rejet uniformément méprisant des médias et la classe politique américaine. La plupart des Américains sont, politiquement ,en contradiction. Ils tendent à combiner un profond respect pour la liberté avec une identification, soigneusement inculquée et bien réelle, avec l'armée et la police. Rares sont les anarchistes de nos jours ; certains d'entre eux ne savent même pas ce "anarchisme" signifie. Il est difficile de dire combien souhaiteraient finalement se défaire de l'Etat et du capitalisme.

Mais il est une chose qu'un nombre écrasant d'Américains ressentent, c'est que quelque chose va terriblement mal dans leur pays, que les institutions clés sont contrôlées par une élite arrogante, et le retard d'un changement radical. Ils ont raison. Il est difficile d'imaginer un système politique aussi systématiquement corrompus - où la corruption, à tous les niveaux, a été tout à fait légalisée. L'indignation est approprié. Le problème était que jusqu'au 17 Septembre, le seul côté du spectre politique à proposer des solutions radicales était la droite. Mais Occupy Wall Street a changé cela : la démocratie a éclaté.


David Graeber (traduit de l'Anglais par enréfléchissant)

 

Source :

http://www.lepost.fr/article/2011/11/26/2647286_usa-indignes-et-anarchistes-meme-combat.html

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Lettre ouverte au réseau « Sortir du nucléaire »

26 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Lettre ouverte au réseau « Sortir du nucléaire »

Cher-e-s ami-e-s et camarades,

 

Nous nous inquiétons de voir quelles sont les priorités d’actions anti-nucléaires menées par le réseau Sortir du Nucléaire depuis plusieurs semaines.

En effet, les seules mobilisations d’ampleur depuis Fukushima, à savoir les manifestations du 15 octobre, n’ont pas été initiées par le réseau mais par des coordinations régionales auxquelles le réseau a apporté un soutien qui aurait pu être plus affirmé.

Par contre, depuis plusieurs jours, nous sommes inondé-e-s d’e-mails afin d’interpeller le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts, en fait pour soutenir EELV dans ses négociations avec le PS quant aux objectifs de sortie du nucléaire. La conclusion de cet accord montre que la question du nucléaire n’était finalement pas si importante pour les négociateurs.

Cela dit, concernant le fonctionnement interne et l’orientation du réseau, là n’est pas le plus important. Ce qui est en effet plus problématique, c’est d’une part de croire, ou de laisser croire, qu’une campagne d’e-mails pourrait suffire à influer sur l’orientation pro-nucléaire du parti socialiste.

Certes, nous pouvons être d’accord avec l’analyse qui est faite par le réseau de l’accord PSEELV. De reculs en reculs –d’abord la sortie du nucléaire, puis l’arrêt de l’EPR, puis un certain flou autour du MOX-, les négociateurs verts se sont laissés engluer dans une logique de compromis qui tourne le dos à l’arrêt du nucléaire.

Mais surtout, du point de vue du fonctionnement du réseau, la campagne d’interpellation

menée avant l’accord tourne le dos au pluralisme interne. Ce pluralisme est bien entendu celui de ses associations adhérentes, mais également celui des organisations politiques qui participent à ses activités.

En se faisant le porte-voix d’EELV dans ces négociations, le réseau rompt avec ce pluralisme, en indiquant que le débouché politique des luttes antinucléaires se trouve seulement chez EELV, et donc dans l’accord avec le PS. Quelle sera la prochaine étape ? Un appel à voter Eva Joly à l’élection présidentielle parce qu’un score élevé de cette candidate fera pression sur le PS ? Ce serait logique avec ce qui vient d’être fait, mais serait alors un motif de rupture avec les autres composantes politiques du réseau.

Nous invitons donc les administrateurs du réseau Sortir du Nucléaire à revenir sur cette stratégie subordonnée aux négociations entre partis politiques et à redevenir le coeur de dynamisation et d’impulsion des luttes antinucléaires (civil et militaire).

 

Amitiés antinucléaires,

Les Alternatifs,

Alternative Libertaire,

Fédération Anarchiste,

Nouveau Parti Anticapitaliste

21 novembre 2011

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Ce soir à l'autodidacte

25 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Vendredi 25 novembre, à 20h30, à la librairie L'Autodidacte

5, rue Marulaz Besançon

 

Présentation des Rencontres internationales de l'anarchisme à St-Imier (Suisse) en 2012

en présence de 2 militants d'Espace noir, Coopérative anarchiste de St-Imier

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Le Monde Libertaire n° 1652

25 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

monde_libertaire.gifLe Monde Libertaire n° 1652 du 24 au 30 Novembre 2011

 

« Il n'y a pas longtemps, c'était les mauvaises actions qui demandaient à être justifiées, aujourd'hui ce sont les bonnes. »

Albert Camus

 

Sommaire

Actualité

Pâle emploi, J.-P. Germain, page 3

Hélio Corbeil, acte II, Jean-Louis, page 4

Météo syndicale, T. Impétueux, page 4

Chronique néphrétique, 5

Des brèves, un strip, 6

Du nouveau dans les prisons, Stéphane, page 7

Douze ans de Pacs, P. Schindler, page 8

De l’austérité… et du reste, E. Vilain, page 9

Entretien

Rencontre avec l’indignation américaine, 12

International

L’austère santé des Grecs, Moriel, page 14

Football et anarchisme, Wally, page 15

Histoire

Il y a 75 ans... Durruti passait l’arme à gauche, F. Aisa, page 16

Culture

Brassens, hors du temps, L. Gharibian, page 17

Films iraniens, H. Hurst, page 18

Des news de Munch, P. Salcedo, page 19

Un nouveau polar exquis, Paco, page 20

Mouvement

Louise Michel à l’honneur, 21

Radio libertaire, 22

Agenda, page 23

 

Editorial

 

Les prochains mois nous montreront à nouveau que les gouvernements, quels qu’ils soient, ne portent en eux aucune possibilité de sortie de crise. Après la fuite lâche et hypocrite de l’ignoble Berlusconi, l’Italie s’est doté d’un nouveau chef, un certain Mario Monti, économiste de profession. Après avoir enivré le populo avec des promesses de politicards, voilà qu’on essaie de l’endormir avec celles d’experts, de spécialistes, de docteur ès trucmuche. Une sorte de technocratie, tout aussi infantilisante, si ce n’est plus.

 

Le pire, c’est que spécialiste ou pas, grand économiste ou pauvre plouc autoritaire, ils n’y pourront rien. Pieds et poings liés aux marchés qu’ils protégent et qui les portent au pouvoir, ils n’ont aucun intérêt à ce que la donne économique et sociale évolue vers davantage de justice et de dignité. Le « grand » Monti n’a d’ailleurs pas «délivré » son pays du plan d’austérité qui va le faire sombrer de plus en plus dans la misère sociale.

 

Nous parions également sur un scénario similaire en Espagne. À l’heure où l’on écrit ces quelques lignes, les élections législatives sont pour bientôt. La droite sera sûrement triomphante et, là encore, peu de chances que les choses bougent et que la porte de sortie se dessine à l’horizon. On pourrait même parier pour que ce soit pire, les élus de droite n’ayant jamais été connus pour leurs bienfaits à l’égard des travailleurs.

 

Idem pour la France et ses proches échéances électorales qui, contrairement à l’Espagne, verront sans doute la gauche monter sur le trône. En revanche, comme chez notre voisin ibérique, on parie qu’on s’en prendra encore plein le buffet ! Alors, on vote, ou on ne vote pas ? On s’en fout, on se met en grève !

 

 

 

 

Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes

Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d'actualités en couleurs vues par les anarchistes pour deux euros cinquante

http://www.federation-anarchiste.org

Trouvez le point de vente du Monde libertaire le plus proche de chez vous :

http://www.trouverlapresse.fr

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En vente dans toutes les bonnes librairies et donc à

La librairie associative l’Autodidacte

5, rue Marulaz 25000 Besançon

Vente à la criée le dimanche matin sur le petit marché de Battant

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À l'occasion du procès du front comtois

25 Novembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

À L’OCCASION DU PROCÈS DU FRONT COMTOIS,

Venons exprimer notre refus de l’extrême-droite

et de tous les discours haineux !

 

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 3 DÉCEMBRE à 14H

Esplanade des droits de l’Homme

BESANÇON

CONCERT

Organisé par le collectif Antifa du Pays de Montbéliard

MERCREDI 7 DÉCEMBRE à 19H30

Z.E.P

ZONE D’EXPRESSION POPULAIRE

Salle des 3 Oranges à AUDINCOURT

10 €

 

RASSEMBLEMENT

JEUDI 8 DÉCEMBRE à 9H

Devant le TGI à la Petite Hollande

MONTBÉLIARD

 

CNT - FA - SCALP - Libertaires

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