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Répression

26 Juin 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

En tant que membres de l'Alliance Magoniste Zapatiste (AMZ), nous voulons dénoncer avec la plus grande fermeté les faits suivants :

Aujourd'hui, 17 juin à 4 heures de l'après-midi, un groupe de policiers fortement armés, appartenant à la police de l'Etat d'Oaxaca, avec d'autres forces de police qui siègent dans le village de Santiago Xanica, ont donné l'assaut contre la maison de notre camarade indigène Cesar Luis Dias pour l'arrêter, malgré l'absence de mandat et sans égard pour la présence de ses trois jeunes enfants dans la maison.

César est membre du Comité pour la Défense des Droits des Indigènes de Santiago Xanica (CODEDI), délégué de l'APPO, et membre fondateur de l'AMZ (qui est membre de l'Autre Campagne), ainsi que membre de la Coordination du Peuple Magoniste d'Oaxaca contre le Liberalisme (COMPA). Nous tenons à souligner que ce sont les mêmes forces de police que le 15 janvier 2005, un mois exactement après le début du gouvernement d'Ulises Ruiz Ortiz (URO), ont arrêté trois autres membres des mêmes organisations : Abraham Garcia Vazquez, Juventino et Noel Garcia Cruz. Tous trois sont en prison depuis maintenant plus de 2 ans, bien qu'ils n'aient pas été jugés et que les faits dont ils ont été accusés n'aient pas connu le plus petit commencement de preuve. Nous tenons Sergio Garcia Cruz, le maire imposé par Uro, pour responsable de cette répression, parce qu'il est la personne chargée d'informer URO des activités de nos camarades, et de leur participation aux différentes campagnes. Nous demandons le départ du gouvernement Calderon d'Oaxaca, et la démission d'URO.

Liberté pour tous les prisonniers politiques du Mexique. Il ne peut y avoir de démocratie sans liberté.

En solidarité,

Alianza Magonista Zapatista (AMZ)
Comité por la Defensa de los Derechos Indígenas de Santiago Xanica (CODEDI)
Organizaciones Indias por los Derechos humanos de Oaxaca (OIDHO)
Colectivo Autónomo Magonista (CAMA)
Asamblea Popular de los pueblos de México"

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Libération des prisonniers politiques !

21 Juin 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

1ère JOURNEE INTERNATIONALE

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DE DAVID VENEGAS REYES

ET POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES

JEUDI 27 AVRIL 2007

Qui est David Venegas Reyes ?

Conseiller de l’APPO : David Venegas Reyes est un jeune homme d’Oaxaca âgé de 24 ans, étudiant à l’Université de Chapingo, et conseiller de l’APPO comme représentant de quelques unes des plus grandes barricades qui ont résisté durant les mois de lutte intense du peuple d’Oaxaca.

En tant que digne représentant de ces barricades, dans l’APPO, il a été de ces personnes honnêtes qui ne se taisaient pas face à des attitudes contraires à l’esprit du mouvement social d’Oaxaca. Il a résolument défendu l’indépendance de l’APPO par rapport aux partis politiques qui ont essayé de faire entrer l’APPO dans le processus électoral.

Ces derniers mois, à cause de cette position indépendante, et de son refus de demander des miettes ou des postes de pouvoir au gouvernement d’Oaxaca et aux partis politiques, il a été accusé de vouloir diviser le mouvement, alors qu’en réalité il cherchait un espace où tous les points de vue du peuple d’Oaxaca puissent être respectés, et où aucun ne puisse prévaloir sur un autre.

Cependant, nous qui le connaissons nous savons que c’est quelqu’un qui n’a rien à cacher, ni de ses actes, ni de ses paroles; et parce qu’il est une des personnes qui au sein de l’APPO a lutté et lutte le plus afin de défendre cet espace où tant de forces ont été déposées, il est maintenant détenu injustement.

David Venegas représentait un obstacle pour le gouvernement d’Oaxaca et pour le gouvernement fédéral : les personnes comme David ont de la dignité, et ne se vendent pas au pouvoir, ni pour de l’argent, ni pour un siège de député, ni par leur silence. Et aujourd’hui, même s’il est prisonnier, sa détention ne le fera pas taire, ni lui, ni les milliers de personnes qui, comme lui, sont dignes.

 

 Membre de VOCAL : L’absence d’un espace qui permette de lier la culture, l’art et la résistance des peuples, des collectifs, personnes et groupes qui luttent pour l’autonomie comme alternative au système politique actuel, a fait que David et beaucoup d’autres personnes ont construit à la fin du mois de février une organisation qu’ils ont nommé VOCAL : Voix Oaxaquègnes Construisant l’Autonomie et la Liberté.

Une des actions de VOCAL a été d’accompagner les familles de ceux qui sont tombés sur un chemin avec des croix dans le municipio de Santa Lucía del Camino, lieu où les policiers assassinèrent Brad Will, camarade d’Indymedia. David a participé activement à cette activité.

VOCAL travaille avec des peuples en résistance, dans la Mixteca, dans l’isthme d’Oaxaca (La Venta, Zanatepéc, Santo Domingo Petapa), à Valles Centrales (Zaachila) et dans d’autres communautés et espaces d’organisation. Cela a conduit David, entre autres personnes, a porté l’art, l’information et la voix des barricades dans d’autres lieux de résistance.

 

 ARRESTATION, ACCUSATIONS ET TRANSFERT A LA PRISON DE IXCOTEL, OAXACA. :

David a été torturé, battu et détenu le vendredi 13 avril et a été présenté 8 heures après son arrestation à l’UMAN (Unité Mixte d’Attention à la Vente de Drogues), où le jour suivant il eut à faire une déclaration d’une durée d’au moins 5 heures. Il aurait pu être libéré à ce moment là, comme aucune preuve ne venait fonder les accusations, pourtant le Ministère Public Fédéral de cette instance a décidé malgré tout de lui refuser le droit d’être libéré sous caution.

Le 14 avril au matin, il a été transféré vers le Pénitencier Central d’Ixcotel. Alors qu’il entrait dans la prison, un mandat d’arrêt l’attendait: « Mandat d’arrêt 157/2006 pour dommages au Palais de Justice d’Oaxaca le 25 Novembre 2006 (Journal el Excelsior, 11 mars 06) » Les autorités de l’Etat et fédérales l’accusent de délits contre la santé (vente de drogue), sédition, incendie d’édifices et désobéissance à particuliers.

En réalité ils l’ont arrêté alors qu’il marchait dans la rue avec deux autres personnes. Sans mandat d’arrêt, des policiers ministériels l’ont frappé et fait prisonnier. Quand ils l’ont présenté au Ministère Public, ils lui ont fait passer de la drogue. Selon ce que nous a dit David, les policiers ont essayé de lui glisser un grand sachet de quelque chose qu’il n’a pas pu voir mais dont il suppose qu’il s’agissait de drogue, et quand ils se sont rendus compte que le sachet était trop grand pour entrer dans son sac, il lui ont mis un sachet plus petit de poudre blanche, qui ressemblait à de la cocaïne ou de l’héroïne.

Au moment de le photographier pour le faire apparaître dans les media comme revendeur de drogue, ils l’ont frappé car David refusait de tenir dans sa main un exemplaire de deux revues « La Barrikada » sur lesquelles il y avait le sachet de poudre blanche. Ceci a eu lieu dans un endroit inconnu de David.

Au moment de sa déclaration dans l’UNAM, ils lui ont donné d’autres sachets plus petits de poudre blanche avec lesquels ils l’ont obligé à être pris en photo.

 

 voir : http://www.adnsureste.info/index.php?news=1790

Malgré toutes ses irrégularités, il est encore prisonnier.

Le jour même, des mobilisations contre sa détention injuste ont commencé. Le 15 avril, une marche est arrivée devant les portes du Pénitencier où il se trouve pour exiger sa libération. Les autorités de la prison lui ont proposé d’avoir des privilèges en tant que prisonnier politique mais David les a refusés. La seule chose qu’il souhaite est la liberté.

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rapport sur les violences à Oaxaca

5 Juin 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

La Commission Civile Internationale d'Observation sur les Droits Humains (CCIODH) s'est rendue au Mexique du 16 décembre 2006 au 20 janvier 2007 pour recueillir des témoignages (plus de 420) sur les violations des droits de l'Homme liées à la répression du mouvement social et populaire à Oaxaca.

Merci de diffuser et faire signer le rapport préliminaire qui a été rendu public le 20 janvier  :  http://cciodh.pangea.org

Ce rapport liste les formes de violences qui ont été constatées (homicides, disparitions, viols, répressions violentes de manifestations, emprisonnement sans motif notifié, entrave à l'exercice de la justice, de la médecine, du droit de grève, menaces et intimidations...) et formule les premières recommandations. 

Le rapport complet est en cours de rédaction et sera disponible début mars.

Solidario http://solidario.free.fr 

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