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Sortir du nucléaire

25 Septembre 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Chers amis,

Le Réseau "Sortir du nucléaire" et le Collectif Stop-ITER se mobilisent contre le projet de réacteur à fusion nucléaire ITER, en éditant un journal d'information grand public, et en organisant une journée de mobilisation à Marseille le samedi 10 novembre 2007.

Nous vous proposons :

> de publier le communiqué de presse "Mobilisation contre ITER, le réacteur nucléaire de fusion", ou d'en diffuser l'information auprès de votre audience ou de votre lectorat. Ce communiqué (voir fichier joint) annonce :
        - une manifestation le 10 novembre 2007 à Marseille, suivie d'une conférence-débat
        - la publication d’un journal d’information pour faire toute la lumière sur ITER

> d'encarter dans votre publication le journal d'information "ITER, un soleil artificiel à portée de main ?" présenté dans le communiqué.
(détails ci-dessous / coupon-réponse : voir fichier joint)

Pour information, il s’agit d’un document format A4, 12 pages en couleurs, d'un poids unitaire de 30 g. Vous avez dû le recevoir avec notre revue n°35 du mois de juillet 2007, mais vous pouvez nous en demander un exemplaire, ou bien le télécharger sur :
http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/ITER/journal-ITER.pdf

Commandez le nombre de documents nécessaires en complétant le coupon-réponse attaché à cet e-mail :

- Dans la mesure de vos possibilités financières, nous vous proposons les journaux à prix coûtant, soit 21 € les 100 exemplaires, port compris (plus de 500 exemplaires : nous consulter).
- Si le coût d'un tel envoi représente pour vous un obstacle, nous pouvons envisager de prendre en charge le prix des documents, voire vos frais d'encartage.

 Pour toute demande d'information ou de prise en charge des frais, contactez Maloin par tél : 04 78 28 29 22 ou par e-mail à :
commandes@sortirdunucleaire.fr, en précisant le nombre d'envois prévus, le coût estimé, et la participation demandée.

> Enfin, sachez que nous mettons à la disposition du public et des journalistes une base de données relative à ITER et à la fusion nucléaire.
Elle est librement accessible sur le site :
http://echanges.sortirdunucleaire.org/course/view.php?id=13

Afin d'établir les sources de notre journal, nous avons répertorié les principaux sites et documents utiles sur ce thème. C'est une mine d'information pour vérifier des données scientifiques et officielles, ou pour confronter des analyses favorables ou critiques.

Nous comptons sur vous pour contribuer à la diffusion de l'information sur ITER, ce projet coûteux et sans avenir.

Merci d'agir à nos côtés.

Très cordialement,

Philippe Brousse

Directeur du Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 800 associations
9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 - France
Tel. 04 78 28 29 22 - Fax : 04 72 07 70 04
http://www.sortirdunucleaire.fr
  
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Lettre au parlement européen

11 Septembre 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

OAXACA : Lettre ouverte au Parlement Européen
Ci-dessous le texte  de la
lettre-pétition qui sera présentée le 24 septembre par les représentants de l'APPO au Parlement Européen à Strasbourg.

Comment est née cette initiative ? Voilà comment cela nous a été expliqué pendant la séance des question/réponses qui a suivi la présentation faite par les représentants de l'APPO à Paris le 7 Septembre...
->Voir article intégral sur
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=85313

C'est URGENT, merci de la signer MAINTENANT !

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INITIATIVE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE EUROPÉENNE Mai 2007
AU PARLEMENT EUROPÉEN


Les organisations et citoyens européens soussignés souhaitent attirer votre attention sur les faits suivants :

Nous avons appris que Ulises Ruiz Ortiz (URO) s'est imposé comme gouverneur à travers la fraude électorale la plus coûteuse et scandaleuse de l'histoire récente de l'Etat fédéral de Oaxaca, Mexique.

Il a essayé de remplacer sa non-légitimité par des attitudes autoritaires et antidémocratiques telles que l'annulation de fait des garanties constitutionnelles de libre circulation, de manifestation, de droit de grève, d'organisation et d'expression, ainsi que la violation systématique et permanente des Droits de l'homme. En témoignent diverses déclarations et recommandations émises à son encontre par des organismes de défense des droits de l'homme à l'échelle fédérale, nationale et internationale, qui ont été systématiquement ignorées. L'un des derniers cas, parmi les plus notables, est celui qu'a exposé la Commission Civile Internationale d'Observation pour les Droits de l'homme (CCIODH), composée par des citoyens de douze pays de la Communauté Européenne.

Les agressions du gouvernement de Ulises Ruiz Ortiz contre le peuple de Oaxaca ont été multiples. Il a divisé et affronté des centaines de communautés indigènes ; il a destitué des autorités municipales nommées par les communautés elles-mêmes afin d'en imposer d'autres qui pouvaient garantir l'hégémonie de son parti, le PRI ; il a détruit une grande partie du patrimoine culturel de la capitale de l'État fédéral contre la volonté de ses habitants ; concernant les communautés indigènes les plus pauvres de l'État, il a systématiquement refusé d'apporter une réponse à leurs besoins de base, indispensables à leur survie, tels qu'eau potable, salles de classe, électricité, voies d'accès, centres de santé et soutien à la production ; les enseignants en grève, appuyés par les familles de leurs élèves, ont été agressés et emprisonnés, leurs demandes légitimes ont été refusées : augmentation de leur salaire en fonction du coût de la vie à Oaxaca, petits déjeuners, chaussures, uniformes et livres pour les élèves - les femmes qui ont participé à la grève et aux manifestations populaires et d'enseignants ont été agressées même quand elles étaient enceintes, ce qui a provoqué des fausses couches ; beaucoup ont été emprisonnées, violées ou tuées.

Ulises Ruiz Ortiz a fermé les bureaux du journal « Noticias », l'unique quotidien qui ne se soit pas soumis à ses buts, sans que les plaintes et les déclarations de soutien d'organismes de journalistes et de défense des Droits de l'homme, nationaux et internationaux, n'aient obtenu le retour du droit à l'information et à la liberté de la presse dans l'Etat fédéral de Oaxaca

Les peuples et les organisations indigènes, enseignantes et populaires, qui se sont opposés à tant d'actes arbitraires, ont été réprimés, leurs dirigeants de base parmi lesquels de nombreux enseignants, ont été poursuivis et emprisonnés ; le pouvoir n'a pas hésité à manipuler la loi pour créer de toute pièce et leur imputer des délits qu'ils n'ont jamais commis ; des dizaines de militants ont été et se trouvent encore en prison. Dans des cas extrêmes, les dirigeants ont même été assassinés par des sbires du gouvernement de Ulises Ruiz, ces derniers recevant en récompense des mandats de députés ou des postes dans les structures du gouvernement de l'Etat fédéral.

Dans sa stratégie de la terreur, Ulises Ruiz a formé des groupes civils d'assassins qui ont semé la terreur dans les communautés et les organisations syndicales et communautaires dénonçant la barbarie gouvernementale.

Le 25 novembre 2006, le gouvernement de I'Etat fédéral a utilisé les forces de police et l'armée fédérale pour organiser la répression la plus brutale qu'Oaxaca ait connue et qui s'est soldée par l'arrestation de plus de 350 personnes - parmi lesquelles des femmes, des enfants et des personnes âgées - qui ont été transférées vers des maisons d'arrêt de « haute sécurité », en réalité des centres de torture officiels. 63 personnes sans défense ont été assassinées, de nombreuses personnes, hommes et femmes, ont été violées, il y a environ 50 disparus, 500 ordres d'arrestation sont maintenus à l'encontre de militants pour motif politique, et une violente répression s'est déchaînée contre les représentants de communautés indigènes, d'enseignants, de femmes et d'autres groupes sociaux qui développent une activité publique et ouverte, les obligeant à se cacher ou à s'exiler hors de l'Etat fédéral de Oaxaca.

Malgré la Clause Démocratique qui régit les accords commerciaux de la Communauté Européenne avec les autres économies du monde, certains pays de l'UE sont passés outre et ont avalisé de manière indirecte le comportement antidémocratique et les violations des Droits de l'homme dont se rend coupable le gouvernement du Mexique et de Oaxaca.

Face à cette situation, nous vous demandons respectueusement ce qui suit


1. Que le Parlement Européen nomme une commission spéciale qui rassemble, dans le plus bref délai, les informations et recommandations que les différents ONG internationales de défense des Droits de l'homme ont élaboré au sujet du Mexique et de Oaxaca.

2. Que soient suspendues les relations commerciales avec ce pays une fois faite la preuve par la commission spéciale, conformément à la Clause Démocratique de l'UE, de violations des Droits de l'homme et de l'existence de personnes emprisonnées et poursuivies pour des raisons politiques au Mexique et particulièrement à Oaxaca.

3. Que le Parlement Européen promeuve la création d'instruments juridiques internationaux et l'accompagnement nécessaire pour obtenir la liberté immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, tels que Abraham Ramírez Vázquez, Juventino Garcia Cruz, Noel García Cruz et David Venegas ; la preuve que les personnes disparues sont en vie ; l'annulation des mandats d'arrêt contre les activistes sociaux et la garantie de la sécurité personnelle, physique et psychologique des personnes poursuivies pour des raisons politiques par le gouvernement d'Ulises Ruiz Ortiz, particulièrement de Jaquelina López Almazán, Alejandro Cruz López, Samuel Hernández Morales, Ulises Reynosa Guerrero, Leyla Centeno Castro et Cástulo López Pacheco.

4. Pour garantir le point précédent et, cela de manière durable, que le Parlement européen crée une commission regroupant des membres du Parlement, des ONG de défense des Droits de l'homme européennes et mexicaines.

Avec nos salutations distinguées,

( signatures à retourner à : europa.oaxaca@gmail.com ; womenstrike8m@server101.com )

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Le drapeau noir

3 Septembre 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #notre histoire

Nos députés entreprennent de sauver les trois couleurs...
Mais d'où nous vient le drapeau noir ?

NOMBRE de nouveaux militants, sympathisants, ou tout simplement des personnes curieuses, nous demandent, lors des manifs ou pendant les ventes sur les marchés: mais d'où vient le drapeau noir des anarchistes ? Jusqu'à présent, je répondais par quelques? à peu près. Mais, j'ai décidé d'en savoir plus. Et je ne suis pas allé très loin? chercher la réponse.
En effet, Line Roca du
groupe claaaaaash a bien voulu nous éclairer. Elle travaille justement sur le sujet et accepte de nous en livrer la substantifique moelle :
En 1872, à La Haye, la scission est officiellement consommée entre les socialistes autoritaires et les anarchistes
(1). Au cours des années 1880 se manifeste cependant, chez les anarchistes, le besoin de se différencier des autres groupes révolutionnaires, et l'adoption du drapeau noir est, symboliquement, une étape importante, dans la naissance de l'anarchisme. En effet, le drapeau rouge était jusqu'alors le drapeau de l'Internationale, également choisi par la Commune, ainsi que par le reste du mouvement ouvrier.
Or, dès 1882, les anarchistes se prononcent pour l'abandon de celui-ci, au profit du noir, celui de la révolte. Le numéro UN du Drapeau noir du 12 août 1883 s'exprime, en effet, sur ce choix : Les événements, les faits de tous les jours, nous ont montré clairement que le drapeau rouge, si glorieux vaincu, pourrait bien, vainqueur, couvrir de ses plis flamboyants, les rêves ambitieux de quelques intrigants de bas étages. Puisqu'il a déjà abrité un gouvernement et servi d'étendard à une autorité constituée. C'est alors que nous avons compris qu'il ne pouvait plus être pour nous, les indisciplinés de tous les jours et les révoltés de toutes les heures, qu'un embarras ou qu'un leurre.
Le 18 mars, Louise Michel s'exclame salle Favié à Paris : Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J'arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions.(2)
Louise Michel reprend le même discours à Lyon, devant une foule qui, lors de la révolte des Canuts ,avait vu, pour la première fois l'apparition du drapeau noir. Elle était encore dans les mémoires.
Le drapeau noir fait ensuite une apparition "officielle" dans la manifestation des sans-travail aux Invalides à Paris, le 9 mars 1883, lors d'un meeting organisé par le syndicat des menuisiers.(3)
Louise Michel y arbore, pour la première fois, un drapeau improvisé, à partir d'un vieux jupon noir fixé sur un manche à balai. Plus tard, lors d'un de ses procès, elle affirme : Le drapeau noir, drapeau de la misère, plutôt que celui de la Commune, doit être considéré comme le symbole des ouvriers sans travail.
Quelques mois plus tard, pour la fête du 14 Juillet, les anarchistes invitent la population à manifester "un drapeau noir à la main". À cette époque, un article paru dans le Drapeau noir, rappelle que "seul celui-ci peut convenir pour représenter le combat anarchiste, la guerre de partisans et le combat des tirailleurs dispersés".
En effet, comme ne manque pas de le noter Gaetano Manfredonia, dans la Chanson anarchiste en France : Le drapeau noir signifie la distance vis-à-vis de l'héritage communard et des autres courants socialistes, à un moment où le mouvement anarchiste construit sa spécificité.
Tous nos remerciements à Line Roca.

Patrick Schindler
groupe-claaaaaash@federation-anarchiste.org

1. Le " communisme autoritaire " est défini comme étant celui de l'Internationale et plus particulièrement celui de Marx et d'Engels. Ce dernier, dans une lettre à Paul Lafargue, se plaint que les " bakouninistes " se servent abusivement du mot, pour dénoncer tout ce qui leur est hostile. Cf. Jean Dubois, le Vocabulaire politique et social en France.
2. Cité par Maurice Dommanget dans l'Histoire du drapeau rouge, des origines à la guerre de 1939. Ouvrage dans lequel l'auteur rappelle à quel point le drapeau noir, pour lequel Jules Vallès s'est prononcé, est lié à la personnalité de Louise Michel et au souvenir de la Commune.
3. Le syndicat des menuisiers avait convoqué les sans-travail à un meeting devant l'esplanade des Invalides. La police dispersa les manifestants qui organisèrent alors, une manifestation vers le boulevard Saint-Germain. Menée par Louise Michel, Émile Pouget et Mareuil, elle fut suivie par 500 ou 600 personnes. Des pillages eurent lieu aux cris de: " Du pain, du travail ou? du plomb. " Et Louise Michel et Émile Pouget y furent condamnés, respectivement, à six ans de réclusion.

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