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Décès de Jean-Louis Hurst

26 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Les éditions L'échappée ont la tristesse d'annoncer le décès de Jean-Louis Hurst, auteur et journaliste, aussi connu sous le nom de « Maurienne », décédé à l'hôpital Paul-Brousse à Villejuif le mardi 13 mai.

Il est l'auteur du magnifique récit Le Déserteur publié en 1961 aux éditions de Minuit.

Ce livre sera immédiatement interdit et saisi, puis l'auteur et l'éditeur poursuivis pour « provocation de militaires à la désobéissance ». Il connaîtra tout de même une très large diffusion sous le manteau.

Le Déserteur a été réédité par les éditions L'échappée en 2005, et fut l'un des premiers livres de notre catalogue.

Né en 1935 à Nancy, Jean-Louis Hurst part avec sa famille en Algérie en 1940. Son père, catholique et militaire, prend la tête d'une unité d'Algériens pour combattre les nazis en Italie et en France. Adolescent, il sera très marqué par son amitié avec un Algérien, Mokhran, qui lui fait découvrir la réalité coloniale et le sensibilise aux idées du nationalisme algérien. Il a vingt ans quand les « événements » en Algérie éclatent. Il sera appelé comme officier de réserve, mais ne partira pas. Il préfère déserter et se réfugie en Suisse et en Allemagne, où il rejoint les filières de soutien aux combattants indépendantistes.

Porteur de valises au service du FLN à Francfort, il y rencontre la militante Heike Hurst avec qui il a une fille, Annick Hurst. Après l'indépendance, le couple s'installe en Algérie, où en tant que «pied rouge», Jean-Louis Hurst organise des chantiers de jeunesse menés dans les montagnes de Kabylie aux côtés de Didar Fawzy. De retour en France, il réintègre l'Education nationale un court moment, suit les questions d'éducation et propose au journal Libération des sujets sur les foyers de travailleurs immigrés et la jeunesse exclue des banlieues.

Suite à l'assassinat d'Henri Curiel, le journal l'envoie en Algérie mais l'état des choses renforce sa radicalité, il quitte le quotidien.

Jean-Louis Hurst sera inhumé ce mercredi 21 mai au Cimetière chrétien de Diar Ennsâada à Alger.

Un hommage lui sera rendu à Paris le dimanche 15 juin de 14h à 20h « Un après-midi de camaraderie et d'amitié » (lieu à confirmer). Toute l'équipe de L'échappée envoie ses pensées chaleureuses à Annick Hurst pour ce moment douloureux.

Quelques références A écouter L'émission du 15 mai 2014 à partir de 18h45 sur Jean Louis : http://radiogalere.radio.fr/

A lire Le beau portrait dressé par Sylvie Braibant : http://blogs.tv5.org/caravane/2014/05/jean-louis-hurst-d%C3%A9serteur-jusquau-bout.html

L'article de Yacine K. dans Le Matin (Algérie) : http://www.lematindz.net/news/14431-mort-jean-louis-hurst-un-ancien-porteur-de-valises.html

L'article de Luc Cédelle, dans Le Monde : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/05/15/mort-du-journaliste-jean-louis-hurst-le-deserteur-de-la-guerre-d-algerie_4418786_3382.html Texte principal du bloc

Décès de Jean-Louis Hurst
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Affiche en soutien à la librairie L'Autodidacte.

25 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #A lautodidacte.org

Affiche en soutien à la librairie L'Autodidacte.

Il sagit d'une linogravure, numérotée et signée par l'affichemoilkan.

A découvrir sur ce lien ( http://affichemoilkan.blogspot.fr/ ).

Il existe 3 versions de l'affiche :

- blanche et rose

- nacrée et bleu

- écru et rose

Elles seront en vente à la librairie au prix de 20 euros (et plus si affinités).

Affiche en soutien à la librairie L'Autodidacte.
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Bicentenaire de la naissance de Michel Bakounine

22 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Bicentenaire de la naissance de Michel Bakounine

samedi 24 mai 2014

Le Locle (Suisse)

Visite de lieux historiques du mouvement ouvrier loclois dès 10h30: place 29 février

Soirée, avec débat et spectacle 20 heures: Restaurant de l'Union Rue Marie-Anne Calame 16,

Le Locle Conférence de Marc Vuilleumier, historien du mouvement ouvrier «Bakounine et la Première Internationale dans les Montagnes neuchâteloises»

Chansons anarchistes, par la chorale «CANTAMILLE» et Lecture croisée de textes: Michel Bakounine et Karl Marx

Organisation: Collectif «Bakunin 200e» (Le Locle) Avec le soutien trans-générationnel de la section locloise de l'Association internationale des travailleurs.

Né en 1814 à Priamoukino (Russie), Michel Bakounine a joué un rôle important (et controversé) dans les mouvements ouvriers et révolutionnaires du XIXe siècle. Alors qu'il était prédestiné à une carrière militaire, il quitta la Russie tsariste pour l'Allemagne, puis pour la Suisse. Il participa aux révolutions de 1848, tout d'abord en France, puis à Prague, enfin à Dresde en 1849. Capturé par l'armée autrichienne, il fut alors extradé en Russie. Il y sera emprisonné durant 6 ans à la forteresse Pierre-et-Paul (Saint-Pétersbourg), puis déporté en Sibérie. Bakounine s'évada de Sibérie en 1861 et regagna l'Europe. Il s'établit en Suisse, seul pays du continent à ne pas avoir été touché par les vagues contre-révolutionnaires de 1849.

Militant tout d'abord dans la Ligue internationale de la paix et de la liberté (organisation pacifiste), il rejoint en 1868 l'Association internationale des travailleurs (A.I.T.), fondée à Londres en 1864, tout en construisant son propre courant, opposé au Conseil général de l'AIT et l'un de ses principaux inspirateurs, Karl Marx (une controverse qui se soldera par une scission de l'AIT en 1872).

En février 1869, Bakounine donna une conférence au Café de la Poste (Le Locle), lors de l'assemblée générale de la section locloise de l'AIT. A cette occasion, il gagna à ses conceptions les animateurs de ce groupe, Constant Meuron (1804-1872), vétéran des insurrections républicaines de septembre et décembre 1831 dans le canton de Neuchâtel, et James Guillaume (1844-1916), alors jeune enseignant à l'Ecole industrielle du Locle. Bakounine est décédé à Berne, en 1876. Il y est enterré.

Parmi les oeuvres de Bakounine:

- Socialisme, fédéralisme, anti-théologisme. Lausanne, Ed. L'Age d'homme, 1971

- Les ours de Berne et l'ours de Saint-Pétersbourg: complainte patriotique d'un Suisse humilié et désespéré. Lausanne, Ed. L'Age d'homme, 1972

- Confession (1851). Paris, Presses universitaires de France, 1974

- Trois conférences aux ouvriers du Val de Saint-Imier. Saint-Imier, Canevas, 1990

- Dieu et l'Etat. Paris, Ed. Mille et nuits, 1996

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Liberté pour les jeunes de la révolution !

22 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

pour info, une pétition de soutien à Aziz Amami et à tous les inculpés en Tunisie :

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/mehdi-jom%C3%A2a-lib%C3%A9rez-tous-les-jeunes-de-la-r%C3%A9volution-tunisienne

A bas l’État policier !

Liberté pour les jeunes de la révolution !

Azyz Amami, l’un des activistes tunisiens à la pointe du mouvement révolutionnaire contre Ben Ali, et son ami, le photographe Sabri Ben Mlouka, ont été arrêtés pour consommation de cannabis. Aziz a été violemment agressé par la police. Cette affaire pose une nouvelle fois la question des méthodes d’action de la police tunisienne après la révolution.

Ce n’est pas la première affaire où il est question d’arrestation violente et d’agression sur des personnes dans des postes de police. Le motif de consommation de cannabis sert de prétexte aux forces policières pour arrêter et emprisonner de nombreux jeunes révolutionnaires tunisiens. En Tunisie, un large mouvement conteste l'utilisation de cette loi, L 52, dans le but de criminaliser la jeunesse et les rebelles. Cette pratique était déjà utilisée du temps de Ben Ali.

Quelque jours auparavant, Azyz Amami était l’invité d’un talk-show pour parler d’une campagne de sensibilisation qui a pour nom « Moi aussi j’ai brûlé un poste de police », une campagne visant à défendre les jeunes révolutionnaires arrêtés sous des motifs fallacieux et souvent fabriqués de toute pièce, tels que la consommation de stupéfiants ou le vandalisme de postes de police lors du mouvement révolutionnaire qui a fait tomber Ben Ali. Il y aurait une cinquantaine de jeunes en prison ou accusés d'incendie de commissariats durant la période révolutionnaire.

Le cas de Aziz et Sabri, par la résonance qu'il trouve dans les milieux « progressistes », doit servir à dénoncer la violence policière et à poursuivre l’œuvre des révolutionnaires de Tunisie.

Tous deux passent en procès le 23 mai. Ils risquent jusqu'à un an de prison. Il faut donc mettre la pression sur l'ambassade tunisienne et rejoindre les mouvements de contestation en Tunisie et en France.

Fédération anarchiste

"On n'avait pas vu tant de démocratie depuis la junte (S'applique aussi en Tunisie)

"On n'avait pas vu tant de démocratie depuis la junte (S'applique aussi en Tunisie)

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Bravo

20 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Anti-fascisme

Excellent boulot des camarades du blog antifasciste fafwatchfc.noblogs.org de Franche-Comté qui dévoile l'identité des individus qui auraient tagué la grange à Epenoy la semaine dernière inscrivant "Blood C18 Honour".

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Ukraine : Déclaration du SAT (Syndicat autonome des travailleurs)

18 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Ukraine : Déclaration du SAT (Syndicat autonome des travailleurs)

Kiev. 14 mai 2014

Le nationalisme est l'ennemi mortel des travailleurs. Ceci est prouvé par les événements actuels en Ukraine, où les fascistes des deux bords aident la classe dirigeante à écraser physiquement le peuple travailleur. La question est : combien de victimes et de destructions seront nécessaires avant que prolétariat ukrainien le réalise. Il y a une confrontation continue sur le territoire de l'Ukraine entre les groupes de la classe dirigeante locale et russe qui font s'opposer les travailleurs les uns contre les autres et attisent l'hostilité, et se rapprocher le pays d'un état de guerre civile. Les événements de Mariupol sont la matérialisation de cette confrontation. Beaucoup de gens, les combattants et les civils, les militaires professionnels et les conscrits, ainsi que les volontaires, ont, dans les deux camps du conflit, souffert des conséquences de l'"opération anti- terroriste".

C'est une situation critique pour les travailleurs. Le gouvernement traite toutes les personnes qui protestent dans le mouvement anti- Maïdan de la même manière : les soldats ne comprennent pas sur qui ils tirent, et ceux qui sont abattus ne comprennent pas pourquoi ils meurent. Les deux camps en conflit manipulent leurs "fantassins" avec un cynisme particulier, et c'est pourquoi les travailleurs en viennent à lutter pour des idées qui n'ont rien à voir avec leurs intérêts matériels de classe.

Les unités militaires ukrainiennes et d'autres groupes armés se battent pour les idéaux insensés de national-patriotisme et « l'unité de la nation », tandis que les séparatistes se battent pour la création d'un nouvel État et/ou l'adhésion à la Russie. Dans tous les cas, l'objectif est l'État nation bourgeois avec ses bureaucrates, ses policiers, ses juges, ses prisons, ses capitalistes et ses miséreux.

Désormais, il y a déjà des dizaines de victimes et de morts à la suite des combats entre ces deux mouvements réactionnaires.L'incompétence de l'armée d'une part et la dépravation des combattants de l'autre font croître les pertes de façon significative.

Les plus hauts rangs du mouvement anti-Maïdan sont généralement constitués de militaires à la retraite ainsi que de hauts fonctionnaires de la police restés fidèles à l'ancien régime. Par conséquent, la direction des « républiques populaires » dans les régions de l'Est de l'Ukraine peut en effet être désignée comme une junte : une dictature de la police et des forces armées.

Les groupes fascistes et de criminels présents dans ce mouvement donnent à cette junte un caractère global profondément réactionnaire et radicalement opposé aux intérêts de classe des travailleurs dans les régions de l'Est.

La propagande pro-russe dépeint les combattants séparatistes comme des combattants de la résistance antifasciste. Selon cette propagande, l'"opération anti-terroriste" lancée par le gouvernement ukrainien n'est rien d'autre qu'une attaque des fascistes ukrainiens du "Secteur Droit", dont le rôle dans ces événements et dans bien d'autres s'en trouve de manière consternante gonflé hors de toute proportion.

Le "Secteur Droit" est une coalition mal coordonnée de plusieurs organisations d'extrême-droite. Sa structure sociale se compose de jeunes d'extrême droite et de groupes criminels. La structure sociale des combattants des "républiques populaires" est similaire pour l'essentiel : adolescents, gangsters et éléments déclassés. La popularité du "Secteur Droit" en ce moment est très faible (inférieure même à celle du Parti communiste de l'Ukraine totalement discrédité) ; en outre, le "Secteur Droit" se trouve dans une situation de guerre secrète avec le gouvernement ukrainien. En raison des opérations de relations publiques permanentes de la communauté internationale soi-disant antifasciste, le "Secteur Droit" est en train d'acquérir l'image terrible d'une puissante organisation qui dirige presque l'État ukrainien, ce qui n'est évidemment pas vrai.

Cependant, nous ne cherchons pas à minimiser le problème des mouvements fascistes en Ukraine. Le SAT a insisté à plusieurs reprises sur l'escalade de la violence d'extrême-droite, qui vise notamment les militants de gauche, et ce dès 2012, sous le régime de Ianoukovitch. Les militants du SAT ont également été attaqués. Un de nos camarades a été presque tué par les néo-nazis qui l'avaient attaqué avec des couteaux. En outre, le lieu de la manifestation du 1er mai de cette année a dû être déplacé en raison de menaces d'affrontements avec l'extrême droite. Résister aux mouvements fascistes a été l'une des principales tâches du mouvement anarchiste en Ukraine pendant une longue période. Contrairement à de nombreux "antifascistes" post-staliniens dans les pays occidentaux, nous connaissons ce problème de première main et non à partir d'Internet. Et pourtant, nous et nos camarades avons réussi à organiser des manifestations anarchistes le 1er mai avec un programme social, anticapitaliste et antinational à Kiev, à Kharkov et à Jitomir. Les anarchistes n'ont pas l'intention de céder du terrain aux nazis et au gouvernement de la droite libérale. C'est le SAT qui a organisé la campagne de protestation de la gauche radicale contre le parti au pouvoir "Bat'kivshyna" ["Patrie"].

Nous sommes prêts à poursuivre la lutte contre l'État, le capital, et l'extrême-droite qui les protègent. Mais ce combat est cent fois plus difficile lorsque l'État, l'Église, les structures de la police et des mouvements fascistes sont unis en une seule force. Telle est la situation dans le Donbass, où "l'Armée de la République populaire de Donetsk" est dirigée par Igor Strelkov, l'homme des services secrets de la Russie et grand fan du mouvement tsariste historique "Garde Blanche" ; où l'organisateur du référendum, le fondateur du mouvement "Donbass Orthodoxe", consulte le leader du plus ancien mouvement néo-nazi post-soviétique, le légendaire Alexandr Barkashov ; où les militants de l'anti-Maïdan manifestent leur solidarité et leurs respects envers une autre icône des fascistes européens - Aleksandr Douguine ; où le co-président du "Gouvernement de la république populaire de Donetsk", Denis Pushilin, regrette ouvertement que la révolution de 1917 ait mis fin au tsarisme et la qualifie de "sanglant désastre" .

Les slogans sociaux n'ont pas été insérés dans les manifestes et les documents officiels des séparatistes, alors qu'il y a beaucoup de phrases sur la paix sociale et les intérêts de la « petite entreprise ». À l'heure actuelle, la Junte criminelle et fasciste de l'Est organise des tortures et des enlèvements de militants syndicaux. Nous exigeons du gouvernement de Kiev qu'il retire immédiatement les troupes des villes, et de la junte de l'Est qu'elle cesse de terroriser les travailleurs pacifiques. Notre objectif est de poursuivre la résistance sur tous les fronts et de construire contre vents et marées un mouvement ouvrier révolutionnaire.

Nous appelons nos compagnons travailleurs ukrainiens à s'aligner derrière nos intérêts de classe communs, parmi lesquels la paix et la solidarité, mais pas la lutte insensée pour garder des territoires ou leur séparation.

La lutte des classes n'a rien à voir avec la lutte pour la redistribution du pouvoir. Quel que soit le vainqueur de la confrontation entre le gouvernement et les séparatistes, - nous perdrons, et c'est pourquoi son boycott est notre priorité. Ignorer les décisions du gouvernement, renoncer au militarisme, mener des grèves et construire un mouvement ouvrier révolutionnaire - telles sont nos armes contre la guerre qui nous est imposée.

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et sur la solidarité internationale d'autres organisations de la gauche radicale. Si nous ne commençons pas à nous lever maintenant, nous devrons faire face à des temps parmi les plus difficiles.

Ni dieux, ni maîtres, ni nations, ni frontières !

Prolétaires du monde entier, unissons-nous !

Kiev, le 14 mai 2014

SAT Syndicat Autonome des Travailleurs

Ukraine (1er mai 2013).

Ukraine (1er mai 2013).

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La guerre, c’est la santé de l’État

17 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

La guerre, c’est la santé de l’État

Dans le monde d’aujourd’hui, comme par le passé, la guerre est une nécessité pour les États afin d’établir leur domination sur les autres parties de la planète, d’unir leurs propres populations derrière eux contre un ennemi extérieur et afin d’augmenter les bénéfices de leurs propres industries d’armement qui sont une part croissante de leurs propres économies.

De plus en plus, les grandes entreprises et les institutions financières comme le FMI et la Banque mondiale, en collaboration avec les États comme les États-Unis, la France, la Chine, la Russie, etc., imposent leur domination économique par la force militaire. En outre, le développement de l’industrie de l’énergie nucléaire conduit à une société nucléaire de contrôle et de centralisation avec des menaces imminentes pour la vie humaine et l’environnement.

Les nouvelles technologies (drones, etc.) sont utilisées pour tuer de plus en plus de personnes et pour la surveillance accrue de l’État, y compris le contrôle des frontières de la forteresse Europe contre les immigrants en provenance d’Afrique. La recherche de minerais pour les industries nationales alimente la lutte des différents blocs afin d’établir un contrôle sur des sources importantes d’uranium, le pétrole et autres minerais.

La guerre est intimement liée à la destruction de l’environnement comme la défoliation de la jungle pendant la guerre du Vietnam et l’énorme dégradation de l’environnement avec le bombardement de raffineries de pétrole au cours des guerres du Golfe. La guerre implique le déplacement de populations entières, la migration forcée et la mise en place d’immenses camps de réfugiés. Elle déclenche la famine avec la destruction des cultures et des récoltes. Les viols de masse sont facilement utilisés comme une arme de terreur et comme un symptôme d’une masculinité déformée, élevée par le militarisme.

L’agitation de menaces extérieures fabriquées – comme celle de l’intégrisme islamique et, une fois de plus, celle de l’« Ours russe » ou de l’agression impérialiste occidentale –, ajoutées à la menace de troubles internes, souvent provoquées par l’État lui-même, est utilisée pour créer un ennemi intérieur, l’ennemi parmi nous, que ce soit des bandes de jeunes ou des groupes politiques. La militarisation croissante de la société est ainsi justifiée, avec le développement de la présence des troupes dans les rues et dans les transports, et une force de police de plus en plus militarisée.

Les blocs concurrents – États-Unis, Russie, Chine, Union européenne, etc. – cherchent à asseoir leurs propres sphères d’influence à l’échelle mondiale, conduisant à une tension croissante, comme on peut le voir avec la situation ukrainienne.

Nous nous opposons à la dérive vers la militarisation de la société et l’entraînement à la guerre.

Les différends sur les frontières sont utilisés comme un moyen par les États-nations afin de déclencher des conflits.

La solution n’est pas à rechercher dans de micronationalismes (Écosse, Catalogne, etc.) avec le développement de nouveaux petits États avec leurs propres forces armées, mais par une libre fédération des peuples, avec la destruction de l’industrie de guerre, la dissolution des armées, la disparition des frontières et le renversement du capitalisme lui-même.

Sur le plan pratique, nous nous opposons à leur entraînement vers la guerre et à la militarisation de la société par des campagnes contre le recrutement militaire, pour le soutien à tous les déserteurs et à tous les opposants à la guerre, pour la désobéissance civile de masse, des blocages et des grèves contre la livraison d’armes et contre les armées.

Pas de frontières. Pas de guerres.

Le partage de toutes les ressources par les populations de l’ensemble de la planète.

Guerre à la guerre !

Commission des relations de l’Internationale des Fédérations anarchistes

Madrid, 29 mars 2014

La guerre, c’est la santé de l’État
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Si vous passez par Paris

15 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Manifestation « Justice pour Galeano ! » Dimanche 18 mai 2014

Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

En dénonciation de la mort de Galeano, assassiné par des paramilitaires le 2 mai 2014, à La Realidad (Mexique, Chiapas).

Manifestation 14h00 - Place de l'Hôtel-de-Ville suivie d'un Rassemblement à 1 6h30 à La fontaine des Innocents -Châtelet/Les Halles

Le 1 er janvier 1994, date d'entrée en vigueur de l'Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oublié-e-s de toujours » que sont les Indien-ne-s, occupent au cri de « ya basta ! » (ça suffit !) plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tou-te-s les Indien-ne-s en lutte déclarent la guerre pour la dignité, la justice et la démocratie, ainsi que la reconnaissance de leurs droits et de leur culture.

Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt Lacandone ont offert une alternative au capitalisme.

Tout au long de ces vingt années, des groupes, collectifs, organisations, syndicats et individus très divers ont accompagné et soutenu chacune et chacun à sa façon leur cheminement... tout au long de ces années nous ne les avons pas oublié- e-s ! Face aux zapatistes, le pouvoir, à tous les niveaux, a toujours répondu par la répression, la violence et les assassinats. Il se sert de ses militaires et paramilitaires pour mener cette guerre. Mais les zapatistes restent fermes et continuent à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, sur la base d'assemblées communautaires, s'organisant en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour la mise en place d'une autonomie durable voient le jour - écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat - dans une région où la plupart des paysan-ne-s sont privé-e-s des services de base.

Le 2 mai 201 4, des groupes paramilitaires ont attaqué le caracol de La Realidad, siège du Conseil de bon gouvernement zapatiste de la région. Le bilan de cette attaque se solde par la destruction d'une clinique et d'une école autonome, par plusieurs blessés par balle dans une lâche embuscade et l'assassinat de Galeano.

Il a été clairement ciblé pour son rôle dans l'organisation de la Petite École (Escuelita) qui symbolise la nouvelle initiative zapatiste internationale et nationale. Cette attaque est d'une telle gravité que le Conseil de bon gouvernement, représentation civile des communautés zapatistes de la région, a fait appel à l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Le commandement de l'EZLN a répondu positivement à l'appel du Conseil et est chargé par celui-ci de faire face à la situation créée par cette attaque.

Un coup porté contre l'un-e d'entre nous est un coup porté contre tou-te-s !

Justice pour Galeano !

Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

Solidarité avec les zapatistes !

A l'appel de: Alternative Libertaire, Collectif Grains de sable, Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL), Compagnie Tamerantong, Espoir Chiapas, Fédération anarchiste, Fédération SUD éducation, Les trois passants, Secrétariat internationale de la CNT, Union syndicale Solidaires. Nous lançons un appel aux associations, collectifs, individus, à signer et à faire signer cette lettre collective de solidarité.

Envoyez vos signatures à: chiapas@solidaires.org document au format PDF:

Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/33377

Source : http://salvador-segui.blogspot.com/2014/05/18...

Si vous passez  par Paris
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DECLARATION ANARCHISTE CONTRE LA GUERRE EN UKRAINE

8 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

DECLARATION ANARCHISTE CONTRE LA GUERRE EN UKRAINE

Guerre à la guerre ! Pas une goutte de sang pour la « nation »!

La lutte de pouvoir entre les clans de l’oligarchie en Ukraine menace de se transformer en conflit international armé. Le capitalisme russe tente d’utiliser la redistribution du pouvoir au sein de l’Etat ukrainien pour mettre en oeuvre ses vieilles aspirations impériales et expansionnistes en Crimée et en Ukraine orientale, régions où il a d’importants intérêts économiques, financiers et politiques.

Dans le contexte de la prochaine crise imminente en Russie, le régime tente d’attiser le nationalisme russe afin de détourner l’attention de l’aggravation des problèmes socio- économiques des travailleurs : salaires et pensions de misère, démantèlement des soins accessibles, de l’éducation et d’autres services sociaux.

Dans la tempête d’une rhétorique nationaliste et agressive, il est plus facile d’instaurer un Etat autoritaire et corporatiste basé sur des valeurs réactionnaires et des politiques répressives.

En Ukraine, la crise politique et économique aigüe a conduit à exaspérer la confrontation entre les « nouveaux » et « vieux » clans oligarchiques, et a pour la première fois utilisée des formations ultra-nationalistes et ultra-droitières pour réaliser un coup d’Etat à Kiev.

L’élite politique de Crimée et d’Ukraine orientale n’a pas l’intention de partager son pouvoir et ses propriétés avec les nouveaux dirigeants de Kiev et se tourne vers le gouvernement russe pour avoir de l’aide. Des deux côtés, on a recours à l’hystérie nationaliste, respectivement ukrainien et russe. Il y a des affrontements armés et effusion de sang.

Les puissances occidentales ont leurs propres intérêts et leurs propres aspirations, et leur intervention dans le conflit pourrait mener à une troisième guerre mondiale.

Ces messieurs des différentes cliques belligérantes nous poussent, comme d’habitude, nous les gens ordinaires, les travailleurs salariés, les chômeurs, les étudiants, les retraités…, à nous battre pour leurs intérêts. Ils veulent nous saouler avec leur drogue nationaliste, nous pousser les uns contre les autres, nous faire oublier nos réels besoins et intérêts : que nous n’avons que faire de leurs « nations », alors que nous avons à régler d’autres problèmes urgents et vitaux : comment joindre les deux bouts dans ce système qu’ils ont instauré pour nous opprimer et nous réduire en esclavage.

Nous ne succomberons pas à l’intoxication nationaliste !

Qu’ils aillent en enfer avec leurs Etats et « nations », leurs drapeaux et leurs discours !

Ce n’est pas notre guerre et nous ne devons pas y participer et payer avec notre sang leurs palais, leurs comptes en banque et leurs plaisirs de s’asseoir dans les confortables fauteuils du pouvoir.

Et si ces messieurs de Moscou, Kiev, Lvov, Kharkov, Donetsk et Simferopol commencent cette guerre, notre devoir est d’y résister par tous les moyens !

Pas de guerre entre les « nations » – pas de paix entre les classes !

KRAS-AIT (Confédération Révolutionnaire Anarcho-Syndicaliste, Russie),

Fédération Anarchiste de Moldavie (Moldavie),

Fraction Socialisme Révolutionnaire (Ukraine),

Internationalistes d’Ukraine, de Russie, de Lituanie, d’Israël et de Moldavie.

http://regard-noir.toile-libre.org/declaration-des-anarchistes-contre-la-guerre-en-ukraine/

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"POCHOIRS à BESAK"

6 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #A lautodidacte.org

Du 7 au 17 mai,

Expo Des murs et de la peinture

"POCHOIRS à BESAK"

à la librairie l’Autodidacte, 5 rue Marulaz

Le mercredi 7/05 à partir de 16h : présentation de l’expo

Ouverture de 16h à 19h

les 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14 et 17 mai

"POCHOIRS à BESAK"
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