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Tchernobyl, 20 ans après

26 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Youri Bandazhevsky est d'origine biélorusse. Professeur de médecine et spécialiste en anatomo-pathologie, il a constaté, après l'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, une recrudescence de pathologies graves et de maladies cancéreuses dans la région. Or, les sources officielles multiplient les messages rassurants. Le scientifique est donc perçu comme dangereux et, accusé à tort de corruption, il est condamné à 8 ans d'emprisonnement en 2001. 

Il y a plus d'un an, la CRIIRAD (Comission de recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a décidé d'aider ce professeur en montant, en partenariat avec lui et son épouse,  un laboratoire de recherche indépendant, spécialisé dans les conséquences de l'incorporation chronique de produits radioactifs. Pour ce faire, la CRIIRAD a obtenu un équipement de base, la formation sur ces équipement et plus des deux tiers du financement. Elle a également monté un dossier pour définir le lieu de l'implantation du laboratoire et l'administration bélarusse devait donner réponse courant mai.Enfin, Youri bandazhevsky; libéré de façon anticipée en 2005 mais assigné à résidence, avait reçu l'autorisation de se rendre en France à l'inviation de la CRIIRAD.

Or, le 21 Avril 2006, la CRIIRAD apprend que le professeur et sa femme s'envolent pour la France en compagnie d'une délégation de la mairie de Clermond-Ferrand. Ils n'étaient pourtant attendu que 10 jours plus tard car ils devaient participer à l'assemblée générale de la CRIIRAD, à des réunions de travail pour la mise en place du nouveau laboratoire... et également à une conférence de presse pour répondre aux nombreuses attaques qui se sont développées en son absence sur ses travaux de recherches (notamment pour la France, celles du professeur Aurengo et de l'institut de Radioprotection et de sûreté Nucléaire).

La CRIIRAD a appris alors par diverses sources qu'un accord entre la France et le Bélarus oblige les deux scientifiques à se rendre à Clermond-Ferrand. Aussi, il n'est plus question de créer d'un laboratoire indépendant mais seulement d'octroyer une bourse de post doc à Youri Bandazhevsky.

la CRIIRAD n'est pas étonnée de ces bouleversements de dernière minute. En effet, la création de ce laboratoire indépendant à suscité de très fortes oppositions, venant essentiellement du lobby nucléaire et le la diplomatie française. Il est évient que la coopération entre la France et le Belarus montée par le lobby nucléaire (EDF, AREVA...)recueille depuis plus de 8 ans le soutien plein et entier des pouvoirs publics et de l'ambassade de France en Bélarus.

Il est donc évident que l'implantation d'un laboratoire indépendant, étudiant les véritables conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, n'est pas du goût de tout le monde et menace les intérêts financiers de certains...

Bien que très investie dans ce projet et consternée par la tournure que prennent les événements, la CRIIRAD ne souhaite pas s'exprimer d'avantage sur ce sujet, craignant que le professeur et sa famille n'en subissent les conséquences.

Pour plus d'informations sur les conséquences de Tchernobyl : La Philosophie de ma vie, journal de prison de Youri i. Bandazhevsky, Jean-Claude Gawsewitch Editeur 

 

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Communiqué FA contre le CPE

11 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Agir au lieu de fléchir !

Il faut choisir !


Les millions de personnes ne sont pas descendues dans la rue pour la seule abrogation d’un article qui officialisait encore un peu plus la précarité.
Elles ont envahi le pavé pour en finir avec des politiciens et une société qui ne voient en nous qu’une ressource de plus dans leurs équations macabres. Soit nous acceptons une sortie de crise qui ne changera en rien nos vies quotidiennes, et nous nous en remettons aux prochaines élections, soit nous disons assez et commençons à construire le « rêve générale »!

Lundi matin, le gouvernement a piteusement décidé de « remplacer » le CPE pour tenter de mettre fin au mouvement de colère générale de la jeunesse dont il avait dangereusement sous-estimé la détermination.

Deux mois de luttes intenses, de manifestations, de blocages, d’occupations ont eu raison de l’arrogance de ce gouvernement dont l’obstination n’avait d’égale que son mépris pour la jeunesse de ce pays. Cependant, si le symbole du CPE a bel et bien été retiré, la majeure partie de la « Loi sur l’égalité des chances » ainsi que le CNE sont conservés. Ainsi la lutte contre la précarité et l’arbitraire continue et l’essentiel est bien évidemment de maintenir la pression, et de pousser l’avantage, d’élargir nos revendications, bien au delà du simple remplacement d’un article de loi par un autre. Nous sommes en effet nombreux à penser que le CPE n’est jamais qu’un point de départ, le déclencheur d’une lutte visant rien de moins que le rejet du projet ultralibéral, la remise en question de l’aliénation capitaliste. Se contenter de la seule abrogation du CPE reviendrait dès lors à se contenter d’une demi-victoire, et donc se contraindre à assumer un demi-échec. Ce serait d’autant plus dommage que, sur de nombreux points, ce mouvement est exemplaire.

Si l’heure n’est pas au bilan, on ne boudera pas notre plaisir en rappelant que les pratiques autogestionnaires, les assemblées souveraines, le rejet des leaders, l’autonomie des individus et des groupes sont, le plus souvent, la règle. De même, le principe de l’action directe a connu ces dernières semaines de belles mises en application. Enfin, à la capacité de certains à s’affronter directement aux forces de police, fût-ce au prix de nombreuses arrestations, correspond la capacité qu’ont d’autres d’inventer de nouvelles manières de lutter, une réactivité par moment surprenante, un recours à l’humour et à la spontanéité, tout aussi essentiels. Pour autant, les regrets sont à peu près aussi nombreux que les raisons de se réjouir. Une fois de plus la grève générale, outil que nous préconisons et dont se réclament à présent nombre d’étudiants et de salariés, a été laissée au placard par des centrales syndicales toujours aussi frileuses.

La jonction tant souhaitée entre le monde du travail et celui de l’université a donc peu de chances de se réaliser. Autre jonction ratée : celle qui aurait pu, qui aurait dû se faire, entre les émeutiers de novembre et les grévistes d’aujourd’hui. Dommage. De ces occasions manquées il nous faudra, l’heure venue, tirer tous les enseignements. Et, pour reprendre une expression popularisée par le psychorigide de Matignon, veiller à le faire « sans tabou ». Pour le moment, l’important est d’amplifier la fronde, de veiller à ce que la colère ne retombe pas. Les anarchistes ne sont ni fiers ni heureux, ni même satisfaits de prendre pleinement leur part à la révolte actuelle. Ils en sont, naturellement. Et continueront d’en être.

Fédération Anarchiste

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technique de collage...

7 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Vu Rue Ronchaux, le 04 Avril 2006.

J'avais entendu parlé de fachos qui s'amusaient a encoller leurs affiches en mêlant colle et bris de verre, pour dissuader toute personne normallement constituée de les arracher, mais je n'avais encore jamais vu leurs réalisations... C'est chose faite. Dire que leur slogan est  "mieux vaut être ivre que con, ça dure moins longtemps" apparement, y'en a qui cumulent!

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Tract anti-CPE avril 2006

5 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract

C’est dans la rue que les batailles se gagnent !

 La démocratie, c’est vote et ferme ta gueule

 Certains ont cru qu’en appelant à voter Chirac en 2002, ce dernier tiendrait compte des voix de gauche. Dure leçon de politique et grave méconnaissance des fondements de la démocratie parlementaire ! Depuis toujours, les anarchistes rappellent que les élections ne servent qu’à donner un chèque en blanc à un gouvernement, qui fait ce qu’il veut le temps de son mandat. Il vote des lois, change la constitution, s’immunise, se protège, s’enrichit et sert des intérêts de classe. C’est cela la démocratie et le gouvernement actuel l’a bien compris.

 Le mépris en plus

 C’est pourquoi il renforce la précarité, la répression à tous les niveaux et impose ses lois de régression sociale.

 – Le CNE, pour toutes les entreprises de moins de 20 salariés, qui établit lui aussi une période d’essai de 2 ans et la possibilité de licencier à tout moment, sans motif. Ce contrat est passé en force, l’année dernière, à l’aide du 49.3 et sans réelle mobilisation syndicale ou politique pour l’empêcher.

 – Le CPE, pour les jeunes de moins de 26 ans, qui établit la période d’essai de 2 ans et la possibilité de licencier à tout moment sans motif. Ces deux points pourraient être discutés mais le principe de précarisation reste.

 – L’état d’urgence, voté en novembre 2005 contre les émeutiers, réactivant des lois datant de la période coloniale.

 – Les nouvelles lois Sarkozy en matière d’immigration (CESEDA), qui instaurent elles aussi l’immigration jetable et fragilisent encore plus les droits des immigrés.

 – L’apprentissage à 14 ans, la suppression des ZEP, le travail de nuit pour les jeunes.

 – La vidéosurveillance qui se généralise, la chasse aux chômeurs, la casse du système de santé, de retraite, de la sécurité sociale, etc.

 Depuis 4 ans, les gouvernements Raffarin et de Villepin arrivaient à tenir jusqu’au bout. Ils ne cédaient rien, conscients du manque de perspectives émancipatrices portées par les partis de gauche ou les directions syndicales.

 L’ensemble des lois déjà promulguées et de celles en préparation fait partie d’un projet global au service du patronat. Les lois sur l’immigration, elles, sont inspirées du programme du Front national et ont principalement pour but de recueillir les voix de cet électorat. Dire que certains ont voté Chirac pour faire barrage au FN !

 Avec le CPE, le pouvoir a peut-être fait sa première erreur. Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et qui a poussé la jeunesse dans la rue. Et les syndicats ont dû suivre !

 La dernière intervention de Chirac était bien sûr destinée à sauver de Villepin. Elle risque, si la mobilisation de s’intensifie pas, de rompre l’unité syndicale et de permettre aux partis de gauche d’appeler au retour au calme en nous donnant rendez-vous en 2007.

 Ne soyons pas dupes. Continuons la lutte jusqu’à la suppression de la loi sur l’égalité des chances avant d’imposer le retrait du CNE !

 Si les élections pouvaient changer les choses, elles seraient interdites

 Cette lutte contre le CPE montre que seule la lutte paie et qu’il est temps d’en finir avec la résignation de mise depuis de nombreuses années.

 A nous, de construire l’espoir d’un changement social radical en nous rencontrant et en faisant converger les luttes de toutes les victimes du système capitaliste : les précaires, les travailleurs, les chômeurs, les immigrés…

 A nous d’occuper nos lieux de vie et de travail, de développer les solidarités, de bloquer l’économie capitaliste, d’imposer nos revendications, de changer la donne avant d’aller plus loin vers une socialisation de l’économie, organisée sur la base du fédéralisme libertaire.

 Plus que jamais l’ennemi reste l’Etat, le capital,  sans oublier les religions !

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Bloquons tout

2 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract

Face à l’autisme du gouvernement, grève générale, occupations, autogestion , expropriation !

ON CONNAISSAIT le mépris du politicien pour la volonté générale. Chirac, en promulguant la loi sur l’égalité des chances, vient de montrer en quelle estime il tient l’immense majorité des habitants du pays, qui rejettent le CPE. Depuis maintenant plusieurs semaines, les jeunes luttent dans la rue par la grève et le blocage des établissements, des gares, des routes, contre la précarité et la misère que veulent leur imposer le patronat et le gouvernement. Le mouvement s’amplifie de jour en jour dans les facs et dans les lycées et ce malgré la répression. Les manifestations ont réuni des millions de personnes. Mais tout ce que voient les partis politiques dans cette affaire, c’est une bonne occasion de piquer la place du copain, ou un gros risque de perdre la sienne. Villepin et Sarkozy briguent le trône, les dents des « socialistes » rayent ostensiblement le plancher, l’extrême gauche guigne des strapontins... Leur avenir personnel leur importe bien plus que la précarité des travailleurs. Pourtant, il est possible d’agir, contre le mépris obstiné du gouvernement, et malgré les ambitions de la gauche des isoloirs, en qui on ne peut pas avoir confiance (Tuc, Emplois jeunes, etc.) Mais nous devons à tout prix éviter de reproduire l’échec du mouvement des retraites de mai juin 2003 où nous avions attendu vainement l’appel à la grève générale, l’arrêt massif et prolongé de la production, la paralysie de l’économie. Les grandes organisations syndicales et leurs bureaucraties, engluées dans la cogestion et financées par l’État et les entreprises, sont incapables de s’opposer efficacement aux attaques répétées que nous subissons. Alors que la jeunesse se bat, seule, depuis des semaines, les confédérations syndicales n’ont rien d’autre à proposer que la mortelle stratégie des « journées d’action » sans lendemain... Qu’attendent-elles, sinon le pourrissement du conflit ? Pourra-t-on faire reculer le patronat et l’État sans les frapper là où cela leur fait le plus mal, au portefeuille, aux profits ? Si faire grève est toujours un choix difficile, cela reste le seul moyen de renverser le rapport de force en notre faveur. Nous ne pourrons supprimer la misère et la précarité sans remettre en cause le salariat, qui n’est rien d’autre que le vol organisé et légalisé, du fruit de notre travail, sans exproprier le patronat. Nous ne pourrons conquérir l’égalité économique et sociale sans supprimer l’État, chien de garde des riches et des puissants, garant et créateurs des privilèges et de l’injustice, sans autogérer la société. Le gouvernement joue le pourrissement et la répression, l’opposition récupère à tout va... Nous devons impérativement faire preuve de solidarité dans toutes nos actions, dans toutes nos décisions. À nous d’amplifier le mouvement, de préserver et développer les pratiques d’action directe et de solidarité, de nous organiser de façon fédéraliste, sans domination ni soumission. Battons-nous jusqu’au bout et construisons la grève générale illimitée expropriatrice et autogestionnaire !
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Contre le CPE, et après ?

2 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract

Le mépris en plus

Que dire de ce gouvernement qui établit la précarité et la répression à tous les niveaux et qui impose ses lois de régression sociale ?

 

-         le CNE, pour toutes les entreprises de moins de 20 salariés, qui établit lui aussi une période d’essai de 2 ans et la possibilité de licencier à tout moment, sans motif. Ce contrat est passé en force en été à l’aide du 49.3

-         le CPE, pour les jeunes de moins de 26 ans, qui établit la période d’essai de 2 ans et la possibilité de licencier à tout moment sans motif. Ces deux points pourraient être discutés mais le principe de précarisation reste.

-         l’état d’urgence votée en novembre 2005 contre les émeutiers, ré appliquant des lois de la période coloniale.

-         les nouvelles lois Sarkozy, en matière d’immigration (CESEDA), qui instaure elles aussi l’immigration jetable et fragilise encore plus les droits des immigrés

-         l’apprentissage à 14 ans, la suppression des ZEP, le travail de nuit pour les jeunes

-         la vidéosurveillance qui se généralise, la chasse aux chômeurs, la casse du système de santé, de retraite, de la sécurité sociale, etc.…

 Jusqu’à présent, le gouvernement tient jusqu’au bout. Il ne cède rien, conscient du manque de perspectives émancipatrices portées par les partis de gauche ou les directions syndicales.

 

Voilà ce qu’est la démocratie !

Certains ont cru qu’en appelant à voter Chirac en 2002, ce dernier tiendrait compte des voix de gauche. Dure leçon de politique ! Depuis toujours les anarchistes rappellent que les élections ne servent qu’à donner un chèque en blanc au gouvernement qui fait ce qu’il veut le temps de son mandat. Il vote des lois, change la constitution, s’immunise, se protège, s’enrichit. Qu’importe qui est aux commandes ! C’est cela la démocratie et le gouvernement actuel l’a bien compris, lui qui ne s’appuie que sur les règles républicaines.

 

 

 

 Si les élections pouvaient changer les choses, elles seraient interdites

A nous donc de construire l’espoir d’un changement social radical en rencontrant et en agissant avec toutes les victimes du système capitaliste : les précaires, les travailleurs, les chômeurs, les immigrés...

A nous d’occuper nos lieux de vie et de travail, de développer les solidarités, de bloquer l’économie, d’imposer nos revendications, de changer la donne avant d’aller plus loin vers une socialisation de l’économie organisée sur la base du fédéralisme libertaire.

Pour cela nous devrons encore et toujours combattre l’Etat et le capital.

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