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Bombe à HEC

25 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

En l'absence de revendication, la piste de militants anarchistes, est privilégiée.

 

 

 

Magistrats et policiers restent dubitatifs au lendemain de la découverte d'engins incendiaires dans les locaux d'HEC, à Jouy-en-Josas (Yvelines). Seize bouteilles en plastique d'1,5 litre chacune, remplies de liquide inflammable, étaient cachées dans les faux plafonds d'un local technique. Trois d'entre elles seulement ont pris feu, dans la nuit de mercredi à jeudi. Ce début d'incendie a noirci le mur des toilettes et plusieurs bouteilles sont tombées à terre. Jeudi matin, les employés chargés du ménage ont constaté les dégâts et donné l'alerte.

Les enquêteurs s'interrogent sur le choix de la cible. Les locaux d'HEC accueilleront l'université d'été du Medef, du 29 au 31 août prochains. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, ainsi que plusieurs ministres doivent faire le déplacement. La police technique et scientifique concentre son attention sur le minuteur artisanal. Or, le délai de mise à feu ne pouvait pas dépasser 24 heures. Selon des sources proches du dossier, le matériel a probablement été déposé dans la journée de mercredi, le minuteur étant réglé sur 2 heures du matin.

Une chose est acquise: le dispositif ne permettait donc pas un déclenchement pendant l'université d'été du Medef. Il reste que si l'incendie s'était propagé par les gaines techniques, il aurait pu détruire entièrement le bâtiment en quelques heures. En l'absence, pour l'instant, de revendication, la piste de militants anarchistes, altermondialistes ou d'extrême gauche est privilégiée. Ben Voyons

Source L'EXPRESS.fr

 
 

 

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anarchistes arrêtés en Russie

24 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Le 15 août, deux anarchistes ont été arrêtés en Russie. Les services secrets du FSB tentent de créer un réseau entre les terroristes tchétchènes et les anarchistes dans le cadre d'un attentat survenu deux jours plus tôt contre un train. Andrei Kalyonov et Denis Zeleniuk se rendaient au Congrès de l'Association of Anarchist Movements à Yaroslavl.

Le 15 août, la police a arrêté Andrei Kalyonov et Denis Zeleniuk, membres de la Petersburg Anarchist League. Ils se rendaient au Congrès de l'ADA (Association of Anarchist Movements) à Yaroslavl à bord de trains locaux.
Ils se trouvaient près de la ville de Malaya Vishera quand ils furent approché par la police et finalement arrêtés. Khasan Didigov, un Tchétchène vivant à Novgorod, a également été arrêté mais séparément.

Le 13 août, le train Nevsky Express a déraillé après une explosion. Celle-ci a eu lieu à quelques kilomètres avant la gare de Malaya Vishera.

Il semble qu'Andrei et Denis étaient juste au mauvais endroit au mauvais moment. Apparemment, la police recherchait dans les environs des personnes aux allures suspectes. Et les ont trouvés... Ils auraient été sarcastiques lorsque la police a commencé à les interroger. Les témoins qui avaient noté des personnes suspectes près du train avant l'explosion ont été les
reconnaître  (venues sur les lieux avec des kits de photographies d'identité.) Bien qu'Andrei et Denis ne ressemblaient pas aux suspects, ils furent arrêtés.

Regardez les photos et comparez vous-mêmes : http://cia.bzzz.net

Quand il est apparu qu'ils sont de dangereux anarchistes, ils ont été placés en détention. L'appartement d'Andrei a été fracturé et fouillé à Saint-Petersbourg. Les deux anarchistes ont eu des soucis avec la justice et ont participé à des manifestations hebdomadaires contre la guerre, le FSB tente de trouver un lien entre les anarchistes et les terroristes tchétchènes. Il n'y a pas de nouvelles vraiment sûres à leur sujet : les seules choses que l'on sait provient de contacts personnels avec des journalistes qui ont eux-mêmes des contacts personnels avec le FSB. Il semblerait qu'ils seront détenus au moins un mois. C'est probablement le temps nécessaire pour investiguer et décider s?il y a des charges à leur encontre. La loi autorise une telle détention sans charges dans les cas de
terrorisme.

Nous tâcherons d'obtenir plus d'informations, mais chacun est dans actuellement dans l'ignorance. S'ils ne sont pas libérés rapidement, nous demanderons à chacun de réaliser des manifestations de soutiens et d'envoyer
des faxs.

Contact : anarchistsolidarity@yahoo.com

Source : « Alter-EE mailing list », concernant les activités des anarchistes dans les pays d'Europe de l'Est

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SACCO et VANZETTI

23 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #notre histoire

SACCO et VANZETTI      

Dans la nuit du 22 au 23 août 1927, malgré une mobilisation et une réprobation internationale sans précédent, Nicola SACCO et Bartolomeo VANZETTI sont exécutés (peu après minuit) sur la chaise électrique du pénitencier de Charleston, Etat du Massachusetts, USA. La nouvelle de ces exécutions déclenchera à nouveau un immense mouvement de colère ponctué de violences contre le gouvernement américain.

Le 23 août 1977, cinquante ans après leur exécution, le Gouverneur de l'Etat du Massachusetts, Michael Dukakis, prononce la réhabilitation de Nicola Sacco et de Bartolomeo Vanzetti, mais cela n'efface pas pour autant de l'histoire des Etats-Unis cette ignominie.

 Source Ephéméride anarchiste

http://ytak.club.fr/index.html

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Pas d'armée à l'école

21 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Après l'école de la revanche des Ferry, Macé, Bert, l'école des mercenaires avec des enseignants et d'anciens militaires.
les membres du corps enseignant seront-ils complices en participant à cette « délation » ?

 

Lu dans le quotidien des assomptionnistes La Croix  du jeudi 19/07/2007 :


Hervé Morin veut diversifier le recrutement des armées -


Le ministre de la défense Hervé Morin a choisi, hier, un lieu symbolique fort pour faire état de son intention d'« initier une politique d'égalité des chances » dans l'accès aux grandes écoles militaires : le Centre d'information et de recrutement de l'armée de terre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris, au coeur de l'une des banlieues les plus peuplées, les plus défavorisées et les plus mélangées ethniquement. Il était accompagné pour la circonstance de Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la politique de la ville.
Dirigé par le capitaine Slimane Kenani, ce centre fait partie de la centaine d'autres centres qui, répartis sur l'ensemble du territoire national, ont permis ces dernières années à l'armée de terre d'assurer un recrutement assez large, sur le plan social, de ses soldats du rang. Un exemple d'intégration que le ministre voudrait voir suivi par les grandes écoles militaires, qui forment les officiers et les sous-officiers dans l'armée de terre mais aussi dans les autres armées (marine et air). 
Il a par ailleurs d'ores et déjà décidé de préparer « un plan d'action » pour renforcer l'égalité des chances, notamment à l'entrée de Polytechnique, de Saint-Cyr Coëtquidan, de Navale ou de Salon-de-Provence, écoles d'officiers bien connues. Ce plan, dont le contenu sera rendu public après l'été, devra s'appliquer en 2008. Il s'articulera autour d'une campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires. Les proviseurs et les enseignants de lycées seront incités à déceler les élèves (garçons comme filles) présentant les capacités requises et à les orienter vers les concours des grandes écoles militaires, via les classes préparatoires. L'accès aux lycées militaires pourrait être également élargi.
? Le ministre envisage également de renforcer le processus de recrutement des soldats du rang, toujours par une action auprès des établissements scolaires. L'objectif serait de permettre aux élèves des lycées d'enseignement professionnel d'effectuer, dans le cadre de leur formation par alternance, des stages au sein des armées, comme ils en font jusqu'à présent dans diverses entreprises. Avant d'aboutir, ces projets devraient faire l'objet d'une concertation avec l'éducation nationale. Ce ne sera pas l'étape la plus facile. Encore que le fossé qui existait naguère entre les institutions militaire et scolaire a tendance à se combler, comme le montre la réussite des récents « centres deuxième chance » créés avec des enseignants et d'anciens militaires.

 

Résistons à la militarisation de la société

A bas toutes les arméees

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Pérou

19 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Pérou - Aide urgente après le séisme. Appel des anarchistes
by Qhispikay Llaqta Sunday, Aug 19 2007, 12:27pm

Aide pour Ica

Le tremblement de terre qui a frappé le Pérou a laissé des villes en ruines. Les anarchistes du Groupe « Qhispikay Llaqta » appellent les libertaires et quiconque se sent concerné à organiser l’aide pour la région touchée par le séisme.

Les militants du Grupo « Qhispikay Llaqta » ont appelé les libertaires, les amis et quiconque se sent concerné à se rassembler dimanche 19 août place Francia, à Lima, pour organiser l’aide pour la région touchée par le séisme.

APPEL A L’AIDE POUR ICA

« Camarades et amis, tout le monde connaît déjà le désastre qui a frappé nos soeurs et frères du sud du pays (Ica, Chincha, Pisco), à côté des régions montagneuses de Huancavelica, Ayacucho, Ica, et du sud de Lima. A cause de cette catastrophe, et indépendamment des différences personnnelles, le moment est venu de s’unir et d’être solidaire, non seulement en mots mais aussi en actes », ont déclaré les anarchistes du Grupo « Qhispikay Llaqta » (Groupe « La liberté du peuple »)

Ces camarades ont demandé aux libertaires ainsi qu’aux amis d’apporter :
- des couvertures
- des vêtements en bon état
- des denrées alimentaires non-périssables
- de l’eau
- des manteaux
- des tentes
- et tout ce qui peut être utile en pareille circonstance.

« La ville d’Ica est aussi celle des camarades du collectif « Ica No Pasiva », bien que pour le monent nous n’ayons pas de nouvelles d’eux. Tous les dons seront envoyés à Ica par les moyens mis en place par une commission du Movimiento Nacional de Nats [1] Organizados del Perú (MNNATSOP - National Movement of Organized Child and Teenage Workers of Peru) qui a une branche dans l’Avenida Arequipa. Cette organisation de jeunes travailleurs est dignes de confiance depuis que nous connaissons son travail. Nous avons déjà eu précédemment des contacts avec eux. Il est également possible que certains d’entre nous prennent part à la commission », ont expliqué les libertaires du Grupo « Qhispikay Llaqta » avant d’en appeler à la solidarité : « Aidons les femmes, les hommes, les personnes âgées et les enfants ainsi que les camarades qui vivent dans la région d’Ica, qui n’ont rien. Tandis qu’aujourd’hui nous sommes dans nos familles, beaucoup de ces personnes n’ont ni famille ni maison où se loger. Nous ne pouvons pas rester indifférents. »

PLUS D’INFOS :
Vous pouvez obtenir plus d’informations, en vous adressant aux camarades péruviens.
grupo_qhislla@yahoo.es
grupoqhislla@gmail.com

« A voix autre » vous tiendra informés des moyens de soutenir les libertaires du Pérou dans leur démarche.

Source :
http://peru.indymedia.org/news/2007/08/34545.php

[Traduction en anglais par FdCA-Relations Internationales]
[Traduction en français par « A voix autre » avoixautre@no-log.org]

 

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La véridique histoire du A cerclé

17 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #notre histoire

         La véridique histoire du A cerclé

LE A DANS UN CERCLE est un sigle si répandu, si connu et reconnu qu'on a fini par le prendre pour un symbole traditionnel de l'anarchisme, comme s'il avait existé depuis toujours. La rumeur le fait parfois remonter à la Révolution espagnole: l' oeil des jeunes anarchistes est plus habitué à voir un A cerclé qu'une cible peinte sur le casque d'un milicien. Certains croient qu'il ferait référence à Proudhon, résumant son idée de l'Anarchie dans l'Ordre. En réalité, il s'agit d'un phénomène récent dans l'iconographie libertaire :
le A cerclé a en effet été inventé à Paris en 1964 et réinventé à Milan en 1966.

Deux dates, deux lieux de naissance ? Voyons-y de plus près.
C'est en avril 1964, sur la couverture du bulletin Jeunes Libertaires qu'apparaît le dessin d'un sigle que le groupe JL. de Paris propose "à l'ensemble du mouvement anarchiste" par delà les différents courants et les divers groupes ou organisations. Deux motivations principales nous ont guidés : d'abord faciliter et rendre plus efficace les activités pratiques d'inscriptions et affichages, ensuite assurer une présence plus large du mouvement anarchiste aux yeux des gens, par un caractère commun à toutes les expressions de l'anarchisme dans ses manifestations publiques. Plus précisément, il s'agissait pour nous d'une part de trouver un moyen pratique permettant de réduire au minimum le temps d'inscription en nous évitant d'apposer une signature trop longue sous nos slogans, d'autre part de choisir un sigle suffisamment général pour pouvoir être adopté, utilisé par tous les anarchistes. Le sigle adopté nous a paru répondre le mieux à ces critères. En l'associant constamment au mot anarchiste il finira, par un automatisme mental bien connu, par évoquer tout seul l'idée de l'anarchisme dans l'esprit des gens.
Le sigle proposé est un A majuscule inscrit dans un cercle ; Tomás Ibañez en est l'initiateur, René Darras le réalisateur. D'où vient l'idée, de la simplicité de réalisation (en particulier avec la méthode d'impression par stencils de l'époque !), du sigle antimilitariste déjà répandu du CND (Campaign for Nuclear Disarmament), d'autres inspirations ? L'Alliance ouvrière anarchiste affirme l'avoir utilisé dans sa correspondance dès la fin des années 1950 ; mais il ne figure dans son bulletin qu'à partir de juin 1968.
La proposition des Jeunes Libertaires de 1964 n'a eu aucun succès, hormis quelques graffitis dans les couloirs du métro parisien - n'oublions pas qu'alors on imprimait soit sur stencils, soit en typographie classique, et qu'il aurait donc fallu réaliser un cliché au plomb figurant un A inscrit dans un cercle. En décembre de la même année, le A cerclé apparaît en titre d'un article signé Tomás [Ibañez] dans le journal Action libertaire. Le réseau des Jeunes Libertaires, qui comptait au début des années 60 plusieurs groupes dans toute la France, s'est affaibli : les bulletins régionaux ne paraissent plus et le bulletin parisien sera en sommeil de 1965 à 1967 ; plusieurs " J. L. " seront par la suite aux premiers rangs du mouvement de Mai 68.
Fin du premier chapitre.

Il faut attendre 1966 pour que le symbole du A cerclé soit repris et utilisé, d'abord à titre expérimental puis régulièrement, par la Gioventù libertaria de Milan, qui avait des rapports fraternels avec les jeunes Parisiens. Ces deux groupes ont été à l'origine du Comité européen de liaison des jeunes anarchistes (CLJA). C'est alors que commence la vie publique du sigle.
Les premières fois qu'on le voit, c'est justement à Milan, où il sert de signature habituelle aux tracts et aux affiches des jeunes anarchistes, parfois associé au signe antinucléaire et à la pomme des provos hollandais. Puis il s'étend en Italie et dans le monde entier ; mais on n'a presque point vu de A cerclés pendant le mai parisien en 1968, les premières traces n'apparaissent guère qu'en 1972-73. C'est en effet au début des années 70 qu'explose la mode du A cerclé, que s'approprient et qu'imitent les jeunes anars dans le monde. Il connaît un tel succès que, selon un avis autorisé, si son inventeur l'avait breveté il serait milliardaire aujourd'hui. Pourquoi ce succès si rapide, si frappant ? Il est dû aux motifs mêmes qui avaient fait proposer le sigle par les J.L. : d'une part il est extrêmement facile à dessiner, aussi simple que la croix, plus simple que la croix gammée ou la faucille et le marteau ; d'autre part, un mouvement nouveau, jeune, en plein développement, avait appris à écrire sur les murs et se cherchait un signe de reconnaissance. C'est ainsi que le A cerclé s'est imposé de fait, sans qu'aucune organisation ni groupe n'ait jamais songé à en décréter l'utilisation, et en l'absence d'un autre symbole graphique international des anarchistes (qui utilisaient parfois une symbolique désuète, comme la torche en Italie).
Voilà donc la véridique histoire du A cerclé, faite de volonté consciente et de spontanéité : un cocktail typiquement libertaire. Toute autre histoire est légende.

 Amédéo Bertolo, Marianne Enckell

 Pour plus de précisions, nous vous renvoyons au bulletin n° 58 du CIRA
(Centre international de recherches sur l'anarchisme) mars-octobre 2002 d'où est extrait ce texte. CIRA, av. de Beaumont, 24, CH-1012 Lausanne, Suisse. http://www.anarcabolo.ch/cira/ ou cira@plusloin.org
  
Cette histoire a été très régulièrement confirmée par Yves Peyrault membre des jeunes libertaires du groupe Sébastien Faure de Bordeaux dans les années 1960 ...

Le Monde Libertaire n°1307

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Délit de solidarité à Belfort

16 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Délit de solidarité à Belfort

solidarite-femmes.pngcommuniqué de la Fédération CNT santé-social

La fédération CNT santé social & FPT tient à condamner la répression dont fait l’objet Catherine Bernard, assistante sociale de l’association « solidarité femmes » de Belfort, pour avoir simplement exercé sa profession.

En effet, suite à l’aide qu’elle a apporté dans le cadre de ses fonctions à une femme migrante victime de violences conjugales, Catherine Bernard a été convoqué par la PAF puis placée en garde à vue le 17 juillet dernier sous l’accusation « d’aide au séjour irrégulier ».

Il s’agit ni plus ni moins d’une tentative d’intimidation visant à dissuader les travailleurs sociaux d’intervenir auprès d’une population que le gouvernement considère comme indésirable : les personnes sans papiers. Privés de droits sociaux, refusés par un nombre croissant de structures d’hébergement, soumis à une extrême précarité…l’objectif est maintenant d’asphyxier les plus fragiles d’entre elles en leur coupant toute possibilité d’accès à un travailleur social.

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Publié 11 août 200711 août 2007 Commentaires
Source Blog CNT Besançon
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Oaxaca

14 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

Oaxaca : virer le gouvernement de nos vies

Nous n'attendrons pas cinq cents ans de plus pour gagner notre libération.

Le climat de répression violente et brutale continue à Oaxaca. Les corps policiers répressifs et l'armée mexicaine maintiennent leurs opérations de harcèlement, de traque et d'intimidation, avec une stratégie qui essaie de semer la terreur au moyen de la violation quotidienne des droits humains et civiques, des arrestations arbitraires, des disparitions forcées, des tortures, des viols et des assassinats.Le tyran tente d'imposer sa vision du monde à tou-te-s les Oaxaquègnes et de protéger ses intérêts et ceux de ses sbires, sans aucun respect pour les opinions, la culture et la vie des majorités.

Fait partie de cette stratégie la décision d'incarcération prise à l'encontre d'un groupe de nos compañer@s, sur la base de charges tout aussi infondées que cela avait été le cas pour des centaines de compañer@s que les autorités ont été obligées de remettre en liberté ; il s'agit de María Guadalupe Sibaja, Silvia Gabriela Hernández, Belem Areli Hernández, Isabel Martínez Hernández, Juan Diego García et José Francisco García Martínez. Sont également dans cette situation Eliel Miguel González Luna, Jorge Luis Martínez, Olivo Martínez Sánchez, Julio Alberto Ortiz López et Gonzalo González López, professeurs de la 22e section du Syndicat national des travailleurs de l'éducation.

Ulises Ruiz constitue un exemple extrême et aberrant d'une situation caractéristique du moment dans le pays et dans le monde : les politiques néolibérales ne peuvent s'appliquer que par la force, moyennant l'emploi des corps policiers et militaires et la complicité des partis politiques. Les députés et les juges, de même que les fonctionnaires du gouvernement, se soumettent servilement et sans dignité aucune aux diktats du tyran. Ils soutiennent ainsi le règne de l'arbitraire et de la répression, sous lequel le sang du peuple continue de couler.

Le 5 août auront lieu les élections des députés locaux. Dans de nombreux villages circule encore l'espoir que, dans cette conjoncture, il serait possible d'envoyer au Congrès des représentants honnêtes, qui pourraient prendre en charge les changements nécessaires. Un groupe important d'organismes civils a proposé des réformes légales qui apporteraient à l'Etat les instruments de la démocratie participative, tels que la révocation du mandat, l'initiative populaire, le référendum, le plébiscite et le budget participatif. Il s'agit d'efforts légitimes qu'on ne doit pas mépriser. Le vote sanction qui a été appliqué l'an dernier a été une preuve de la capacité de notre mouvement à concerter la volonté populaire et à faire un usage efficace de la tranchée électorale.

A l'heure actuelle, cependant, ces attitudes nous font courir le risque de tomber dans des illusions contreproductives. Il suffit de voir les noms des candidats à la députation pour se rendre compte de la distance qui existe entre les partis politiques et les intérêts populaires. Il y a là des délinquants connus et des gens qui se sont distingués par leur incompétence. Dans tous les partis, il y a des hommes liges d'Ulises Ruiz, qui a appris du vote sanction de l'année dernière et qui a décidé à présent de se protéger en intervenant dans les candidatures de tous les partis. Au lieu de contribuer aux changements profonds qui sont nécessaires à Oaxaca, s'abandonner à l'illusion électorale devient actuellement un obstacle additionnel. L'attitude naïve de croire que le vote va installer au pouvoir des représentants des intérêts du peuple nous distrait des tâches que nous devons
réaliser et nous prive de la capacité de décider par nous-mêmes de notre destin.

Il nous faut, dans ces conditions, reprendre les vrais principes démocratiques : que ce soit nous-mêmes qui fassions les propositions et que ce soit notre voix qui dicte le cap et prenne les décisions, à partir de ce qui est nôtre, à partir de la communion et la solidarité qui sont dans les racine du peuple oaxaquègne, à partir de l'esprit fraternel et communautaire qui nous caractérise.

Depuis plus d'un an, le grand mouvement social dans lequel s'est obstiné le peuple d'Oaxaca a rompu avec toute sorte de préjugés et a apporté de grandes innovations à la lutte sociale et politique. L'occupation pacifique des médias publics et privés, les barrikades, les médias libres, les assemblées régionales, les communes en résistance, la communes autonome de San Juan Copala, le système d'échanges avec des monnaies sociales impulsé par l'Initiative citoyenne, l'Assemblée populaire des colonias [quartiers populaires] d'Oaxaca, sont à peine quelques exemples des innombrables initiatives prises directement par les gens, sans avoir besoin d'attendre des indications ou des décisions du conseil de l'Etat de l'APPO, qui s'occupe essentiellement de la coordination des grandes mobilisations quand elles sont nécessaires.

Pour réaliser une transformation vraiment profonde, il nous faut maintenir encore et toujours l'esprit de changement qui a été l'un des apports les plus précieux de ce mouvement de mouvements. Dans nos propres espaces, dans l'action quotidienne de chaque personne, dans notre quartier, notre communauté, notre lieu de travail ou d'études, dans chacun des espaces où nous agissons, il nous faut contribuer à conquérir une authentique autonomie. C'est pour l'autonomie que luttent les peuples
indigènes depuis cinq cents ans, cela est devenu évident en 1995 quand on a vu publiquement que 417 des 570 communes ont décidé que leur destin politique soit lié à leurs propres "us et coutumes", à la "communalité" et à la libre détermination. C'est pour l'autonomie et sa pleine reconnaissance que nous continuons à lutter, pour défendre la Terre Mère et protéger nos territoires et nos cultures.

Les peuples et communautés d'Oaxaca ont montré au fil des siècles que la vie en commun pacifique et solidaire et l'harmonie conviviale entre gens différents ne sont pas une utopie. Elles sont l'expression naturelle et historique de notre volonté. La division et la confrontation, qui amènent la violence entre les peuples, naissent d'un mode de vie imposé par l'argent et le capital, et d'un système de gouvernement despotique, non de nos traditions et coutumes politiques.

Nous avons résisté plus de cinq cents ans à ce qu'on a essayé de nous imposer. Nous avons été capables de maintenir en vie ce qui est nôtre. Nous avons fait face à la répression et à la violence de l'Etat, malgré sa férocité. Notre mouvement de mouvements a démontré que l'immense majorité des Oaxaquègnes sont uni-e-s dans la défense de notre culture et dans la lutte pour une vie juste et digne, que jusqu'à présent on nous a refusée.

Nous ne sommes pas disposés à résister cinq cents ans de plus. L'heure est venue de nous diriger vers notre libération et de prendre l'initiative. C'est le moment de l'action autonome et libertaire, depuis tous les coins et recoins de l'État d'Oaxaca.

Voix oaxaquègnes construisant l'autonomie et la liberté (VOCAL)
Oaxaca, 28 juillet 2007.

Traduit par el Viejo.

http://vocal.lunasexta.org/index.php?option=com_content&task=view&id=3&Itemid=1

[ texte repris du site http://amerikenlutte.free.fr ]

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Histoire

13 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Dans la nuit du 12 au 13 août 1882, à Montceau-les-Mines (Bourgogne), "la Bande Noire", composée de mineurs anarchistes, commet un nouvel attentat contre le cléricalisme en nettoyant à sa façon la campagne des bondieuseries qui l'encombrent. Après la "Croix de Mission du Bois du Verne" (jetée à bas dans la nuit du 5 au 6 août), celle des Alouettes (dans la nuit du 11 au 12), c'est la Croix du Bois Roulot qui connaît le même sort cette nuit-là. Cela ne manque pas de provoquer un émoi dans la communauté religieuse et d'inquiéter les autorités à l'approche de la fête de l'Assomption (15 août).

Source Ephéméride anarchiste

http://ytak.club.fr/index.html

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Venezuela

9 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

Venezuela: la gauche non chaviste dialogue et réaffirme ses engagements

Le 5 août dernier, des activistes et militants de différents courants et villes du pays participèrent à un "Dialogue ouvert: Gauche non chaviste et révolution", réalisé à Caracas au siège de l'Organisation Nelson Garridos (ONG) et appelé par le journal El libertario dans le cadre de son numéro 50. Parmi les organisations présentes se trouvèrent: le Groupe de travail "Peuple et Conscience" (Maracay), Groupe Troisième Chemin, Croix noire anarchiste du Venezuela, le Centre de formation idéologique (Barquisimeto), Groupe Défenseurs du Bolivar (Barcelona), Fondation Jorge Rodriguez (Barquisimeto), Assemblée d'éducation, Connexion socialiste, Centre d'études sociales libertaires et le Vice rectorat académique de l'Université Centrale du Venezuela (UCV); ainsi qu'une série d'individualités impliqués politiquement dans différentes domaines du pays.

 L'objectif de l'évènement fut d'ouvrir un des espaces tant nécessaires pour la reconstruction et la récupération d'un tissu social autonome de base entre les différents mouvements sociaux et populaires, fragmentés par la polarisation politique et coopté et immobilisé par l'actuel Etat vénézuélien. Un espace divers et hétérogène des différentes perspectives qui aspirent à la liberté et à la justice sociale et qui s'affrontent à l'autoritarisme. L'agenda de la rencontre fut composée de deux grandes sessions: le matin, destiné à réaliser un diagnostic collectif de la situation du pays et la suivante, réalisée dans l'après midi, pour connaitre les différentes opinions sur la façon de configurer une réponse progressiste et révolutionnaire au phénomène chaviste. La méthodologie a exclu les exposés magistraux, permettant la possibilité d'un dialogue fraternel dans des conditions d'égalité des intéressés à travers l'usage de la parole.

 Le Venezuela d'aujourd'hui

 Le diagnostic collectif sur la situation du pays caribéen converge sur les points de départ. Au niveau politique, le triomphe électoral du président Chavez par l'intermédiaire de l'échec du système d'alternance connu sous le nom de "puntofijismo", inauguré en 1958, a rendu possible la réalisation d'une Constituante sans changements structurels de l'Etat. En échange, celui-ci fut réorganisé en fonction de la nouvelle ère du capitalisme connue sous le nom de "globalisation économique", trouvant son origine dans la symbiose entre la démocratie parlementaire et la dictature militaire. Malgré de grandes ressources, l'Etat a été incapable de donner des réponses satisfaisantes aux besoins de la population, imposant une "paix sociale" à travers les subsides pétroliers. A rebrousse poil de la diffusion d'une inexistante "démocratie participative protagoniste", les politiques sociales ont été décrétées d'en haut, dans le cadre d'une des plus grandes concentrations de pouvoir vues ces dernières décennies et où toute initiative est du ressort exclusif du Premier Mandataire. Il fut reconnu la capacité de mobilisation du président et son charisme, ainsi que l'incarnation à travers sa figure des traditions caudillistes et militaristes présentes dans l'histoire vénézuélienne. De même que la formation d'un système d'information et de propagande gouvernemental et efficace au niveau national et international. La création de différents processus de nature répressive contre les démonstrations de mécontentement populaire et l'acculement des espaces d'indépendance comme l'autonomie universitaire et la liberté syndicale furent évoqués. Différentes interventions réitérèrent leur accord sur la présence d'un "gouvernement militariste, autocratique, immoral et pétrolier".

 En matière économique, un accord se dégagea sur le fait que le Venezuela se trouve dans le contexte d'une troisième globalisation, marquée par le flux de capitaux sans territoires et avec des activités qui ne correspondent pas à la production traditionnelle des biens et services. Ce processus se développe dans le cadre d'une crise pétrolière qui se décline à travers trois dimensions: climatique planétaire, de l'être humain et de la crise énergétique. Le pays approfondit son rôle dans la globalisation capitaliste, il a compté avec des ressources énormes produit des cours élevés du pétrole, permettant l'apparition d'une nouvelle élite économique, la "boliburguesia" (mot associant "bolivar" et "bourgeoisie"). Sous la revendication de "souveraineté énergétique" on rencontre un contrôle du pétrole brut par les mafias russes, cubaines et vénézuéliennes, en étroite relation avec le marché global, entrepreneurial et multinational avec une influence des Etats Unis. Pour cela, on forma les entreprises dites "entreprises mixtes" qui recouvrent des politiques de rémission. Malgré la manne pétrolière, l'exécutif national maintient la dévaluation de la monnaie, l'endettement du pays motivé par le coût élevé des dépenses publiques, et une politique d'imposition régressive, parmi laquelle l'IVA est un des aspects. Ainsi, les hauts cours pétroliers ont permis une politique clientéliste basée sur des subsides à différentes initiatives sociales, pour renforcer ainsi la légitimité de l'Etat et son modèle de développement, auquel il faut ajouter l'extraction minière.

  Sur le terrain social, on a déterminé que ce que l'on appelle le processus "bolivarien", au lieu d'être un point de rupture, a renforcé les dispositifs de domination globale: l'individualisme, la dépréciation de "l'autre" et de ce qui est différent, la mercantilisation du corps, le machisme, la criminalisation des minorités, le fétichisme de la marchandise et le consumérisme. Depuis 1999, on en est venu à solidifier un système juridique, administratif et militaire, qui a lié les mains au mouvement populaire et invisibilisé la gauche révolutionnaire non alignée avec le gouvernement. Il fut souligné le changement de la signification du langage par le pouvoir et le vide de sens du mot "révolution". Le tissu social, comme c'est arrivé dans des périodes antérieures de manne pétrolière, a été pénétré par le clientélisme, à laquelle on soumet l'électoralisation et la militarisation, l'action et la participation populaire en organisant un parti politique (PSUV) à partir de la formation de "bataillons". On questionna de façon réitérée les politiques traditionnelles qui, médiatiquement, se présentent comme des porte-paroles de "l'opposition" et on constata l'absence d'un discours d'antagonisme au chavisme compréhensible pour le citoyen commun. Malgré ce que la manne pétrolière a permis à la société, les résultats de ce que l'on a appelé les "missions" sont marginaux et insatisfaisantes, et n'ont pas contribuées à élever la qualité de vie de la population à faibles ressources. Ceci est perçu par les bases du chavisme, qui a montré des signes croissants de mécontentements. Il en est de même pour l'augmentation de l'insécurité, perçue par la population comme un des principaux problèmes de son quotidien.

 L'architecture d'un antagonisme de gauche au chavisme fut profilée par abondance d'idées et de propositions, réitérant la nécessité d'accompagner et de renforcer les luttes concrètes et de continuer le travail que chaque initiative développe. On coïncida avec des réponses à caractère collectif, plurielles et diverses. La construction d'un discours et les canaux pour le communiquer, un programme minimum et maximum. La nécessité de reconnaître et de dépasser les erreurs des différentes traditions de gauche et ses mythes (Bolivar, ce que l'on appelle "la révolution cubaine", entre autres), dont le chavisme est un reflet. Complexifier et créer un troisième pôle sur la scène politique, échanger des savoirs et des outils. Utiliser différentes formes de communication. Réaliser une nouvelle rencontre en approfondissant des thèmes et en renforçant des affinités à la mi-août, dans la ville de Maracay. Un réseau digital se constitua et différentes publications et films documentaires sur des luttes tant du Venezuela comme du reste du monde furent distribués et s'échangèrent.

 Si vous souhaitez plus d'informations sur cette initiative, vous pouvez communiquer par email: periodicoellibertario@gmail.com ou consulter : (www.nodo50.org/ellibertario).

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