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En Belgique aussi

28 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression


26.02.10 - 14:06
A Charleroi, deux jeunes inspecteurs de la police locale ont été placés
sous mandat d'arrêt et inculpés de vol avec violence et séquestration
d'un homme en séjour illégal. C'est le sans-papiers lui-même qui a
déposé plainte à la police le lendemain des faits.

  Les faits se sont déroulés dans la nuit de dimanche à lundi. Lors d'une
opération de routine, deux jeunes inspecteurs du pool "sécurisation" de
la police locale de Charleroi contrôlent un homme en séjour illégal.
Là, ils l'emmènent non pas au commissariat, mais dans un bois de la
périphérie carolo. Commence alors une mise en scène d'exécution : le
sans-papiers, à genoux, une arme sur la tempe, est menacé de mort.
Selon ses déclarations, il aurait aussi reçu des coups et été
dépouillé de son GSM et d'une centaine d'euros. Des faits de violence
et de vol que contestent formellement les deux policiers auditionnés
dès le lundi soir, après la plainte déposée par la victime.
Les inspecteurs ont toutefois reconnu user de cette méthode
d'intimidation. Le comité P, chargé de l'enquête, doit maintenant
déterminer si cette pratique est monnaie courante dans les rangs de la
police ou dans certains services.
Coté syndical, on dénonce bien sûr ces faits s'ils sont avérés, mais
on signale aussi que les gardes-fou en interne ont bien fonctionné.
Eddy Lebon, secrétaire général du Sypol, remarque :"Que ce soit
l'autorité de la zone de police, ou le service d'enquête interne, ce
sont eux qui ont mis à jours ces pratiques qu'on peut qualifier de
scandaleuses".
Les deux policiers, écroués depuis mardi, ont été inculpés de vol
avec violence et séquestration arbitraire. La chambre du conseil doit
décider ce vendredi de leur maintien ou non en détention.

C. Loriaux
http://www.rtbf.be/info/regions/charleroi/deux-policiers-inculpes-de-vol-et-sequestration-sur-un-sans-papier-191791

_____________________________________________
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers

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las anars serbes sont libres!

20 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Les compagnons Serbes sont libres ! La charge de terrorisme est abandonnée !


Le combat continue pour leur liberté pour le procès du 23 mars Lu sur A-infos : "Aujourd'hui se tenait la première journée du procès des compagnons Serbes inculpés de terrorisme international. Les compagnons anarchistes de Belgrade, sont en liberté ce soir. Nous avons pu nous entretenir avec eux par téléphone et ils semblaient bien sûr fatigués mais surtout très heureux de pouvoir retrouver leur famille, leurs amis, et les soutiens venus nombreux et parfois de fort loin (Italie, Allemagne, Pologne, Bulgarie, Slovénie ou encore Croatie ...) pour les soutenir. La charge de terrorisme n'a pas tenu, et le chef d'inculpation a été requalifié en une accusation moins sérieuse. Le procès est ajourné et reprendra le 23 mars prochain. L'ambiance au tribunal était à la solidarité : de très nombreux amis étaient venus pour exprimer leur solidarité avec les compagnons. De nombreux journalistes, notamment télé, étaient là aussi. La police ne laissait pas entrer le public dans le tribunal , qui a du se frayer un chemin pour accéder à la salle d'audience. Trois compagnons, dont au moins un croate, qui essayaient de déployer des affiches de solidarité au sein du tribunal ont été arrêté et sont actuellement en garde à vue avant de passer en comparution immédiate. Sans rentrer pour le moment dans le détail de cette première journée (nous laissons le soin aux compagnons de s'exprimer à ce sujet, pour le moment ils célèbrent leur liberté retrouvée), on peut tout de même signaler qu'il est apparu qu' Ivan Savic a été torturé par la police pour lui extorquer une confession signée.

Nous nous associons aux remerciements des compagnons à toutes celles et tous ceux qui ont exprimé, par leurs messages, leurs actions, leurs dons, leur solidarité.

 La lutte continue jusqu'á la liberté totale des compagnons ! Vive la solidarité !

Les compagnons de la CNT AIT Paris
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echec de copenhague 2/2 par N.Baillargeon

18 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

L’ÉCHEC DE COPENHAGUE ET LA QUESTION DU RÉFORMISME (2/2)

Article pour Le Monde Libertaire.

[Résumé : Je rappelais, dans le précédent texte, le fait que Robin Hahnel, économiste, militant, co-créateur avec Michael Albert de l’économie participaliste et abolitionniste notoire des marchés, appuie néanmoins l’idée d’une bourse du carbone. Son argumentaire est cette fois examiné et rapporté à la question stratégique du réformisme]

Hahnel pense, avec beaucoup d’autres, qu’il est de la plus haute importance de rapidement ramener et de maintenir la concentration de CO 2 dans l’atmosphère au niveau qui est aujourd’hui estimé sécuritaire par le large consensus des scientifiques. Ce niveau est, semble-t-il, de 350 ppm (350 parties par million) et une vaste campagne internationale, justement appelée 350, est en cours autour de cet objectif [1]. Concédons cet objectif. (On notera qu’il demande à la communauté scientifique — et non aux politiques ou aux acteurs économiques, qui parlent typiquement de la même voix — de fixer les niveaux sécuritaires devant être atteints pour éviter le pire.)

C’est à sa lumière que ce que dit ensuite Hahnel doit se comprendre.

Des moyens possibles

La question qui se pose aussitôt est évidemment de savoir comment il convient de s’y prendre pour atteindre l’objectif visé. Diverses propositions ont été avancées. Parmi les plus influentes et crédibles, Hahnel en note trois — et cette fois encore, concédons ce point pour fins de discussion [2].

Ce sont:

1. La réglementation
2. Les taxes sur le carbone
3. Une bourse du carbone, avec plafonnement et échange [3]

Le premier scenario oblige tous les acteurs à réduire leurs émissions d’un pourcentage donné, jusqu’à l’atteinte de l’objectif visé. Hahnel le rejette notamment parce qu’il ne minimise pas, pour la société dans son ensemble, le coût des réductions atteintes et cela en raison du fait qu’il ne prend pas en compte les différences entre les coûts des mêmes réductions pour différents acteurs. Il ajoute que l’approche par réglementation n’offre de surcroît aucune motivation à chercher à dépasser l’objectif visé.

Les taxes sur le carbone font payer les pollueurs pour leur pollution et permettent de prendre en compte et de leur imposer ce que coûtent à la société leurs émissions. Reste alors un problème technique, mais qu’on pourrait résoudre : celui de déterminer le niveau de taxe approprié. On sait toutefois qu’il devra être élevé. Mais voilà : ce système n’a pas été retenu, malgré les efforts déployés par les activistes; et le niveau vraisemblable de taxation nécessaire pour atteindre les objectifs visés est si élevé que l’implantation d’un tel système, si elle était tentée, est vouée à l’échec. Ce système est celui que Hahnel privilégie : mais il est actuellement impraticable.
Reste donc la bourse du carbone, avec plafonnement et échange. Selon ce système, si vous émettez X tonnes de dioxyde de carbone, et qu’un permis vous autorise à en émettre 1 tonne, vous devrez posséder X permis. Si vous en émettez plus, vous êtes dans l’illégalité; si vous en émettez moins, vous pouvez revendre vos permis sur le marché, où chacun peut s’en procurer. Le nombre total de permis émis permet d’atteindre l’objectif visé.


La proposition de Robin Hahnel


Hahnel prône ce système, mais bonifié et visant notamment, on l’a vu, le 350 ppm évoqué plus haut. Convenu et appliqué sous les auspices des Nations-Unies, il serait international, contraignant, fixerait des taux nationaux nets d’émissions. De plus, il mettrait en application le principe adopté à Kyoto d’une distribution différentielle des responsabilités et des exigences, en favorisant les pays moins développés. Il serait surtout, croit Hahnel, efficace, voire le seul qui permette le succès d’une action devenue indispensable.

Les accords convenus à Copenhague ne vont évidemment pas du tout en ce sens : les pays décident seuls des réductions d’émissions qu’ils viseront et rien ne les contraint à les atteindre. La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a même prédit que les ententes convenues à Copenhague hausseront les niveaux de CO2 et les porteront à 550 ppm.

La conclusion à laquelle arrive Hahnel dépend de la prémisse que ce que j’appellerai le ‘plan 350’ fixe l’objectif à atteindre; mais aussi de la prémisse que l’ONU, comme l’Accord de Kyoto, sont des institutions réformables, notamment parce qu’elles offrent de réelles possibilités d’une action efficace démocratiquement décidée et conduite. (A contrario, le FMI, l’OMC ou la Banque Mondiale ne sont absolument pas démocratiques et sont irréformables.) Elle dépend enfin de la prémisse stratégique que dans les circonstances actuelles, militer contre cette solution, c’est contribuer d’autant à limiter les chances de réduire le réchauffement planétaire.

C’est là que l’attendent ses critiques.

Le contre-argumentaire

L’influent groupe Climate Justice Action (CJA) considère en effet de son côté, et avec lui bien des organisations de gauche, que la marchandisation des émissions de carbone est le prélude à une catastrophe, pour les mêmes raisons que la marchandisation de l’eau, des idées, des gènes, du travail et ainsi de suite a été et reste une catastrophe. Elle s’y oppose donc par principe et refuse toute action qui inclurait ce genre de moyen, qui lui semble détourner l’attention et les énergies des vrais enjeux et des véritables solutions.

CJA préconise de laisser où ils se trouvent les combustibles fossiles, de réaffirmer que ce sont les communautés et les peuples qui doivent contrôler la production, de rendre locale la production des aliments, de réduire massivement la consommation, particulièrement au Nord, de respecter les droits des populations indigènes et de payer des réparations aux peuples du Sud pour dette climatique et écologique.
Hahnel et ses défenseurs, car il commence à en avoir, n’ignorent rien de cette critique de la marchandisation. Mais ils jugent que les propositions de CAJ sont des vœux pieux et qu’elles sont souvent irréalistes, vides et ne constituent pas un programme sérieux pour lutter contre le réchauffement planétaire. Pire encore: les poursuivre, c’est perdre autant d’énergies qui seraient infiniment mieux utilisées à expliquer et à implanter via l’ONU le ‘plan 350 amélioré’.

Hahnel pense donc qu’il convient de se pincer le nez et d’appuyer cette bourse du carbone bonifiée contre laquelle tant d’ autres, à gauche, luttent.

Une question de stratégie militante

La stratégie des programmes dits maximum et minimum, développée au sein de l’Internationale, et qui préconise d’avancer simultanément des revendications maximales et des revendications minimales, des revendications allant dans le sens d’un idéal visé, en même temps que des revendications visant à satisfaire des besoins immédiats, donnerait raison aux deuxièmes. Hahnel soutient que l’idée chère à André Gorz, de ‘réforme non réformiste’ devant miraculeusement mettre fin au système capitaliste tout en améliorant la vie des gens, ne permet pas plus de choisir la bonne stratégie devant le réchauffement planétaire : c’est qu’il n’existe pas de réforme qui soit par essence non-réformiste ou plutôt qu’on ne peut en décider à l’avance.
En bout de piste, l’argumentaire de Hahnel est le suivant. Le capitalisme est la source de tous nos maux, y compris le réchauffement planétaire, et il convient de le redire et de l’expliquer. Les marchés sont une calamité et une économie participaliste est infiniment préférable. Mais le consensus scientifique fixe un objectif vital qu’il est impératif d’atteindre et le meilleur moyen de le faire, même s’il est répugnant, doit être mis en œuvre. Faire autrement, au nom d’idéaux vagues, est travailler contre cet objectif — et ceux qui le font sont peut-être, risque-t-il, motivés par une recherche de pureté idéologique.

Où je ne conclus pas…

C’est le rôle de qui rédige des textes d’opinion que de donner son opinion. C’est aussi son devoir de reconnaître qu’il n’arrive pas à se la forger quand il demeure indécis.

C’est mon cas dans ce dossier. Je soupçonne ne pas être le seul. Il nous faudra pourtant nous faire une idée. Et vite. Le prochain grand rendez-vous sur le climat est la rencontre de la Conférence plénière des Nations unies sur le réchauffement climatique, qui aura lieu à Mexico du 29 novembre au 10 décembre 2010. Les forces progressistes ne peuvent se payer le luxe d’être désunies et de ne pas y parler de la même voix, en visant les mêmes objectifs, idéalement par les mêmes moyens crédibles. Ce qu’avance Hahnel doit d’ici là être sérieusement médité.

Pour y aider, la discussion entre Hahnel et ses détracteurs qui se poursuit donne lieu à de passionnants échanges, que j’encourage tout le monde à suivre [4].

***
[1] Son site Internet francophone est à : [http://www.350.org/fr/].
[2] Un exposé très clair en est donné dans le texte suivant, que je suivrai ici et qu’on lira pour approfondir des idées que je ne peux qu’effleurer ici: HAHNEL, Robin, «A Climate Change Policy Primer». [http://www.zmag.org/zspace/commentaries/4105]. Il y a derrière tout cela des débats et des enjeux scientifiques et économique dans lesquels je n’entre pas ici pour aller rapidement à la question stratégique que tout cela pose.
[3] Une autre approche alternative (mais ce qualificatif est contesté) et appelée «cap and fade» est avancée par James Hansen. Ce n’est pas le lieu de la décrire ici, mais son créateur l’expose sommairement à : [http://www.commondreams.org/view/2009/12/07-4]. Il faut rappeler que Hansen est un climatologue renommé et qu’il a été un des tout premiers à défendre l’idée d’un réchauffement planétaire d’origine humaine. Son ouvrage : Storms of My Grandchildren: The Truth About the Coming Climate Catastrophe and Our Last Chance to Save Humanity, est à paraître.
[4] On peut le suivre ici : [http://ruby.zcommunications.org/znet/zdebatehahnelbond.htm]
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ATTENTION DANGER TRAVAIL

18 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Ce jeudi 25 février à la librairie L'autodidacte sera diffusé le film " ATTENTION DANGER TRAVAIL" de Pierre Carles à 20h30 ENTRE LIBRE !!!
Venez nombreux! Pour ceux- celle qui souhaiterai faire un petit débat sur les conditions de travail, d'embauche ...
De plus au lieu d'être à la bour pour manger ou ceux-celle qui se priverait de manger après une grosse journée, il y aura à disposition des sandwichs Végétarien et vegan en principe à prix libre!

A la prochaine.

 
--
Scalp Besak
Solidaires - Egalitaires - Libertaires
http://scalpbesak.wordpress.com/
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Expo &amp; rencontre autour de la commune de Oaxaca

18 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Expo & rencontre autour de la commune de Oaxaca (Mexique)
le 22 et 23 février à la librairie l'Autodidacte - Besançon


L'expo « Rompons le silence » présente l'histoire et les prolongements de l'insurrection qui a eu lieu dans l'état de Oaxaca au Mexique en 2006. Elle circule depuis juillet 2008 et a constamment été réactualisée
au fur et à mesure du temps qui passe. Prétexte à la rencontre, elle offre de multiples opportunités de discussions et de débats. Pour l'occasion, un compagnon de Vocal (Voix de Oaxaca Construisant l'Autonomie et la Liberté) accompagne l'exposition consacrée à la commune d'Oaxaca. Angel Kosme est mandaté par Vocal afin d'établir ici des contacts avec des groupes ou des personnes construisant des projets d'autonomie.

Vous pourrez découvrir une partie de l'exposition à librairie l'Autodidacte le 22 et 23 février de 14 à 17h et rencontrer Angel Kosme  le mardi 23 février à 20h.

La tournée se poursuivra au café de la Fraternelle à Saint-Claude du 25 au 28 février.

Infos : http://laparolequiroule.over-blog.com/

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echec de copenhague (N.Baillargeon)1/2

18 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Il arrive qu’il y ait bien plus à apprendre et à méditer des divergences d’opinion que des consensus. Prenez le Sommet de Copenhague. Il aura été un échec si retentissant qu’aucune firme de relations publiques n’est parvenu à complètement en masquer la profondeur au grand public. Le constat d’échec, comme on pouvait s’y attendre, a donc largement fait consensus parmi les observateurs. C’est ainsi que l’économiste Jeffrey Sachs, un néo-libéral pur et dur recyclé en écologiste, a décrit l’Accord de Copenhague comme «une farce» et «un abandon du cadre de référence des Nations Unis par lequel les pays riches annoncent aux pays plus pauvres et plus petits qu’ils ont désormais l’intention de faire ce qu’ils veulent et pour commencer de ne plus prêter l’oreille à leurs misérables préoccupations» [1]. Que cet unilatéralisme des États Unis et d’une poignée d’autres grandes puissances soit en grande partie responsable de l’échec de Copenhague, cela aussi est partagé par tout le monde, par exemple par Bill McKibben, qui rappelle qu’à ce sommet «Obama a fait exploser les Nations Unies et mis un terme à l’idée qu’il puisse exister une communauté internationale»; il appelle ce qui en est résulté «une ligue de super pollueurs». [2] Mais c’est probablement Naomi Klein qui a proposé le plus percutant résumé de ce qui s’est passé dans la capitale danoise en décrivant les deux maigres pages et demi (sic) de l’entente conclue comme «un sordide pacte convenu entre les plus gros pollueurs : je vais faire semblant de constater que tu te préoccupes de l’environnement et tu feras semblant de constater que je m’en préoccupe moi aussi. D’accord? Tope là!» [3] On continuerait longtemps. Mais par-delà ce constat que Copenhague a été un monumental échec, on découvre bien vite de profondes divergences, notamment quant à la gravité de la situation et quant à ce qu’il convient de faire. Je voudrais examiner ici une de ces divergences qui concerne les moyens qu’il conviendrait de mettre en oeuvre pour lutter contre le réchauffement planétaire. Je le fais parce que cette divergence d’opinion, cruciale et inattendue, est instructive; mais aussi parce qu’elle nous donnera l’occasion de réfléchir à une question de stratégie militante qui me semble importante, qui se pose parfois dans les milieux libertaires et qui mérite toute notre attention. Un marché de la pollution? Bien des acteurs, des institutions, des regroupements et ainsi de suite ont proposé des solutions, ponctuelles ou plus globales, pour combattre le réchauffement planétaire. Ce qui est pourtant devenu plus évident que jamais, à Copenhague, c’est l’existence d’un important clivage, divisant à gauche ceux et celles qui préconisent une «bourse du carbone» et ceux et celles qui s’opposent radicalement à cette idée. Les premiers préconisent de constituer un marché des droits d’émettre des gaz à effet de serre — la chose est d’ailleurs prévue au protocole de Kyoto. En termes très simplifiés, un tel système serait une bourse du carbone — les anglophones la nomment «cap and trade» — sur laquelle des quotas d’émission seraient fixés; avec le temps, ces quotas diminueraient. Les pays ou entreprises qui ne rencontreraient pas leurs quotas seraient pénalisées (par des taxes) et,ou devraient acheter de ceux qui ont fait mieux que leur quotas les droits de pollution que ceux-ci offriraient à la vente. Ces derniers seraient donc récompensés pour avoir atteint ou, mieux, dépassé les plateaux d’émissions fixées. À première vue, on comprend bien mal pourquoi la gauche, et tout particulièrement la gauche radicale et anti-capitaliste, pourrait être divisée sur cette question. L’idée d’un marché de la pollution peut-elle être autre chose qu’une farce contée par un quelconque ultra-libéral? Et l’argumentaire contre une telle pratique n’est-elle pas depuis toujours bien connu de tout anti-capitaliste. Un argumentaire bien connu Cet argumentaire invite à conclure qu’on ne peut absolument pas résoudre les problèmes environnementaux par le marché qui en est la cause. En voici d’ailleurs une formulation typique qui a, selon moi, le mérite d’être informée, claire et sans concessions :
1. Les économies capitalistes polluent trop parce que les marchés tendent à surproduire des biens dont la production et,ou la consommation engendrent des externalités négatives — comme la pollution;

2. Les économies capitalistes sont inaptes à protéger convenablement l’environnement parce que l’offre des marchés pour les biens publics — qu’est par exemple un environnement protégé ou restauré — est insuffisante;

3. Les économies capitalistes surexploitent les ressources naturelles parce que les taux de profits qu’en retirent les propriétaires privés sont trop élevés; le taux acceptable serait celui qui permettrait d’assurer que le taux des bénéfices actuels n’empièterait pas sur celui des bénéfices futurs;

4. Les marchés du travail et de la consommation de biens engendrent des «incitations perverses» par lesquelles les individus sont fallacieusement amenés à allouer une trop grande part de leurs gains de productivité à leur consommation individuelle, cela au détriment d’une consommation collective et respectueuse de l’environnement; 5. Finalement, les marchés ne sont pas en mesure de fournir l’information qui serait indispensable pour établir le niveau auquel il conviendrait de fixer les taxes et les subventions environnementales, tandis qu’ils engendrent de puissants lobbies qui travaillent à minorer l’ampleur des correctifs à apporter. Comment, sachant tout cela, envisager un seul instant de se rallier à la proposition de Kyoto de ‘marchandiser’ la pollution? Comment, de surcroît, imaginer que des gens appartenant à la gauche radicale puissent défendre cette idée? Mais voilà : on trouve bien, parmi les penseurs et militants respectés de la gauche, notamment libertaire, des personnes qui soutiennent que, dans les circonstances actuelles, il est raisonnable de mettre en place un tel marché de la pollution — voire que rien d’autre n’est actuellement souhaitable ou raisonnable. Leurs arguments méritent d’être entendus. Ils le méritent d’autant que ces personnes conviennent tout à fait des cinq critiques des marchés et du capitalisme que j’ai rappelés plus haut. Un singulier abolitionniste des marchés et la question du réformisme En fait, je vous dois un aveu : j’ai repris ces critiques à Robin Hahnel, qui les énonce exactement comme je les ai présentées [4]. Hahnel qui est, Michael Albert, le co-créateur de l’économie participaliste, est aussi un fervent abolitionniste des marchés et la sincérité de sa défense d’une économie d’inspiration libertaire ne peut être mise en doute. Mais, surprise, il défend l’idée d’une approche «cap and trade» au réchauffement planétaire. Alors? Comment et au nom de quoi Hahnel (et, même s’ils sont minoritaires, des gens comme lui) arrivent-ils à leur si étonnante position? Dans le prochain texte, je veux, en les prenant au sérieux, examiner les arguments qu’avance Hahnel lui-même, des arguments dont on devine qu’ils doivent être singuliers et, à ses yeux du moins, percutants. Or il se trouve aussi, et vous l’avez sans doute deviné, que l’argumentaire de Hahnel a comme pièce importante et même capitale l’idée que des radicaux ne devraient pas, à tout le moins en certaines circonstances, rejeter d’emblée la poursuite de ce que d’aucuns rejettent pourtant a priori parce qu’il ne s’agirait que de simples réformes. A-t-il raison? Et si c’est bien le cas en ce qui concerne la défense d’une bourse du carbone comme moyen de lutter contre le réchauffement planétaire, quelles leçons peut-on en tirer pour le militantisme libertaire? Cette question du réformisme, on le sait, est souvent débattue dans nos milieux et Hahnel nous offre ici l’occasion d’en discuter sur une question concrète, précise et urgente. Saisissons-là [5].


[1] SACHS, Jeffrey, « Obama Undermines the UN Climate Process», [ http://www.project-syndicate.org/commentary/sachs160] [2] McKIBBEN, Bill, « With climate agreement, Obama guts progressive values, argues McKibben», [http://www.grist.org/article/2009-12-18-with-climate-agreement-obama-guts-progressive-values/] [3] KLEIN, Naomi, «For Obama, No Opportunity Too Big To Blow», 21 décembre 2009. [http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article16033] [4] J’ai cité le résumé qu’il a lui même proposé (à : [http://www.zcommunications.org/zspace/commentaries/4086]) des arguments qu’il a avancés dans : HAHNEL, Robin, «The Case Against Markets», Journal of Economic Issues (41, 4), décembre 2007, pp. 1139-1159. [5] Le texte où Hahnel présente sa position, et sur lesquel je reviendrai la prochaine fois, est: «Has The Left Missed The Boat On Climate Change?». Il est accessible en trois partie à partir de : [http://www.zcommunications.org/zspace/commentaries/4086] Publié par Normand Baillargeon à l'adresse 7:47 AM Libellés : Copenhague, Monde Libertaire, Normand Baillargeon, Réchauffement planétaire
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Salon du livre anarchiste à Montreal

16 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Appels

À notez dans vos agendas ...
LE SALON DU LIVRE ANARCHISTE DE MONTRÉAL 2010
Les 29 et 30 MAI, 10h-17h
Au CEDA, 2515 Delisle
(tout près du métro Lionel-Groulx)
GRATUIT. Bienvenue à toutes et tous!
Ni dieux, ni maîtres; ni frontières, ni patrons!
Pour les anarchistes et ceux/celles qui s'intéressent à l'anarchisme.

-> Avec des distributeurs de partout au Québec et en Amérique du Nord, des ateliers,
des films, des discussions, des expositions, des activités pour les enfants et bien
plus !
-> Tout le mois de mai 2010: Le Festival de l'Anarchie avec différents évènements en
divers lieux
-> NOTE: Pour le Salon du livre de cette année, il y aura des tables d'exposition
pendant deux jours : les 29 (samedi) et 30 (dimanche) mai, entre 10h et 17h.
----------

Le Salon du livre anarchiste de Montréal (ainsi que le Festival de l'Anarchie)
rassemble les idées et pratiques anarchistes, par les mots, les images, la musique,
le théâtre et les luttes quotidiennes pour la justice, la dignité et la libération
collective.

Le Salon du livre anarchiste s'adresse aux anarchistes, mais également à celles et
ceux qui ne se considèrent pas nécessairement comme anarchistes mais qui ont
développé une certaine curiosité vis-à-vis de l'anarchisme. Le Salon est un espace
où les anarchistes peuvent se rencontrer et échanger dans un esprit de respect
mutuel et de solidarité. Tous et toutes y sont bienvenu-e-s.

Le Salon du livre anarchiste est organisé dans un esprit d'ouverture vis-à-vis des
différentes traditions, visions et pratiques de l'anarchisme. Nous cherchons à
promouvoir l'anarchisme en mettant en pratique des valeurs comme l'entraide, la
démocratie par la base, l'action directe, l'autonomie et la solidarité, et en nous
opposant à toutes les formes d'oppression.

Le Salon du livre et le Festival de l'anarchie sont une occasion importante de
rassemblement et un point de référence pour les idées et les pratiques
anti-autoritaires en Amérique du Nord.

-> Pour savoir « Qu'est-ce qui se passe au Salon du livre anarchiste de Montréal? »,
suivez ce lien: http://www.salonanarchiste.ca/fr/node/1
-> Énoncé d'accessibilité: http://www.salonanarchiste.ca/fr/node/31
----------


APPEL À CONTRIBUTIONS
ateliers, tables d'expositions, oeuvres d'art et films

a) Propositions d'atelier: Appel à contributions

Nous vous encourageons à proposer des ateliers et des présentations pour les deux
jours du Salon du livre de cette année (29 ou 30 mai).

Vous pouvez soumettre des ateliers qui sont des introduction à l'anarchisme ou qui
explorent plus en profondeur des thèmes liés à l'anarchisme.

Les ateliers d'introduction doivent s'adresser à des gens qui sont curieux de
connaître les idées anarchistes ou pour qui ce sujet est nouveau. Ces ateliers
devront donc être accessibles aux non-anarchistes.

Les ateliers plus en profondeur devront d'adresser aux gens qui sont déjà familiers
avec l'anarchisme ou qui s'identifient comme anarchistes.

Nous vous invitons aussi à proposer des ateliers qui pourraient être présentés dans
une Salle des médias autonomes. Les ateliers sur les médias autonomes peuvent être
des ateliers pratiques et de partage des connaissances ou des ateliers qui explorent
en profondeur un aspect des médias indépendants, alternatifs et autonomes.

S'il-vous-plaît consultez le lien suivant pour plus de détails sur les propositions
d'atelier, dont les directives:
http://www.salonanarchiste.ca/fr/node/25

--> La date limite pour la réception des propositions d'ateliers est le 21 MARS 2010.


b) Tables d'expositions: Appel à contributions

Le coeur du Salon du livre est l'auditorium principal où se trouvent les tables des
libraires, des distributeurs, des journaux indépendant et des groupes politiques de
partout à Montréal, du Québec, de l'Amérique du Nord et de l'étranger.

Cette année, il y aura des tables d'exposition pendant les DEUX jours - samedi le 29
mai et dimanche le 30 mai, de 10h. à 17h.

Contactez-nous à info@salonanarchiste.ca pour faire une demande de table d'exposition.

S'il-vous-plaît, veuillez fournir TOUTES les informations suivantes clairement pour
faire une demande de table d'exposition au Salon du livre:
a) le nom de votre groupe et l'endroit d'où vous venez (dans les mots exacts que
vous voulez que nous utilisions dans nos publicités); b) les informations pour
communiquer avec vous (téléphone, courriel et l'adresse de votre site web); le
numéro de téléphone et le courriel sont pour l'usage des organisateurs et
organisatrices du Salon du livre seulement, mais l'adresse du site web servira de
lien à partir de notre site; c) indiquez si vous voulez votre table pour les deux
jours, seulement samedi ou seulement dimanche; d) indiquez si vous avez déjà eu une
table au Salon du livre; si vous n'avez jamais eu de table au Salon du livre avant,
s'il-vous-plaît joignez une brève description de votre groupe et une description du
matériel que vous prévoyez distribuer au Salon, ainsi que votre accord avec les
principes du Salon du livre: http://www.salonanarchiste.ca/fr/node/43

--> La date limite pour la réception des propositions de tables est le 1er AVRIL 2010.


c) Oeuvres d'art : Appel à contributions

Le Salon du livre anarchiste de Montréal réserve un espace pour la diffusion
d'oeuvres d'art liées à l'anarchisme, l'anti-autoritarisme, l'autonomie et les
luttes supportées par les anarchistes. Faîtes nous part de vos propositions
d'expositions de photos, d'affiches, de créations originales ou de reproductions. Le
collectif du salon du livre considèrera toutes les oeuvres respectant les principes
de base du salon. Les oeuvres devront être accrochées ou suspendues aux murs, voire
placées dans un espace délimité.

Si vous faites une proposition artistique, s'il-vous-plaît fournissez clairement les
informations suivantes: a) un titre clair et une courte description (pour notre
publicité); b) le médium utilisé (affiche, photo, sculpture, etc.); c) les
informations pour vous contacter; d) si possible, s'il-vous-plaît envoyez nous aussi
un fichier jpg ou pdf des oeuvres d'art que vous voulez exposer.

--> La date limite pour les propositions pour l'exposition artistique est le 1er
AVRIL 2010.


d) Films : Appel à contributions

Le Salon du livre anarchiste réserve également un espace pour la projection de films
durant la tenue du Salon. Les films présentés doivent être en lien avec
l'anarchisme, avec des luttes soutenues par les anarchistes ou doivent concorder
avec les principes de base du Salon du livre.

Si vous faites une proposition de film, s'il-vous-plaît fournissez clairement les
informations suivantes: a) le titre du film et une brève description pour notre
publicité; b) la durée du film; c) la langue du film et des sous-titres, s'il y en
a; d) le format du film; e) indiquez où une copie du film est disponible.

--> La date limite pour les propositions de films est le 1er AVRIL 2010.


e) Festival de l'Anarchie: Appel à contributions

Le mois de mai dans son ensemble sera consacré aux idées ou pratiques anarchistes.
Le Festival de l'Anarchie prendra place dans les semaines qui précèdent le Salon du
livre (les 29-30 mai), avec des événements reliés à l'anarchisme, dans plusieurs
lieux publics de Montréal.

Le collectif du Salon du livre compile les événements à être placés et produira un
calendrier public. La seule fonction du collectif, en plus de diffuser le
calendrier, concernant le Festival, est de veiller à ce que deux évènements ne se
produise pas le même jour. Nous comptons donc sur vous pour organiser les événements
du Festival de l'anarchie. Réservez rapidement une date pour votre événements dans
le calendrier du mois de mai. PremierÈREs arrivéEs, premierÈREs serviEs!

S'il vous plait veuillez noter que les soirées des 18 et 19 mai sont déjà réservées
pour le Festival de théâtre anarchiste de Montréal et que la soirée du 28 est
réservée au Cabaret anarchiste.

Lorsque vous soumettez un événement pour le Festival de l'anarchie, svp incluez
l'information suivante: a) un titre, une date et une description claires; b) un
contact pour rejoindre les organisateurs.

--> La date limite pour soumettre un événement pour le Festival et pour être inclut
dans le calendrier qui sera diffusé est le 1er AVRIL 2010.


CONTRIBUEZ À PROMOUVOIR LE SALON DU LIVRE ANARCHISTE

Si vous souhaitez contribuer à la promotion du Salon du livre anarchiste et/ou du
Festival de l'Anarchie dans votre quartier, votre école ou votre communauté,
communiquez avec nous (info@salonanarchiste.ca )

Nous ferons la promotion du Salon du livre anarchiste dans la région de Montréal.
Avertissez-nous si vous pouver faire de l'affichage et du tractage.

Si vous résidez à l'extérieur de Montréal, communiquez avec nous si vous désirez
recevoir des affiches, prospectus et dépliants. Le matériel de promotion sera aussi
disponible pour téléchargement sur notre site Internet.

Pour ceux et celles qui sont sur facebook, nous vous encourageons à vous joindre à
notre groupe facebook: http://www.facebook.com/group.php?gid=71082453058

Vous pouvez aussi nous suivre sur twitter : http://twitter.com/BookfairAnarMTL


NOS COORDONNÉES

Si vous avez d'autres idées pour le Salon du livre ou le Festival de l'Anarchie,
n'hésitez pas à nous en faire part! Vous pouvez nous rejoindre par courriel, par
téléphone ou par la poste.

-> liste d'annonces : https://masses.tao.ca/lists/listinfo/salon-annonces
-> courriel: info@salonanarchiste.ca
-> web: www.salonanarchiste.ca
-> facebook: http://www.facebook.com/group.php?gid=71082453058
-> twitter: http://www.twitter.com/BookfairAnarMTL
-> tél: 514-679-5800
-> poste: Salon du livre Anarchiste de Montréal
1500 de Maisonneuve Ouest, Suite 204
Montréal, Québec H3G 1N1

Ni dieux, ni maîtres; ni frontières, ni patrons!

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Pirates

14 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Lu sur groupe béton armé : "Samedi 13 février 2010, dans l’après-midi et durant une heure, des membres de la Fédération Anarchiste et des camarades qui se sont joints à eux ont occupé la péniche qui sert de QG de campagne électorale à Valérie Pécresse, candidate UMP aux élections régionales de mars 2010. Par cette action, qui s'inscrivait également dans le cadre de la campagne internationale contre les centres de rétention menée par l’Internationale des Fédérations Anarchistes, nous entendions protester contre la répression qui frappe toutes les composantes du mouvement social : sans papiers en grève ou accusés d'avoir brûlé un centre de rétention (centres qui ne devraient même pas exister), des membres d'une prétendue menace anarcho-autonome jetés en prison sous régime anti terroriste, des syndicalistes jugés, des antifascistes arrêtés, criminalisés... les exemples sont nombreux et ne cessent de se multiplier. Tout ceci vise à faire taire celles et ceux qui s'opposent au système en dehors du jeu électoral.
La péniche, occupée par une trentaine de personnes non-violentes mais déterminées (armées de confettis et de serpentins), a été recouverte d’une banderole proclamant « Ne nous laissons pas terroriser par l’Etat ». Elle était également ornée de drapeaux de pirates du plus bel effet.

Bien entendu, la police est arrivée rapidement sur les lieux. Nous avons même eu droit à la brigade fluviale, en combinaison néoprène très seyantes, et équipée de cagoules, comme il se doit. La police de district, elle, habillée en « robocops », était également de la partie.
Alors que le chef de la police s’était engagé (devant les caméras des médias présents) à ne pas effectuer de contrôles d’identités, la promesse était bien entendue trahie cinquante mètres plus loin et cinq minutes plus tard, après le départ groupé des militant(e)s. Chacun a sa conception de la parole donnée.
La nôtre, elle, reste et restera la même :
Nous n'aurons de cesse, même réprimés, de rester pirates: les pirates de ce système !

des membres de la Fédération Anarchiste

Contact : bton.arme@gmail.com

Source : L'en-dehors(quotidien anrchiste en ligne). On peut y voir d'autres photos de l'actions

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Le Monde Libertaire n° 1582

12 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA


Le Monde Libertaire n° 1582 du 11 au 17 Février 2010

 

« Ou le siècle à venir sera celui du refus, ou il ne sera qu’espace carcéral. »

Louis Calaferte

 

 

Sommaire

À cran Total, par J. P. Levaray, page 3

Fées d’hiver, par Floréal, page 4

La burqa et le moi profond, par Silfax, page 5

Brèves, page 6

Lois contre-éductives, par Fred, page 7

Les instits au piquet, par E. Redon et A. Roche, page 8

Boycott ou non, par U. Avnery, page 9

Pas sourde, la SNCF, par D’jo, page 11

Fées d’hiver, par J.-M. Raynaud, page 11

Eco-réformisme, par N. Baillargeon, page 12

Viva Argentina, par B. Baudoin, page 14

Aux vivants, par J. Cisneros, page 15

Les films d’H. Hurst, page 17

Comique troupier, par P. Schindler, page 18

Solidarité dans Réfractions, par M. Crès, page 19

Catalogue Radio, page 20

En Mouvement, page 21

Programme radiophonique, page 22

L’agenda, page 23

 

Editorial

 

Y a-t-il quelqu’un qui ait vraiment compris la une d’un quotidien national du soir, la semaine dernière : « Les marchés financiers attaquent l’euro et menacent la reprise » ? Bon, où sont les bons et où sont les méchants ? On comprendra qu’il y a de la surenchère et donc de la rivalité entre l’Oncle Sam et l’Empire du Milieu. De toute façon, les deux, comme les autres, sont sous le joug de la loi du marché et ce n’est pas le « nouveau candidat vers la présidentielle » Strauss-Kahn qui nous contredira !

 

De son côté, François Hollande préserve et engrange ses chances pour accéder à la charge suprême en brocardant le NPA sur la question du voile. Drôle d’époque où les tenants de la social-démocratie se refont une santé sur le dos des enfants du vieux Léon ! Et Howard Zinn, ayant passé l’arme à gauche, ne pourra pas trancher la question. Les médias et les gazettes diverses prédisant la gauche en position favorable pour les régionales, marchepieds divers et courroies de transmission se mettent furieusement en branle.

 

Le dernier exemple en date est, à notre connaissance, dans le sud de la France. D’aucuns, précisant leur position, affirment qu’il faut « une gauche pour résister au gouvernement ». Nous, on croyait naïvement que les productrices, les producteurs, bref le monde du travail, devraient d’abord compter sur leurs propres forces, entre autres sur les organisations syndicales. Le cas de Guy Pavan, « emblématique militant syndical » chez Molex à Villemur-sur-Tarn, est caractéristique. Trentecinq ans d’usine l’auraient conduit à considérer que le syndicalisme a ses limites et que la liste du Front de gauche de la région Midi-Pyrénées mène au nirvana ? Alors no future un mouvement social libéré de toutes chaînes politiciennes ?

 

On se remontera le moral en lisant la lettre ouverte de la CGT Goodyear aux dirigeants de la centrale de la porte de Montreuil à Paris. Un rayon est donc venu de nos camarades du Nord qui posent la question essentielle : si les structures syndicales ne soutiennent pas toutes les luttes, à quoi servent-elles ? Les syndicalistes inculpés de Continental ont « écopé » de simples amendes, la « fierté de la classe ouvrière » a été relaxée. On n’oubliera quand même pas qu’elles et ils n’ont eu que leurs propres forces pour se battre…

 

Mais on passerait presque à la trappe « l’impressionnante force de frappe des collectionneurs chinois ». Foutre dieu, qu’un acheteur de Shanghaï ait déboursé 24,7 millions de dollars pour une oeuvre de Wu Bin, passe encore. Mais presque 4 millions de dollars pour l’Événement Max Chagall, ça donnerait le tournis, voire la fièvre de Bercy. Et les frasques, relevant de la société du spectacle, de l’issue du procès Clearstream? Du balai, rideau ! Des luttes, des coordinations pour annoncer vraiment des espérances vers un monde nouveau.

 

 

 

Expo « Rompons le silence » depuis juillet 2008 : l’insurrection dans l’État de Oaxaca au Mexique en 2006. Pour l’occasion, un compagnon de Vocal (Voix de Oaxaca construisant l’autonomie et la liberté) accompagne l’exposition. Renseignements : laparolequiroule.over-blog.com

 

Besançon (25)

Les 21, 22, 23, 24 février à la librairie L’Autodidacte, 5, rue Marulaz. Dimanche, présentation de l’expo et apéro. Mardi, conférence. L’exposition sera visible les lundi, mardi et mercredi aprèsmidi.

 

Saint-Claude (39)

Les 25, 26, 27, 28 février, au café de la Fraternelle. Jeudi, présentation de l’expo avec un apéro mexicain. Vendredi, filmdébat, suivi d’un slam. Samedi, soirée de soutien organisée par le PLOUCCC (sous réserve). Dimanche, expo seule.

Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes

 

Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d'actualités en couleurs vues par les anarchistes pour deux euros

http://www.federation-anarchiste.org

 

Trouvez le point de vente du Monde libertaire le plus proche de chez vous :

http://www.trouverlapresse.fr

 

Pour visualiser le Monde Libertaire de la semaine :

http://www.toutabo.com/le-monde-libertaire-p-1332.html

 

 

En vente à la librairie à la librairie associative l’Autodidacte

5, rue Marulaz

25000 Besançon

Ouverte le mercredi de 16h00 à 19h00

Et le samedi de 15h00 à 19h00

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Notre histoire

12 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #notre histoire

Le 12 février 1900, naissance de Fernand PLANCHE, en Auvergne.
Ouvrier coutelier, écrivain et militant libertaire de la "Synthèse anarchiste" (qui fera le lien entre toutes les tendances de l'anarchisme).
De 1934 à 1935, il publiera le journal-revue "La Conquête du pain", et participera à la "Brochure mensuelle". Pendant l'hiver 1939-1940, il est incarcéré à la prison de la Santé, à Paris, pour "complicité de désertion". On l'internera ensuite comme "Elément subversif". Après un passage en Allemagne, il rentre chez lui, à Boulogne Billancourt, mais un bombardement détruit sa maison. Il est relogé à Paris, et hébergera de nombreux compagnons de passage, ou en difficulté. A la libération, il prend part à la reconstruction du mouvement libertaire. En 1950, il part s'installer en Nouvelle Calédonie : il s'opposera au régime colonial, prenant la défense (comme l'avait fait Louise Michel) du peuple Canaque.
Renversé par un chauffard alors qu'il circulait à vélo, il meurt le 19 avril 1974.
Il est l'auteur de plusieurs livres dont : "Durolle au pays des couteliers" (1946), une biographie de Louise Michel et, avec Jean Delphy, une autre de Kropotkine.

  Source Ephéméride anarchiste
epheman.perso.neuf.fr/

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