Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

TRAVAIL PRÉCAIRE, ESCLAVAGE MODERNE

21 Mars 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract

Après les manifestations du 7 février et la mobilisation triple du 7 mars qui a rassemblé plus d’un million de lycéen-ne-s, étudiant-e-s et salarié-e-s dans les rues, la lutte contre le CPE et le CNE se poursuit principalement dans les facultés. Pourtant cette énième attaque de l’État et du Capitalisme nous vise tous et toutes sans distinction, travailleurs, précaires, chômeurs, jeunes…

Le CPE et le CNE ne sont pas tombés de la dernière pluie, ils s’inscrivent dans une succession d’agressions ininterrompues depuis près de 30 ans de la part du patronat et des gouvernements de droite et de gauche pour exploiter et opprimer les franges les plus pauvres et précaires de la jeunesse (1977 : Pacte pour l’emploi des jeunes (Raymond Barre) ; 1983 : SIVP - Stage d’initiation à la vie professionnelle (Pierre Mauroy) ; 1984 : TUC - Travaux d’utilité collective (Laurent Fabius) ; 1986 : Plan d’urgence (Jacques Chirac) ; 1988 : CES - Contrat emploi solidarité (Michel Rocard) ; 1991 : Plan exo jeunes (Edith Cresson) ; 1993 : CIP - Contrat d’insertion professionnelle (Edouard Balladur) ; 1997 : Emplois jeunes (Lionel Jospin) ; 2002 : CJE - Contrat jeunes en entreprise (Jean-Pierre Raffarin) ; 2003 : CIVIS - Contrat d’insertion dans la vie sociale (Jean-Pierre Raffarin) ; 2006 : CPE - Contrat première embauche (Dominique de Villepin)…).

Le CPE et le CNE se situent également dans la continuité des attaques lancées contre les retraites, la Sécurité sociale, les services publics, les salaires… C’est une société de régression sociale, de misère et de précarisation généralisée que nous prépare le gouvernement : si nous laissons faire, le CPE et le CNE s’étendront à l’ensemble du salariat et c’est le CDI et l’ensemble du Code du travail qui disparaîtront.

Seulement nous savons que la colère de la jeunesse ne suffira pas, les travailleurs du public et du privé ne peuvent faire l’économie d’une lutte qui nous concerne tous et toutes. Pour cela il est vital de réaliser à la base la jonction entre salariés et étudiants, car ce n’est qu’ensemble que nous pourrons construire par l’unité des luttes et par la grève générale le rapport de force pour gagner.

En persévérant dans la stratégie démobilisatrice des journées d’action de 24 h (4 octobre, 7 février, 7 mars…), les partis politiques et les bureaucraties syndicales tentent de contrôler une colère et de la canaliser à leurs profits à des fins électoralistes. Nous savons pertinemment que la Gôche au pouvoir n’a rien à envier à la Droite en matière de politiques antisociales et de précarisation, ils se disputent sans fin le privilège de gérer le capitalisme et ses conséquences criminelles à coup de matraque et de Prozac.

La précarité est indissociable du salariat et le salariat est indissociable du capitalisme. Ce n’est ni dans l’alternance au pouvoir politique, ni dans l’illusion d’un capitalisme à visage humain ou citoyen, que nous pourrons nous opposer véritablement à la précarité et à la misère. Pour cela, il faut abattre le capitalisme et son corollaire répressif l’État.

Pour ne plus subir, nous devons dès aujourd’hui :

– Créer, investir, renforcer et multiplier les assemblées de lutte ;

– Fédérer sur une base locale, régionale et hexagonale les collectifs, comités et assemblées ;

– Développer les pratiques anti-autoritaires d’autogestion, de démocratie directe, de mandats impératifs, de révocabilité des mandatés et de fédéralisme ;

- Construire des liens de solidarité et d’entraide entre les individus et entre les collectifs en lutte ;

- Généraliser la grève et les occupations dans les universités, les lycées et dans le monde du travail.

Pour un autre futur, nous nous battons aujourd’hui pour :

- Pour une société libre, sans classe ni État ;

- L’égalité sociale, économique de tous les individus ;

- La possession collective des moyens de production et de distribution ;

- L’égalité dès la naissance des moyens de développement, c’est-à-dire d’éducation et d’instruction dans tous les domaines ;

- L’abolition du salariat, de toutes les institutions étatiques et formes d’oppression et de domination.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article