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Tract des libertaires 1er mai 2017

3 Mai 2017 , Rédigé par Libertaires bisontins

De l’abstention à l’anarchie

 

S'abstenir, oui mais pourquoi ?

 

            Face au manque de confiance de plus en plus évident, envers le système politique en place, de plus en plus de gens, conscient.e.s chacun.e à leur façon, s'abstiennent d'aller voter. Même si le discours républicain, omniprésent, décrit les "abstentionnistes" comme des feignant.e.s ou des irresponsables désintéressé.e.s, nous savons que beaucoup de celleux qui refusent d'élire ont une réelle conscience politique. Que ce soit par écœurement de la "politique politicienne" (promesses, mensonges, opportunisme carriériste, affaires judiciaires et autres frais de bouche indécents) et / ou par une forme de lucidité motivée par un idéal politique, comme l'anarchie, les raisons de ne pas se soumettre au jeu électoral sont multiples.

            En tant qu'anarchistes, nous n'oublions pas que l'abstention, loin d'apporter une solution immédiate, reste néanmoins une façon de ne pas donner son accord, son adhésion à cette forme d'organisation politique qu'est la démocratie dite "représentative". En effet, moins le taux de participation au scrutin est élevé, moins les candidat.e.s, quel que soit leur score, se trouveront légitimes dans leur tentative de prendre le pouvoir.

 

Donc on ne vote pas, mais après ?

 

            L’abstention est loin d'être une fin en soi, c'est un moyen d'expression contestataire, mais pas un moyen concret d'avancer. Si nous, anarchistes, refusons pour la plupart de voter, c'est parce que, à l'opposé de la démarche électorale, nous préférons lutter par nous-mêmes, de façon concrète et active. Le temps et l'énergie que nous investissons quotidiennement dans des mobilisations contestataires et / ou solidaires, représentent à nos yeux la meilleure résistance possible contre le capitalisme, tout en démontrant dès aujourd'hui qu'une organisation autogestionnaire est possible, en plus d'être souhaitable. Pour nous, cet engagement est bien plus efficace et prometteur pour l'avenir, que ne peut l'être l'élection d'un.e chef, aussi bien d'un point de vue politique que pour des avancées concrètes dans nos vies personnelles.

            Nous pensons que la libération des individu.e.s et l'égalité sociale ne s'obtiendront que par les luttes solidaires des classes dominées. Les congés payés, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le salaire minimum, les systèmes de solidarité comme le financement des retraites, sont quelques exemples de droits acquis suite à de nombreuses luttes. L'Etat-providence n'est pas un cadeau que nous auraient fait les dirigeant.e.s, par altruisme ou philanthropie. Il n'existe que parce qu'il a aidé à contenir les révoltes.

 

 Alors on fait la révolution, mais après ?

 

            Nous ne prétendons pas avoir de solutions toutes faites et toutes prêtes, qu'on diffuserait comme une vérité dogmatique. D'ailleurs, une telle attitude s'apparenterait bien plus à l'approche des partis politiques, voire à celle de la "mouvance"conspirationniste.

Nous pensons que l'expérimentation est un principe nécessaire à une progression politique et sociale, sur des bases autogestionnaires. Nous la développons déjà quotidiennement dans les organisations de nos groupes, syndicats, squats, et dans nos relations humaines en général.

 

Donc l'autogestion c'est quoi ?

 

            La forme d'organisation sociale et politique que nous promouvons repose sur le principe d'horizontalité (absence de hiérarchie), indispensable pour traiter toute personne de façon égalitaire, et nous préserver du pouvoir qui découle des statuts de "supérieur.e.s". Un autre élément central est l'exigence d'une participation des individu.e.s dans le processus de prise de décisions, au sein d'assemblées générales (discussions collectives), afin de ne pas abandonner ce droit et ce devoir à d'autres.

Un des principes fondamentaux de l’autogestion est aussi que tout mandat soit impératif et révocable. C'est à dire que quand quelqu'un.e est élu.e, c'est pour une tâche bien précise qu'il ne peut pas outrepasser, et que la personne peut être démise de son mandat à n'importe quel moment, si on estime qu'elle ne fait plus ce qu’on lui a demandé.

            C'est un des gros défauts dans l'organisation électorale que nous contestons : donner tout le pouvoir à une personne pendant cinq ans, sur la base d’un programme qui ne nous convient déjà pas au départ, et que rien ne l'oblige à mettre en application par la suite.

            Selon nos principes de base, toutes les décisions sont prises en assemblées générales, assemblées auxquelles tout le monde a le droit de participer, et a exactement les mêmes droits et les mêmes pouvoirs que toutes les autres. Certes, on choisit quelques personnes au début de chaque assemblée pour former un bureau chargé d'organiser les discussions, mais justement, avec un mandat impératif et révocable. Nous considérons que c'est sur ces bases-là qu'on peut parler de démocratie.

Ok, mais comment on s'organise dans l'espace ? Si il n’y a plus d'État, il n’y a plus de pays ?

 

            Par le fédéralisme, sans pour autant reproduire le système suisse ou américain. Par exemple, on pourrait très bien construire une société dans laquelle différents groupes se réuniraient en assemblées générales. Les principaux axes de regroupement seraient les lieux de production et les lieux de vie (quartiers, villages), mais on peut très bien en imaginer d'autres. Chaque personne concernée par sa propre situation (en tant que travailleur.euse, habitant.e ou n'importe quel autre critère d'appartenance posant un problème social) pourrait alors s'exprimer et prendre part aux décisions qui impacteront ensuite ses conditions de vie. Entendu de cette façon, le travail serait radicalement différent de ce qu'il est aujourd'hui pour la majorité des gens, c'est à dire un monde où règnent la pénibilité, la peur, l’égoïsme, le harcèlement sexuel, et le manque d'utilité et donc de reconnaissance sociale.

            Nous sommes tout à fait conscient.e.s qu'une fois que le capitalisme sera détruit, il faudra quand même bien produire de quoi vivre. Mais l'avantage du modèle d'organisation que nous défendons, c'est que tout le monde pourra participer aux décisions d'investir, ou pas, nos forces de travail dans telle ou telle ressource ou telle ou telle cause jugée utile et prioritaire.

Ces assemblées locales pourront se concerter dans des assemblées régionales, avec ces fameux.ses mandaté.e.s impératif.ve.s et révocables, qui pourront à leur tour mandater et se concerter dans des assemblées elles mêmes à plus grande échelle, c'est à dire nationales, continentales, voire mondiales… sans que le pouvoir sur les décisions ne passe dans les mains de quelques-un.e.s.

 

Super principe, mais ça ne risque pas de prendre beaucoup de temps ?

 

            Si, en effet ce système demande nettement plus de temps. Mais si on veut tou.te.s avoir notre part de pouvoir pour réellement peser dans l'organisation collective et avoir notre légitime "part du gâteau", il faut

s'investir beaucoup plus que de mettre un papier dans une boite tous les cinq ans. Par exemple, si le pouvoir était réparti équitablement, on ne dépenserait pas toutes ces forces à construire des produits de luxe pour les riches. Qui, à l'heure actuelle, peut s'acheter une porsche? Qui se déplace fréquemment en avion au point de vouloir construire un nouvel aéroport comme celui de Notre Dame des Landes?

La haute bourgeoisie ou les "très très riches", en possédant la plus grande partie du capital, orientent la production dans les secteurs qui les intéressent et qui génèrent le plus de profits, même si cela passe par des guerres ou un recul de nos conditions de vie.

            Dans une société libertaire, l'obsolescence programmée, qui consiste à prévoir un dysfonctionnement inévitable afin de créer une panne et contraindre les gens à racheter de nouveaux biens de consommation, n'existerait tout simplement pas. Nous produirions utile et efficace pour que personne ne manque de rien de fondamental. En sélectionnant ainsi nos priorités sociales et économiques, on pourrait dégager suffisamment de temps pour nous consacrer à une vraie citoyenneté. Cet élan citoyen devrait nécessairement s'accompagner d'une refonte de l'école, laquelle laisserait une place importante pour une réelle instruction civique des enfants et des adolescent.e.s, orientée vers l’apprentissage de la réflexion politique et de l’organisation collective.

 

Voici quelques principes de base théorisés, et surtout utilisés concrètement, par les anarchistes depuis maintenant plus d'un siècle. Nous ne sommes pas contre tout, nous n'allons pas manifester ou organiser des  actions juste pour le plaisir de caillasser quelques flics (même si ça peut largement se comprendre) ; nous avons un projet concret derrière tout ça, trop souvent occulté par les partis politiques, les médias et aussi par les groupes non libertaires avec qui nous sommes alliés sur certaines causes. C'est pourquoi nous prenons aujourd'hui la peine d'expliquer quelques-uns de ces principes qui définissent l'anarchie, trop souvent ignorés des gens lorsqu'on leur parle de ce mouvement politique.

 

Et si je veux essayer tout ça, ou si je veux en savoir plus, je fais comment ?

 

Différents groupes anarchistes publient et vendent des journaux, des livres, mettent des documents et des ressources à disposition, organisent des rencontres, des projections, des discussions ou simplement des permanences. Si tu es intéressé.e, tu peux t’adresser à la librairie L' Autodidacte, située place Marulaz à Besançon, lors de ses permanences.

 

 

Vive la révolution, vive l'autogestion, vive l'anarchie !!!

 

 

 

 

CNT 25 – Groupe Proudhon FA -- Groupe Anarchistes Solidaires – Individu.e.s libertaires

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Premier Mai Libertaire

25 Avril 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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25 Avril 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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AFFICHES ANTIELECTORALES

25 Avril 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

 

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16 Mars 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Conférence le 23 mars : « L’école des réac-publicains » par Grégory Chambat

Jeudi 23 Mars 2017, l’AMEB SOLIDAIRES étudiant-e-s organise avec le soutien du CAB une conférence / débat avec Grégory Chambat à propos de son livre  : « L’école des réac-publicains » , aux éditions Libertalia (lien).

19h à l’amphithéâtre Donzelot, Faculté des lettres, langues et sciences humaines ». 32 rue Mégevand à Besançon – entrée libre

Grégory Chambat est enseignant. Il est l’auteur de Pédagogie et Révolution (2011), Apprendre à désobéir (2013), L’École des barricades (2014). Il coanime le site et la revue Questions de classe(s).

La pédagogie noire du FN et des néoconservateurs

L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien.
Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation.
Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.
Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.
Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

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2 Mars 2017 , Rédigé par groupe Proudhon FA

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