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Solidarité avec la révolte sociale au Québec !

22 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Appels

Solidarité avec la révolte sociale au Québec !

 

Depuis le 13 février 2012, les étudiant.e.s québecois.e.s sont massivement en grève contre la hausse des frais de scolarité, ce qui correspond à une augmentation de plus de 75% prévue sur 5 ans. Grâce à une série d’assemblées générales massives, les syndicats étudiants (la FEUCQ, la FECQ et la plus combative CLASSE) et certaines facultés spécifiques de ces écoles ont maintenu leur décision de faire grève, tout en fixant leurs revendications propres. De nombreuses assemblées générales ont voté la grève générale illimitée jusqu’à la gratuité scolaire (avec plus de 150.000 étudiant-e-s en grève illimitée).

Alors que dans un premier temps le gouvernement de Charest refusait tout dialogue, les négociations ont été ouvertes fin avril dans le but d’étouffer les actions contre la hausse, la CLASSE signant une «trêve» dans la mobilisation durant les négociations. Mais une grande partie des étudiant.e.s n’ont pas tenu compte des «consignes» des bureaucrates d’associations étudiantes et sont descendu.e.s dans la rue aux cris de « négocier, c’est se faire fourrer! », échappant ainsi au contrôle de ces associations et les poussant encore plus à accentuer la lutte contre le gouvernement.

Des actions de sabotage ont eu lieu dans le métro de Montréal, des banques ont été attaquées et de nombreuses manifestations se sont soldées par des affrontements avec la police et de nombreuses arrestations (selon le Collectif Opposé à la Brutalité Policière, environ 3000 arrestations ont été comptabilisées au 29 mai 2012 lors des protestations étudiantes).

De la lutte étudiante émerge une lutte anti-capitaliste, rassemblant les travailleur.euse.s en grève, syndicalistes, écologistes, communistes, anarchistes ou simples révolté.e.s… Ainsi plusieurs actions ont été menées contre le sommet du Plan Nord qui s’est déroulé le 20 avril 2012 à Montréal. Ce projet consiste à coloniser les peuples autochtones du nord du Canada et y développer de nombreuses exploitations industrielles. Dernièrement, du 6 au 10 juin 2012, à l’appel de Convergences des Luttes Anti-Capitalistes, de féministes et d’étudiant.e.s, plusieurs manifestations contre la tenue du Grand Prix de F1 se sont déroulées à Montréal: elles visent à dénoncer le sexisme de ces « festivités » de la F1, les milliards injectés par l’Etat pour cet évènement au détriment de l’éducation ainsi que le symbole machiste et capitaliste qu’il représente.

Le 18 mai 2012, la répression d’Etat a franchi un nouveau cap avec l’adoption de deux nouvelles lois. La première est la loi « anti-masque » qui interdit le fait de se masquer durant les manifestations et qui menace d’amendes allant de 1000 $ à 5000 $.

La deuxième est la loi 78 dite « loi spéciale » qui exige que toute manifestation publique de contestation populaire se soumette à un contrôle minutieux par l’État. Pour toute manifestation, partout au Québec, les organisateurs doivent présenter l’heure de départ et le trajet complet à la police locale, au moins huit heures à l’avance.

Si cela n’est pas fait, la manifestation est déclarée illégale et les organisateurs s’exposent à de lourdes amendes (amende variant de 7000 $ à 35 000 $ pour tout organisateur et organisatrice, porte-parole, ou membre d’une association étudiante qui bloque l’accès aux classes ou qui encourage d’autres à le faire). L’amende sera comprise entre 25 000 $ et 125 000 $ pour toute association étudiante reconnue coupable d’encourager ou d’organiser des perturbations ou des blocages et sera doublée en cas de récidive.

Ces lois liberticides ont provoqué encore plus de colère parmi la population et les contestations se sont amplifiées à Montréal, mais aussi dans plusieurs villes de province du Québec. Ainsi, ce sont plus de 500.000 personnes qui sont descendues dans les rues de Montréal le 22 mai 2012 contre les lois répressives et en solidarité avec les étudiant.e.s en lutte. Des habitant.e.s sortent de partout sur leurs balcons en cognant sur leurs casseroles, comme en Argentine, en Islande… Des petites manifs ou assemblées de quartier ont lieu spontanément.

Au delà de la solidarité qui unit toutes celles et tous ceux qui, dans le monde, se battent contre l’injustice, la lutte des étudiants du Québec est aussi notre lutte. Non seulement parce qu’il s’agit d’une lutte contre les mêmes politiques d’austérité que nous subissons en Europe, mais aussi parce que, là-bas comme ici, alors que nous devons nous préparer à des luttes de plus en plus dures face aux attaques contre nos droits sociaux et les politiques d’austérité, les gouvernements et le patronat répondent de la même façon : par la répression et la remise en cause de nos droits comme le droit de grève et de manifestation. Après la loi spéciale du Québec pour casser le mouvement étudiant, c’est le gouvernement canadien qui, fin mai, a décrété une loi spéciale pour forcer à la reprise du travail les 5.000 cheminots en grève du Canadien Pacifique.

C’est exactement les mêmes politiques que nous subissons en Europe et en France. Sans parler de l’acharnement, des pressions et des licenciements que subissent bien des militants ouvriers et travailleurs combatifs dans les entreprises, le précédent gouvernement a limité le droit de grève au nom du « service minimum » dans des secteurs comme les transports publics et l’éducation. Lors de la lutte de l’automne 2010 contre la casse des retraites, c’est par une loi de réquisition et des menaces de prison ferme que le gouvernement a brisé la grève des ouvriers des raffineries, et en décembre 2011, on a vu l’utilisation de policiers pour casser la grève des travailleurs des entreprises privées de la sécurité aéroportuaire pour leurs salaires.

Face aux politiques d’austérité, aux attaques contre le monde du travail et la population, aux licenciements massifs, à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, à la hausse des prix et à des salaires qui ne nous permettent plus de vivre, nous n’avons pas d’autres choix que de nous battre. Défendre inconditionnellement le droit de grève et de manifestation, c’est défendre les seules armes dont nous disposons pour faire face aux patrons et aux gouvernements. La solidarité avec la lutte des étudiants du Québec, c’est refuser, des deux côtés de l’Atlantique, les mêmes politiques d’austérité et les mêmes restrictions de nos libertés.

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

En Europe comme en Amérique : droit inconditionnel de grève et de manifestation ! Vive la solidarité internationale !

Ce 24 juin 2012, journée internationale de solidarité avec la lutte étudiante au Québec, soyons nombreu.se.s à descendre dans la rue bruyamment avec nos casseroles!

DIMANCHE 24 JUIN 2012

14H30 – PLACE MARULAZ

MANIFESTATION

A l’appel de : l’Association Multiculturelle des Etudiants de Besançon, Confédération Nationale du Travail et l’Initiative Communiste Ouvrière

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Ce soir à Radio BIP

21 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

L'association Latinoamericalli de Besançon, propose ce mois-ci une projection du
                  film d'Almodovar : La loi du désir.
 
                 La séance aura lieu ce jeudi 21 juin 2012 à 20h30,   
            dans l'entrepôt de Radio BIP, 14 rue de la Viotte à Besançon!
 
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De la lutte armée et de quelques imbéciles

20 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

De la lutte armée et de quelques imbéciles

 

Motion du congrès de la Fédération anarchiste italienne Reggio Emilia, 2 et 3 juin 2012


Dans notre pays, la situation politique et sociale montre des signes évidents de
régression autoritaire à l'échelle globale. Le déploiement des politiques
disciplinaires en réponse à des questions sociales est un signe que le temps du
compromis, de la démocratie sociale est passé. Nous pourrions avoir à envisager le
risque qu'on nous impose des régimes extrêmement autoritaires. La criminalisation
des mouvements sociaux et des anarchistes prépare le terrain pour de nouveau
appareils répressifs : de nouvelles lois, de nouvelles procédures pénales, une
torsion de plus en plus forte de la réglementation en vigueur, un contrôle militaire
croissant du territoire.

La gestion médiatique immédiate du monstrueux attentat de Brindisi (1) en dit long
sur les intentions de l'oligarchie au pouvoir. Un acte lâche, de terreur aveugle
contre des jeunes femmes, un acte antisocial et criminel, est tranquillement
assimilé à un épisode de lutte armée, peut-être avec une origine grecque ou
mafieuse, dont l'objectif évident est de réaliser l'unité dans la défense de l'État,
une unité que nous avons vue à l'oeuvre dans les années de solidarité nationale, des
lois spéciales, de la régression sociale et culturelle du pays.

Même l'attentat qui a blessé le patron d'Ansaldo (2) et sa revendication envoyée au
Corriere della Sera par le noyau « Olga » de la FAI « informelle » démontre à quel
point action et communication sont étroitement liés et confondus dans un jeu de
miroirs infini et déformant. Il convient d'observer attentivement pour bien en
comprendre la trame intime. Les médias, les mêmes qui minimisent depuis toujours la
férocité de la guerre que l'armée italienne mène en Afghanistan, ont tiré à boulets
rouges contre le mouvement anarchiste, ce mouvement qui ne se soustrait pas aux
luttes sociales, qui est en première ligne des mouvements de protection de
l'environnement, contre la guerre et le militarisme, contre les lois racistes et les
politiques sécuritaires dans notre pays.

Journaux, radio et télévision, qui tout d'abord n'ont pas haussé le ton, se
déchaînent après la revendication. Dans ces crises, on cherche toujours des boucs
émissaires sur lesquels diriger l'attention de l'opinion dite publique. De même
qu'ils ont réussi pendant les années 80 à vider de sens et de contenu la richesse
des mouvements de la décennie précédente, en leur attribuant à tous,
indistinctement, la responsabilité de la lutte armée, faisant de chaque brin d'herbe
un faisceau, faisant pleuvoir les condamnations à la prison, provoquant des
divisions et des oppositions ; de même aujourd'hui il y a ceux qui entendent
dépoussiérer les vieux outils de la criminalisation préventive.

En outre, la situation pour les gouvernements et les patrons n'est pas facile : ils
doivent faire digérer des mesures de plus en plus indigestes, et s'installe chez eux
la peur croissante d'une révolte sociale. La blessure d'Adinolfi a été attrapée au
vol pour relancer, après les différentes indications des services secrets sur le «
danger anarcho-insurrectionnaliste », le prétexte de la menace terroriste d'origine
anarchiste, en la reliant au mécontentement social grandissant, au mouvement NoTav
(3) et, en général, à toute forme d'opposition sociale.

Si telle est l'opération en cours, il est clair que nous devons toujours attendre de
nouvelles opérations de répression. Dans une situation où l'agression contre la
qualité de vie de la population s'intensifie, en particulier dans le domaine de
l'emploi dépendant, de la précarité, du petit artisanat et du commerce, et où nous
aurions besoin de la pleine participation, de toute l'intelligence et de toute la
capacité à organiser des réponses collectives incisives, à promouvoir des luttes, à
développer des initiatives de solidarité sociale, à donner de l'oxygène aux formes
autogestionnaires de réponse concrète à la crise, il apparaît inévitable qu'il
faille se mesurer à ceux qui pensent qu'un groupe, une organisation dure,
combattante, clandestine, puisse obtenir des résultats efficaces, avec ceux qui
pensent qu'ils ont la réponse dans la poche - comme le groupe qui a réalisé
l'attentat contre le dirigeant d'Ansaldo nucléaire revendiquant son appartenance à
la Fédération anarchiste informelle. Surtout si l'emphase médiatique avec laquelle
ces actions sont signalées est cohérente avec l'implication de l'ensemble du
mouvement anarchiste dans un processus de criminalisation générale, qui a pesamment
investi même la Fédération anarchiste italienne.

Ce n'est pas par hasard que le texte du noyau « Olga » ait été publié intégralement
par le Corriere della Sera, qui décida de cette manière de servir de mégaphone à
la
FA Informelle. On se demande pourquoi. La réponse n'est pas difficile. Le communiqué
de presse, après les quelques premières lignes sur la question nucléaire, est
consacré à la propagande : une bonne partie de ce document est une violente attaque
contre le mouvement anarchiste dans ses nombreuses composantes.

Tous les quotidiens, les journaux télévisés consacrèrent un large espace à un texte
qui affirme qu'une grande partie du mouvement anarchiste fait de l'anarchisme «
idéologique et cynique, vidé tout souffle de vie ».

Mais ce n'est pas tout. Selon les « informels », les anarchistes impliqués dans les
luttes sociales « travailleraient pour le renforcement de la démocratie ».
C'est-à-dire pour le maintien de l'ordre hiérarchique. Le lecteur a l'impression que
le but réel de l'action n'était pas tant une mise en garde aux seigneurs de l'atome,
que d'obtenir l'audience adaptée pour faire savoir à tous leur opinion sur le
mouvement anarchiste.

L'action des anarchistes est décrite comme une simple activité ludique, consistant à
« écouter de la musique alternative » tandis que le « nouvel anarchisme » naît avec
le fait de « prendre le pistolet », du choix de la « lutte armée ».

Le moyen occulte à tel point la fin que les super-héros de bande dessinée, qui
n'aiment pas « la rhétorique violente » mais qui, avec plaisir, ont « armé » leurs
propres mains, ne se rendent pas compte que, dans notre pays, le nucléaire est
actuellement sorti de la scène grâce aux luttes et aux mouvements populaires.
L'action directe, sans délégation, concrète et capable de démontrer que nous pouvons
prendre en main notre destin, lutter contre les géants de l'atome et les vaincre,
comme à Scanzano Jonico (4) et avec le blocage des transports nucléaires entre
l'Italie et la France, où les anarchistes étaient en première ligne.

Tous les jours, les anarchistes participent aux luttes pour la défense du territoire
et pour l'auto-gouvernement, contre les patrons, pour la réalisation de l'autonomie
des travailleurs par rapport à l'esclavage salarié, contre la guerre, la production
militaire, pour une société sans armée et sans frontière, contre le racisme, le
sexisme, la guerre contre les pauvres et contre les femmes. Les anarchistes, qui
subissent l'exploitation et l'oppression comme tout le monde aux côtés des autres
exploités et opprimés, luttent contre l'État et le capitalisme pour créer les
conditions pour les abattre, dans le but de briser à la fois l'ordre matériel et
symbolique, sachant qu'il ne suffit pas de détruire mais qu'il faut savoir
construire. Construire sans crainte que la maison soit démolie, sachant que tout
espace libéré, même pour quelques instants, devient un lieu d'expérimentation où
nombreux sont ceux qui savoureront le goût d'une liberté qui n'est pas abstraction
poétique mais concrète édification d'un environnement politique non étatique.

Actions qui préfigurent à partir de maintenant les relations politiques et sociales
différentes, qui ne se limitent pas au « rêve d'une humanité libre de l'esclavage »
parce que le chemin de la liberté n'est pas un « rêve », mais le pari quotidien au
sein des réalités sociales dans lesquelles nous sommes forcés de vivre et que nous
voulons contribuer à changer. Pas seuls. Jamais seuls, parce que l'humanité est
composée de personnes de chair et d'os, parce que agir au nom d'une « l'humanité »
abstraite est typique des États, des religions, même du capitalisme qui promet sans
tenir le bien être et le bonheur. Pas celui des anarchistes. La pratique de la
liberté par la liberté peut être contagieuse, mais on ne peut certainement pas
l'imposer.

Les rédacteurs du communiqué de presse ont horreur du « consensus » et cherchent la
« complicité ». Ils se fichent de la fin et ne pensent qu'au moyen, renonçant de
fait à toute perspective de révolution sociale anarchiste. Leur langage et leur
pratique sont un cocktail de pratique avant-gardiste et de rhétorique esthétisante.
Il était inévitable que les médias leur donne un large espace, en suivant des lignes
d'interprétation parfois déviées, parfois entremêlés. La plupart des médias ont
concocté des théorèmes afin de relier les luttes sociales et la FAI informelle dans
une relation quasi symbiotique. Les anarchistes sont serrés dans un étau
interprétatif : d'un côté ils sont décrits comme des « terroristes » ou comme leurs
fans, de l'autre comme des bureaucrates inoffensifs.

Un étau qui sera probablement apprécié par ceux qui se complaisent dans le geste,
qui s'assouvissent dans une extase existentielle dans laquelle la lueur d'un instant
compense la grisaille de la vie quotidienne passée dans le silence et l'attente
d'une autre occasion de faire monter l'adrénaline. « Aussi fugace que soit cette
lueur - écrivent-ils - la qualité de la vie en sera à jamais enrichie. » Entre un
colis postal et une balle dans les jambes, ils pourront lézarder dans la gloire de
papier que les médias payés par les patrons et par les partis voudront leur offrir.

Au-delà de l'usage médiatique de l'attentat contre le patron d'Adinolfi, reste le
fait politique de la récurrence d'un avant-gardisme armé qui, outre les séductions
sémantiques, décalque une parabole de petit parti autoritaire, qui se berce de
l'illusion de pouvoir s'ériger en guide de ceux qui jugent intolérable le monde dans
lequel nous vivons. N'est pas une coïncidence si au procès des soi-disantes «
nouvelles BR » (5), des personnes se situant loin de l'anarchisme ont manifesté leur
enthousiasme pour l'attentat de Gênes. C'est l'apothéose du moyen, qui ne se soucie
pas de la fin. Une sorte de transversalité de l'action comble la distance apparente
des projets.

En réalité, cette distance se dissout alors même que cette pratique se développe en
opposition aux luttes sociales, inévitablement contraintes à ce que le noyau « Olga
» appelle le « cittadinismo ». Avec ce terme, ils stigmatisent les luttes populaires
qui, ces dernières années, avec une radicalité organisatrice croissante, ont à
maintes reprises mis en difficulté les gouvernements qui se sont succédé, portant
atteinte aux intérêts des grandes entreprises et inaugurant des pratiques de
participation certes pas anarchistes, mais certainement loin de la triste habitude
de délégation électorale en blanc.

Que reste-t-il en dehors des luttes sociales ? Le parti, rien d'autre que le parti.
Ce n'est pas une coïncidence si les partisans de la fédération informelle se soient
dotés d'un sigle fourre-tout, réduisant le chemin de l'affinité à la pratique
d'actes de violence. Faisons abstraction du fait banal - même s'il est grave - que
de cette manière on fournit un prétexte à d'innombrables actions répressives fondées
sur l'association de malfaiteurs. Nous allons au-delà même du risque évident qu'un
jour ou l'autre l'État ou les fascistes puissent utiliser le sigle pour leurs
objectifs propres, en utilisant le prétexte qui leur sera naïvement offert. Si
l'issue est le parti, l'organisation qui agit là où d'autres n'agiraient pas,
l'organisation qui entre en conflit privé avec l'État et les patrons, alors cette
issue mène directement hors de l'anarchisme. L'anarchisme ne s'impose pas, il se
propose.

Chaque jour, jour après jour, dans l'espoir qui nous fait agir concrètement parce
que les exploités, s'ils le souhaitent, peuvent créer les conditions pour se passer
de ceux qui les exploitent, parce que les opprimés, s'ils le veulent, peuvent lutter
pour se libérer de ceux qui les oppriment. C'est une question de pratique, de
gymnastique de la révolution, d'expérimentation du possible et du désirable, de mise
en jeu quotidienne. Dans l'extase de super-homme du geste qui plaît, ils écrivent
avec mépris que pour les anarchistes sociaux, « la seule boussole est le code pénal
». Ils écrivent « quel que soit le coût » : les anarchistes, le prix, ils le paient
chaque jour. Oui, mais face aux tribunaux, ce n'est pas une fanfaronnade ni une
plainte, lorsqu'on nous présente la note pour les luttes auxquelles nous
participons.

Les auteurs du communiqué utilisent le terme de « fédération » mais réduisent le
fédéralisme à la relation intangible entre ceux qui se reconnaissent dans le
pistolet qui tire ou dans le colis qui explose, et non pas le désir de construire un
cadre de relations qui s'emploie à conjuguer liberté et organisation. Les
détracteurs de l'anarchisme affirment qu'il est impossible de combiner la liberté et
l'organisation, l'anarchie et l'organisation, parce qu'ils identifient
l'organisation avec la hiérarchie, avec l'État, avec l'imposition violente d'un
ordre social qui limite la liberté et transforme l'égalité en un squelette formel
sans base matérielle. Les partisans de la démocratie parlementaire estiment que la
liberté doit être limitée, parce que, au-delà de la rhétorique sur le pouvoir du
peuple, ils ne voient pas la liberté comme la marque distinctive de l'humanité qui
s'émancipe de la soumission à un ordre hiérarchique, mais comme un danger à
contenir.

Pour les démocrates, le seul moyen de régler les conflits, la jungle sociale, c'est
une imposition violente des règles établies en vertu du principe de la majorité. Les
porte-parole du noyau « Olga » adoptent la jungle sociale avec laquelle les États
justifient leur existence, comme un prétexte pour agir pour le plaisir d'agir, une
action qui refuse avec dédain toute réflexion sur l'éthique de la responsabilité,
sur la nécessité morale et politique de construire des voies que tout le monde
puisse et veuille emprunter. Un agir qui se suffise à lui-même, sans aucune
attention pour ceux sans lesquels, que cela plaise ou non, on fait une guerre privée
à l'État, et non pas la révolution.

Dans leur article, ils proclament « le plaisir d'avoir pleinement réalisé et d'avoir
vécu ici et aujourd'hui "notre" révolution ». De cette manière, la révolution
sociale se réduit à une pratique auto-érotique en club privé.

L'anarchisme s'est toujours fondé sur la conscience dans le choix des actions et des
objectifs, et sur la responsabilité personnelle dans leur accomplissement : il se
réfère toujours à la conscience des individus et à l'interprétation du moment
historique dans lequel ils vivent. L'efficacité de l'action directe n'est pas
exprimée par le degré de violence qu'elle contient, mais plutôt sur la capacité à
identifier une route praticable par tous, à construire une force collective en
mesure de réduire la violence au plus petit niveau possible au sein du processus de
transformation révolutionnaire. La violence érigée en système engendre l'État.

Le pari des anarchistes organisateurs est de construire des cadres de relations
politiques et sociales qui, par leur existence même, préfigurent des relations
sociales libres, où le lien organisateur amplifie la liberté de l'individu.
L'anarchisme social n'est imprégné d'aucune prétention qu'il existe la formule
définitive pour la société anarchiste, mais il s'interroge, et en s'interrogeant, il
tente de pratiquer une relation différente qui vise à la synthèse possible, dans le
respect des différences de chacun et chacune. Nous sommes conscients que seule une
société homologuée et, par conséquent, intrinsèquement autoritaire sinon
totalitaire, peut imaginer d'effacer le conflit des relations sociales : pour cette
raison, nous considérons l'anarchie comme un horizon sans cesse en construction, où
la révolution sociale qui abolit la propriété privée et élimine le gouvernement est
la première étape, et non la dernière, d'un parcours d'expérimentation sociale, qui
est le nôtre à partir de maintenant.


Les compagnons et les compagnes de la Fédération anarchiste italienne réunis en
congrès le 2 et 3 juin 2012


Source :
http://www.federazioneanarchica.org/ http://anarresinfo.noblogs.org/


Notes :

(1) Le 19 mai 2012 un attentat à la bombe a tué une élève et en a blessé cinq autres
devant un lycée de la ville.

(2) Ansaldo Nucleare S.p.A. est une entreprise italienne qui opère dans le secteur
du nucléaire, réalisant des centrales nucléaires de troisième génération refroidies
à l'eau. Roberto Adinolfi, l'administrateur délégué de l'entreprise, a été blessé
d'une balle dans la jambe à Gênes le 7 mai 2012. Les Italiens ont inventé le mot «
jambiser » (gambizzare) pour désigner cette pratique qui remonte aux brigades rouges
dans les années 70-80.

(3) « Non au train à grande vitesse ».

(4) Le 23 novembre 2003 des dizaines de milliers de personnes manifestèrent contre
la décision de créer à Scanzano Jonico, dans le Sud du pays, le premier site de
déchets nucléaires du pays.

(5) Brigades rouges.

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Nos camarades antifas sont tous libres

19 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Anti-fascisme

 
Communiqués des antifascistes interpellés à Hénin-Beaumont le 17 juin 2012.
 « Alors que nous nous rendions au rassemblement antifasciste prévu pour
protester en cas de victoire de Marine Le Pen aux élections législatives,
nous avons été interpellés de manière très musclée à proximité du lieu de
rendez-vous.
 En l'espace de quelques secondes, nous avons été encerclés par un
dispositif policier important (6 voitures de policiers en civil et en
uniforme) avant d'etre interpellés et placés en garde à vue.
 Le but de la manoeuvre était clairement de nous empêcher de nous rendre au
rassemblement.
 Face à la mobilisation instantée depuis l'extérieur (communiqués de
soutien),les charges à notre encontre ont spectaculairement diminué. Alors
qu'on nous accusait initialement d'avoir planifié des actes de violence en
bande organisée, finalement seul deux d'entre nous sont ressortis avec une
convocation à comparaitre devant un tribunal (novembre2012). Les charges
de violence en bande organisée ont été abandonnées.
 Nous sommes restés solidaires malgré la pression des policiers qui
essayaient de nous monter les uns contre les autres, et c'est grâce à
notre fermeté que nous avons pu sortir rapidement et presque sans suite.
 
Plus que jamais, solidarité antifasciste! »
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Faucheurs volontaires

19 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Rendez-vous

ogm_jenveuxpas.jpgProcès en appel des faucheurs volontaires d’OGM de Colmar

20 et 21 juin 2012

à la cour d’appel de Colmar

 

 

 

 

 

Les 20 et 21 juin 2012, les Faucheurs Volontaires passent devant la cour d’Appel de Colmar suite à leur action de neutralisation de la Vigne OGM de l’INRA, en août 2010.

ogm-3.jpg

Le 15 Aout 2010, 60 faucheuses et faucheurs volontaires, venus de toute la France, ont procédé à l’arrachage de 70 pieds de vigne OGM à l’INRA de Colmar. Cet essai de vigne OGM en plein air avait pour but de tester une variété prétendument résistante au court-noué. Ils ont posé et revendiqué cet acte en conscience. Il s’inscrit dans la continuité de  la lutte contre les OGM dans l’environnement, les champs et les assiettes.

Suite aux condamnations de première instance (septembre 2011), les Faucheurs Volontaires ont décidé de cet appel afin de faire à nouveau entendre la voix d’une majorité de français et d’européens opposés à l’introduction des OGM dans l’alimentation. Les Faucheurs Volontaires dénonceront notamment la direction prise par la recherche publique française et le travail « d’acceptabilité sociale » des OGM agro-alimentaire mené au travers de cet essai de vigne OGM et de son Comité Local de Suivi (CLS).

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Hénin-Beaumont

18 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Anti-fascisme

antifa.jpgHénin-Beaumont

7 militant-e-s antifascistes arrêté-e-s – 17 juin 2012

 

 

 

Communiqué

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrestations de 7 antifascistes à Henin-Beaumont

Ce soir, 7 militants et militantes antifascistes ont été arrêtés à Hénin-Beaumont un peu avant 20 heures. Ils rejoignaient le lieu d’un rassemblement appelé par le groupe de le Comité de Vigilance Antifasciste 62 membres de l’Action Antifasciste.

Ils ont été placé en garde-à-vue au commissariat de Lens.

Bien que Marine Le Pen ait à priori perdu de quelques voix les élections, le fascisme continu sa progression dans le bassin minier et particulièrement à Henin-Beaumont où elle recueillerait 55% des voix.

Le combat ne fait que commencer et ce n’est ni la social-démocratie corrompue ni l’électoralisme qui ne pourront stopper cette marche au pouvoir.

Liberté pour les 7 d’Hénin-Beaumont !
A bas le fascisme ! A bas la répression de l’Etat bourgeois !

 

Publié le by lechatnoiremeutier  http://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2012/06/17/henin-beaumont-7-militant-e-s-antifascistes-arrete-e-s-17-juin-2012/

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Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation

17 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS) de Caen
 (et d'ailleurs...) vous annonce aujourd’hui la mise en ligne de 8 traductions, librement 
téléchargables et diffusables sur notre site à l’adresse suivante
 http://ablogm.com/cats/ . 
 
En voici une brève présentation :
 - Entretien avec Abraham Guillen :
Entretien de 1978, tiré de la revue anar espagnole « Bicicleta ». Guillen,
 anarchiste exilé, combattant de la révolution espagnole, auteur de livres
 sur la stratégie de la guérilla et sur l’autogestion, y raconte ses relations
 avec certaines guérillas latino-américaines des années 60 et 70 auprès desquelles
 il a parfois joué un rôle « d’assesseur politico-militaire ».
 
- Ni Dieu, ni maître, ni mari : la Voz de la Mujer (Argentine 1896-97) : 
Un aperçu de ce journal anarchiste argentin, tourné vers les femmes des classes
 populaires, qui fut une des premières expressions anarcha-féministes au monde.
 
- Un Young Lord se souvient : 
Un témoigne de Richie Perez sur les multiples luttes (sur la santé, l’éducation,
 contre les brutalités policières etc…) menées par le Parti des Young Lords, issu de 
la communauté portoricaine de New York.
 
- Les Young Lords et les premiers gangs portoricains de Chicago :
Un entretien avec Mervin Mendez sur la genèse des Young Lords de Chicago
 (assez différents culturellement et socialement de celles et ceux de New York), 
sur la communauté portoricaine de cette ville et sur les premiers gangs qui en
 furent issus.
 
- Les femmes à l’usine FIAT – Italie 1970 :
Un article paru dans Lotta Continua sur la féminisation de la main d’œuvre
 ouvrière chez FIAT, l’espoir patronal de trouver chez les femmes une force de travail 
docile et un moyen de diviser les luttes ouvrières radicales qui émergeaient,
 la situation sociale et culturelle des femmes ouvrières….
 
- Féminisme italien, opéraisme et Autonomie dans les années 1970 :
Un texte qui survole les courants du féminisme italien issus de l’opéraisme
 et de l’autonomie, qui se mobilisèrent particulièrement contre les violences faites aux 
femmes et pour la rétribution du travail reproductif (au sens de reproduction
 de la force de travail à travers les tâches éducatives, ménagères, de soins, de 
réconfort affectif et sexuel…).
 
- Le soulèvement de Sibérie occidentale 1921-1922 :
Un petit texte qui survole ce soulèvement paysan massif opposé à la dictature
 bolchevique et déclenché par les politiques drastiques de réquisitions alimentaires 
du pouvoir rouge.
 
- Guerre de classe en Finlande 1918 :
2 courts textes, le premier sur la tentative méconnue de révolution prolétaire
 en Finlande et sur son écrasement par les réactionnaires locaux et le deuxième sur 
l’activité de marins russes anarchistes en Finlande lors de la Guerre Civile.
 
 
Il nous reste encore pas mal de textes à traduire en anglais (et aussi un peu en espagnol), on continue donc à en appeler aux bonnes volontés pour prendre en 
charge certaines traductions. 
On peut nous contacter à l'adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr
 
Merci aux quelques personnes qui nous filent des coups de mains pour les traductions. 
Merci de faire tourner l’information et de faire connaître notre site
 et les modestes ressources qu’il contient.
Salutations anarchistes.
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Le Monde Libertaire n° 1677

16 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

ML-1677-recto.jpgLe Monde Libertaire n° 1677 du 14 au 20 Juin 2012

 

«Les seuls à avoir toujours fait des révolution, ce sont les astres. »

Albator

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire

Actualité

Derrière les fumées électoralistes, G. Goutte, page 3

Les mairies PCF et les Roms, Nicolas, page 4

Chronique néphrétique, Rodkol, page 5

L’État mafieux du pape, Le Furet, page 6

Action directe à Brioche dorée, Nathan, page 7

Pas de fumée sans pétards, P. Schindler, page 8

La police déjoue un complot anarchiste, Tanneries, page 9

International

Grève de la faim en Algérie, R. Pino, page 10

Conflit social au Maroc, R. Pino, page 11

Événement

Programme de la Foire à l’autogestion, 12

International

La guerre ne connaît pas la crise, P. Sommermeyer, page 14

Saint-Imier et les espérantophones, D. Kessous, page 15

Soutien aux anarchistes turcs, FA, page 16

Histoire

Proudhon et Darimon, la rupture, C. Fréjaville, page 17

Culture

Théo Van Rysselberghe, Daniel, page 19

Mouvement

Souscription pour Laura Gómez, 21

Radio libertaire, 22

Agenda, page 23

 

Editorial

Pendant les travaux, les affaires continuent… De même pendant les campagnes électorales, fermetures d’usines et licenciements se poursuivent. A un rythme plus lent, certes, mais ne nous faisons pas d’illusions, le pire est à venir. En attendant, les salariés du groupe volailler Doux s’inquiètent de l’attitude de leur patron qui a choisi pour son entreprise l’option du redressement judiciaire, ouvrant ainsi la porte aux plans de licenciements.

 

En Savoie, c’est l’usine d’aluminium Rio Tinto Alcan qui est sur le chemin de la fermeture. Les ouvriers d’Arcelor-Mittal ont toujours du mouron à se faire malgré toutes les belles promesses des uns et des autres. Après la mort de France-Soir version papier, c’est celle de sa version en ligne qui est annoncée. Air-France bat de l’aile, et les ex-Sea-France n’en finissent pas de couler, tout ça dans la même semaine et ce n’est pas fini… La crise (celle de la finance) servira d’explication à tous les coups bas que les possédants nous concoctent.

 

Toutefois, une bonne nouvelle pour certains : les élections législatives peuvent leur rapporter gros. Les aides publiques perçues par les partis politiques suivant le nombre de votes en leur faveur (minimum requis 1% de suffrages dans cinquante circonscriptions différentes) sont, paraît-il, un enjeu majeur. Pour 2012, 76 millions d’euros sont à répartir (PS et UMP s’en partageant les trois quarts).

 

On comprend mieux la frénésie électoraliste de certains. Sur 330 partis politiques (!) répertoriés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, seuls 41 bénéficient de cette manne financière. Eh oui, seulement 41. Alors que, bien sûr, les seules choses qui comptent pour eux, c’est le bien public et le bonheur des simples administrés que nous sommes : comme disait l’autre, hâtons-nous d’en rire de peur d’être obligés d’en pleurer… Mais répétons-leur bien fort tous ensemble : vous ne nous représentez pas !

 

Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes

Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d'actualités en couleurs vues par les anarchistes pour deux euros cinquante

Chaque semaine les groupes de la Fédération Anarchiste diffusent une édition gratuite du Monde Libertaire.

http://www.federation-anarchiste.org

Retrouvez le site web du Monde Libertaire à l' adresse suivante:

http://www.monde-libertaire.fr

En vente dans toutes les bonnes librairies et donc à

La librairie associative l’Autodidacte

5, rue Marulaz 25000 Besançon

Vente à la criée le dimanche matin sur le petit marché de Battant

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Nouveauté de la librairie

11 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #A lautodidacte.org

eloge-de-la-passe.gifELOGE DE LA PASSE

Changer le sport pour changer le monde

COLLECTIF - WALLY ROSELL

Editions Libertaires

 

La question n’est pas de savoir si le sport et les libertaires ont des points communs, car aussi loin que nous remontons dans la mémoire du mouvement ouvrier, sport et anarchisme n’ont cessé de cohabiter. L’anarchisme se propose d’organiser la société sur de nouvelles bases. La révolution désirée par les libertaires nécessite un citoyen (une citoyenne) conscient(e) et préalablement formé(e) aux pratiques autogestionnaires. C’est ce qu’Emile Pouget ou Juan Garcia Oliver appelait la gymnastique révolutionnaire : « Construisons dès aujourd’hui des organismes de défense, de solidarité qui serviront demain de bases à la réorganisation sociale. »

Nous devons donc contribuer - dès maintenant - à mettre en place des pratiques différentes pour tous les aspects de la vie en société, y compris dans celles qui paraissent les plus futiles. Amateur-e-s ; entraîneurs/ animateur-e-s ; joueur-e-s ; supporteur-e-s ; ultras, etc. les thèses que défendent les contributeurs de ce livre sont les suivantes :
 le sport (et le football en particulier) est complètement sclérosé et – à l’image de la société - entièrement à refonder ;
 le sport est un des outils de libération de notre corps, aliéné par le salariat et la publicité ;
 le sport collectif peut servir d’apprentissage « ludique » à des relations individu / société (individualité / action collective / entraide) débarrassées du pouvoir, de l’argent et d’une hiérarchie castratrice ;
 Recevoir, donner, rendre, sont des notions communes aux sports collectifs et au socialisme libertaire.

Aujourd’hui, il existe un football (et d’autres sports collectifs) alternatif, autogéré, antiraciste, antisexiste, etc., mise en œuvre par des libertaires et par d’autres. Notre objectif est de les populariser pour retrouver le plaisir dans les gymnases, les stades, les tribunes et tous les terrains de jeux improvisés.

Ouvrage coordonné par Wally Rosell, avec les contributions de : Philippe Pelletier, Jean-Claude Michéa, Gabriel Kuhn, Anna Cieko, Edward Sarboni, Marie-Odile Ponzio, Laurent Garrincha, Floréal Hernandez-Lenoir, Pierre Sommermeyer, Acácio Augusto (Portugal), Pat Schlinder, Jean-Luc Clémens, André Merelle, Jean-Pierre Lemaux, Elan noir, Christian Bruyas, Jean-Marc Raynaud, Laurent Melon, Christophe Huette, Annika Hoffmann et Nicole Selmer (Allemagne), le Scalp de Limoges, Yvan & Pelayo / CNT (Espagne), Los Autonomos (Sao Paulo), Mujeres Libres (Espagne - 1937), FAUD (Allemagne - 1920), Jan-Ake Eriksson (Stockholm), etc.

 

En vente à

La librairie associative l’Autodidacte

5, rue Marulaz 25000 Besançon

 

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Appel à la solidarité avec les anarchistes biélorusses

10 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

                Appel à la solidarité avec les anarchistes biélorusses

 

 

Le dernier appel à solidarité avec les anarchistes biélorusses est paru
il y a déjà quelques temps (
http://abc-belarus.org/?p=133&lang=en).
Aujourd'hui il nous faut admettre qu'une nouvelle vague de solidarité
est nécessaire, de manière urgente, afin de les aider à sortir de
prison. C'est pour cela que nous vous demandons de participer aux
journées d'actions en solidarité avec les prisonniers politiques
biélorusses, du 30 juin au 2 juillet.
Les activistes Alinevich, Mikalai Dziadok, Artsiom Prakapenka,
Pavel Syramolatau, Aliaksandr Frantskievich, Jauhen Vas'kovich, ont
été arrêtés à l'automne 2010 avant d'être condamnés à 3 à 8 ans de
prison en mai 2011. Ils finissent donc leur 2ème année de détention.
Pendant ce temps, leurs camarades et leurs familles ont fait de leur
mieux pour améliorer leurs conditions de vie et tenter de les faire
libérer. En octobre 2011 les organisations de défense des droits de
l'homme leur ont octroyé le statut de "prisonniers politiques", ce qui a
augmenté leurs chances d'être libérés plus rapidement. En effet, le
président du Bélarus, Alexander Lukashenko, fait face aux pressions de
l'Union Européenne qui exige la libération et la décriminalisation des
prisonniers politiques. Il en a pardonné plus de 30 depuis août 2011,
mais aucun de nos camarades n'a eu ce privilège. Lukashenko a affirmé
publiquement qu'il ne pardonnera que ceux qui signeront le recours en
grace, admettant ainsi leur culpabilité et implorant sa pitié. Les
autres resteront en prison. Deux camarades, Mikalai Dziadok et Alexandr
Frantskevich, ont déjà eut l'opportunité de signer en août 2011 et ont
refusé. Il reste 13 prisonniers politiques au Bélarus, dont 5 sont nos
camarades, le 6ème étant emprisonné pour une action en solidarité avec
eux. Nous sommes certains qu'aucun ne demandera à être pardonné, car
c'est inimaginable tant pour un anarchiste que pour n'importe quel être
humain qui se respecte.

Tous les prisonniers font face à différentes pressions de la part de
l'administration pénitentiaire*. Lukashenko tient à sauver la face en
prétendant que ce n'est pas l'UE qui le force à libérer les prisonniers
politiques par peur de sanctions politiques et économiques, mais qu'il
fait simplement preuve de mansuétude à condition qu'ils en fassent la
demande. Nous dénonçons clairement le fait que nos camarades soient
échangés pour des récompenses de l'UE et condamnons les pressions
auxquelles ils font face. Nous appelons tout le monde à manifester
contre ces tortures et exigeons la libération immédiate de tous les
prisonniers politiques biélorusses, y compris les anarchistes.

Nous appelons à TOUTES SORTES d'actions de solidarité à partir de
maintenant, afin d'en accumuler le plus possible d'ici juillet. Si c'est
possible, des actions de solidarité mensuelles y compris après juillet
permettraient de maintenir une pression constante sur le régime et les
politiciens européens. Lançons une vague inarrêtable d'actions à travers
le monde, jusqu'à la libération de nos camarades !

Les pressions infligées aux prisonniers incluent : des transferts
d'une institution à l'autre, des privations de colis de nourriture, des
privations ou réductions de parloirs, des privations d'appels
téléphoniques, des retards et saisies de courriers, des mises en
isolement, des transferts vers des établissements haute sécurité, etc...

Pour en savoir plus sur les attaques, voir :
http://abc-belarus.org/?p=6&lang=en (en anglais)
Pour en savoir plus sur les condamnations, voir :
http://abc-belarus.org/?p=326&lang=en (en anglais également)


Anarchist Black Cross Belarus

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