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repression

Ils ont osé !

30 Septembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

 
Deux camarades, Sonja Suder et Christian Gauger, anciens militants des
années 70 en Allemagne, vivant en France depuis 32 ans ont été extradé.e.s mercredi
dernier, 14 septembre 2011.
Sonja, 78 ans, et Christian, 70 ans, gravement malade, ont été livré.e.s
(transporté.e.s à la frontière en ambulance démocratique) à la police allemande et
incarcéré.e.s.
Vous pouvez trouver des informations sur les faits, la chronologie judiciaire, les
initiatives passées sur le site : www.stopextraditions.org
Nous n'avons pu éviter ces temps cruels et absurdes. Nous pouvons au
minimum faire résonner notre colère et faire circuler cette information pour ne pas
laisser de tels actes s'accomplir dans l'indifférence.
 
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De mieux en mieux...

9 Septembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

squat.png"Daniel, président de l'association des Don Quichotte de Caen a été interpellé 
par la police puis placé en garde à vue suite à ses déclarations dans le Ouest France. 
Il avait déclaré "qu'à compter du 15 octobre, les militants occuperaient les 
bâtiments vides de l'État". Il a donc été interpellé pour délit d'intention. 
Il a été relâché ce matin et devrait être convoqué devant un tribunal au mois d'octobre.
 
L'article incriminé daté du lundi 5 septembre 2011"
 plus d'infos ici:
http://forum.resistances-caen.org/arrestation-du-president-des-don-quichotte
-de-caen-t3514.html
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Elle s'appelle, disons Marie

12 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

20-.jpgElle s'appelle, disons Marie. 
Elle a 45 ans.
Divorcée. Deux enfants. 
Elle est auxiliaire de vie dans
un CIAS
(un machin para municipal). Elle s'occupe des vieux. 
Ménage, bouffe, courses, présence... Elle bosse et réside sur
 l'île d'Oléron.
En mars dernier, après sa journée de travail, 
elle reçoit un coup de fil de sa hiérarchie. Madame machin
 est malade, pourriez-vous la remplacer 
et vous rendre chez madame bidule. 
Marie y va et s'occupe de madame bidule. 
En sortant de chez madame bidule elle est attendue par sa 
supérieure hiérarchique et par les gendarmes du Chateau d'Oléron. 
Etonnement ! Madame bidule accuse Marie de lui avoir volé un billet de 
20 € dont elle a noté le n°. On lui demande de vider ses poches. Elle 
les vide. Il n'y a rien. Marie est une professionnelle prudente. Elle 
sait que les vieux sont souvent méchants et suspicieux. Aussi quand elle 
va chez les vieux elle laisse ses sous dans sa voiture et va bosser en 
blouse, les poches vides. Les flics perquisitionnent, alors, sa voiture. 
Il y a un peu d'argent mais pas de billet de 20 €. Ils l'emmènent à la 
gendarmerie. Et fouille au corps. A poil, on se penche et on tousse, un 
doigt dans l'cul... Bien évidement, rien. Depuis lors, Marie est 
traumatisée. Elle est en dépression.
Le CIAS et les gendarmes refusent de s'excuser. C'est normal de mettre 
un doigt dans le cul aux pauvres hères qui tentent de survivre en 
faisant des petits boulots précaires.
L'Union Locale CGT vient de contacter le groupe Nous Autres de la FA, 
pour lui demander aide et assistance. La réponse, positive, a été sans 
hésitation. Pas de problème, CAMARADES !
Nous allons, avec les CAMARADES, démarrer deux procédures. Au pénal et 
au civil. Objectif, tuer le CIAS et la gendarmerie du Château d'Oléron. 
Coller le souk dans les médias. Couper les couilles à tous ces fils de 
putes (pardon pour les putes).
Les services secrets de la FA sont sur le coup. Et, ça va saigner !
On vous tiendra au courant en espérant que le Monde Libertaire se fera 
l'écho de cette histoire.
C'était notre rubrique, "La FA à la campagne" !
 
Groupe Nous Autres de la FA
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Le temps des corbeaux

11 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

superdupont_1-2.jpgLe temps des corbeaux

Mercredi 6 juillet 7h du matin. Très mauvais réveil, Radio la Creuse m'apprend que le préfet de la Creuse lance une opération « Voisins vigilants » !

 

Nous avions déjà dénoncé en 2009 la mise en place par le préfet de l'époque de la « réserve citoyenne de la gendarmerie », sorte de milice supplétive pour mater les troubles intérieurs (Creuse-Citron 22), les préfets se succèdent et appliquent avec diligence la politique ultra-sécuritaire qui fait bicher la majorité de la population. Aujourd'hui il s'agit de recruter, parmi les retraités, des citoyens « référents » chargés de donner des informations aux forces de l'ordre sur la vie de leurs voisins qu’ils observent et sur des agissements ou événements qu'ils jugent suspect. Une méthode de sinistre mémoire, particulièrement utilisée pendant les guerres.

 

Le préfet, Claude Serra, s'est illustré en « inventant » et mettant en place ce concept dans les Alpes-Maritimes, le succès a été tel que le Ministère de l'Intérieur l'a appliqué dans d'autres départements.

Après dernièrement les « Voisins vigilants » de petite commune de La crau dans le Var, St-Avertin et Saint Cyr sur Loire en Touraine, c'est la Creuse qui est à l'honneur.

 

La Ligue des Droits de l’Homme a pris position clairement contre ce procédé :

"Au-delà d’une institutionnalisation de la délation, nous voyons dans la mise en place d’un réseau communal de « référents », une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée. Mais le danger réside également dans l’accoutumance (comme pour la vidéo-surveillance, on habitue la population à être surveillée) et dans l’acceptation de ces pratiques par les citoyens..."

Le préfet va rencontrer les élus locaux pour leur parler de ce projet, à commencer par ceux d'Aubusson et Guéret, nous verrons si ces édiles de « gôche» se positionnent aussi clairement que la LDH.

 

Tout ça sent très mauvais et d'ailleurs je ne met plus les pieds dans une administration étatique sans chausser mon masque à gaz.

Les pisse-froid vont encore nous reprocher de faire des comparaisons abusives. Naturellement, nous ne sommes pas encore tout à fait sous un régime similaire à celui de Vichy et c'est justement pour éviter d'y sombrer qu'il faut tirer sans cesse la sonnette d'alarme. Nous, qui sommes mal pensants et qui de la patrie ne méritons guère, ne sommes pas du genre à utiliser les mêmes armes que les valets de l'État pour publier par exemples la liste des noms de ces voisins vigilants qui nous veulent du bien, et pourtant, s'il ne s'agit pas d'une milice, tout cela doit être public. Que faire ?

 

Creuse-Citron

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Répression syndicale

9 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

 

pref-troyes.jpg

Un manifestant CGT poursuivi par la préfecture

Guillaume R. est convoqué au tribunal accusé d'avoir dégradé les
dorures des grilles de la préfecture. Les syndicats, CGT en tête,
organisent la riposte


Un sentiment d'injustice doublé d'une désagréable impression de
répression syndicale. C'est ce qui pourrait résumer l'état d'esprit
des militants syndicaux dans le département après les poursuites
engagées par la préfecture contre l'un des leurs.
Guillaume R., salarié d'EDF, est convoqué devant le tribunal de grande
instance à la fin du mois. Mais même si l'affaire devrait être
renvoyée au mois suivant, les poursuites demeurent. Après une plainte
de la préfecture de l'Aube, il devra répondre de « dégradation et
détérioration des grilles de la préfecture de l'Aube, biens destinés à
l'utilité ou la décoration publique et appartenance à une personne
publique ». On reproche au militant cégétiste d'avoir dégradé les
dorures de la grille de la préfecture et d'avoir endommagé le
digicode.
Des chiffons enflammés
Des poursuites engagées des mois après les faits reprochés. Le 28
octobre dernier, comme des milliers d'Aubois, Guillaume R. se trouve
dans les rues de Troyes pour manifester contre la réforme des
retraites. On est alors au moment où le mouvement arrive à son apogée.
« L'intersyndicale avait son propre service d'ordre car il y avait
très peu de policiers pour encadrer le cortège et garantir sa sécurité
», se souvient David Morin, secrétaire départemental de la CGT.
Mais le 28 octobre quand les manifestants arrivent devant la
préfecture de l'autre côté des grilles, les effectifs sont en force
pour garantir la sécurité des lieux. Un syndicat avait confectionné
des pancartes avec les caricatures des députés aubois. Dans l'action,
les pancartes sont enflammées ainsi que des rognures de textile avant
d'être jetées de l'autre côté des grilles. Les responsables syndicaux
ont vu un policier muni d'un extincteur éteindre les flammèches. « Il
n'y a pas eu d'interpellation ce jour-là », note David Morin, « j'ai
vu des centaines de manifestants lancer des rognures de textile. Mais
je n'ai pas vu Guillaume. »
En revanche, quelques semaines plus tard, l'union départementale CGT
est convoquée au commissariat pour une déposition. Elle se contente de
reconnaître qu'elle est à l'origine de cette manifestation.

« Le rassemblement de masse, pas le rassemblement de casse »


Mais l'enquête suit son cours, des photos des manifestants circulent
et Guillaume R. est à son tour convoqué au commissariat, entendu, puis
poursuivi par la préfecture. Le sang de David Morin ne fait qu'un
tour, « je ne comprends pas pourquoi les organisations syndicales ne
sont pas poursuivies. Il y a une volonté délibérée de trouver un
coupable à tout prix plutôt que d'aller sur le terrain des
organisations syndicales ».
Des faits qui inquiètent aussi Manuel Figuereido, responsable du
syndicat Mine-énergie de la CGT auquel appartient Guillaume R., « le
gouvernement en place essaie de mater et de faire des exemples. C'est
la porte ouverte au bâillonnement des salariés. Condamner Guillaume,
c'est condamner tous les manifestants. On ne casse rien, on ne tue
personne ! Notre objectif c'était le rassemblement de masse, pas le
rassemblement de casse ! ».
Dès la convocation au tribunal reçue, la mobilisation s'est organisée
autour du militant CGT. Une pétition circule pour réclamer « l'abandon
de toute procédure judiciaire » orchestrée par le syndicat Mine
énergie, relayée ensuite par l'union départementale CGT, elle a été
reprise par les organisations syndicales du département. Le comité
régional de la CGT s'est également emparé du dossier et promet une
action « visible ».
« On ne laissera pas faire et on tiendra sur tous les fronts »,
annoncent en chœur les deux responsables. « Guillaume ne se considère
pas comme un délinquant. Il a usé de son droit de s'exprimer dans la
rue et de dire non à une proposition ».

 

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Tunisie : les hirondelles et les rapaces

23 Juillet 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

dieu.jpgTunisie : les hirondelles et les rapaces
 
Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais quand, le printemps venu,
quelques rapaces menacent de couper la tête des hirondelles, en toute
impunité, cela ne sent pas vraiment l’été. Plutôt le retour à l’hiver.
 
L’une des hirondelles s’appelle Nadia El Fani. Elle vient d’obtenir le
Prix international de la laïcité pour son travail. Des films qui
bousculent et font réfléchir. Le dernier en date, Ni Allah ni maître,
plaide pour la liberté de conscience en Tunisie. Il rend fou les
intégristes. Tout comme sa déclaration :« Je ne crois pas en Dieu. »
Depuis, la réalisatrice est menacée de mort. On promet de couper sa « tête
de truie ». Elégante référence à son crâne rasé, qui n’est pas le signe
d’une lubie d’artiste mais de son combat contre le cancer. Autant dire
qu’elle n’a pas l’intention de se laisser intimider par une poignée de
fanatiques rêvant de la précipiter dans l’au-delà.
 
Les mêmes appellent au meurtre du réalisateur Nouri Bouzid, ex-opposant au
régime de Ben Ali et auteur de films qui ont marqué le cinéma tunisien. Le
6 avril, il a été agressé en pleine rue par un fanatique qui l’a frappé à
la tête avec une barre de fer en criant « Allah Akbar ». Il s’en est tiré
avec quelques points de suture. Ces opérations commandos s’ajoutent aux
raids menés contre des femmes dont les tenues vestimentaires sont jugées
non conformes à la « morale islamique », et à toute une série
d’intimidations inquiétantes mais prévisibles.
 
On se doutait que des fanatiques, souvent fraîchement revenus de leur exil
londonien, tenteraient de confisquer la révolution. Eux qui n’ont pas
voulu la fin de l’autoritarisme par soif de liberté, mais pour le
remplacer par une autre dictature… Les menaces contre Nadia El Fani
constituent un test, parmi d’autres, pour savoir si la vitalité de la
société tunisienne saura résister.
 
La plupart des associations et des partis ont compris cet enjeu et
tiennent bon. Notamment à l’initiative du réseau Lam Echaml, qui a
organisé une soirée « Touche pas à mon créateur » au cinéma Africart. On
devait y projeter Ni Allah ni maître lorsqu’une soixantaine de fanatiques
ont débarqué pour tout casser en scandant « la Tunisie est un Etat
islamique « . Les participants ont dû se battre, physiquement, pour leur
tenir tête. Le directeur de la salle, Habib Belhedi, a été agressé. Et la
police a mis bien longtemps à arriver…
 
Le gouvernement provisoire et le ministère de la culture ont pris position
en faveur des créateurs, mais peinent à protéger les citoyens des
extrémistes. Ces derniers profitent de forces de l’ordre divisées ou en
grève pour faire régner leur loi en toute impunité. Mais le plus
inquiétant vient du manque de lucidité et de solidarité de certains
démocrates laïques qui, sans avoir la moindre sympathie pour les
fanatiques, enfoncent gentiment le couteau dans le dos de Nadia El Fani et
de son film : « pas le moment », « trop provocant », « irresponsable ». Ce
sont eux les irresponsables.
 
Il n’existe pas de moment plus opportun pour défendre la liberté de
conscience comme l’un des acquis de la révolution. Si les tentatives
d’intimidation contre cette liberté d’expression ne sont pas condamnées et
sanctionnées, elles continueront, et la Tunisie ne sera jamais libre. Pas
plus qu’elle ne sera en paix si elle renonce à s’émanciper de l’article 1
de sa Constitution, qui fait de l’islam « sa religion ». Ce seul article
contient à lui seul toutes les dérives redoutées. Il conforte les
partisans de la supériorité d’une religion sur les autres et discrimine
les non-croyants. Mais, surtout, il incite les rapaces à foncer sur les
hirondelles. Jusqu’à leur épuisement. Et que la Tunisie passe du printemps
à l’hiver.
juillet 5, 2011 par Caroline Fourest
 
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Gardés à vue pour avoir chanté Brassens ! suite

20 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Les deux compagnons en garde à vue, Michel du groupe Kropotkine et Jean-Paul, participant occasionnel à des émissions sur Radio Libertaire, ont été libérés ce dimanche vers 14 h 30. Ils seront convoqués dans quelques semaines pour "violences volontaires" !!!!

 

Leur avocat, Jean-Yves Halimi avait été envoyé pour les assister par Daniel Mermet. En effet un de ceux qui sont à l'origine de ce "rassemblement choral" est Jean-Hugues Lime, comédien, écrivain et membre des Amis de Jean-Baptiste Botul (demander plus de renseignements à BHL...) rencontré il y a peu à Merlieux pour l'inauguration d'une plaque commémorant la rencontre en ce lieu de JBB avec l'anarcho-syndicaliste Benoît Broutchoux. Il a informé Daniel Mermet (qui avait invité les auditeurs de France Inter à venir chanter Hécatombe samedi) de ces arrestations et celui-ci a donné le contact de son avocat qui est venu rapidement.

 

De son point de vue les témoignages des policiers "agressés" sont peu crédibles et contradictoires. D'ailleurs la confrontation entre eux et les "accusés" qui devait avoir lieu ce matin n'a pas eu lieu... Le fait que ce qui s'est passé place Lépine ait été enregistré, en sons par deux équipes de Radio Libertaire (émissions Wesh t'a vu et Trous noirs), en images par Télé bocal et en photos (voir le prochain Monde Libertaire qui y consacre deux pages), a peut-être contrarié les "témoignages" de nos pandores (moi je bichais car je les adore...)

 

 

De nôtre côté, après être restés jusqu'à minuit devant le commissariat du 4ème arrondissement avec une dizaine de fédérés et de sympathisants (Michel nous a alors aperçus depuis le commissariat, ce qui lui a fait chaud au coeur) nous avons pu faire une émission de deux heures dimanche matin, avec notamment Jean-Hugues Lime. Pendant ce temps d'autres compagnes et compagnons étaient devant le commissariat et ont accueilli Michel et Jean-Paul à leur sortie. Ceux-ci sont alors venus à Radio Libertaire où ils ont pu apporter leur témoignage pendant environ 1/4 d'heure. Ils ont remercié tous les soutiens qu'ils ont reçu après leur arrestation. 

 

Mort aux vaches

Mort aux lois

Vive l'anarchie !

 

Groupe Gaston Leval 

 

Commentaire de   L'adjudant scrogneugneu.

Soyons précis, si on commence par tolérer Brassens, demain ce sera Ferré, et après demain Clément et Potier !
Je vous laisse juges !
 

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Brassens au violon

12 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

mort-aux-vaches
VIVE L'ANARCHIE
L’hommage à Brassens se termine au violon
A l’heure où on commémore le poète dans les salons parisiens, 29 personnes arrêtées à Toulouse après un tour de chant

Rappel des faits : « Dans la nuit du 24 juillet 2009, un Breton avait chanté Hécatombe, de Brassens. Et ce, depuis la fenêtre d’un appartement de Cherbourg. Le public ? Trois policiers qui n’ont pas apprécié. Jugé vendredi 27 mai 2011, devant le tribunal correctionnel de Rennes, il a été condamné à un travail d’intérêt général de 40 heures, et devra aussi verser 100 € à deux policiers. » (Ouest France)

Les travaux forcés pour chanter une chanson en voilà des façons !

Il paraît qu’à plus de quatre, on est une bande de cons. Nous étions donc une quarantaine à pousser la chansonnette, ce mercredi 8 juin. Une joyeuse protestation dans les rues toulousaines du tribunal au commissariat central.

Hécatombe. 29 personnes interpelléEs, pourtant on chantait juste : les pandores ne l’ont pas entendu de cette oreille. Nous sommes convoquéEs, entre le 9 et le 17 juin au même endroit pour être écoutés, en solo cette fois

Or sous tous les cieux sans vergogne c’est un usage bien établi, dès qu’il s’agit d’railler les cognes tout le monde se réconcilie… Chantons dans les lieux publics, devant les commissariats, les mairies, les tribunaux, dans les transports en commun, sur nos balcons. Gare aux gorilles !!

Premiers signataires : Association Les amiEs de George B. ; Chorale le Cœur à George ; Groupe George es-tu là ; Libérez George ! ; Fraction George profonde ; Mémoire du Capitaine Acab ; commandant Georges ; la fine fleur de la populace…

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?article47458

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Les anarchistes biélorusses condamnés

2 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Les anarchistes biélorusses condamnés,

jusqu’à 8 ans de de prison, sans preuves.

 

Le 27 Mai,  le juge Zhanna Khvoynitskaya a condamné les anarchistes Ihar Alinevich, Mikalaj Dziadok, Aliaksandar Frantskievich, Maxim Vetkin and Yevgeni Silivontchik. Les jeunes hommes sont accusés de multiples actions politiques, parmi lesquelles figure l’attaque de l’ambassade de Russie à Minsk en Août 2010.

Ihar Alinevich est accusé des attaques contre l’ambassade de Russie et la BelarusBank ("Destruction de bien privé avec préméditation" article 218 paragraphe 3 du Code Pénal Biélorusse), une attaque contre le centre de détention provisoire de Minsk (même article), une attaque contre un casino et une manifestation illégale au quartier général de l'armée ("Hooliganisme aggravé" article 339 paragraphe 2 du Code Pénal Biélorusse). Le procureur demandait 9 ans en colonie pénitentiaire à régime strict (1), il a finalement été condamné à 8 ans.

Mikalaj Dziadok a été condamné pour les actions contre le casino, le quartier général de l'armée et un syndicat jaune (2) contrôlé par l'état, tout ça étant considéré comme "hooliganisme aggravé". Le procureur demandait une peine de 6 ans de colonie pénitentiaire à régime strict, il a reçu 4 ans et demi.

Aliaksandr Frantskievich a été condamné pour les actions contre le syndicat étatique, le quartier général de l'armée et un commissariat à Soligorsk, considérées comme "hooliganisme aggravé" ainsi que la dégradation du site internet de la ville de Novopolotsk ("Sabotage électronique", "accès illégal à des informations électroniques", "Développement, usage ou distribution de logiciel malveillant" (article 349 paragraphe 2, article 351 paragraphe 2, article 354 du Code Pénal Biélorusse). Le procureur demandait 5 ans de colonie pénitentiaire à régime strict, il a finalement reçu 3 ans. Des images du site piraté sont disponibles là : https://belarus.indymedia.org/20141

Maxim Vetkin a été condamné pour les actions contre la BelarusBank et l'ambassade de Russie. Il a collaboré avec les enquêteurs et a témoigné contre les autres. Il a reçu une peine de 4 ans de relégation dans un camp ouvert selon la demande du procureur. Il a été temporairement libéré.

Yevgeni Silivontchik a été condamné à 1 an et demi de relégation dans un camp ouvert pour l'attaque de Soligorsk. Il a, lui aussi, collaboré avec les enquêteurs et a témoigné contre les autres inculpés.

Les inculpés devront verser 100 millions de roubles biélorusses (environ 14 000 euros) de dommages et intérêts aux institutions concernées.

Alinevich, Dziadok et Frantskievich nient leur implication à l'exception de l'action au quartier général de l'armée. Ils pensent faire appel, mais la cour d'appel pourrait distribuer des peines encore plus sévères. La cour européenne de Strasbourg n'est pas une option pour les Biélorusses,  du fait que la Biélorussie est exclue du Conseil de l'Europe. 

Valentina Alinevich, la mère d'Ihar, a déclaré "Hier, les enfants d'un autre étaient arrêtés, et nous pensions que ce n'était pas notre problème. Aujourd'hui, ils ont arrêté nos enfants. Demain, ils arrêteront les enfants d'un autre. Prenez garde ! Ne laissez pas faire !" Elle a aussi souligné le rôle de la Russie dans l'affaire d'Ihar : "La Russie a accepté l'enlèvement d'une personne sur son territoire. C'est une violation scandaleuse des droits de l'Homme, qui c'est déroulée avec l'assentiment des autorités russes." Souvenez vous que le 28 novembre, Ihar Alinevich a été enlevé à Moscou par les agents d'une force spéciale non identifiée et transféré illégalement (en passant la frontière) au centre de détention provisoire du KGB à Minsk.

Aliaksandr Dziadok, le père de Mikalaj et avocat expérimenté, qui a aussi exercé comme juge, a fait la déclaration suivante à la presse : "Il y a eu beaucoup de violations au cours de l'instruction. Les chefs d'inculpations ne sont pas prouvés. La peine est injuste et illégale. Une cour objective et respectueuse des lois aurait n'aurait pas retenu les charges contre les inculpés." Aliaksandr Dziadok a comparé l'affaire des anarchistes avec l'affaire des inculpés du 19 décembre (la comparution des manifestants contre la falsification des élections présidentielles, qui avait largement attiré l'attention internationale).

Anarchist Black Cross Belarus considère que les peines sont politiques et que les charges ne sont pas prouvées. Par ailleurs, toutes les actions pour lesquelles les inculpés ont été condamnés peuvent être considérées comme non violentes. Aucun être vivant n'a été blessé a la suite de ces actions. La plupart des attaques étaient seulement symboliques et les dommages matériels insignifiants.

Le compte rendu de chaque jour du jugement est disponible sur Indymedia Belarus.

"Bravant la loi", un documentaire vidéo a propos de l'enquête et du jugement des anarchistes biélorusses est disponible la :

http://rutube.ru/tracks/4469719.html

Des versions sous titrées en Français et en Anglais seront disponibles d'ici quelques jours.

Anarchist Black Cross Belarus

1. "colonie pénitentiaire à régime strict" signifie des restrictions exceptionnelles en terme de visites, courrier, colis et autres "privilèges carcéraux".

2. Les syndicats jaunes rejettent la lutte de classe, s'opposent  aux grèves et favorisent la collaboration entre le capital et les travailleurs.

Ajout de l'Anarchist Black Cross Moscou :

Le 18 mai, une autre "affaire des anarchistes" a pris fin en Biélorussie : Yawgen Vaskovich, Paval Syramalotaw, et Artsyom Prakapyenka ont été condamnés à chacun 7 ans de prison pour une action directe contre les locaux du KGB dans la ville de Bobruysk. Le problème dans cette affaire étant que bien que les médias décrivent ces trois personnes comme des anarchistes, aucun d'eux n'avait de connexion avec le mouvement anarchiste existant et les tentatives de rentrer en contact avec leur proches et il n'a pas été possible de leur apporter du soutien avant le jugement. Cependant, cela sera sûrement possible durant leur longue peine de prison.

Source : http://avtonom.org/en/node/15830

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Encore une loi répressive

9 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

barbel_.jpgLoi pour l'utilisation des réserves civiles en cas de crise majeure

 

 

Voici une information particulièrement inquiétante, intensification des politiques précédentes de création d'un Etat policier :

 

« Art. L. 2171-1. ­ En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d'une crise majeure dont l'ampleur met en péril la continuité des services de l'État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.

 

Où l'on retrouve, comme le dit Michel Sitbon, "l'ambition de l'État de se doter de moyens extraordinaires, particulièrement sophistiqués, qui parachèvent le projet d'État milicien".

cf. les précisions ci-dessous.

Nous pensons que c'est très important de faire passer cette information, qui pour l'instant est surtout passée sous silence. Plus que jamais une mobilisation doit se mettre en place contre l'instauration du nouvel Etat, sans commune mesure avec ce avec quoi nous avons dû composer jusqu'à présent.

 

From: Michel Sitbon <michelsitbon@hotmail.com>
To: coordination antiloppsi <
coordination@antiloppsi2.net>

Subject: une nouvelle loi pour l'utilisation des réserves civiles en cas de crise majeure

Date: Fri, 1 Apr 2011 16:09:59 +0000

 

Vous trouverez ci-dessous deux liens sur la nouvelle loi en discussion au Parlement, déjà passée en première lecture au Sénat, sur l'utilisation des milices en temps de "crise majeure".

Ce qui est clair, c'est qu'aux termes de cette nouvelle loi dont l'intention est de compléter l'article 113 de la Loppsi que nous avons dénoncé, il ne s'agirait plus seulement de volontariat, mais que le premier ministre pourrait, par décret, mobiliser autant de citoyens que nécessaire.

Ceux-ci quitteraient leurs entreprises pour une période de trente jours éventuellement extensible par un nouveau décret, tout en conservant leur emploi, bien sûr.

Le projet de loi prévoit y compris que les réservistes ainsi mobilisés conservent leurs salaires

Les entreprises contribueraient ainsi à l'effort patriotique ­ et la mobilisation ainsi opérée ne coûterait rien au budget de l'État.

Était prévu un dispositif comparable au mécénat, permettant aux entreprises de défiscaliser les salaires ainsi versés. Mais une "nouvelle taxe" serait à élaborer dans la loi des finances pour que le budget de l'État ne souffre pas de ce manque à gagner fiscal   

Les sénateurs ont annulé ces dernières dispositions, considérant qu'elles sont trop complexes et prenant en compte le fait que le Medef objecte. Ils ont renvoyé l'examen de ces questions à la discussion sur la loi des finances et proposent de ne voter pour le moment que le premier volet de la loi qui autorise la mobilisation par décret.

À noter que cette proposition de loi est déposée conjointement par un sénateur socialiste et une sénatrice UMP, et que les discussions ne semblent avoir suscité aucune d'opposition sérieuse pour le moment.

 

Il est toujours possible que l'Assemblée reprenne le texte dans sa version d'origine, avec ses dispositions financières, mais on peut spéculer qu'au contraire le Parlement choisisse la version "prudente" proposée par le Sénat qui verrait cette disposition adoptée en deux temps, renvoyant à la loi des finances de rendre possible que ce dispositif soit gratuit pour le budget de l'État, et se mette en oeuvre par la mobilisation "patriotique" des entreprises. On comprend que le Medef discute les modalités de ce qui serait en fait un nouvel impôt à charge des entreprises, et qu'il veuille négocier éventuellement des compensations. Il est peu vraisemblable par contre que le patronat s'oppose réellement à ce qui semble bien une intention très sérieuse, destinée à faire face à toute éventualité ­ y compris à des troubles politiques "majeurs".

 

La coordination antiloppsi devrait absolument se remobiliser pour dénoncer l'ambition de l'État de se doter de moyens extraordinaires, particulièrement sophistiqués, qui parachèvent le projet d'État milicien que nous avons déjà dénoncé, et qui sont rigoureusement contraires à tout contrat démocratique.

Est-il nécessaire de souligner ici combien ces mesures sont signifiantes à l'heure où l'on voit nombre d'États recourir à des systèmes miliciens pour réprimer la volonté populaire ?

 

 

Michel Sitbon

 

Collectif contre la xénophobie

 

 

 

http://www.senat.fr/leg/ppl10-194.html

 

http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/utilisation_reserves_crise.asp

 

  

« Art. L. 2171-1. ­ En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d'une crise majeure dont l'ampleur met en péril la continuité des services de l'État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.

  

« Des entreprises employant des réservistes », l'extension aux réservistes des dispositions relatives au mécénat, afin de permettre que les entreprises, qui maintiennent les salaires des réservistes pendant leur activité au titre de la réserve, puissent déclarer ces sommes au titre du mécénat.                     

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