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repression

Libertés syndicales Urgence !!!

3 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Libertés syndicales Urgence !!!
Chers camarades

Notre DS CGT de chez GUILLIN EMBALLAGE à ORNANS , Hervé ALAMEL fait l'objet d'une véritable pression de la part de son employeur .

Nous avions déjà été amenés à organiser un rassemblement devant l 'entreprise afin de soutenir Hervé et la section syndicale CGT de l'entreprise.

Après 4 procédures de licenciement, toutes refusées par l'inspection de travail, décisions de l'inspection à chaque fois confirmées

par le ministère du travail, la direction de l'entreprise à contesté la dernière décision du ministère devant le tribunal administratif.

Ce dernier, faisant fi d'éléments concrets et démontrés face aux prétentions du patron, a décidé d'annuler la décision du ministère.

Sans entrer dans les arcanes de la procédure juridique, la direction de Guillin est autorisée à relancer la procédure de licenciement.

En attendant, Hervé est toujours salarié et toujours DS de l'entreprise. Il est par ailleurs membre de la CE de l'UD et de celle de l'UL de Besançon.

Il va donc reprendre le travail lundi, avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, devant une direction qui va se sentir confortée dans

sa volonté de priver les salariés de l'entreprise Guillin de la présence de la CGT et de la pugnacité de notre délégué syndical.

La méthode est malheureusement classique :

Instaurer la peur et étouffer le climat revendicatif !!

La commission exécutive de l'UD et l'UL de Besançon, ayant eu connaissance, ce matin, de la situation en même temps qu'Hervé, appellent les militants

disponibles à démontrer concrètement notre solidarité en direction d'un de nos camarades.

En conséquence , nous invitons tous les militants disponibles à être présents lundi à 12H00 devant les portes de l'entreprise afin d'accompagner Hervé et démontrer à la direction de l'entreprise que la solidarité à un sens dans la CGT dès lors qu'il s'agit de défendre les intérêts des salariés.

l'UD et l'UL CGT de Besançon

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La taupe de Tarnac

15 Mars 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

tarnac 1-copie-1Mark Kennedy: la taupe de Tarnac

Pendant sept ans et dans toute l’Europe, le policier anglais Mark Kennedy s’est fait passer pour un gauchiste radical. En France, il a fourni à la DCRI des informations sur les mis en examen de Tarnac. Récit d’une infiltration.

 

A lire sur le site des Inrocks

 

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/79696/date/2012-03-13/article/mark-kennedy-la-taupe-de-tarnac/

 

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MUMIA ABU-JAMAL est sorti du mitard !

2 Février 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

               MUMIA ABU-JAMAL est sorti du mitard ! 

Johanna Fernandez, porte parole de Mumia, s'est entretenue ce matin avec Scott Miller, assistant du Directeur de la prison de SCI MAHANOY, lequel l'a informée que le processus de sortie de l'isolement était imminent (15h - heure française). Johanna a qualifié cette très bonne nouvelle de "victoire" de la mobilisation internationale, précisant que plus de 5.500 lettres et pétitions étaient parvenues aux autorités pénitentiaires.
Dès que nous aurons plus de précisions sur le transfert de Mumia vers la population générale de la prison, nous vous en informerons.
Que tous ceux d'entre vous, nombreux à notre connaissance, qui sont intervenus pour protester contre les conditions d'incarcération inhumaines et illégales imposées à Mumia en soient remerciés.
Le combat pour sa libération continue ...

LE COLLECTIF UNITAIRE NATIONAL DE SOUTIEN A MUMIA ABU-JAMAL,

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques françaises.
WWW.MUMIABUJAMAL.COM

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Soutien à Ayoub Boutahra

28 Janvier 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

RASSEMBLEMENT

LUNDI 30 JANVIER A 13H30 DEVANT LE TRIBUNAL DE MONTBELIARD

Cité judiciaire Rue Mozart (Petite Hollande)

 

En soutien à Ayoub Boutahra lycéen de 17 ans, victime dun tir de flash-ball le 7 février 2012, qui lui a valu la perte dun oeil :

Son seul tort, attendre le bus !!!

 

La liste des bavures policières ne fait que sallonger au fur et à mesure que la politique sécuritaire sintensifie, avec de moins en moins de poursuites judiciaires, donc de condamnations.

Touchés par le malheur, des citoyens et des familles sindignent.

Nous devons nous mobiliser afin que ces actes barbares ne soient pas considérés comme une fatalité, ni un coup du sort.

Lunion et le soutien sont indispensables, pour que justice soit faite.

 

Comité de soutien à Ayoub Boutahra, Amis de lEmancipation Sociale, comité vérité et justice de Delle. Contact : prostbernadette@orange.fr

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Acharnement

25 Janvier 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

2 camarades (un non syndiqué et un militant SUD PTT connus localement 
pour leur combativité) passeront en procès le 30 janvier à Caen pour 
une “entrave à la circulation” … datant de la lutte contre la réforme des retraites 
fin 2010.
Ci-dessous, le texte du tract qui circule sur Caen avec rappel des faits, 
 critique de la légalité bourgeoise et appel à un débat anti-répression 
le jeudi 26 janvier et à un rassemblement de solidarité le lundi 30 janvier, 
jour du procès.
        MERCI DE FAIRE TOURNER L’INFO DANS VOS RÉSEAUX.

 

Répression à Caen :

un procès ridicule contre 2 manifestants

Rappel des faits : Le 26 octobre 2010, en plein mouvement social contre la réforme des retraites, un blocage de la zone industrielle de Carpiquet a lieu à l’appel de l’intersyndicale. Le lendemain, sur décision des grévistes présentEs, le blocage est prolongé. Vers 16H la police en tenue anti-émeute intervient. Les grévistes lèvent le camp, évitant la confrontation. Ils/elles repartent en voitures par le périphérique. Le convoi roule lentement pour attendre les derniers véhicules qui doivent le rejoindre, afin de s’assurer que personne ne reste isolé. La vitesse de circulation est donc réduite pendant une poignée de minutes et sur une courte distance.

Au moment où il est clair que tout le monde a rejoint le convoi, les voitures en tête de celui-ci commencent à accélérer pour rentrer tranquillement en ville. À ce moment là, une voiture de police double la tête de convoi, se met au milieu des 2 voies de circulation, et roule très lentement pendant plusieurs minutes jusqu’à une bretelle d’accès au périphérique. Là la voiture de police stoppe, bloquant le convoi. D’autres voitures de police arrivent et des policiers en surgissent et arrêtent les personnes qui se trouvent dans les 2 premiers véhicules.

Un des 2 conducteurs, qui ne se débat pourtant pas, est violemment plaqué au sol par 5 policiers, après avoir reçu des coups dans les jambes, on lui monte dessus, on le menotte.

7 personnes sont interpellées.  5 passagerEs sont relâchéEs au bout de quelques heures.

Les 2 conducteurs passent 24 heures en cellule de garde à vue et ils écopent de 6 semaines de suspension administrative de leur permis de conduire.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais, de manière inattendue, le procureur de la République, qui a 12 mois pour entamer d’éventuelles poursuites, colle en procès les 2 conducteurs… qui reçoivent leur convocation au tribunal 11 mois et demi après les faits.

2 de nos camarades grévistes passeront donc in extremis au tribunal correctionnel le lundi 30 janvier pour le très très très grave crime d’ « entrave à la circulation ». Ils auraient volontairement et super vicieusement ralenti la circulation sur le périphérique pendant quelques interminables minutes… à un endroit où tous les matins et tous les soirs de la semaine, il y a sans arrêt des bouchons… Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon il y aurait sûrement une hécatombe à la préfecture et le procureur de la République serait agonisant…

Évidemment, puisque ce procès est VRAIMENT ridicule, il faut préciser qu’à notre connaissance, alors qu’il y a eu des centaines et des centaines de blocages divers dans le pays pendant la lutte contre la réforme des retraites, Caen est l’un des rares endroits de France où un tel procès va avoir lieu.

Là où ce procès est moins drôle, c’est qu’il est aussi le signe d’un acharnement policier, politique et judiciaire contre 2 militants qui sont bien connus localement pour leur participation aux luttes sociales.

Nous serons évidemment là le jour du procès pour soutenir nos 2 camarades et pour réaffirmer une évidence partagée par des centaines de milliers de personnes dans ce pays : Toute lutte sociale qui se veut un minimum efficace ne peut qu’enfreindre la « légalité républicaine » qui protège les intérêts des puissantEs au détriment de ceux des exploitéEs.

Le peu de droits qu’il nous reste aujourd’hui ont été conquis par la lutte, pas grâce à la loi… et pas dans le respect de celle-ci…

Interdites les grèves sauvages, sans préavis, illégales les grèves de solidarité ou celles ayant des revendications politiques, interdites les grèves tournantes, perlées, illégaux les piquets de grève, interdites les occupations d’usines, de lycées, d’universités ou d’édifices publics, illégaux les blocages, interdites les barricades, illégal de se défendre quand la police charge et gaze, interdit d’être masqué pour ne pas être fichéEs, illégal de saboter les bénéfices patronaux ou les machines, interdit de remettre en marche une usine que les patrons veulent fermer, illégal de vendre directement ce qui est en stock pour financer la lutte contre la fermeture d’une usine… bref interdites et illégales toutes les formes de luttes qui peuvent réellement nuire au patronat et à l’État… mais rassurons nous, c’est pour notre bien, c’est au nom de « l’intérêt général » (celui des capitalistes et des gouvernantEs en fait) et nous gardons le droit inoffensif de manifester, de faire des pétitions et de voter tous les 5 ans pour des politicienNEs.

Le jour où la bourgeoisie et les gouvernements autoriseront ce qui affaiblit et remet en cause leur pouvoir, les poules auront des dents…  

Heureusement, partout où la situation doit changer parce qu’elle est devenue invivable, les peuples, qui se mettent en mouvement pour une vie digne et libre, se moquent bien de la légalité, des bonnes manières, des mensonges des présentateurs/rices de journaux télévisés, des bénéfices patronaux, du cours de la bourse, des tribunaux, des gouvernements et de leurs polices…

Ainsi va la lutte de classe, ainsi vont les révolutions…

Soirée débat anti-répression le jeudi 26 janvier 20H à l’université

(Amphi Tocqueville, campus 1)

RASSEMBLEMENT

DE PROTESTATION ET DE SOLIDARITÉ

LUNDI 30 JANVIER, À PARTIR DE 14H30,

DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CAEN,

PLACE FONTETTE.

Le collectif anti-répression :

SUD PTT 14, SUD CHU 14, SUD Culture Basse-Normandie,

SUD Collectivités Territoriales, FSE-Caen et individu-e-s…

Contact : sudposte14@orange.fr

02 31 94 26 00

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Tarnac

9 Janvier 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

tarnac-1-copie-1.jpgTarnac :

 la justice enquête sur des écoutes illégales menées avant l’affaire du sabotage

 

C'est une nouvelle petite victoire pour les mis en examen de Tarnac (Corrèze), soupçonnés depuis novembre 2008 d'avoir saboté des lignes de la SNCF. Une information judiciaire a été ouverte dans l'affaire des écoutes sauvages de l'épicerie gérée par le petit groupe, un dossier annexe au sabotage.

La juge d'instruction de Brive-la-Gaillarde a estimé, le 3 janvier, qu'il y avait lieu à instruire sur le chef d'"atteinte au secret des correspondances" et d'"atteinte à l'intimité de la vie privée" que le procureur de la République souhaitait écarter. Pour Me William Bourdon, l'avocat de la société du Magasin général de Tarnac, qui avait porté plainte avec constitution de partie civile en février 2011, la justice rentre ainsi dans la "phase sombre du dossier".

Le 11 novembre 2008, neuf personnes appartenant à la mouvance "anarcho-autonome" sont interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris. Elles sont accusées d'avoir posé des crochets métalliques sur des caténaires pour désorganiser les lignes de la SNCF en octobre et novembre 2008. A l'issue de leur garde à vue, quatre d'entre elles sont remises en liberté, cinq sont placés en détention provisoire.

Tous sont mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste", sauf Julien Coupat, considéré comme le leader du groupe, qui est mis en cause pour "direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte terroriste". Installé dans le petit village de Corrèze depuis le début des années 2000, le groupe s'occupe d'une épicerie-bar-restaurant et élève des animaux sur les 40 hectares de la ferme du Goutailloux.

La qualification terroriste des faits, le maintien en détention de M.Coupat jusqu'en mai 2009 sont largement médiatisés ainsi que le contrôle judiciaire strict imposé dans un premier temps aux remis en liberté. La fragilité des éléments à charge de ce que la ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait qualifié d'"opération réussie" dans le "milieu de l'ultragauche" est assez vite apparue. Notamment les accusations d'un témoin sous X, rapidement démasqué par la presse et qui aurait subi des pressions des policiers.

ZONES D'OMBRE

L'affaire des écoutes, quant à elle, est antérieure aux sabotages. Tout débute en mars2008, alors que le groupe vit tranquillement à Tarnac. Gaëtan Fussi, l'un des cogérants de l'épicerie, qui ne sera pas concerné par l'affaire des sabotages, remarque que les télédéclarations de carte bancaire, par l'une des deux lignes téléphoniques du magasin, ne sont plus effectuées. La petite équipe se tourne d'abord vers sa banque. Après une série de tests et un changement de machine, toujours rien. Le problème vient de la ligne téléphonique.

Un technicien de France Télécom se rend sur place, le 4 avril. Et là, dans le local technique, surprise : un boîtier d'origine inconnue est branché, en parallèle de la ligne. M. Fussi plaisante : et si c'était la police? Le technicien répond, très sérieusement: "Ça se pourrait bien, je vais appeler mon chef, on verra bien." Après le coup de fil du technicien à son responsable, M. Fussi comprend qu'il s'agit bien d'un dispositif d'espionnage et le boîtier est débranché.

Le petit groupe a donc été écouté. Ce n'est pas forcément une surprise. En 2008, la mouvance de l'ultragauche fait l'objet de toutes les attentions du renseignement français. Trois membres du groupe de Tarnac sont fichés aux renseignements généraux dès 2002, après une occupation sur le campus universitaire de Nanterre; en 2005, la fiche de Julien Coupat est modifiée pour "mise sous surveillance"; en janvier 2008, enfin, Julien Coupat et sa compagne Yldune Lévy ont été signalés par le FBI après s'être soustraits à un contrôle d'identité à la frontière canadienne.

Pour autant, "aucun fondement juridique ne pouvait justifier une quelconque écoute", souligne Me Bourdon. L'enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs à visée terroriste" n'a été ouverte par le parquet de Paris que le 16 avril 2008. Elle fait suite à un signalement du groupe au procureur par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire.

Sur quelles bases le groupe a-t-il été signalé à la justice, et donc surveillé de manière officielle, puis mis en cause dans l'affaire des sabotages de lignes SNCF? Si des écoutes illégales étaient à l'origine de ces procédures en cascade, c'est tout le dossier qui pourrait être touché.

Car l'instruction de Brive vient s'ajouter à une autre information judiciaire ouverte en novembre2011 par le parquet de Nanterre pour "faux et usages de faux en écriture publique" concernant un procès-verbal policier. Le "PV104" est une pièce majeure du dossier. Il s'agit du compte rendu de la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy la nuit des sabotages sur les lignes de la SNCF, les 7 et 8 novembre 2008. Pour la police, il prouve que le couple se trouvait à proximité d'une des lignes sabotées, en Seine-et-Marne. Selon la défense, il est truffé d'incohérences, peut-être destinées à masquer la pose illégale – là encore – d'une balise sous la voiture de Julien Coupat.

Autant de zones d'ombre qui pèsent sur l'instruction principale concernant les faits de sabotage que le juge d'instruction Thierry Fragnoli devrait boucler dans les prochains mois, après d'ultimes auditions.

  Source:

Le Monde du 09.01.12 

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Hécatombe suite et fin?

17 Décembre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

 

  Samedi 18 juin 2011 se déroulait un rassemblement à Paris, Place Louis Lépine (4éme), appelant à chanter Brassens devant la préfecture de police. La Fédération anarchiste s’associait à cette action qui faisait suite à une récente condamnation pour avoir lancé "Hécatombe" aux oreilles de pandores dont le sens de l’humour ne semblait pas être la qualité première. Alors que l’ambiance était calme et bon enfant, l’intervention policière l’a été beaucoup moins. D’où ce procès :

_d’__

Michel (groupe Kropotkine) et Jean-Paul, valeureux quoique infortunés interprètes
 de l'Hécatombe de tonton Georges, sont tous deux relaxés "au bénéfice du   
doute", dixit le président de la 17e chambre, un peu crispé, face aux   

prévenus et à la salle, un peu hilares.

  

Belle plaidoirie de Maître Halimi et réquisitoire modéré - on   

comprendra pourquoi dans un article à suivre du ML de rentrée  de   

madame la procureure.

Félicitations renouvelées à nos deux amis,

 mort aux lois, et vive l'anarchie !

  


Les Inrocks : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/74119/date/2011-12-13/article/brassens-hecatombe-prefecture-proces/
> L'Union : http://www.lunion.presse.fr/actu/lanarchiste-laonnois-relaxe-pour-avoir-chante-brassens
  

N.N. : la souscription reste ouverte pour les aider à payer les frais   

d’avocat (chèques à l’ordre de ANARS à faire parvenir à : Groupe   

Kropotkine, 8 rue de Fouquerolles, 02000 Merlieux).


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Liberté pour Marzieh Vafamehr

13 Octobre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Liberté pour Marzieh Vafamehr et pour tous les artistes iraniens Pour avoir interprété dans un film le rôle d'une comédienne de théâtre empêchée de jouer par le régime de Téhéran, l'actrice iranienne Marzieh Vafamehr a été condamnée à un an de prison et quatre-vingt dix coups de fouet par la République islamique de Mahmoud Ahmadinejad. L'Observatoire de la liberté de création s'insurge contre les méthodes barbares ainsi appliquées pour museler la liberté d'expression en Iran, condamnant les artistes à risquer leur liberté et leur intégrité physique, pour le seul exercice de leur art. L'Observatoire de la liberté de création exige la libération de tous les artistes iraniens emprisonnés, dont il salue le courage pour défendre la liberté de pensée, d'opinion et la dignité de tout le peuple iranien.   

 Source (Ldh)  

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Jeudi noir pour les blouses blanches

10 Octobre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué du syndicat CGT de la clinique mutualiste de St Etienne

et de l’Union syndicale départementale CGT santé action sociale de la Loire.

St Etienne, le 10 octobre 2011

 

Tout d’abord, l’état de santé de nos 3 collègues :

Valérie est toujours hospitalisée à l’Hôpital neurologique de Lyon, son état est très très grave. A l’heure actuelle, les médecins ne se prononcent toujours pas.

Catherine, est à Lyon SUD, elle souffre énormément, ses blessures sont très sérieuses, elle est très fatiguée.

Claire est à la clinique mutualiste où elle a été transférée jeudi soir, elle est très choquée, elle a vécu en direct la souffrance de Catherine et Valérie, ses blessures graves ne lui on pas permis d’intervenir, elle en aura pour des mois de soins et de rééducation.

 

Nous demandons à Mutualité Française de la Loire la prise en charge intégrale des soins, de la rééducation et des salaires.

D’autre part, en réponse au préfet et à toutes les rumeurs qui circulent, nous voulons contester certaines affirmations sur ce qui s’est passé:

 

- L’usage de gaz lacrymogènes a été faite « pour se dégager face à une pression forte et agressive ».

FAUX : Aucune agressivité, aucun projectile n’a été lancé, les manifestants avaient les mains nues face à des CRS qui avaient des matraques, des casques et autres protections et des gaz lacrymogènes qu’ils ont utilisé, ce qui a provoqué un mouvement général de recul. La violence c’est les forces de l’ordre qui l’ont

générée, tout le monde peut en témoigner.

Les salariés voulaient entrer pour rencontrer leurs employeurs pour exprimer leur rejet de la dénonciation de leur convention collective devant toute la salle du congrès. C’était leur droit…Il aurait du leur être accordé !

 

NOUS VOULONS LA VERITE !

La question se pose de savoir qui a donné l’ordre de faire usage de gaz

lacrymogène mais aussi qui a demandé une telle présence de CRS à ce congrès.

D’autres rassemblements de patrons de la FEHAP ont eu lieu sans les forces de

l’ordre et jamais aucun employeur de l’économie sociale n’a été blessé.

N’oublions pas que lorsqu’ils s’attaquent aux droits des salariés, les patrons,

comme l’état, prennent des dispositions pour imposer leurs mesures, et celles ci

peuvent être radicales.

- Le drame se serait déroulé « en marge d’une manifestation », « sur un lieu très éloigné » :

 

FAUX : C’était à quelques mètres seulement des véhicules sono CGT (une dizaine de mètres). Il y a eu usage de gaz, les manifestants se sont repliés, pour se protéger, se nettoyer les yeux ; c’est dans ce contexte là que la grille a cédé.

Le drame a eu lieu dans le cadre immédiat du rassemblement après l’usage de gaz lacrymogène par les CRS.

 

Nous savons que plus rien ne sera comme avant !

En apprenant le drame, les directeurs de la FEHAP n’ont même pas eu la décence de suspendre leur congrès. Dans quel monde sommes-nous ?

Nos directeurs sont-ils devenus des patrons seulement intéressés par l’abaissement du coût du travail au détriment des conditions de travail, des acquis et du soin ? Où est la morale ?

 

Pour notre part, plus que jamais, nous revendiquons l’annulation de la décision de dénonciation de la convention collective 51 par les employeurs.

 

Pour nos camarades qui ont été blessées, nous devons continuer la lutte.

Nous proposons que les manifestations du 11 octobre qui vont avoir lieu partout en

France soient aussi l’occasion de leur apporter tout notre soutien.

Nous proposons que toutes les manifestations de France leur rende hommage avec une banderole :

 

SOUTIEN À VALÉRIE, CATHERINE ET CLAIRE

NOS VIES VALENT MIEUX QUE LEURS PROFITS

HALTE ÀUX VIOLENCES POLICIÈRES ET PATRONALES

UNIS POUR DÉFENDRE NOS DROITS

Nous vous informons que les personnels de la clinique mutualiste de St Etienne, seront en tête du cortège de St Etienne.

 

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ADN

2 Octobre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

anar.jpgPourquoi Georgios, cet "anarchiste"(?), a-t-il refusé de se soumettre au prélèvement ADN

 

 

"J’ai refusé de donner mon ADN car je m’oppose à la conception du monde selon laquelle ce qui est inné prédomine sur ce qui est acquis."

 

La semaine dernière, Georgios, un anarchiste grec de 31 ans vivant en France, est condamné par le tribunal correctionnel de Montpellier à un mois de prison avec sursis (non portée au casier judiciaire) pour refus de prélèvement ADN. En octobre 2010, il avait été interpellé lors des manifestations contre la réforme des retraites mais a obtenu un non-lieu pour les dégradations dont il était accusé. Comme il avait été arrêté avec un petit couteau dans sa poche, la police lui avait également demandé son ADN, ce qu’il a refusé.  

La jurisprudence en la matière n’est pas encore unifiée. En quelques mois, nous avons déjà croisé plusieurs cas de figures : en juillet à Boulogne-sur-Mer, le tribunal correctionnel a décidé de ne pas condamner des militants du réseau No Border pour leur refus de prélèvement, puisque les prévenus ont été relaxés du délit principal. En août 2010 à Paris, une présidente a estimé que des policiers avaient demandé abusivement l’ADN d’un homme jugé pour “attroupement armé”. Enfin à plusieurs reprises dans le cas de faucheurs d’OGM, la justice a estimé que le prélèvement ne se justifiait pas pour ce type d’actions.

Une semaine après sa condamnation, Georgios explique pourquoi il n’a pas souhaité obtempérer et fournir son ADN aux policiers qui l’ont arrêté.

1. J’ai refusé de donner mon ADN parce que je considère que c’est une atteinte à ma vie privée. La seule idée de donner une partie de mon corps aux services judiciaires et policiers m’effraie encore.

2. J’ai refusé de donner mon ADN car je m’oppose à la conception du monde selon laquelle ce qui est inné prédomine sur ce qui est acquis. Un seul exemple : en mars 2007, l’actuel président de la République avait :

“Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés. Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable.”

Le fichage ADN ouvre la porte à une politique sécuritaire basé sur le caractère génétique : connaître l’ADN de l’ensemble de la population permettrait d’identifier les futurs suicidés ou les futurs criminels. Dans ce sens, le fichage généralisé de la population est un outil pour ceux et celles qui sont au pouvoir et qui se sentent libres de déterminer qui correspond aux normes et qui est déviant-e. Je n’accepte pas que notre identité soit réduite à ces informations génétiques, que ce bout de tissu biologique prédomine sur mon histoire, mon éducation, le contexte affectif, social et économique dans lequel j’ai grandi et dans lequel je vis.

3. J’ai refusé de donner mon ADN car je résiste au fichage de la population. Depuis des années l’État multiplie les fichiers qui comptent actuellement des millions des personnes ou plutôt des millions de codes : à titre d’exemple (et selon la CNIL) je mentionne :
- le fichier 
FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques, 1 300 000 fiches début 2010)
- le fichier 
STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées, 5 millions de “suspects” et 28 millions de victimes répertoriées)
- le fichier 
Base élèves
Parmi les promoteurs du fichage, nombreux sont qui ne cachent pas leur projet : le député UDF
Jean-Christophe Lagarde, 
a souhaité que “le gouvernement réfléchisse à un fichier qui concerne l’ensemble de la population”. Sous prétexte de lutte contre l’insécurité et au nom d’un intérêt général qui n’existe pas, les gouvernements successifs ont multiplié les fichiers. Le fichage de la population entre dans le cadre de politiques de contrôle social, de surveillance continue et de répression. Depuis quinze ans, plus de 50 textes de lois ont affaire avec la sécurité. Mais peut-on croire que des mesures répressives et de fichage vont résoudre les problèmes sociaux ? Même si les mesures de contrôle se multiplient (vidéosurveillance, bornes biométriques dans les écoles, prélèvements ADN ), elles ne sont pas parvenues à donner un sentiment de sécurité à la population.

4. J’ai refusé de donner mon ADN car je n’accepte pas le fichage de militant-e-s sociaux-les et politiques. Depuis la Loi sur la sécurité intérieure de 2003, le fichage ADN concerne la quasi totalité de des crimes et des délits (sauf crime financier…). Il n’est pas un hasard, selon moi, que le fichage ADN vise également les militant-e-s politiques et sociaux-les. Dans une société de plus en plus inégalitaire, où les riches deviennent plus riches et les pauvres se voient même criminalisé-e-s, dans une société où prédomine le dogme du « chacun pour soi », le fichage ADN est un outil de pression contre les personnes qui s’opposent aux injustices sociales.

5. J’ai refusé de donner mon ADN car je proteste contre les énormes intérêts financiers des industriels qui se cachent derrière ces politiques de la peur. Le marché de la “sécurité” représente plusieurs milliards d’euros, très souvent payés par les impôts de la population. Le cas du fichage ADN illustre bien la façon dont collaborent les patron-ne-s et les actionnaires des grandes entreprises investissant de l’argent pour notre « sécurité » et les défenseurs politiques du dogme « ordre et sécurité ». Je lutte contre ces politiques sécuritaires qui veulent faire de notre société un champ de surveillance, d’isolement des individus, de punition. Avec mes compagnes et compagnons, nous luttons pour que la peur soit remplacée par la solidarité, la soumission par la résistance, la résignation par l’auto-organisation.

6. J’ai refusé de donner mon ADN car c’est juridiquement absurde. En donnant aux enquêteurs le pouvoir de faire des prélèvements d’ADN et de les conserver, même sans condamnation ultérieure, le principe de présomption d’innocence est bafoué, remplacé par une présomption de culpabilité.

 

Les inrocks.

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