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Retour sur la manifestation du samedi 1er novembre à Nantes

2 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Retour sur la manifestation du samedi 1er novembre à Nantes

Malgré le matraquage médiatique et policier ahurissant pour tenter de nous dissuader de descendre dans la rue, nous étions plus d'un millier au départ de la préfecture. La manif rassemble des gens de tous horizons.

On discute, des tracts circulent de main en main, des naturalistes en lutte posent une banderole sur le monument aux mort. Non ce n'était pas une manifestation de « zadistes », ni un rassemblement anti-aéroport, ni même un simple hommage à Rémi Fraisse, c'était une réaction populaire à un assassinat policier et l'affirmation d'une volonté commune de désarmer les forces de l'ordre.

Évidemment la presse accusera les « casseurs », des « groupes venus de l'extérieur », mais samedi dans les rues de Nantes, comme ailleurs dans nos luttes, nous faisons bloc. Il n'y a pas de « groupes radicaux » qui « s'infiltrent » dans les luttes. Il y a diverses présences unies dans une commune détermination.

Les manifestant.e.s ont tout fait pour rester ensemble jusqu'au bout malgré les volontés des forces de l'ordre de diviser le cortège et de disperser. D'abord dans la rue de Strasbourg par le tir de grenades offensives au milieu de la foule. Ensuite sur le cour des 50 otages avec de nombreux tirs de grenades lacrymogènes, flashballs, et grenades offensives.

Le dispositif policier disproportionné qui nous est opposé ne dissuadera pas de descendre dans la rue. Sans surprise, il y a encore de nombreux.ses blessé.e.s parmi les manifestant.e.s, notamment par un tir de flashball en pleine face.

Un mort au Testet, un œil dans les quartiers nord de Blois, un nez à Nantes, grosse semaine pour la police nationale... Jusqu'où ira cette politique de mutilation systématique ?

On constate qu'aujourd'hui, au nom du maintien de l'ordre, c'est devenu la routine de revenir de toutes les manifs avec des éclats de grenades offensives dans la chair, des personnes éborgnées, mutilées par des tirs de flashball.

Manuel Valls a beau jeu de nous accuser de salir la mémoire de Rémi, il n'empêche que c'est lui et son ministre de l'intérieur qui sont les commanditaires de son assassinat. C'est ce gouvernement qui arme et dirige la police.

Nous ne voulons pas être réduit.e.s à des manifestations virtuelles sur twitter, comme nous le propose courageusement EELV, ne nous laissons pas pacifier.

Même si les organisations de gauche, associations et syndicats restent muets et désertent la rue face à un tel événement, il y a tout de même eu 90 rassemblements dans une soixantaine de villes et il est toujours possible de s'organiser, dans les lycées, dans les facs, dans les quartiers, partout.

Chacun-e à notre manière, par de multiples initiatives.

Reprenons la rue pour que la peur change de camps.

Des occupant.es de la Zad

On note que, non seulement ils répriment mais en plus ils interdisent de manifester, dimanche 2 à Paris suite à la mort de Rémi et ce samedi 1er, la marche mondiale contre Daesh, en soutien au peuple kurde a dû être annulée.

Solidarité avec toutes les populations opprimées.

On note aussi le vol minable par les forces de l'ordre d'une bonne partie du matériel médicale avant le début du rassemblement.

-- Zone à défendre - http://zad.nadir.org/

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« la police assassine »

1 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Mathieu Rigouste, militant, chercheur en sciences sociales, travaille à disloquer les mécanismes de domination. Dans La Domination policière (2013), il avance que « la violence policière est rationnellement produite et régulée par l’Etat ». Selon lui, les zadistes du Testet sont face à une « contre-insurrection policière », qui peut dériver en « guerre de basse intensité ». Il distille une lecture iconoclaste des événements qui ont conduit à la mort de Rémi Fraisse.

Place du Capitole, lors du premier hommage à Rémi Fraisse, on lisait « la police assassine » sur une banderole. Comment caractérisez-vous la mort de Rémi Fraisse ?

Cette banderole disait « Zied et Bouna (27 oct 2005), Timothée Lake (17 oct 2014), Rémi Fraisse (26 oct 2014), RIP, La police assassine, Ni oubli ni pardon !». Parce que ce 27 octobre, c’était l’anniversaire de la mort de Zied et Bouna à Clichy-sous-Bois en fuyant la police, qui déclencha la grande révolte des quartiers populaires de 2005. Parce qu’une semaine avant le meurtre de Rémi, le 17 octobre, c’est Thimothée Lake qui a été tué par la BAC à St-Cyprien (Toulouse), dans une supérette et dans l’indifférence quasi-générale. C’était exactement 53 ans après le massacre policier du 17 octobre 1961, durant lequel la police parisienne tua plusieurs dizaines d’Algériens en lutte pour la libération de leur peuple.

La propagande de l’Etat et des médias dominants produisent une histoire « nationale » et officielle qui permet de légitimer le fonctionnement de cette violence industrielle.

Dans le cas de Rémi, La Dépêche du midi a ouvert le bal des mythomanes en publiant cette histoire de corps retrouvé dans la forêt, laissant planer l’idée que la police n’avait rien à voir là-dedans, voire même qu’elle l’avait recueilli. Mais nous pouvons démontrer collectivement, par la contre-enquête populaire et des contre-médias auto-organisés que la police assassine régulièrement, que sa violence est systémique, systématique et portée par des structures politiques, économiques et sociales. La police distribue la férocité des classes dominantes.

La mort de Rémi constitue-t-elle un événement isolé, ou trahit-elle une logique plus générale de la violence policière ?

Il faut replacer le meurtre de Rémi dans une histoire longue où la police apparaît très clairement pour ce qu’elle est : un appareil d’Etat chargé de maintenir l’ordre économique, politique et social (capitaliste, raciste et patriarcal) par l’usage de la violence.

La police sait reconnaître ses maîtres, et distribue différents degrés et formes de violence selon la classe, la race et le genre des personnes qu’elle contrôle. Elle a ainsi toujours brutalisé, mutilé et tué certaines parties de la « population » de la ville capitaliste (misérables, marginaux, prostituées…). Elle entretient, dans toutes les puissances impérialistes, un rapport particulier avec les quartiers et les classes populaires les plus pauvres, avec les parties du prolétariat les plus ségréguées et les plus exploitées, généralement issues de l’immigration et de la colonisation. Elle est chargée de dominer, bannir et soumettre les couches sociales qui auraient le plus intérêt à se débarrasser de ce système parce qu’elles en bénéficient le moins.

La police tue ainsi entre 10 et 15 habitants des quartiers populaires par an en moyenne. Avec la prison et le système de harcèlement et d’occupation policière de la rue, il s’agit d’une véritable entreprise de « nettoyage social » et d’écrasement de toutes formes d’autonomie populaire.

Parallèlement, depuis le début du XXe siècle, la gestion policière des « mouvements sociaux » avait tendance à réduire au maximum les risques de tuer les strates supérieures des classes populaires, les aristocraties ouvrières, les classes moyennes et les petites-bourgeoisies précarisées et radicalisées.

Le meurtre policier de « militants » reste jusqu’aujourd’hui exceptionnel face à l’industrie des meurtres policiers des non-blancs pauvres. Mais les figures de Carlos Giuliani tué par la police à Gênes en 2001 et d’Alexis Grigoropoulos, tué à Athènes en 2008, montrent que l’assassinat policier de « militants » tend à se développer à mesure que la restructuration néolibérale et sécuritaire du capitalisme opère. Comme tous les crimes policiers dans les quartiers, le meurtre de Rémi n’est pas une « bavure », pas un dysfonctionnement, mais bien le produit de mécaniques instituées, de formations rationnelles, de tactiques et de stratégies légitimées et justifiées du haut de l’appareil d’Etat jusque dans les gestes des exécutants policiers, c’est un meurtre d’Etat, prémédité par la mise en oeuvre des structures qui l’ont rendu possible, un assassinat.

Au Testet, CRS et gendarmes sont quasi-omniprésents. Comment comprenez-vous le rôle de la police sur le site du barrage de Sivens ?

La police applique des tactiques et des stratégies établies à l’intersection des pouvoirs politiques, économiques et sociaux. Tant que les industriels et les gouvernants qui investissent dans ce projet de barrage considèrent que « ça vaut le coût » de continuer, malgré la diversification et la montée en puissance des résistances collectives, la police augmente l’intensité répressive.

Face aux ZAD et à leurs formes de reterritorialisations des luttes urbaines et rurales,, les polices occidentales expérimentent aussi de nouveaux dispositifs de contre-insurrection hybrides et modulables, c’est-à-dire où la dimension militaro-policière du quadrillage, de l’enfermement et de la provocation est centrée sur un théâtre d’opération rural et forestier mais est aussi capable de passer rapidement voire simultanément en mode « Azur » (action en zone urbaine). Capable de passer instantanément du « maintien de l’ordre » au « contrôle des foules », de la répression policière à la guerre de basse intensité.

C’est l’occasion d’expérimenter ces dispositifs mais aussi de les mettre « en valeur » médiatiquement, c’est-à-dire de faire d’une expérience de répression, la vitrine d’une « excellence » du « savoir-faire français » en direction du marché international de la sécurité et du maintien de l’ordre. L’hybridité des doctrines, des matériels et des personnels constitue une valeur ajoutée très forte sur le marché de la défense et de la sécurité.

La contre-insurrection repose aussi sur des méthodes d’action psychologique, parmi lesquelles des protocoles visant à diviser les résistances en désignant des « ennemis intérieurs » dont il faudrait se méfier voire purger. En l’occurrence, la figure des « casseurs » et des « violents » (« le braqueur furieux » dans le cas de Timothée Lake) permet de diaboliser les actions directes non conventionnelles, de masquer la violence structurelle du pouvoir et de promouvoir face à cela des mobilisations inoffensives et facilement gérables. Les doctrines de contre-insurrection appellent ce mécanisme « schismo-genèse » : développer un schisme, une séparation dans la « population » résistante. Cette forme d’« action psychologique » rénovée repose sur l’existence de caisses de résonance pour cette propagande dans les médias dominants et parmi les appareils politiques et syndicaux supplétifs.

Au Testet comme dans les quartiers populaires, la police est chargée de soumettre tout ce qui résiste à l’expansion du système impérialiste. Elle doit balayer tout ce qui gène le mouvement de conquêtes ainsi que les programmes de déplacements et de dépossession des territoires et de leurs habitants, que le capitalisme met en oeuvre pour se restructurer.

« la police assassine »
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Pour information

31 Octobre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Pour information,

des précisions sur les armes de la police d'État, grenades de "désencerclement", "assourdissantes" ou "offensives".

Les tenants du "Fabriquons français" et du "patriotisme économique" doivent être fiers, puisque toutes ces armes sont produites dans la Sarthe, dans l'usine ALSETEX de Malpaire à Précigné.

Sur son site, on peut lire :

ALSETEX est spécialiste des systèmes et services pyrotechnologiques dédiés au maintien de l'ordre et à la sécurité civile. ses produits et services satisfont aux besoins de l'État français, en répondant strictement à ses spécifications. Nous maîtrisons toutes les phases du cycle de vie de solutions pyrotechniques innovantes : faisabilité, conception, développement, industrialisation, qualification, production, stockage, livraison, installation, formation, maintenance, revalorisation, collecte et démantèlement. La qualité SAE ALSETEX : Des valeurs partagées par tous les acteurs de l'entreprise Des Objectifs qualité ambitieux et suivis mensuellement La volonté de satisfaire durablement nos Clients

Ainsi, pour répondre "aux besoins de l'État français" ALSETEX se vante de maîtriser "toutes les phases du cycle de vie". A noter que ses "Clients", gendarmes et victimes, participent au SAV (sevice après-vente), cycle de blessures et de mort, répondant ainsi à la qualité ALSETEX qui a la "volonté de satisfaire durablement nos Clients".

Pour information
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Info

28 Octobre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

http://www.macommune.info/article/temoignage-terrifiant-dune-bisontine-manifestant-au-zad-du-testet-tarn-109649

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Un appel d'occupant-es de la zad de NDDL

27 Octobre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Un appel d'occupant-es de la zad de NDDL :

Un camarade tué au Testet Appel à manifester contre la violence d'Etat Rassemblement ce lundi 18h devant la préfecture de Nantes RV pour informer et préparer dès 15h place du Bouffay

Pendant la nuit de samedi à dimanche un manifestant, Rémi, a été tué au cours des affrontements qui se sont déroulés lors du rassemblement contre le barrage de sivens au Testet. Environ 7000 personnes ont convergé sur la zad du Testet après des mois d'attaques policières, de destruction de la zone humide et des habitats de ceux qui la défendaient. En fin d'après midi puis plus tard dans la nuit, des dizaines de personnes s'en sont pris aux forces de l'ordre qui protégeaient le chantier. Elles souhaitaient ainsi marquer leur colère et retarder la reprise des travaux, initialement prévue pour lundi. Elles ont été repoussées à coups de flashballs, de grenades assourdissantes, de désencerclement et de gaz lacrymogènes. D'après les témoignages des camarades du Testet, la personne décédée se serait écroulée suite à des tirs de grenade puis aurait été emmenée par les forces de l'ordre. La Préfecture affirme ne rien vouloir déclarer à ce sujet avant le résultat public de l'autopsie lundi. Le gouvernement a déjà commencé à stigmatiser les manifestants, et tente de diviser pour noyer le poisson. Mais ils savent bien que, quoi qu'ils fassent, cette mort aura des conséquences explosives. Ce décès révoltant n'est malheureusement pas suprenant dans ce contexte.

A Notre dame des landes, au Testet et partout où nous nous opposons à leurs desseins, nous avons dû faire face au déploiement crû de la violence d'Etat. Si nous avons bien compris de notre coté que nous ne pouvions nous contenter de les regarder docilement détruire nos vies, eux ont démontré qu'ils ne nous feraient aucun cadeau. Pendant les mois d'expulsion de la zad de Notre Dame des Landes, de nombreux camarades ont été blessés gravement par des tirs de flasballs et grenades. Sur la seule manifestation du 22 février 2014 à Nantes, 3 personnes, visées à la tête par des flashballs ont perdu un œil. Depuis des semaines au Testet plusieurs personnes ont été blessées elles aussi et d'autres accidents tragiques ont été évités de justesse lorsque des opposants se sont faits délogés, notamment des cabanes qu'ils avaient construites dans les arbres. Pourtant c'est bien, entre autre, parce que des milliers de personnes se sont opposées physiquement aux travaux, aux expulsions, à l'occupation policière de leurs lieux de vie que le projet d'aéroport de Notre dame des landes est aujourd'hui moribond, et que le barrage du Testet et ceux qui devaient lui succéder sont largement remis en question. C'est cet engagement en acte qui a donné une puissance contagieuse à ces luttes et qui menace partout aujourd'hui l'aménagement marchand du territoire.

Plus quotidiennement la répression s'exerce face à ceux qui luttent dans les prisons, dans les quartiers et dans les centres de rétention et entraîne là aussi son lot de morts trop souvent oubliées, plusieurs dizaines chaque année.

Face aux soulèvements et insoumissions, la démocratie libérale montre qu'elle ne tient pas seulement par la domestication minutieuse des individus et des espaces de vie, ou par les dominations économiques et sociales, mais aussi par un usage déterminé de la terreur. Nous appelons à occuper les rues et lieux de pouvoir partout dès demain, pour marquer notre tristesse, saluer la mémoire du camarade tué ce samedi et pour exprimer notre colère face à la violence d'Etat. Nous ne les laisserons pas nous tuer avec leurs armes dites « non léthales ».

Réagissons avec force pour qu'il y ait un avant et un après cette mort.

Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec tous ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre leurs projets guidés par les logiques de contrôle et de profit,barrage de sivens mais aussi avec tous ceux qui tombent plus silencieusement sous les coups de la répression partout ailleurs.

Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur.

Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu'ils rêvent d'anéantir, et à leur faire obstacle. Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n'oublierons pas !

Des occupant-e-s de la zad de Notre dame des Landes

Une seconde manifestation sera sans doute appelée ce samedi à14h

Pour plus d'infos zad.nadir.org – nantes.indymedia.org --

Zone à défendre - http://zad.nadir.org/

Pour suivre nouvelles et appels inscrivez-vous à notre liste email/ To follow our news and callouts, subscribe to our mailing list: http://lists.aktivix.org/mailman/listinfo/zad-occupation

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Mort d'un manifestant au Testet

27 Octobre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Mort d'un manifestant au Testet

– premier appel A relayer au sein des comités et partout où vous le pouvez.

Suite à la nouvelle de la mort d'un manifestant lors du rassemblement au Testet, nous avons reçu de premières nouvelles de camarades de la zad de Notre Dame des landes présent sur place. La mise en cause directe des forces de l'ordre dans la mort du manifestant semble se confirmer.

Un communiqué donnant des précisions à ce sujet sera envoyé ce soir depuis la zad du Testet.

Dans l'attente de ce communiqué, les personnes rassemblées sur place lancent un appel à ce que partout en France s'organisent dès que possible des manifestations devant les lieux de pouvoir.

Localement, ils appellent à manifester ce soir dimanche à 18h devant l'hotel de police à Gaillac et demain lundi à 14h devant la Préfecture.

Nous ne pouvons laisser passer cette mort.

Organisons nous !

Réagissons !

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Communiqué sur la situation juridique de Mario González

5 Juillet 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué sur la situation juridique de Mario González

Écrit par la famille et les proches de Jorge Mario González García > Juin 2014 > >

Au peuple en général

Aux médias libres et indépendantes

Après plus de 8 mois de séquestration de notre compagnon Mario González par l’État Mexicain, sa situation juridique arrive à une étape cruciale, dont dépend la résolution de son cas : de la décision des autorités fédérales dépendra le fait que Mario retrouve sa liberté ou reste incarcéré le temps fixé par sa sentence (5 ans et 9 mois de prison).

Pour rappel : le 2 octobre 2013, il a été arrêté de façon illégale, sans mandat d’arrêt et sans qu’il soit pris en « flagrant délit », c’est-à-dire au moment de commettre un délit.

Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

Le 3 décembre, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge Marcela Angeles Arrieta.

Le 10 janvier 2014 il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

Le 21 mars, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

Le 8 mai, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico. Les magistrats de ce tribunal seront responsables de la résolution de ce recours d’Amparo direct (d’habeas corpus) qui laisse concrètement deux possibilités :

1. Que ce recours (d’Amparo) lui soit accordé, d’une part à cause des multiples violations aux droits humains et des irrégularités commises tout au long du procès par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico, de sa mise en détention jusqu’à aujourd’hui. Et d’autre part car les preuves à son encontre sont inexistantes et qu’en revanche une expertise menée par le Bureau du procureur général de la justice de la ville de Mexico a déterminé que les faits qui sont reprochés à Mario n’ont jamais eu lieu.

2. Que le recours (Amparo) soit rejeté et que Mario reste en prison pendant le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire 5 ans et 9 mois. Ndt : Le 23 juin 2014, le pouvoir judiciaire fédéral place encore une fois le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne, Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer au début du mois de juillet sur la libération de Mario.

La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014. Pour toutes ces raisons la famille et les proches de Mario ont lancé un appel urgent à participer à la campagne pour la liberté de Mario : plusieurs actions et rencontres sont en cours au Mexique, une manifestation a eu lieu le 26 juin devant le tribunal à Mexico.

D’autres initiatives, telles que l’envoi de messages à la juge Sasaki, exigeant la libération de Mario, ont été diffusées au niveau national et international. Ainsi, vous pouvez envoyer vos messages exigeant la liberté de Jorge Mario González García à : celia.marin@tsjdf.gob.mx, sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Dernièrement, la famille et les proches de Mario signalent : " Nous dénonçons le fait que tout au long de ces 8 mois, notre compagnon a été continuellement harcelé et intimidé par le personnel de la prison, les matons de la tour médicale de Tepepan, en particulier par Teodoro Arismendi et Raúl Clemente".

Halte au harcèlement contre Mario González !

Nous exigeons du tribunal pénal de la Ville de Mexico l’acquittement de Jorge Mario González García.

La famille et les proches de Jorge Mario González García Juin 2014

Traduit par les trois passants/ Correction Myriam Source en espagnol:

http://solidaridadmariogonzalez.wordpress.com/2014/06/13/pronunciamiento-sobre-la-situacion-juridica-de-jorge-mario-gonzalez-garcia/

Pour plus d'infos en français: http://liberonsles.wordpress.com/ >

Communiqué sur la situation juridique de Mario González
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Libération de Mario Gonzales

5 Juillet 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Pour la libération de Mario Gonzales (Mexique).

Mario est en prison depuis le 2 octobre 2013.

libération de Mario GonzalesL

libération de Mario GonzalesL

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Comité de soutien de Tarnac

25 Juin 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Chers amis, camarades et soutiens,

Comme vous l'avez peut-être appris par la presse, l'instruction de l'affaire "de Tarnac" devrait se clore cet été. Nous devrions donc enfin savoir si de faux procès-verbaux de Police en renfort d'une grosse pression politique suffisent à mener des gens devant un tribunal pour terrorisme.

Quoi qu'il en soit, pendant ce temps, le journal Le Monde a entrepris de reprendre la totalité de l'affaire depuis son début jusqu'à la décision finale de la juge. Une cinquantaine d'épisodes, sous forme de feuilleton, vont récapituler et examiner toute l'enquête policière.

Nous vous invitons donc à suivre ce travail journalistique très particulier et à le diffuser à vos amis.

Voici l'adresse: http://tarnac.blog.lemonde.fr

Vous pouvez aussi le suivre sur twitter: http://twitter.com/TarnacleBlog

Quant à nous, notre adresse reste la même: https://twitter.com/soutientarnac

Il va sans dire que si nous obtenons un non-lieu cet été, nous organiserons une fête gigantesque à Tarnac.

Si au contraire, la justice antiterroriste prétend vouloir nous juger, nous organiserons une encore plus grosse fête sur l’Île de la cité.

Encore et toujours merci pour votre soutien,

Le comité de soutien de Tarnac

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Notre dame des landes

21 Juin 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Un texte écrit suite à de nouvelles arrestations cette semaine et à une journée de procès. Tous relais et co-signatures sont les bienvenus

Notre dame des landes - la solidarité : une "association de malfaiteur".

Suite à la manifestation du 22 février à Nantes contre les menaces d'expulsion de la zad et de démarrage des travaux de l'aéroport, nous faisons face à une campagne continue d'arrestations. Fait nouveau dans ce pays, ces arrestations se font en majorité à posteriori, sur des bases d'images vidéos, d'appels à délations et de croisements avec des fichiers politiques. La manifestation du 22 février avait regroupé plus de 50 000 personnes et 500 tracteurs. Son parcours avait été prohibé, au dernier moment, par le Préfet. Mais des milliers de personnes ont décidé de braver la zone rouge et se sont, de fait, mises ainsi dans l'illégalité. Le jour même la répression policière, à coup de gaz, grenades et flashballs, a été particulièrement féroce. 3 personnes y ont perdu l'usage d'un œil.

Dans les semaines qui ont suivi la manifestation, une campagne politico-médiatique de diabolisation s'était mise en œuvre, sans succès, pour diviser et fragiliser le mouvement. Au final le gouvernement n'a eu d'autre choix que de mettre le projet d'aéroport en stanb-by pour une durée indéterminée et peut-être à jamais.

Mais 4 mois après, l'Etat continue à se venger de cet affront, sur le plan judiciaire : en isolant des personnes et groupes qu'il incarcère pour distiller la peur au plus grand nombre. Une vingtaine de personnes arrêtées dans les semaines et mois qui ont suivi la manif' sont déjà passées en jugement. Une d'entre elle a été condamnée à un an de prison ferme pour avoir fabriqué et utilisé des fumigènes. Une manifestation de soutien aux inculpés et blessés a déjà regroupé plus de 1500 manifestants le 19 mai. La solidarité continue à se diffuser, avec des appels à rassemblements de soutien lors de deux nouvelles journées de procès d'inculpés du 22 février.

Dans ce contexte et deux jours avant le procès du 19 juin, 6 nouvelles arrestations sont survenues. Un jeune rennais a été arrêté mercredi matin à domicile, inculpé pour des faits de dégradation pendant la manifestation du 22 février. Il est resté en garde à vue jusqu'à son passage devant le juge ce jeudi. Après avoir refusé la comparution immédiate, il a été remis en liberté jusqu'à son procès le 10 juillet. 5 autres ont été arrêtées mardi suite à un contrôle par la bac, soit-disant "de routine", sur le périphérique nantais. Parmi elle, R. une des personnes qui devait passer en procès jeudi et se rendait à Nantes pour voir son avocat avec des amies. Après 48h de garde à vue, 4 d'entre elles se sont vues inculpées de recel, soupsçonnées d'une sombre histoire de vol de lampe frontale, et de refus d'identification (signalétique et adn). Beaucoup plus grave, elles se voient accusés, sous prétexte de la présence dans leur voiture d'affiches d'appel au rassemblement du 19 et du 27 juin ainsi que d'une boîte à outils, d'"association de malfaiteur", en l'occurence "entente établie en vue de commettre un rassemblement armé devant le tribunal de Nantes". Ils risquent jusqu'à 5 ans de prison pour ce délit.

Le ministère public a demandé le maintien en détention provisoire pour deux d'entre elles, en argumentant sur l'"absence de garantie de représentation" de l'un et sur le "passé activiste" de l'autre. Au final le juge a confirmé la mise en détention du premier et la libération des 3 autres, avec contrôle judiciaire et interdiction de présence en Loire Atlantique et ce jusqu'à leur procès le 18 juillet. Sur les 4 personnes qui sont passées en procès aujourd'hui pour des faits liés à la manifestation du 22 février, R est inculpé sur la base de photos floues, montrant une personne masquée levant la main en direction de l'hôtel de ville et d'une autre photo montrant quelqu'un sortant du local de vinci avec un fumigène. R avait été identifié comme étant cette personne sur la base des fiches politiques de la DCRI et d'une photo de lui à 13 ans. R a nié être cette personne. Sur la simple base des photographies, la juge l'a condamné à 9 mpois de prison avec sursis, interdiction de se rendre en loire atlantique pendant deux ans et à une amende de 4500 euros pour les dégats occasionnés sur la mairie. En somme elle a appliqué à la lettre les réquisitions de la procureur. Celle-ci avait reconnu à demi-mot que le dossier était vide, mais avait placé la décision sur un plan politique en argumentant sans état d'âme, qu'en l'absence de preuves plus probantes, la juge devait prendre parti malgré tout entre le ministère public et la défense. 3 autres personnes ont été condamnées. K, accusé d'avoir jeté d'avoir jeté des pavés en direction des forces de l'ordre et interpellé en possession d'un marteau et d'un burin, a été condamné à 4 mois avec sursis assorti d'une mise à l'oeuve (obligation de trouver du travail) et 105 heures de tig. C. accusé de participation à attroupement armé et jet de canette sur les forces de l'ordre a été condamné à 2 mois avec sursis simple. G arrêtée en possession d'un marteau a été condamnée à un mois de sursis.

Après le succès du 22 février, l'impossibilité d'expulser la ferme nouvellement occupée à Saint-Jean du tertre et d'empêcher l'acheminement et la construction d'un nouveau hangar au rosier, l'Etat se venge comme il peut face à un mouvement qui ne cesse de monter en puissance. Pour paralyser la contestation, il vise tout d'abord à faire accepter la mise en place de nouveaux dispositifs répressifs.

Ceux-ci nous concernent tous et toutes car ils menacent les possibilités de lutte en général. Ils s'attaquent à présent aux soutiens et amis des inculpés: les manifestations de solidarité deviennent des "associations de malfaiteurs".

Aujourd'hui, deux cents personnes se sont rassemblées malgré tout devant le tribunal de Nantes. Nous ne nous laisserons pas gagner par la peur.

Plus que jamais, une solidarité massive doit se construire à l'échelle du mouvement contre l'aéroport et bien au-delà. Le prochain moment pour l'exprimer sera le 27 juin, de nouveau devant le tribunal de nantes et partout ailleurs où des rassemblements et actions pourront s'organiser.

Des manifestant-e-s du 22 février, des occupant-e-s de la zad, des collectifs et personnes en lutte. --

Zone à défendre - http://zad.nadir.org/ Pour suivre nouvelles et appels inscrivez-vous à notre liste email/ To follow our news and callouts, subscribe to our mailing list: http://lists.aktivix.org/mailman/listinfo/zad-occupation

 Notre dame des landes
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