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repression

Croix Noire Anarchiste de Mexico

19 Juin 2015 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Dénonciation de harcèlement policier contre les membres

de la Croix Noire Anarchiste de Mexico

15 juin 2015

Depuis quelques années déjà, nous avons vu comment l’escalade répressive
s’est intensifiée autour du mouvement libertaire et anarchiste, depuis la
stratégie locale implémentée dans la ville de Mexico : en fixant des
cautions très élevées [i], en appliquant la même série de délits avec les
mêmes circonstances aggravantes, peu importe la situation spécifique seule
comptela consigne étatique [ii]; en développant la persécution et le
signalement médiatiques comme éléments fondamentaux pour construire des
montages : signaler des noms de groupes (existants ou non), des personnes,
des espaces, établir des relations qui en réalité n’existent pas,
assimiler tout et à tous dans une optique verticale, en essayant d’établir
un leadership, en montrant en réalité une profonde ignorance et/ou un
mépris profond pour les idées anarchistes qui n’ont rien à voir avec cette
logique hiérarchique [iii].

D’autre part on constate l’intention du gouvernement fédéral de qualifier
l’anarchisme ou la « conduite anarchiste » sous l’étiquette juridique de
terrorisme, d’appliquer des délits graves et d’agir avec des paramètres de
sécurité maximale pour plus tard dissoudre les cas avec l’argument du
manque de preuves suffisantes mais en laissant ouverte la menace en disant
que « les recherches continuent ». Cela donne lieu à des enquêtes
illogiques remplies de références plutôt arbitraires à des groupes ou à
des personnes de différents espaces. [iv]

À tout ceci s’ajoutent le suivi et la surveillance policière à des fins
d’intimidations contre certaines personnes ainsi que les provocations
contre certains espaces autonomes [v].

Dans le cadre de cette stratégie, le nom de la Croix Noire Anarchiste de
Mexico, comme celui de beaucoup d’autres compagnon-n-es, groupes et
collectifs, est mentionné dans ces notes, dans « ces enquêtes » et dans
ces déclarations de politiciens et de policiers [vi].

Nous considérons important de diffuser publiquement que ces dernières
semaines des personnes qui semblent être des éléments de « renseignements
» de la police de la ville de Mexico se sont présentées à l’extérieur de
nos maisons et des lieux de travail de certain-e-s d’entre nous, en
proférant des menaces contre nos voisin-e-s et nos familles et en
argumentant qu’ils réalisent un travail de sécurité et de surveillance.

Au-delà de réclamer un arrêt de la persécution, nous lançons cette
dénonciation publique, telle une alerte. Nous savons que la répression est
une question intrinsèque à l’État dont nous déclarons être les ennemis.
Nous savons que ses prisons et ses policiers sont le support de son
pouvoir et de ses intentions de domination et que notre travail [vii]
autour de la pensée anti-carcérale, de l’appui et de l’accompagnement des
compagnon-n-e-s prisonnier-e-s entre en contradiction directe avec eux.

Mais nous savons également que la solidarité entre anarchistes n’est pas
uniquement parole écrite !

Dans ce contexte, nous appelons les individus, les groupes et collectifs
affinitaires, les compagnon-ne-s avec qui nous avons travaillé ces
dernières années, à rester attentifs et à continuer à nous apporter leur
solidarité comme ils l’ont fait jusqu’à alors.

À bas les murs des prisons !

Liberté pour tous et toutes !

Croix Noire Anarchiste Mexico


Sources/ México: Denuncia de acoso policial a integrantes de la CNA México
[i] Fijan en 130 mil pesos la fianza para 9 detenidos del 2 de octubre
[ii] Les cas de Mario González, Fernando Bárcenas et d’autres personnes
condamnées à 5 ans et 9 mois de prison ont reçu la même sentence alors que
le contexte est différent.
[iii] Identificados 11 “anarcos”
[iv] Alarma en Europa por los anarquistas mexicanos et Termina el arraigo
de Carlos, Amelie y Fallon, se cae el montaje de terrorismo
[v]PGJ hiere de bala a estudiantes, entra policía a Ciudad Universitaria
[vi] CISEN adjudica ataques al INE a Cruz Negra y Instinto Salvaje [vii]
¿Quiénes sómos?

Traduction Les trois passants et Myriam

Plus d'infos-sources sur :
https://liberonsles.wordpress.com/2015/06/17/mexique%E2%80%AFdenonciation-de-harcelement-policier-contre-les-membres-de-la-croix-noire-anarchiste-de-mexico/


Voir la rubrique Prisonnier-e-s anarchistes / prisonnier-e-s de la Ville
de Mexico, sur:
https://liberonsles.wordpress.com/prisonnier-district-federal-mexico/

Mexico 2013

Mexico 2013

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Solidarité avec les prisonniers politiques égyptiens

17 Juin 2015 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Solidarité avec les prisonniers politiques égyptiens (20 et 21 juin)

Egypt Solidarity a rédigé cette déclaration en collaboration avec des militant-e-s égyptien-ne-s profondément impliqué-e-s dans des campagnes de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques.

Ces militant-e-s, résidant soit en Egypte, soit à l'extérieur du pays, incluent des parents et des amis des détenu-e-s. Afin de ne pas exposer des personnes ou leur famille aux risques de représailles ou de persécutions par le régime, nous publions cet appel en leur nom. http://egyptsolidarityinitiative.org/prisonersolidarity/ 20 et 21 juin 2015

Appel international à la solidarité avec les prisonniers politiques égyptiens.

* Arrêt de la répression des manifestations

* Libération des prisonniers politiques

* Procès équitables pour tous

* Arrêts des mauvais traitements et de la torture Interdiction des condamnations à mort.

Le 21 juin 2014, un petit groupe de manifestants s'est approché du palais présidentiel égyptien. Cette manifestation était la première qui défiait les lois réprimant les manifestations depuis l'investissement de Sissi suite à sa victoire aux élections présidentielles. Des hommes de main armés et des policiers ont attaqué leur manifestation pacifique, et 23 personnes ont été arrêtées puis ont écopé d'années de prison, simplement pour avoir exercé leur droit à se rassembler et à s'exprimer librement. Sissi, dont l'élection avait été saluée par les dirigeants occidentaux comme un pas en avant dans la "transition" de l'Egypte avait écrasé leur mouvement de protestation. Un an plus tard, nous appelons à la solidarité internationale avec tous les prisonniers politiques égyptiens, dans l'espoir que mettre le projecteur sur ce cas aidera à construire un mouvement faisant campagne pour la justice envers les dizaines de milliers de personnes emprisonnées par le régime militaire.

En janvier 2011, les manifestants d'Egypte ont inspiré le monde entier par leur courage et leur détermination dans le combat pour la démocratie et une vie meilleure. Aujourd'hui, nombre de ces courageux manifestants ont été tués ou jetés en prison. Dans le même temps, Moubarak et ses supporters, dont le généraux de la police responsables d'avoir tué des manifestants et impliqués dans la corruption, ont été laissés en liberté.

En juillet 2013, l'armée a renversé le Frère musulman Mohamed Morsi, qui avait été élu président l'année précédente. Depuis, plus de 3 000 citoyens égyptiens ont été tués, et personne n'a été tenu pour responsable. Plus de 40 000 ont été arrêtés pendant la seule première année du régime militaire. Ceux-ci n'ont pas fait d'un procès équitable et beaucoup n'ont même pas eu accès à la moindre procédure. Des sentences de mort ont été prononcées par les tribunaux militaires et civils égyptiens contre certains des dirigeants et des centaines de partisans supposés des Frères musulmans, dont le président déchu Mohamed Morsi.

Les organisation de défense des droits humains ont condamné ces procès comme totalement inéquitables. Des militants révolutionnaires qui s'étaient opposés au régime de Morsi, et avaient manifesté contre les Frères musulmans, ont également fait l'objet d'arrestations, de mauvais traitements et ont été mis en prison. Des militants, comme par exemple Ahmed Douma, qui ont joué un rôle dirigeant dans la révolution de 2011 ont été condamné à mort. Beaucoup de jeunes ont été jetés en prison en application de la draconienne loi anti-manifestations. Tout ce qui se rattache à la révolution de janvier 2011 est pris en cible.

Dans le même temps, les actions terroristes se multiplient et le régime en place a utilisé le discours de la guerre contre le terrorisme pour justifier une offensive contre tout ce qui est lié aux libertés civiles et aux droits humains. L'Egypte n'a pas de Parlement. Le président cumule le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Les élections législatives ont été à nouveau reportées. Le président a utilisé le pouvoir dont il dispose pour promulguer un nombre énorme de loi permettant d'étendre la capacité répressive de l'Etat.

En 2014, environ 90 citoyens égyptiens ont été torturés à mort dans les locaux de la police, sans que quiconque n'ait été tenu pour responsable ou ait même fait l'objet d'enquêtes judiciaires adéquates. D'après le réseau arabe des droits de l'Homme, 61 journalistes ont été emprisonnés pour leurs écrits ou leurs activités dans les deux dernières années. Utiliser des munitions pouvant entraîner la mort est devenu courant. Le régime de Sissi est financé par l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et d'autre pays du Golfe.

Les pays occidentaux qui sont récemment intervenus du bout des lèvres en faveur des droits humains et la démocratie envoient maintenant des milliards de dollars en aide économique et militaire. Ils vendent également des armes et des technologies de surveillance au régime répressif égyptien.

Face à cette situation, nous appelons à une campagne internationale de solidarité les 20 et 21 juin 2015.

Voici quelques exemples de ce qu'il est possible de faire les 20 et 21 juin :

* Participer sur les réseaux sociaux à la campagne de solidarité avec les prisonniers politiques égyptiens, en utilisant le hashtag #EgyPrisoners pour écrire des tweets, ainsi qu'en écrivant et partageant des posts.

* Contacter des journalistes et les inciter à écrire des brèves sur les prisonniers politiques égyptiens.

* Ecrire et proposer la publication d'une tribune à votre media local.

* Envoyer une lettre collective ou un message de protestation à l'ambassade égyptienne de votre pays, et faisant mention dans cette déclaration des revendications de votre syndicat, organisation étudiante ou parti politique.

* Vous coordonner avec d'autres pour manifester les 20 et 21 juin dans le monde entier devant les ambassades, consulats et office de tourisme égyptiens.

* Ecrire à vos parlementaires pour leur demander d'arrêter de vendre des armes au régime égyptien et de lui apporter un soutien financier.

Des informations, notamment sur les actions de solidarité, seront disponibles sur le site Web d'Egypt Solidarity, ainsi que sur la page Facebook. https://www.facebook.com/egypt.solidarity.initiative

* Egypt Solidarity est un collectif international lancé en février 2014 par des intellectuels, des syndicalistes et des responsables politiques.

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ZAD NDL arrestation d'un manifestant jeudi après midi à Nantes

3 Mai 2015 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Peu après le rendu du tribunal concernant une affaire de récup et un
inculpé de la manif du 22 février 2014 et après un sympathique
picnic-partage de récup sous le auvent du "palais de justice" la quarantaine de personnes
présente s'est dispersée. Depuis un moment nous avions remarqué une
camionnette blanche stationnée près du quai: à bord, un type le
téléphone collé à l'oreille surveillait et photographiait notre groupe.
Dans le tribunal des DGSI font de même.

Une personne qui a assistée à l'arrestation témoigne:

"En partant on a rejoint notre voiture garée deux rues plus loin. A ce
moment le camion blanc est passé devant nous et s'est garé au croisement
de rue suivant, visible. Le même type avec sa casquette, son blouson,
son jean et son téléphone s'est posté à même pas 20 m de nous et nous a
regardé partir. Il était environ 17h15. On a cherché à rejoindre les
quais, mais on roulait depuis à peine 5 minutes lorsqu'on a été ralenti
par un embouteillage. A ce moment une voiture du SDIS (service
départental d'incendie et de secours), est passée au ralenti, suivie
d'une ambulance, sirène éteinte mais gyrophare allumé, puis d'une
fourgonnette de police et une voiture de police et enfin, derrière,
toujours la même camionnette blanche. En l'espace d'une minute, on était
encerclés.Une dizaine de flics est arrivée, on a ouvert la fenêtre mais
ils étaient déja en train d'ouvrir les portes.{ Ne bougez pas! coupez le
moteur! Mettez les mains sur le tableau de bord!} puis deux fois:
{"mettez le frein à main!"}. Ils semblaient très nerveux. Trois flics,
coté passager, s'exclament: {"c'est lui"}, et direct {"enlevez votre
ceinture"}, tout en saisissant le copain à deux, l'un lui passant les
menottes.Les flics refusent de répondre à nos questions et
protestations. ils l'embarquent dans la camionnette blanche et partent
en trombe."

Depuis nous n'avons pas de nouvelles. Nous ne savons pas les charges qui
pèsent contre le copain mais on ne peut que s'étonner du côté ciblé de
cette interpellation. Nous ne pouvons qu'esperer qu'il ne s'agit pas,
encore une fois, de s'acharner sur une personne à défaut de pouvoir
faire reculer un mouvement. L'opération, en mode anti terroriste,
apparait complètement ubuesque, très inquiétante, au regard du caractère
tranquille de la manifestation de l'après midi.

A côté du rassemblement, peu après le début, une personne avait déjà été
arrêtée, du fait de sa ressemblance avec le copain interpellé plus tard.
Elle a été relachée par la suite.

Des témoins et des occupant-es de la ZAD solidaires.

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Projet de loi de renseignement: DANGER

29 Avril 2015 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Projet de loi de renseignement

Le 5 mai, les députés sont appelés à voter le projet de loi renseignement. Les débats ont eu lieu du 13 au 16 avril dans le cadre de la procédure d’urgence. A l’issue de cet examen, le texte soumis au vote consacre un dispositif liberticide, qui expose tous les citoyens à la surveillance des services de renseignement, quasiment sans contrôle, et met en danger toutes les mobilisations sociales et politiques.

La suite sur : http://www.ldh-france.org/

Projet de loi de renseignement: DANGER
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L’Anarchist Black Cross de Biélorussie.

10 Février 2015 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Des infos de Biélorusse à diffuser le plus largement possible.

L’actuel mandat présidentiel d’Alexander Lukashenko prendra fin en 2015. En 21 ans, ce dernier aura réussi à réduire au silence la quasi totalité des luttes sociales du pays, assassiner plusieurs opposants politiques au cours des années 90, et faire disparaître quasiment toute l’opposition officielle.

Lukashenko n’a pas permis à la société biélorusse de transcender les limites de la mentalité soviétique. Toute protestation ou critique envers le gouvernement est réprimée par la police ou le KGB. Toute tentative de s’organiser se solde par des poursuites et la violence d’état. La politique du gouvernement peut être résumée ainsi : tout ce qui ne peut être contrôlé doit être détruit. L’état est en train d’exterminer lentement mais sûrement toute forme de dissidence ou de pensée autonome.

Avec les élections de novembre prochain, la pression exercée sur les mouvements sociaux s’accentue. Les autorités craignent de voir le scénario ukrainien se reproduire en Biélorussie, et font tout pour lutter contre les « extrémistes », en d’autres termes tous les gens qui souhaitent un changement de régime.

Ces deux derniers mois, dix individus proches du mouvement anarchiste ont été arrêtés. Huit d’entre eux ont écopés de 10 à 20 jours de prison pour s’être soit-disant opposés à la police et avoir commis des actes de vandalismes, sur la base de faits fabriqués de toutes pièces. Deux d’entre eux avaient déjà été arrêtés en décembre dernier, avaient passé entre 5 et 10 jours derrières les barreaux, et s’étaient ensuite fait renvoyés de leurs travails. Ils ont été cette fois arrêtés quelques jours seulement après avoir retrouvé une activité professionnelle.

Les militant-e-s pensent que cette vague de répression est liée aux actions de solidarité faisant suite aux violences policière ayant eu lieu au cours d’une concert punk, le soir du jour de l’an. La police avait fait irruption pendant la soirée, avait pris les noms de tous les participant-e-s et les avait filmé. Deux personnes avait été arrêtées pour avoir distribuer de la propagande « extrémistes ». Tous les individus dont les noms avaient été relevés ont ensuite commencé à recevoir des visites de la police, munie de requêtes officielles les sommant de mettre un terme à leurs activités « radicales ».

Des menaces répétées ont également été proférées sur les réseaux sociaux, et émanant d’individus de toutes évidences liés à la police. En novembre 2014, l’administration pénitencier a lancé une procédure pénale contre Mikalai Dziadok, qui purge une peine de quatre ans et demi à la suite de la vague de répression de 2010. Il est cette fois accusé de graves infractions au règlement pénitencier. Au cours des quatre années qu’il a passé en prison, Mikalai a été placé à maintes reprises en isolement, les autorités ayant la volonté de briser sa volonté et lui mettre la pression. Et alors qu’il devait être libéré en mars de cette année, il doit à présent faire face à des accusations qui pourraient prolonger son incarcération d’une année.

Sa famille et ses ami-e-s n’ont aucun doute quant au verdict qui sera prononcé par la cour, dans la mesure où la même stratégie a déjà été employée contre l’un des militants d’opposition conservateur. De cette façon, le gouvernement pourra garder Mikalai derrière les barreaux pendant les élections à venir.

L’anarchiste Ihar Alinevich, qui purge une peine de huit ans à la suite d’une action de solidarité avec les antifascistes russes, a été placé en cellule d’isolement pour la cinquième fois en quatre mois. Au cours de la campagne présidentielle de 2010, des dizaines d’anarchistes, et plus tard de militant-e-s d’opposition, avaient été placés en détention et arrêtés.

Plus de 50 personnes — dont cinq anarchistes — s’étaient retrouvées en prison sous le coup de chefs d’inculpations politiques. Trois d’entre eux sont toujours emprisonnés. Cela ne fait aucun doute que le gouvernement se tient prêt et va essayer par tous les moyens possible de museler toute forme de dissidence. La plupart d’entre nous nous attendons aujourd’hui a un niveau de répression encore plus élevé.

C’est la raison pour laquelle nous appelons toutes les personnes lisant ce communiqué à descendre dans la rue entre le 25 février et le 1er mars, et à mener des actions de solidarité avec les anarchistes et les militant-e-s politiques biélorusses, dans le cadre de leurs combats pour un monde juste et contre la dictature.

Libre à vous de décider de la forme que prendront ces actions. Nous vous signalons néanmoins que deux actions menées à Minsk, et où des gens ont montrés leurs derrières, ont suscité un vif intérêt au sein de la société, et un grand émoi chez les policiers.

C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il est temps de montrer vos culs aux autorités, et reprendre le contrôle de vos vies.

Pour une société libre, contre la dictature et l’oppression,

L’Anarchist Black Cross de Biélorussie.

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Solidarité avec Nikos Romanos en grève de la faim

7 Décembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué.

Grèce. Solidarité avec Nikos Romanos en grève de la faim depuis le 10 novembre

L'anarchiste Nikos Romanos, avait 15 ans le 6 décembre 2008 quand il a vu son meilleur ami Alexandros Grigoropoulos mourir dans ses bras, tué à bout portant par un flic. Arrêté pour braquage et torturé pendant son arrestation en 2013, il est depuis en prison où il a étudié et réussi le concours d'entrée à l'université. Cependant sa demande de permission éducative a été refusée par le conseil pénitencier et le ministère de la « justice ». La demande de Nikos Romanos est tout à fait légitime et lui-même ne demande à l’État que de ne pas violer ses propres lois. Ce refus, de la part de l’État, du droit à l'éducation de tout prisonnier s'inscrit dans le sillage de ses pratiques depuis quelques années : refus des permissions, isolement systématique des prisonniers politiques, construction des prisons de type C.

L'état de santé de Nikos Romanos a nécessité son hospitalisation et il risque un arrêt cardiaque à tout moment. Son camarade Yannis Michaïlidis a commencé une grève de la fin en solidarité avec Nikos Romanos depuis le 17 novembre ainsi que ses camarades Andréas-Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis depuis le 1er décembre.

En même temps, 300 Syriens, dont 25 enfants en bas âge, après le naufrage de leur embarcation, se trouvent sur la place de Syntagma devant le parlement grec depuis le 19 novembre.

L’État grec refuse de les loger et de les prendre en charge ou de leur fournir les documents nécessaires pour quitter la Grèce. Piégés ainsi, dans le froid hivernal et sans nourriture, ils survivent grâce à la solidarité des citoyens. Sans aucun recours, certains d’entre eux ont commencé une grève de la faim depuis le 24 novembre.

Ces deux cas illustrent les deux visages de l’État grec :

d'une part, une indifférence criminelle envers les réfugiés de guerre, la même que celle envers les familles qui vivent sans électricité, les gens qui cherchent dans les poubelles pour manger, les 4 000 suicides, les 57 % des jeunes au chômage, les élèves qui s'évanouissent de faim à l'école, un État qui écrase les plus faibles ;

d'autre part, un État qui réprime violemment toute voix qui s'élève pour demander justice, dignité et droits de l'Homme, un État qui lance des gaz chimiques cancérigènes aux retraités manifestants, qui passe à tabac et arrête les élèves en grève devant leurs parents, qui pratique la torture et l'isolement dans les prisons.

Un État qui doit être renversé.

Solidarité à Nikos Romanos et à tous les grévistes de la faim

Pétition pour Nikos Romanos https://secure.avaaz.org/el/petition/Symvoylio_Fylakon_Korydalloy_Amesi_horigisi_ekpaideytikon_adeion_toy_apergoy_peinas_Nikoy_Romanoy/?cDhkKib Pétition pour les réfugiés Syriens

https://secure.avaaz.org/el/petition/tin_perifereiarhi_Attikis_Rena_Doyroy_Syntagma_kataylismos_prosfygon_Ypografoyme_edo_gia_amesi_lysi_tora/?bXSvKab&v=49273

Groupe Proudhon de la Fédération anarchiste de Besançon

Décembre 2014

"On avait pas vu autant de démocratie depuis la junte"

"On avait pas vu autant de démocratie depuis la junte"

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Vivants ils les ont pris, vivants nous les voulons!

22 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Bonjour à toutes et à tous,

communiqué international, Ayotzinapa:

Vivants ils les ont pris, vivants nous les voulons!

Notre douleur, notre rage

Et maintenant comment faire pour continuer à avancer dans cette nouvelle étape? Depuis le 26 septembre 2014, le Mexique se voit tel qu'il est et le monde à nouveau découvre une réalité que l'on ne peut plus cacher et qui s'est révélée de la façon la plus terrible qui soit. Iguala est le lieu où le Mexique de douleur et de mort ne peut plus ignorer sa réalité, c'est le lieu qui a empli le monde entier d'indignation, c'est le lieu où le secret muet s'est converti en un cri de douleur et de rage.

43 étudiants disparus, trois étudiants assassinés. Tous assassinés et disparus à Iguala, tous assassinés et disparus par l’État. Tous assassinés et disparus par le pacte d'impunité qui lie la classe politique.

Mais désormais il ne suffit plus de parler d'impunité car les institutions qui auraient dû exercer la justice non seulement ne le font pas mais elles se protègent elles-mêmes de leurs propres délits ; en réalité nous sommes devant un système qui trouve toujours comment et qui punir, de façon exemplaire et spectaculaire (coupable ou innocent), afin de pouvoir garder intacts le grand commerce de la corruption ainsi que les structures brutales du pouvoir qui maintiennent le pays entier submergé par la violence.

Au Mexique ce n'est pas le système qui est corrompu, c'est la corruption qui est le système. Ce n'est pas qu'il y ait de plus en plus de vides de l’État, mais c'est que ce qui apparaît comme des vides est en réalité plein de la nouvelle mutation de l’État mexicain : le Narco-Etat. Le couple Abarca est une terrifiante démonstration du lien entre le gouvernement et le crime organisé, mais le pire c'est que ce n'est pas le seul ni le pire exemple, c'est précisément un exemple de ce que sont devenues les institutions du Mexique.

A Iguala, les 43 étudiants de Ayotzinapa sont également la terrible preuve que non seulement les actions du Narco-État sont contre insurrectionnelles, qu'elles cherchent la criminalisation des luttes, qu'elles cherchent à contrôler par la terreur, qu'elles cherchent le génocide de l'espoir.

Dans ce Mexique brisé, sécurité signifie vivre terrorisé, entouré de militaires et policiers, surveillé en permanence. Dans ce Mexique brisé, les appareils des droits de l'homme sont utilisés pour s'assurer que les véritables agresseurs échappent à la justice et puissent continuer à agresser. Dans ce Mexique brisé, l'ex-maire d'Iguala, José Luis Abarca, est accusé de nombreux délits, mais pas de celui qui entraînerait la reconnaissance de la responsabilité de l’État, celui de disparition forcée. Dans ce Mexique brisé, María de los Angeles Pineda est maintenue aux arrêts pendant 40 jours et Noemi Berrument Rodriguez, protectrice du couple accusé, est laissée en liberté, tandis que ceux qui s'opposent au système, ceux qui défendent la terre, ceux qui exigent justice, ceux qui se solidarisent avec les familles des 43 étudiants disparus par l’État, ceux qui éclatent d'indignation, sont immédiatement emprisonnés. Dans ce Mexique brisé, le pouvoir se scandalise lorsque quelqu'un brûle une porte en bois, tandis que pour les centaines de milliers de morts, les centaines de milliers de disparus, les centaines de milliers de déplacés, il n'y a que des montages médiatiques, de longs procès bureaucratiques, de fausses condoléances, mais jamais de justice.

Le message derrière la façon dont tout a été fait à Iguala, derrière les milliers de morts et de disparus dans tout le Mexique, c'est qu'aucune vie n'a de valeur, et que depuis ces « nouvelles institutions », la façon de gouverner c'est désormais la mort. Pour toutes ces raisons, après que le monde ait espéré, par une enquête rigoureuse une réponse quant à la situation des 43 normaliens disparus , il est indigne et douloureux de constater que les enquêteurs aient montré non seulement leur incompétence mais également un impressionnant manque du minimum de respect envers les familles des victimes, et à travers elles, envers toute la société, car leur unique objectif est de biaiser les enquêtes afin d’occulter la vérité.

L'indignation a grandi, a débordé les places, croissant semaines après semaines. Les manifestations, les actions, les grèves, démontrent que malgré les mensonges, les montages, les calomnies et les tromperies de la part du « Gouvernement mexicain », toujours absent lorsqu'il s'agit de donner des réponses, le peuple mexicain et d'autres parties du monde, ont fait leur le slogan « Vivants ils les ont pris, vivants nous les voulons !"

Dans de nombreux endroits aussi bien au Mexique qu'à l'extérieur du pays, des étapes importantes sont franchies rapidement vers de nouveaux cris qui résonnent # Nous ne vous croyons pas, # C'est un coup de l’État # C'est bon, j'en ai marre, #Nous sommes tous Ayotzinapa.

A Iguala la logique politique est devenue visible, celle qui a fait que dans notre pays 180 milles morts nous font mal et que nous continuons d'attendre plus de 20 milles disparus.

Aujourd'hui nous rejoignons la rage active des pères et des mères des étudiants disparus, aujourd'hui nous leur disons que nous attendons que les 43 reviennent, que nous ne croyons pas à la farce par laquelle ils espèrent balayer cette indignation et cette rage générale. Ayotzinapa est le début de quelque chose, qui grandit dans les salles de classe et dans les rues.

Ces dernières semaines un mouvement qui clairement identifie qui ils sont est en train de naître, dans ce nouveau processus la peur est en train de reculer, il devient impossible de rester simple spectateur et cela ouvre la possibilité de se demander :

Comment faire pour que notre énergie sociale parvienne à ouvrir une voie qui permette à la société, depuis le bas, d'imposer au gouvernement la vérité avec toutes ses conséquences ?

Comment continuer à avancer dans cette nouvelle étape ?

Ayotzinapa ne fait pas seulement mal au Mexique, c'est le monde entier qui a mal.

Signatures individuelles : CANADA: Naomi Klein; ÉTATS-UNIS: Noam Chomsky; Michael Hardt; Hugo Benavides (Fordham University); URUGUAY: Raúl Zibechi; ÉTAT ESPAGNOL: Manuel Castells; Carina Garcia Sanagustin; BOLIVIE: Oscar Olivera; ARGENTINE: Nico Falcoff; COLOMBIE: Dora Muñoz; Constanza Cuetia; ALLEMAGNE: Sebastian Wolff (Instituto de Investigaciones Sociales,Frankfurt/Alemania); BRÉSIL: Kathy Faudry; Jeferson Zacarias; Denise Lopes; Edila Pires; Liliane Bites; Walter Bites; PAYS BASQUE : Juan Ibarrondo (escritor); ITALIE: Adele Vigo; Andrea Paletti; Franco Frinco; Carlotta Mariotti; Filipppo Marzagalli; MAROC : Josiane Pastor Rodriguez; FRANCE: Valentin Gaillard; Mathieu Meyer; Talia Rebeca Haro Barón (PhD Erasmus Mundus Dynamics of Health and Welfare, Ecole de Hautes Études en Sciences Sociales), Michèle Blossier; Patrice Ratheau; Paul Victor Wenner; Myriam Michel; Hilda Leslie Alcocer Martinez; Louise Ibáñez Drillières; Crystel Pinçonnat; Janie lacoste (Enseignante); Michel Puzenat; Pierre Banzet; Régine Piersanti; Dominique Mariette; Nathalie Todeschini; Stéphane Lavignotte- pasteur (Mouvement du christiaisme social); Farid Ghehioueche (Fondateur/Porte Parole de l'organisation Cannabis Sans Frontières); Emmanuel Maillard; Myriam Mérino; Ariane Chottin; Valérie Guidoux; Olivier Vendée; Pierre Picquart (Dr en Géopolitique de l'Université de Paris-VIII) ; Antinea Jimena Pérez Castro; Yann Bagot; Emmanuel Rodriguez; Marie Ibanez; Amparo Ibanez; Gilbert Rodriguez; Marie Ibanez; Jacqueline Henry; Catherine Cassaro; Catherine Bourgouin; Susanna Miglioranza; Sylvie Gauliard; Alain Martinez; Colette Revello; Fatiha Mekeri; Dominique Poirre; Laura Binaghi; Jérôme Bauduffe; Nadia Thomas; Matthieu Texier; Paul Obadia; Vincent Robin; Michel Ibañez; Lise Piersanti; Alain Delprat; Catherine Drillières; Colette Revello; Didier Collot; Marianne Petit; Janine Leroy; Suzy Platiel; Aude Lalande; Mansour Chemali; Corinne Mazel; Celia Ibañez; Pauline Delprat; Michel Contri; Ali Abadie; Mercedes Cruceyra; José Griault; Annick Laurent; Gérard Henry; Georges Gottlieb; Janie Lacoste; Michel Ibañez; Pilar Sepulveda; Rafael Sepulveda; Pascal Ibañez; Patrick Derrien ; Hélène Derrien ; Lia Cavalcanti (directrice de l'association Espoir Goutte d'Or); Catherine Faudry (Chargée de mission - pôle "Collectivités Territoriales" Institut Français); Camille Baudelaire; MEXIQUE: Álvaro Sebastián Ramírez (Preso Político y de Conciencia de la Región Loxicha); Oscar Soto; Alejandro Varas; Raquel Gutiérrez Aguilar; Mariana Selvas Gómez; Guillermo Selvas Pineda; Rosalba Gómez Rivera; Martha Nury Selvas Gómez; María Josefina Perez Arrezola; María José Pérez Castro; José Cervantes Sánchez (estudiante ICSyH BUAP); Rosalba Zambrano; Ana María Sánchez; Tamara San Miguel; Eduardo Almeida; Enrique Ávila Carrillo; Ingrid Van Beuren; Leticia Payno; Cecilia Oyorzál; Ignacio Rivadeneyra; María del Coral Morales; Oscar Gutiérrez; Gilberto Payno; Celiflora Payno; Víctor Payno; Patricia Emiliano; Beatríz Acevedo; Francisco Sánchez; Agustina Álvarez; Mariana García; Miguel Ortigoza; José Antonio León; Sergio Cházaro; José Hugo Estrada Zárate; Iliana Galilea Cariño Cepeda; Pablo Reyna; Guillermina Margarita López Corral; Ana María Corro; Lorena Diego y Fuentes; Enrique González Ruiz; Ignacio Román; Cecilia Zeledón; Berta Maria Rayas Camarena; Judith Arteaga Romero (maestrante Defensa y Promoción de los Derechos Humanos UACM); Aurora Furlong; José Luis San Miguel; Alma Ugarte; Juan Manuel Gutiérrez Jiménez

ORGANISATIONS:

ÉTAT ESPAGNOL : CGT; ASSI (Acción Social Sindical Internaciolalista); Associació Solidaria Cafè Rebeldía-Infoespai – Barcelona; Centro de Documentación sobre Zapatismo (CEDOZ); COLOMBIE : Pueblos en el Camino; ALLEMAGNE : Gruppe B.A.S.T.A., Munster; BRÉSIL : CSP-Conlutas–Brasil; BELGIQUE : Casa Nicaragua-Liège; CafeZ –Liège; CORSE: Corsica Internaziunalista; PAYS BASQUE : La Federación Anarquista Ibérica de Euskal Herria (FAI); ITALIE: Associazione Ya Basta! –Milano; Centro Sociale CasaLoca – Milano; Associazione Ya Basta – Padova; Nodo Solidale (Italia y Mexico); Comitato Chiapas "Maribel" – Bergamo; FRANCE: Les trois passants – Paris; Caracol Solidario – Besançon; Colectivo Grains de sable; Union local de la Confédération Nationale du Travail (CNT31-Toulouse); Secrétariat international de la CNT – Francia; Tamazgha, asociacion berbères-Paris; Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan); Groupe de soutien à Leonard Peltier (LPSG-Francia); La Fédération des CIRCs – Paris; Comité Tierrra y Libertad de Lille; Réseau latino-américain de Lille; Émission Torre Latino/Radio Campus – Lille; Comité de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha(CSPCL), Paris; Espoir Chiapas – Montreuil; Mut Vitz 13 de Marseille; ROYAUME-UNI : UK Zapatista Solidarity Network; Dorset Chiapas Solidarity Group; Edinburgh Chiapas Solidarity Group; Kiptik (Bristol); London Mexico Solidarity Group; Manchester Zapatista Collective; UK Zapatista Translation Service; Zapatista Solidarity Group – Essex; MEXIQUE : Enlace Urbano de Dignidad; Nodo de Derechos Humanos; Unidad Obrera y Socialista (¡UNIOS!); Unión de Vecinos y Damnificados "19 de Septiembre" (UVyD-19); La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión; Colectivo La Flor de la Palabra; Comité de Solidaridad con Mario González, DF; Colectivo de Profesores de la Sexta; Frente del Pueblo; Serpaj; Colectivo "pensar en voz alta"; UniTierra Puebla; Colectivo Utopía Puebla; Colectivo de Salud adherente a la Sexta; Grupo "Salud y Conciencia"

INTERNATIONALES:

Internationale des Fédérations anarchistes (IFA); Fédération anarchiste (France, Suisse, Belgique); RÉSEAU EUROPÉEN DES SYNDICATS ALTERNATIFS ET DE BASE : Confederación General del Trabajo, CGT - État Espagnol; Union syndicale Solidaires- France; Confederazione Unitaria di Base, CUB – Italie; SUD Vaud, Suisse; Confederacion Intersindical - État Espagnol ; Unione Sindicale Italiana, USI – Italie; Intersindical Alternativa de Catalunya, IAC –Catalunya; Confederazione Italiana di Base, UNICOBAS – Italie; Confédération Nationale des Travailleurs Solidarité Ouvrière, CNT-SO – France; Transnational Information Exchange, TIE – Allemagne; Associazione per i Diritti dei Lavoratori Cobas, ADL COBAS – Italie; Solidaridad Obrera, État Espagnol; Confédération Nationale du Travail, CNT –France; Sindacato Autorganizzato Lavoratori Cobas, SIAL COBAS – Italie; Sindacato Intercategoriale Cobas Lavoratori Autorganizzati, SI COBAS – Italia; Ελευθεριακή Συνδικαλιστική Ένωση, ESE – Grèce; Union Syndicale Etudiante Fédération Générale du Travail de Belgique, USE –Belgique; Ogólnopolski Związek Zawodowy Pielegniarek i Poloznych, OZZ PIP –Pologne; Ogólnopolski Związek Zawodowy Inicjatywa Pracownicza, OZZ PIP– Pologne; ORGANISATIONS ÉTUDIANTES : Solidaires Étudiant-e-s, France; Union Syndicale Étudiante, Belgique; SUD étudiants et précaires, Suisse.

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"Il est décédé le mec… Là, c'est grave…"

14 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Ci-joint, des extraits d'un article du journal "Le Monde" du jeudi 13 novembre, titré

"Il est décédé le mec… Là, c'est grave…"

Le contenu se passe de commentaires.

"Les gendarmes ont tout de suite eu conscience de la gravité de la situation face à laquelle ils se trouvaient.

C'est ce que révèle un procès-verbal qui retranscrit les conversations des militaires sur place, enregistrées par la caméra d'un gendarme qui filme les affrontements.

Lors de cette nuit, les militaires, équipés de jumelles à vision nocturne, voient un manifestant s'effondrer juste après le jet d'une grenade offensive, entre 1 H 40 et 1 H 50 du matin.

À 1 H 53, un militaire ordonne : Stop pour les F4 ! Il est là-bas le mec. OK, pour l'instant, on le laisse.

Les F4 désignent les grenades lacrymogènes instantanées (GLI). Au milieu des cris, un autre gendarme tente de se rassurer : C'est bon, il va se relever ! Il va se relever, c'est bon !

Rémi Fraisse ne se relève pas. Sept minutes passent.

À 2 heures, On y va !, un peloton fait une sortie pour récupérer le blessé. Les militaires ramènent le corps inerte de Rémi Fraisse : Il respire ou quoi ?, s'inquiète le supérieur. L'infirmier de l'escadron tente alors les gestes de premier secours. À 2 H 03, un gendarme s'écrie : Il est décédé le mec ! Là, c'est vachement grave… Faut pas qu'ils le sachent !

Le dimanche 26 octobre, un communiqué de la préfecture du Tarn annonce "le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes", laissant planer le doute sur les causes du décès.

Par ailleurs, des gendarmes laissent fuiter auprès des médias que Rémi Fraisse pourrait avoir transporté des explosifs.

Interrogé sur PV dès 4 H 30 du matin le 26 octobre, le commandant du groupement de gendarmes mobiles justifie ainsi la manière d'opérer de ses troupes au cours de la nuit : "Je tiens à préciser que le préfet du Tarn nous avait demandé de faire preuve d'une extrême fermeté vis-à-vis des opposants".

Le préfet du Tarn, dans le quotidien régional "La Dépêche du Midi", dimanche 9 novembre : "Je n'ai donné aucune consigne de sévérité aux forces de l'ordre".

Le directeur général de la gendarmerie, Daniel Favier et le ministre de l'intérieur, Bernard Caseneuve, ayant toujours affirmé avoir été informés en temps réel par les gendarmes sur le terrain, leur silence sur l'affaire pendant plus de 48 heures n'en apparaît que plus problématique à la lueur de ces nouvelles révélations".

Mais pour le président du conseil général du Tarn le "socialiste" Thierry Carcenac «mourir pour des idées, c'est une chose, mais c'est quand même relativement stupide et bête».

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Communiqué de Mario González

4 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué de Mario González à propos de sa libération

Aux peuples du monde

Aux médias libres

À tous et à toutes les dépossédé-es et privé-es de liberté

Hier dans la nuit j’ai été libéré grâce à la toujours respectable et appréciable solidarité qui a fait trembler le despotisme et qui a aidé à ce que peu à peu la liberté trouve sa place bien qu’il nous manque encore de la déguster dans une totale plénitude, mais cela dépend de la construction du bien-être dans notre présent et de la lutte conjointe du peuple pour cette liberté à laquelle nous aspirons tant.

L’engagement, l’implication, la solidarité, le goût de ne pas respirer des airs contaminés par la misère et par l’oppression, mais des airs pleins d’amour, de respect, d’harmonie et de bien-être sont la force qui en finira avec l’exploitation de l’humanité par l’humanité, la force qui nous libérera tous et toutes de tous les types de chaînes et de grilles qui freinent notre bonheur.

Liberté pour tous et à toutes les séquestré-es par l’État !

Liberté pour Carlos, Amelie, Fallon, Fernando, Abraham et pour tous et toutes les prisonnièr-es anarchistes du monde !

Liberté pour Alvaro Sebastian Ramirez et pour les prisonniers du NOTAV !

Liberté pour tous ceux et toutes celles qui vivent enchaîné-es à cette misère brutale.

De nous tous dépend l’abolition de l’exploitation et la transformation vers l’anarchisme ici et maintenant.

Anarchie, santé et révolution sociale !

Mario

Voir la vidéo de Mario pendant sa libération la nuit du 31 octobre 2014, sur: http://liberonsles.wordpress.com/

_________ Traduit par les trois passants/correction-Myriam

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Mario est libre

2 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Camarades,

Cette courte information pour vous dire que Nuria, la petite amie de Mario*, nous a indiqué que Mario a gagné son recours et que sa famille et ses amis l'attendent avec impatience.

Nous pensons que tous les efforts grands et petits permettent que ce genre des choses arrivent... aujourd'hui Mario est libre !!! et la lutte continue !

Nous attendons une déclaration de sa part avant de la diffuser,

Nous avons envoyé à Mario toutes les signatures recueillies pour sa libération, et nous remercions tous ceux et toutes celles qui ont signé et sympathisé avec lui.

La lutte continue !

A bas les murs des prisons !!

Nous ne sommes pas tous libres, les prisonniers nous manquent !

Poursuivons le combat !!!

Les passants de Trois

* voir l'article:MEXICO: Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes du 26 Janvier 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA

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