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repression

Au service de l'Etat, la police réprime, opprime

18 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Au service de l'Etat, la police réprime, opprime

Depuis le début du mouvement social contre la loi El Khomri dite « loi travail », nous assistons à une provocation systématique des forces de l'ordre, non seulement à Paris mais dans toutes les grandes villes. Les scénarios sont toujours les mêmes, les cortèges démarrent, la police provoque, lance quelques grenades lacrymogènes et/ou de désencerclement et donne quelques coups de matraques. Les manifestants répliquent et nos braves journalistes au cœur de l'action ne retiennent que les affrontements entre méchants manifestants et gentille police dans leur journal (pouvions nous attendre autre chose de leur part??? non).

Le pouvoir – car ne nous voilons pas la face, ce n'est pas la police qui attaque de son propre chef les manifestations – mise sur une impopularité des grèves, déclenchant à chaque mouvement social des heurts et de fait essaie de criminaliser les manifestants en ne retenant que les attaques faites contre la police. Nos chers journalistes en mal d'image à sensation n'en rate pas une miette et servent sur un plateau au pouvoir une image bien sombre des manifestants. Mais, problème, la « loi travail » continue d'être impopulaire, pourtant le gouvernement à tenté bien des choses en remettant sur le tapis le fameux discours selon lequel les grévistes prennent en otages les braves gens qui travaillent, se retrouvant sans essence, sans train, … (rappelons-nous quand même que l'expression de « prise en otage de la population par les grévistes » a été sortie pour la première fois par le F-haine pour les grèves de 1995).

A coté de cela, le gouvernement envoie des CRS pour tabasser les piquets de grève devant les raffineries. Mais là, Ô magie ! les journalistes n'était pas présents pour voir les travailleur-e-s en grève se prendre de gros coups de matraque, hé oui, comment justifier le tabassage de personnes lambda en grève devant l'opinion publique ?

On a pu aussi avoir la mauvaise surprise de revoir l'apparition des Voltigeurs (sur Paris, Toulouse et Lyon) pourtant interdits depuis qu'ils ont tué Malik Oussekine le 6 décembre 1986. Mais la police a aussi profité de ces mouvements sociaux pour essayer tous ces nouveaux jouets de répression, le Flashball étant dans les mois à venir destiné à disparaître car trop dangereux. On a pu voir donc l'apparition progressive d'armes encore plus dangereuses ces dernières années (surtout utilisées par les forces de l'ordre depuis le début du mouvement social) comme le « LBD » (LANCEUR DE BALLES DE DÉFENSE), que la police affectionne particulièrement en tir tendu, et les grenades de désencerclement (DBD : DISPOSITIF BALISTIQUE DE DISPERSION). A elles deux, ces armes offensives sont responsables de la plupart des blessé-e-s.

A cela on peut ajouter l'utilisation massive de lacrymogènes et de la matraque « traditionnelle » et télescopique. Depuis peu, un nouveau genre d'arme apparaît (Paris, Nantes et Lyon), le fameux riot-gun Penn Arms « lance-grenades multi-coups » ou « à répétition » qui peut envoyer 6 projectiles d'affilée (balle en caoutchouc ou lacrymo).

La liste des blessé-e-s durant les manifestations ne cesse de s'allonger, même les médics deviennent des cibles (Paris, Lyon), arrestations, tabassages, confiscation de matériel médical. Mais les seuls chiffres pour les journaleux et les politiques qui comptent sont ceux de ces pauvres policiers blessés bien que suréquipés.

Lors de la manifestation massive du 14 juin à Paris, la police n'a pas boudé son plaisir dans la répression à grande échelle, ainsi on a pu assister à des tabassages/arrestations faites sur des personnes avant même la manifestation. Une fois de plus, la police a rapidement inondé la tête de cortège dans des nuages de fumigènes et joué de la matraque tous azimuts. On a pu constater aussi le stratagème mis en place devant l'hôpital Necker par les autorités afin que des affrontements se produisent à cet endroit précis : pour cela le gros bataillon de crs déployé sur place a chargé la tête du cortège dès son arrivée. Les manifestants étant bloqués à ce carrefour, d'un coté par un canon à eau et de l'autre par les crs, les affrontements étaient inéluctables.

Certes, certaines vitres de l'hôpital ont été brisées par des projectiles mais l'établissement n'était pas la cible des manifestants, on peut en dire que c'était une connerie, des erreurs de trajectoires de projectiles… Quoi qu'il en soit, le responsable dans cette histoire est le pouvoir d'avoir choisi ce lieu (devant un hôpital public pour enfants) pour organiser et concentrer des affrontements. Tout cela dans le but de pouvoir l'utiliser contre les manifestants qui luttent contre la « loi travail » depuis 3 mois.

Ainsi depuis le 14 juin, les politiques se succèdent sur les plateau TV et inondent les ondes de communiqués, d'interviews visant à dénoncer la prétendue attaque d'un hôpital pour enfants par de méchants casseurs. Ils iront même jusqu'à instrumentaliser les enfants malades (et notamment l'enfant des 2 policiers abattus la veille) et leurs familles pour criminaliser le mouvement social. Provocation systématique de la police : attaquer, tabasser, blesser, arrêter les manifestants, dire que les grévistes prennent en otage la brave populace qui, elle, travaille (car c'est vrai que les grévistes ne sont pas des travailleur-e-s, c'est bien connu), utiliser l'état d'urgence pour ficher, assigner à résidence des militants, utiliser des armes offensives contre les manifestants, mettre en place des guet-apens, poster des crs devant un hôpital afin d'y faire éclater des affrontements, voilà comment l'Etat répond à la légitime contestation de cette loi dite « travail » qui n'a pour but que la fin du code du travail et des syndicats.

Nous ne pouvons qu'être solidaires avec les camarades blessé-es, interpellé-e-s et toutes les personnes se mobilisant contre cette loi, quelle que soit leur stratégie de contestation (grèves, blocages, piquet de grèves, occupations, manifestations sauvages et déclarées) en passant par l'autodéfense contre les forces de répression étatiques.

Toutes et tous unis dans l'action contre la loi travail, contre l'Etat

et le capital.

A bas le salariat.

Au service de l'Etat, la police réprime, opprime
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L’affichage libre c’est la liberté d’expression

9 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

L’affichage libre c’est la liberté d’expression

Contre l’aseptisation / l’uniformisation
Pour la liberté d’express
ion

Après un nettoyage drastique des rues, aujourd’hui la mairie réprime l’affichage libre.

Une association culturelle qui organise des concerts depuis plus de dix ans sur Besançon a été verbalisée, car elle « salirait » la ville. Des militants qui tentaient d'afficher dans le respect des directives (panneaux accrochés plutôt qu’affiches collées), ont été, eux, victimes d’agressions physiques et verbales.

Les panneaux de ceux qui nous matraquent quotidiennement de publicités agressives et sexistes ne salissent-ils pas la ville, et ne polluent-ils pas notre esprit ?

Financièrement, des accords avec des publicitaires, notamment Decaux (vélocité, et abris bus) ont été passés par la mairie. On nous vend l’illusion que grâce à la publicité et la privatisation nous ferions des économies ; mais n'est-ce pas une forme de recel de notre espace public ?

Malgré la loi qui impose des espaces d'affichage, peu de panneaux d'affichage libre pour les événements culturels et associatifs sont disponibles
(trois au centre-ville). Ces panneaux ainsi que les colonnes Morris, sont détournés de leurs fonction par l'affichage commercial des industries du spectacle et des partis politiques qui recouvrent et écrasent, quotidiennement et sans vergogne, les malheureux A4 des assos et collectifs sans le sous. Sans que cela ne dérange la mairie, qui s'auto-congratule de la progression des supports légaux d’affichage libre.

Il faut rappeler qu’avant chaque échéance électorale, le parti socialiste et les autres composantes de la majorité municipale se sont déjà distingués pour avoir collé en dehors des espaces réservés. Le font aussi les associations subventionnées qui arborent le logo de la ville.

Cette soif de contrôle de la rue par la mairie et/ou la préfecture, s’attaque à toute la vie sociale et culturelle de la ville qui n’est pas à leur image.

Toujours deux poids deux mesures entre ce qu’elle cautionne, et ce qu’elle censure et condamne ; tout comme on réserve la prison ferme pour les
voleurs de nouilles quand les détourneurs d’argent public se font réélire. La loi et sa mise en application restent une chose entièrement politique,

Quel avenir pour demain ? Chacun chez soi avec une caméra de surveillance devant sa porte à la peinture résistance aux tags ?

Le vivre ensemble c’est l’aseptisation ? où est la vraie pollution urbaine et l’agressivité visuelle ?

Nous ne pouvons pas accepter cet état de faits !

Nous vous appelons à nous rejoindre pour une journée d’action :

« L’affichage libre c’est la liberté d’expression ».

Venez avec vos affiches, seaux de colle, pinceaux, et collons ensemble pour préserver notre droit à la parole.

Rendez-vous ce dimanche 15h square Bouchot

16h devant le pont Battant

17h square Granvelle

Faites tourner
l’info dans vos réseaux et à des partenaires concernés.

L’affichage libre
c’est la liberté d’expressi
on.

Non à
l’uniformisation et la normalisation de la vie culturelle et de
la

pensée.

Non aux dérives
autoritaires. Non à l’état d’urgen
ce.

Exemple d'affichage sauvage

Exemple d'affichage sauvage

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Répression

2 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué du 02 juin 2016


JUSTICE DE CLASSE ET RÉPRESSION POLITIQUE


Lundi 30 mai 2016, Rudy a été condamné à dix mois de prison ferme, dont neuf avec sursis, et a été interdit de séjour à Amiens pendant dix huit mois, pour avoir participé au mouvement national d'opposition au projet de loi El Khomri. Rappelons-le, ce texte a pour objectif d'accentuer la précarisation des travailleurs et travailleuses, ainsi que des demandeurs et demandeuses d'emploi, en affaiblissant leurs moyens de défense individuel et collectif.


Nous déplorons la disproportion entre les actes jugés et la sanction. Dans un contexte d'explosion des violences policières, cette condamnation constitue la réaffirmation d'une justice de classe.


Le système pénal s'active à punir les jeunes militant-e-s qui luttent contre la régression organisée de leurs conditions de travail, pendant que les nominé-e-s des Panama Papers, responsables d'évasions fiscales massives, pour le coup préjudiciable à l'ensemble de la société, négocient leur tranquillité dans la quiétude des bureaux ministériels ou dans la bienveillance des tribunaux relevant du droit civil.


Nous exprimons un soutien indéfectible aux personnes condamnées ou inculpées :

à nos camarades - Alexis, Charles, Coralie, Gros-Jean, Jules, Manon, et Rudy, ainsi qu'à tous ceux et à toutes celles, rencontré-e-s lors des mobilisations, qui se retrouvent aussi victimes de cette période de répression politique accrue.


Nous ne lâcherons rien !


CNT-STE Amiens Picardie
Communistes libertaires de la CGT de Picardie
CNT-EFI Nord Pas de Calais Picardie

Groupe Marius Jacob de la Fédération anarchiste

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Agressions

2 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué du Comité de Lutte de Besançon

Du 2 juin 2016

Sur les agressions envers les militant.e.s



Le premier juin 2016, alors que des militant.e.s du Comité de Lutte de Besançon partent afficher dans le centre-ville, plusieurs agressions surviennent. S’étant au préalable réuni.e.s pour coller leurs affiches sur des panneaux en carton afin de correspondre aux critères d’affichages posés par le conseil municipal, les membres du Comité accrochent leurs pancartes pour la Nuit Debout du samedi 4 juin, événement dont ils/elles sont les organisateurs/trices jusqu’à présent.

La première, agression symbolique et psychologique, concerne un contrôle d’identité rue Mégevand. Deux minutes après que la première pancarte ait été posée près de la faculté de lettres, une voiture de police s’arrête à côté des militant.e.s et leur demande de s’arrêter afin de pouvoir les contrôler. Allez-vous coller, pour quel événement, quand cela aura-t-il lieu, où allez-vous afficher, etc, les questions fusent et se terminent par une réquisition d’affiche ainsi que par le contrôle d’identité – tacitement obligatoire – d’un « responsable » (comme si nous ne l’étions pas tou.te.s). Dans le talkie, on entend la recommandation d’un collègue, que notre camarade, très précisément décrit, cesse d’escalader les murs au risque de tomber. Il s’agissait donc d’une intervention prévue.

La seconde a lieu avec un autre groupe de militant.e.s du Comité, sur le pont Battant, cette fois-ci. Alors que nous avions posé une pancarte sur la statue du pont, un homme en visible état d’ébriété nous interpelle et arrache nos pancartes, en criant que c’est « sa » ville. Nous tentons de discuter avec lui, mais rien n’y fait. L’autre équipe arrive en renfort, mais la personne ne daigne pas changer d’avis. Nous repartons, préférant ne pas envenimer la situation.

La dernière se déroule rue Courbet. Vers minuit, les militant.e.s sont toujours là et posent une pancarte sur un poteau. Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’approche de nous avec une autre personne, nous demande pour quelle raison nous affichons, la nature de l’événement, fait mine de s’intéresser, puis demande quelle est l’orientation politique de cette Nuit Debout. Mais alors que nous commençons à répondre, l’individu juge « de gauche » notre action, et tout en sortant une gazeuse de la poche intérieure de sa veste, nous dit que « de toute façon, ça ne [lui] plaît pas bien » et nous vise droit dans les yeux. Deux militants sont touchés au visage par le gel au poivre tandis que le jeune homme s’éloigne, et courent se rincer au bar « Le Killarney » au bout de la rue, où personne en terrasse ne daigne s’effarer de ce qui vient de se passer. Fort heureusement, la maîtresse de maison est orthoptiste et soigne les yeux de nos camarades, tandis que son mari appelle pompiers et policiers à la rescousse. Les forces de sécurité arrivent, décident que rien n’est grave, conseillent aux militant.e.s une bonne douche (NB : la dernière chose à faire en cas de gazage est de passer de l’eau sur sa peau, qui réveille les brûlures) et repartent rapidement, après avoir pris connaissance d’une seconde identité dans le groupe. Pendant ce temps, un autre groupe de personnes, assises en terrasse, sort sa propre gazeuse, en explique l’origine, l’utilisation et en vante les bienfaits auprès de ses confrères.soeurs. Les pompiers eux-mêmes agressent verbalement l’une des membres du Comité, lui intimant le silence avec le plus profond mépris.



Le Comité de Lutte dénonce fermement ces agressions envers ses militant.e.s et tou.te.s les autres, qui deviennent systématiques !

Les militant.e.s font en effet l’objet d’agressions régulières, verbales et physiques lors des manifestations et actions, de la part de leurs concitoyen.ne.s : jets de projectiles depuis des appartements à l’étage, deux personnes renversées en plein barrage par un automobiliste, d’autres menacées pendant les opérations de blocage, insultes, empoignades, et maintenant jets de gel au poivre, cela doit suffire ! Le Comité de Lutte demande aux élu.e.s et aux forces de l’ordre d’assurer, comme il se doit, la sécurité des citoyen.ne.s qui vivent au sein de leur ville !

Dans le même temps, comment les forces de l’ordre le pourraient-elles, appliquées qu’elles sont à faire passer les manifestant.e.s pour des terroristes ? Gazages et matraquages même sur des mineur.e.s et des personnes à terre, interpellations musclées et sans brassards, contrôles d’identité à répétition, intimidations verbales, verbalisations pour solidarité envers les personnes sans domicile, morsures canines et usages de flashballs en plein quartier résidentiel (et donc familial) ne sont sans doute pas les méthodes les plus appropriées pour défendre une population, si mécontente soit-elle ! Nous demandons à ce que ces pratiques cessent !

De plus, les élu.e.s locaux soutiennent indirectement toutes ces manifestations de mépris et de violence envers les personnes mobilisées, en dénigrant eux.elles-mêmes les militant.e.s et en les réprimant sévèrement : insultes politiquement correctes proférées par les élu.e.s du conseil municipal, soutien aux violences policières par un communiqué, interdiction d’afficher en ville, refus d’un dialogue citoyen et mépris pour les appels de la population indignée. Le silence de vos pantoufles ne masque pas le bruit des bottes !


Le Comité de Lutte condamne avec véhémence les agressions en tous genres que subissent les Bisontin.e.s mobilisé.e.s, d’autant plus qu’elles sont perpétrées à la fois par leurs concitoyen.ne.s et par les personnes censées assurer leur sécurité et leur place dans la cité ! Si ces agressions font échos à celles perpétrées dans toute la France depuis le début du mouvement, elles doivent cesser absolument et immédiatement dans notre ville, et ce d’autant plus que les militant.e.s bisontin.e.s demeurent, dans la grande majorité des cas, dans la non-violence et la légalité. Nous rappelons que manifester est un droit démocratique, acquis après de longues luttes en 1946 et inscrit dans la Constitution depuis 1958 ! Nous rappelons également que, selon l’article 431-1 du Code pénal: « le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté d’expression, du travail, d’association, de réunion ou de manifestation est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. » et « Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l’exercice d’une des libertés vidées à l’alinéa précédent est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende ». Pour cette raison, nous invitons l’ensemble de la population à rejoindre le mouvement pour dénoncer ces agissements anti-démocratiques et indignes de nos qualités non seulement de Franc-Comtois, de Français, d’Européens mais surtout d’êtres humains !

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Le Collectif bisontin contre l'état d'urgence

10 Mai 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Conférence mardi 10 mai à 20 h,

« De l’état d’urgence à l’état de droit »,

salle Battant (Besançon), dans le cadre du collectif contre l’état d’urgence, avec:

Françoise Dumont, présidente nationale de Ligue des droits de l’homme

Le Collectif bisontin contre l'état d'urgence.

Le Collectif bisontin contre l'état d'urgence
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Police partout, justice nulle part

5 Mai 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Le 31 mars 2016, des élèves et enseignants du Lycée Autogéré de Paris ont participé à la manifestation pour le retrait du projet de loi travail.

Parmi eux, Jimmy et d'autres amis ont défilé ensemble. La pluie incessante n'a pas atteint leur humeur festive et déterminée.

Jimmy a été arrêté sur le boulevard Diderot et accusé de jet de projectiles. A ce moment, le cortège a été recouvert d'un nuage épais de gaz lacrymogène et les mouvements de foules ont participé à la confusion et à l'isolement de Jimmy. Il a passé une garde à vue, prolongée sur un détournement des motifs de la mise en examen. Deux jours sans autres vêtements que ceux trempés par la pluie et avec au bout la perspective d'une comparution immédiate, qu’il a refusé.

Son procès a eu lieu le 2 mai. Entre temps, de très nombreux élèves et enseignants ont attesté du calme, du caractère jovial et du sérieux de Jimmy. Ses amis qui ont défilé avec lui ont aussi témoigné de son attitude festive pendant la manifestation.

Les procès verbaux des policiers l'accusant comportent de nombreuses contradictions. Un le voit à l'avant du cortège, un autre sur le côté entre deux voitures, un dit que Jimmy s'est rebellé lors de son arrestation un autre dit le contraire, un policier l'accuse d'avoir jeté des pierres grosses comme des balles de tennis, d'autres parlent de bouteille ou de bâton...

Un policier s'est porté partie civile alors qu'il dit avoir perdu Jimmy de vue, qu'il explique n'avoir reçu aucun projectile mais demande 500 euros de dommage pour le préjudice moral au titre des projectiles qu'il aurait potentiellement pu recevoir...

Jimmy a été relaxé. Mais le parquet a décidé d'interjeter appel de cette décision. C'est incroyable et en contradiction avec tous les éléments qui attestent que Jimmy avait été accusé à tort.

Nous demandons au parquet de se désister de cet appel

Cet acharnement révèle une volonté politique de punir les opposants au projet de loi travail.

Pour Jimmy comme pour les autres manifestants la relaxe s'impose.

La répression qui s'abat en ce moment sur la jeunesse, n'entachera en rien notre détermination à combattre le projet de loi travail : elle ne fera que renforcer notre détermination et notre solidarité !

Les élèves et enseignants du LAP réunis en assemblée générale le 4 mai 2016

Police partout, justice nulle part
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Lille : Saccage d’un local syndical par la police

23 Avril 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Lille : Saccage d’un local syndical par la police

Alors que la mobilisation contre le gouvernement et son projet de loi Travail ne désarme pas, la répression n'a de cesse de s’intensifier. Ce mercredi 20 avril 2016, les forces de police ont forcé l’entrée, puis saccagé le local de l’Union locale des syndicats CNT de Lille avant d’interpeller deux camarades. La Fédération anarchiste affirme sa solidarité et son soutien plein et entier à la CNT et aux syndicalistes victimes de ce nouveau coup de force d'un État acculé par un mouvement social qui s'amplifie.


Fédération anarchiste

police cnt lille - Syndicats CNT Nord Pas-de-Calais Picardie

Confédération nationale du travail

Image extraite de la vidéo publiée par la CNT Lille - Vimeo

Image extraite de la vidéo publiée par la CNT Lille - Vimeo

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Contre la répression policière

20 Avril 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Contre la répression policière

Contre la répression policière", l’AMEB organise un rassemblement à Besançon le 20 avril 2016

Suite aux nombreuses répressions policières qu’ont subies les différents rassemblements contre la loi Travail, comme "Nuits Debout" dans toute la France, l’AMEB, l’Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon organise une manifestation le 20 avril 2016 à 18 heures place Granvelle, à Besançon.

"Ni chair à patron, ni chair à matraque", c’est le nouveau message de l’AMEB, l’Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon, suite aux multiples répressions policières qu’ont subies les différents mouvements sociaux à travers la France ces derniers jours. Pour protester contre ces décisions gouvernementales "d’envoyer l’ensemble de son arsenal répressif aux manifestations et rassemblements", l’association a décidé d’organiser un rassemblement à Besançon le 20 avril 2016 à 18 heures place Granvelle. L’Ameb rappelle que "partout en France, la police, la BAC ou encore les CRS, tentent de casser la mobilisation en criminalisant le mouvement social. Partout, les opposants à la loi Travail sont gazés, matraqués, frappés, interpellés". L’association précise également que plus d’une centaine de "manifestants a été blessée par les assauts de la police, placée en garde-à-vue voire poursuivie devant les tribunaux".

Selon l’organisation locale, les manifestations contre la loi travail ou El Khomri, et les rassemblements "Nuits Debout" est "un mouvement social d’une ampleur sans précédent depuis le début du quinquennat de François Hollande".

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Rassemblement devant la préfecture demain 25 mars à 13 H

24 Mars 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Provocation et violence policière à Besançon : Arrestation de 3 militants, dont le secrétaire de l'UD CGT.
Ce matin, S., militant de SUD Etudiant à Besançon apprenait de la bouche
d'un policier, au cours de la manif, si j'ai bien compris, qu'il était
convoqué au commissariat, par suite d'une plainte déposée par le
proviseur du lycée Pasteur. Or, la BAC l'a arrêté en pleine rue dans
l'après-midi, ALORS QU'IL SE RENDAIT A CETTE CONVOCATION en compagnie de
militants. Ses camarades s'opposant à cette arrestation, dix pandores
sont arrivés en renfort des 3 civils pour l'embarquer manu militari. Il
est actuellement retenu à la Gare d'Eau. On ne sait pas si il est en
GAV. Un rassemblement a lieu actuelllement (19h 45) devan
t le
commissariat.

MISE A JOUR : les flics sont sortis du commissariat et ont
chargé, matraqué, gazé et menotté le secrétaire de l'UD CGT Cyril
Keller, qu'ils ont embarqué ainsi qu'un autre manifestant. Les
manifestants sont actuellement repliés à la fac des Lettres. ( 19 h 50)
. Rassemblement devant la préfecture demain 25 mar
s à 13 H

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10 Mars 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Manifestation contre l'état d'urgence

Samedi 12 mars à 14 h, place du 8 septembre.

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