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nucleaire

Redémarrage du premier réacteur nucléaire...

18 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Fukushima2Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de plus de 900 associations et 53 000 personnes
Agréée pour la protection de l'environnement

http://www.sortirdunucleaire.org/

 


Communiqué de presse – 18 août 2011

Redémarrage du premier réacteur nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima : un "deuil" de bien courte durée

Mercredi 17 aout, les autorités japonaises ont autorisé l’opérateur Hepco (Hokkaido Electric Power) à redémarrer le réacteur n°3 de la centrale de Tomari, sur l’ile d’Hokkaido, pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima.

Pourtant, les Japonais sont de plus en plus opposés au nucléaire (1). La défiance de la population à l’égard de cette énergie s’est encore accrue après que divers scandales aient éclaboussés le gouvernement et l’autorité de sûreté nucléaire nippones : censure et surveillance des médias de la part du gouvernement (2), pressions sur des employés d’opérateurs nucléaires pour les inciter à envoyer des courriels en faveur de l’énergie nucléaire durant les débats télévisés (3), aliments contaminés à la vente sur les étals de Tokyo (4), fax d’alerte à l’attention du Premier Ministre japonais détournés (5), incidents dissimulés (6), falsification de rapports de sûreté (7)…

Dans les plus hautes sphères étatiques, le rapport de force est palpable. Le Premier ministre lui-même, Mr Naoto Kan, s’était prononcé il y a un mois en faveur d’une sortie du nucléaire (8). Une prise de position historique pour le Japon, que le Réseau "Sortir du nucléaire" avait salué.

 

La reprise de l’exploitation commerciale du réacteur est une décision du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti), dont dépend d’ailleurs l’Agence de sûreté industrielle et nucléaire (Nisa). Le chef du gouvernement avait fustigé les conflits d’intérêts multiples existants entre le Meti, la Nisa et les industriels du nucléaire.

 

Par cette décision, le Meti cherche visiblement à faire passer le message que Fukushima est une crise révolue. Mais pourtant, cinq mois après son déclenchement, la catastrophe de Fukushima ne fait que commencer. Cinq mois que les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima échappent à tout contrôle et relâchent des quantités massives de radioactivité dans l'environnement, cinq mois que l'on tente sans succès de refroidir la piscine du réacteur n°4  . La radioactivité sur le site est toujours intense et s’amplifie. A défaut de pouvoir arrêter quoi que ce soit, TEPCO annonce la mise en place de chapiteaux en plastique sur les réacteurs pour "confiner" la radioactivité sur place.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" condamne l’affairisme et les collusions auxquels se livrent les responsables du Meti et la Nisa. La centrale de Tomari, elle aussi située en zone littorale, n’est pas moins vulnérable que celle de Fukushima. Fukushima a déjà détruit beaucoup de vies, ne laissons pas les industriels nous le faire oublier.


Pour suivre l'actualité jour par jour de la catastrophe de Fukushima et ses conséquences : consulter notre dossier d'actualité


Contacts presse :

Daniel Roussée - 06 61 97 83 28
Opale Crivello - 06 64 66 01 23


Notes :


(1) Les Japonais majoritairement opposés au redémarrage des réacteurs
(2) Fukushima, J+60 : le Japon censure à la chinoise
(3) Japon - un scandale d'emails pro-nucléaires secoue un peu plus le secteur
(4) Crise nucléaire : du boeuf contaminé à fort taux de radioactivité découvert au Japon
(5) Révélations, tsunami et nucléaire : les autorités japonaises au coeur de scandales
(6) Quand le géant du nucléaire japonais cachait des incidents
(7) Des fissures dans la filière plutonium au Japon
(8) Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire" en date du 13/07/2011

Suivez notre fil d'information http://twitter.com/sdnfr Pour ne plus recevoir ces informations envoyez un mail vide à : sdn_medias-tous-unsubscribe@sortirdunucleaire.org

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Hiroshima – Nagasaki : 66 ans de menace atomique

5 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

 

sortir-du-nucleaire.jpg    a-n.jpg

 

Communiqué de presse commun avec Armes nucléaires STOP – 04 août 2011

 

Hiroshima – Nagasaki : 66 ans de menace atomique

 

Le 6 août 2011, une vingtaine d'opposants aux armes nucléaires vont commencer un jeûne pour commémorer le bombardement nucléaire d'Hiroshima. Ce jeûne durera jusqu'au 9 août, date anniversaire du bombardement de Nagasaki. Depuis 27 ans, à l'initiative de Solange Fernex et de Théodore Monod, regroupés dans l'association "La Maison de vigilance de Taverny" (1), des centaines de militants dénoncent les armes nucléaires et le lobby industriel qui a fait du nucléaire civil le pourvoyeur de la prolifération nucléaire.

 

Depuis le drame de Fukushima, l'opinion publique mondiale questionne la pertinence du nucléaire civil. Pourtant, le nucléaire militaire est à peine effleuré par la profonde remise en question que connaît l’énergie nucléaire. Aujourd’hui, l’état d'alerte actuel des armes nucléaires est toujours celui de la guerre froide. Un tir de représailles peut être déclenché après détection d'un missile jugé hostile, et ceci en une dizaine de minutes. Les jeûneurs de la Maison de vigilance – soutenus par Armes Nucléaires Stop et le Réseau "Sortir du nucléaire" - dénoncent ce danger et demandent le désarmement nucléaire dans les plus brefs délais.

 

"La préparation d'un crime est un crime" disait Théodore Monod. La France possède un arsenal de 300 bombes atomiques, dont chacune recèle une puissance équivalente à dix fois la bombe d’Hiroshima. Au niveau mondial, ce sont aujourd’hui 20 000 bombes qui se trouvent pointées sur la population civile. Au regard du droit international actuel, une frappe nucléaire serait considérée comme un crime contre l'humanité.

 

Contrairement à leurs engagements internationaux, notamment au sein du TNP (Traité de non-prolifération), le club des 5 puissances nucléaires poursuit la modernisation de son arsenal nucléaire pour maintenir ses privilèges face à un partage équitable des richesses du monde. Le désarmement nucléaire est un impératif mondial clairement exprimé par l'Assemblée générale de l'ONU, qui a voté en décembre 2010 la nécessité d'une Convention d'élimination des armes nucléaires. La France, qui s'oppose à toute réduction de son arsenal, a voté contre cette délibération.

 

Nous demandons que le débat sur l'élimination des armes nucléaires soit engagé au plus vite en France, afin que soit accepté le principe d'une Convention d'élimination et que des mesures précises de désarmement nucléaire soient adoptées par notre pays. Rendez-vous samedi 6 août à 12 heures, au Mur pour la paix sur le Champ de Mars à Paris, ainsi que le mardi 9 août à 11 heures à Taverny, devant la Base de commandement de la Force nucléaire aéroportée.

 


Contacts presse : 

Armes nucléaires STOP : Dominique Lalanne - 06 32 71 69 90

Réseau "Sortir du nucléaire" : Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06

Attachée de presse : Opale Crivello - 06 64 66 01 23

 

(1) : Pour plus d'information, visiter le site http://maisondevigilance.com/

 

  

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 905 associations agréée pour la protection de l'environnement et de 53 224 personnes

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Sortir du nucléaire

22 Juillet 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 903 associations et 53 000 personnes, agréée pour la protection de l'environnement

http://www.sortirdunucleaire.org/

Communiqué de presse – 21 juillet 2011

EPR de Flamanville : le gouffre financier se creuse de plus belle


Nouveaux records battus pour l'EPR de Flamanville : mercredi 20 juillet, EDF a annoncé que le réacteur n’entrerait en service qu’en 2016 (au lieu de 2014), et que le coût du chantier s'élevait désormais à 6 milliards d'euros, soit le double du prix originellement annoncé. Pour justifier ce surcoût, EDF prétend que ce réacteur est le premier modèle du genre. C’est oublier un peu vite que Flamanville 3 a été précédé de l’EPR d’Olkiluoto, qui cumule d’ailleurs 3 ans ½ de retard et dont les coûts ont bondi jusqu’à 5,7 milliards d’euros, aux frais du contribuable français [1].


Déjà, en 2010, l'Agence de l’Energie Nucléaire de l’OCDE estimait que le coût du MWh EPR pouvait atteindre près de 75 € [2], bien au-delà des 42 € obtenus de haute lutte par Henri Proglio pour la revente du MWh nucléaire. Avec ces nouveaux surcoûts, et alors même que les résultats des stress tests, encore inconnus, pourraient entraîner des exigences supplémentaires, le coût du kWh pourrait atteindre de nouveaux sommets. Que justifie l'entêtement de la France à continuer à alimenter un tel gouffre financier, alors même qu'elle se vante de produire l'électricité la moins chère d'Europe ?

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle également que si l'EPR n'est décidément pas un réacteur "low-cost", il n'est pas plus sûr pour autant. En effet, les risques liés à ce réacteur sont légion : risque d'explosion d'hydrogène, vulnérabilité à un crash d'avion de ligne (type 11 Septembre), défaut du système de contrôle-commande souligné par trois autorités de sûreté, choix d'un mode de pilotage pouvant conduire à l'emballement du réacteur
[3]... Par ailleurs, sa dangerosité sera renforcée par un approvisionnement en MOX, combustible particulièrement toxique à base de plutonium.

En 2007, il avait déjà été prouvé que la fourniture en électricité du Grand Ouest aurait été bien mieux assurée si les 3,3 milliards d'euros que l'EPR était alors censé coûter avaient été consacrés aux alternatives énergétiques
[4]. Ne gaspillons plus de temps et d'énergie pour ce projet aussi dispendieux que dangereux, et commençons dès maintenant à tourner la page du nucléaire en stoppant l'EPR !

Contact : Daniel Roussée - 06 61 97 83 28


Attachée de presse : Opale Crivello - 06 64 66 0123

 

 

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 903 associations et 53 000 personnes, agréée pour la protection de l'environnement

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Pas de danger

3 Juillet 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

lobby-nucleaire-copie-1.jpgTricastin: Incendie à la centrale nucléaire

Un transformateur de la centrale nucléaire du Tricastin (côté Saint-Paul-Trois-Châteaux - Drôme), a explosé samedi 2 juillet 2011 vers 15h30 et  entraîné l'arrêt provisoire de la centrale. Une importante fumée noire s'est dégagée dont ont été témoins de nombreux riverains et routiers. Les accès au site ont été verouillés et les sapeurs-pompiers sont intervenus quelques instants plus tard. Déjà en 2007 l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) indiquait à l'exploitant EDF que "le site devait encore progresser sur la gestion de la formation, la réalisation des permis de feu et les délais d'intervention en cas d'incendie qui demeurent trop longs". En juin et en septembre 2008 des rejets de carbone avaient lieu et en juillet 2008 la centrale provoquait une fuite d'uranium retentissante. 1600 citoyens de la région adresse ce jour à l'ASN et au pouvoir publics une pétition exigeant la fermeture des 4 réacteurs du Tricastin.

www.spiritsoleil.com

 

 Ecosse

Un groupement de méduses a fait fermer une centrale nucléaire au Royaume-Uni, car elles obstruaient les filtres de refroidissement des réacteurs, un phénomène qui pourrait devenir de plus en plus fréquent à l’avenir.

Une invasion de méduses dans la piscine d’eau de refroidissement d'une centrale nucléaire écossaise a empêché ses réacteurs nucléaires de fonctionner

mercredi 29 juin, un phénomène qui pourrait devenir de plus en plus fréquent à l’avenir, d’après ce qu’ont déclaré des scientifiques.

 

 www.actualites-news-environnement.com

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Fessenheim

24 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 895 associations et 51 351 personnes
agréée pour la protection de l'environnement

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Communiqué de presse – 23 juin 2011
Fessenheim : le risque d'accident majeur prolongé de 10 ans

 Alors que la plus ancienne et la plus décriée des centrales françaises vient de dépasser les 30 ans d’âge, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) approuverait une prolongation pour 10 ans du fonctionnement du réacteur n°1 de Fessenheim. Le Réseau "Sortir du nucléaire" est profondément préoccupé par cette probable prolongation de la centrale.

Contrairement aux assertions d'Eric Besson, ministre chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, répétées au micro de France Inter ce jeudi 23 juin 2011, le vieillissement des centrales ne les rend pas plus sûres : à titre d'exemple, la cuve du réacteur ou l’enceinte de confinement se dégradent, et ne peuvent être remplacées. Le quotidien Les Echos avait affirmé en avril 2009 que « lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement»(1). Il paraît difficilement imaginable que plus de 10 ans après, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

Par ailleurs, rappelons que Fessenheim est également concernée par l’ “anomalie“ de série constatée sur 34 réacteurs français et signalée par le Réseau "Sortir du nucléaire" en février dernier. Un autre risque important : la centrale est située sur une faille sismique avérée. la révélation publique en 2003 de la falsification des données sismiques par EDF afin d’éviter la réalisation des travaux onéreux doit susciter la plus vive inquiétude quant à la résistance de Fessenheim en cas de séisme.

Un risque d’accident dénoncé par les Français comme par ses voisins

Le vieillissement de Fessenheim et le risque d’accident nucléaire inquiètent depuis déjà longtemps la population voisine. Ainsi, en 2009, près de 10 000 personnes s'étaient rassemblées à Colmar pour réclamer la fermeture de la centrale. Plus récemment, à l'occasion des 25 ans de Tchernobyl, plusieurs

milliers de personnes avaient bloqué les ponts du Rhin entre la France et l'Allemagne.

Du côté des collectivités, l'inquiétude monte également. Depuis quelque mois, les motions pour la fermeture de Fessenheim se multiplient. Le 11 avril dernier, le conseil municipal de Strasbourg a voté à l'unanimité moins un voix une motion intitulé « Arrêtons Fessenheim » (2). Un « Appel solennel des Élus d’Alsace pour l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim » a également déjà été signé par plus de 350 élus et conseillers municipaux et le nombre de signatures croît de semaine en semaine.

Mais les Alsaciens ne sont pas les seuls à craindre la centrale : nos voisins d'outre Jura s'inquiètent également de l'état de Fessenheim et en demandent l'arrêt immédiat. Les cantons suisses de Bâle Ville et Bâle Campagne ont appelé le 22 mars dernier la France à fermer Fessenheim, estimant qu'elle avait besoin d'être contrôlée minutieusement à la suite de l'accident au Japon (3). C'est également le cas de l'Allemagne qui, inquiète des conséquences que pourrait avoir sur son territoire un accident nucléaire en Alsace, demande la fermeture de la centrale, par l'intermédiaire de ses représentants à la CLIS de Fessenheim.

Une prolongation de la centrale jouée d’avance…

La prolongation de la durée de vie des centrales françaises constitue une question de survie pour l’industrie nucléaire : EDF revendique désormais auprès de l’ASN une maîtrise croissante des coûts, et l’électricien voit dans la prolongation des centrales vieillissantes un moyen d’assurer la rentabilité des installations. En effet, depuis 2003, les comptes d'EDF se basent déjà sur une durée de vie de 40 ans pour toutes les centrales nucléaires, et EDF communique désormais sur une durée de vie de… 60 ans.

En 2008 déjà, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, avait déclaré qu’ « on peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable. Ce n’est pas vraiment l’hypothèse que j’imagine» (4) .  Par ailleurs, il est d’ores et déjà planifié de procéder cet été au rechargement en combustible du réacteur n°1 de la plus vieille centrale française, alors même que la décision de l’ASN n’a toujours pas été émise suite à la visite décennale de l’hiver 2009-2010. Combustible inutile si la centrale était arrêtée…

… alors que la fermeture des centrales vieillissantes est indispensable

C’est même le directeur de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), M. Repussard, qui le confie le 16 juin 2011 au Figaro : « Certains

éléments de la conception des réacteurs et de leur dimensionnement aux risques d'accidents graves doivent être revus. […] Catastrophe naturelle ou technologique, attaque terroriste et erreur humaine n'ont pas été traités systématiquement au motif que « ça n'arrivera jamais. […] Fukushima nous prouve le contraire, poursuit-il. Il y a des enchaînements de circonstances aggravantes, des combinaisons d'événements improbables que l'on estime a priori inimaginables mais qui finissent quand même par se produire. Comme je le dis parfois : « Il faut imaginer l'inimaginable.» (5)

Coïncidence du calendrier, un jeûne est organisé depuis le 18 avril dernier pour obtenir la fermeture de Fessenheim, et une chaîne humaine  aura lieu ce dimanche 26 juin à partir de 14h autour de la centrale.

Pour en savoir plus : consultez notre dossier spécial Fessenheim
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Contacts presse :

Opale Crivello - 06 64 66 01 23
Jean-Pierre Minne - 06 71 07 24 47

Notes : (1)   Les Echos, 8 avril 2009.

(2)   Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 avril 2011

(3)    Dépêche AFP, 23 mars 2011

(4)   L'Alsace, 15 novembre 2008

(5)   Le Figaro, 18 juin 2011

 

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Fort Calhoun

23 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Si d'énormes quantités d'eau sont indispensables au bon fonctionnement des centrales nucléaires, l'actualité récente a montré que ces mêmes centrales étaient très vulnérables à l'eau avoisinante. Il y a Fukushima, bien sûr. Ses systèmes de refroidissement ont été noyés par le tsunami qui a frappé les côtes japonaises, conduisant à une catastrophe hors normes.

 

Mais il y a aussi la centrale de Fort Calhoun, aux Etats-Unis, qui a souffert d'une crue du Missouri. Un incident survenu le 7 juin et qui, curieusement, n'a que peu été relayé.

 

Que s'est-il passé à Fort Calhoun ? Au début du mois de juin, des pluies diluviennes...

 

La suite sur http://sciences.blog.lemonde.fr/2011/06/21/inondation-autour-une-centrale-nucleaire-americaine/

 

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Réseau "Sortir du nucléaire"

15 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 874 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/

 


Réaction - 13 juin 2011


Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite du message fort envoyé par le peuple italien pour l'annulation des projets nucléaires en Italie.

En revenant sur la décision de sortie du nucléaire adoptée en 1987, en ignorant les protestations des régions qui refusaient l'implantation de sites nucléaires, puis en tentant d'annuler ce référendum dont il pressentait qu'il ne lui serait pas favorable, Silvio Berlusconi n'avait cessé de passer outre la volonté du peuple italien. Les résultats sans équivoque de ce week-end constituent un ferme rappel à l'ordre que le Premier Ministre ne peut plus se permettre d'ignorer.

Les résultats de ce référendum sonnent le glas de l'accord entre le français EDF et l'italien Enel impulsé en avril 2010 à l'Élysée par messieurs Sarkozy et Berlusconi, qui prévoyait la construction d'au moins quatre centrales nucléaires de technologie EPR en Italie. Ils constituent également un revers pour Nicolas Sarkozy, premier VRP d'AREVA à l'étranger. Alors que la Suisse, l'Allemagne et l'Italie tournent le dos au nucléaire, il est plus que temps pour la France aussi de changer d'ère et de sortir de l'atome au plus vite !

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Sortir du nucléaire

10 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

 

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 874 associations agréée pour la protection de l'environnement
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Communiqué de presse – 10 juin 2011

Samedi 11 juin 2011 - trois mois de Fukushima : opération "carton rouge pour le nucléaire"

Voilà maintenant trois mois que la catastrophe de Fukushima a commencé, une catastrophe dont la gravité extrême se révèle bien supérieure aux estimations initiales. Pourtant, les gouvernements et l'industrie nucléaire ne semblent pas prendre la mesure de l'urgence. Pire, tout est fait pour masquer la situation sur place et pour poursuivre coûte que coûte la fuite en avant atomique.

Censure et contrôle de l’information, mensonges, mise en danger de la population japonaise et des travailleurs du nucléaire, simulacre de tests sur le parc nucléaire mondial : la catastrophe de Fukushima révèle le cynisme de l'industrie nucléaire et fait s'effondrer le mythe de la sûreté. Plus que jamais, il est impératif de mettre fin au règne de l'atome, de sortir du nucléaire et de s'engager dans une politique énergétique sobre et renouvelable.

Relayant l'appel des antinucléaires japonais, le Réseau "Sortir du nucléaire", soutenu par onze organisations nationales signataires de l'appel "Nucléaire : nous voulons avoir le choix", invite à faire du 11 juin une journée d'action et de mobilisation.
D'ores et déjà, 48 actions contre le nucléaire et en soutien au peuple japonais sont prévues partout en France. A Paris, une manifestation partira à 14 h de la place de la République.


Plus d'informations sur les actions :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=japon-affichage-actions

Plus d'informations sur la manifestation parisienne :
http://www.sortirdunucleaire75.org/

Les organisations suivantes apportent leur soutien : Adéquation, ATTAC, Les Alternatifs, les Amis de la Terre, Europe-Ecologie Les Verts, le GSIEN (Groupement des Scientifiques pour l'Information sur l'Energie Nucléaire), le MOC, le NPA, Parti de Gauche, Sud Rail, le WECF (Women in Europe for a Common Future).

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Contacts presse (sur Paris) :
Laura Hameaux - 06 85 23 05 11
François Mativet - 06 03 92 20 13
Philippe Brousse - 06 69 21 87 23

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Trafic de déchets nucléaires

7 Juin 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Réseau "Sortir du nucléaire"
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Communiqué de presse commun au Réseau “Sortir du nucléaire“, au Réseau Nucléaire STOP (Belgique) et au syndicat SUD - Rail – 06 juin 2011

Le trafic de déchets nucléaires entre les Pays-Bas et la France reprend en catimini

Arrêtés officiellement depuis 2006, les transports de déchets néerlandais vers l'usine AREVA de La Hague vont reprendre cette semaine. Cette reprise fait suite à la signature d'un nouvel accord entre les gouvernements français et néerlandais entré en vigueur le 1er juillet 2010 (1).

Entre le mardi 7 et le mercredi 8 juin 2011, un train transportant du combustible usé néerlandais hautement radioactif devrait quitter Borssele, aux Pays-Bas pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Il traversera une partie des Pays-Bas, ainsi qu'une partie de la Belgique et passera la frontière franco-belge à Mouscron aux alentours de 13h30 le 7. En France, il traversera 11 départements (2) et empruntera les voies du RER grande couronne en région parisienne. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l'usine AREVA de La Hague pour y être - selon le terme employé par l'industrie - "traités".

Un transport à hauts risques   

Hautement radioactif, le combustible usé, composé majoritairement d’uranium, mais aussi de plutonium, dégage énormément de chaleur. Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi comporte des risques en termes de sûreté et de sécurité, notamment du fait de la concentration des déchets dans les wagons. L'itinéraire emprunté par ce train ne permet pas non plus d’éviter les zones urbaines.
Les rayonnements radioactifs “Gamma“ émis par les conteneurs “CASTOR“ se propagent à plusieurs dizaines de mètres du wagon et exposent à des radiations ionisantes les personnes situées à proximité, entraînant un risque pour les riverains et les cheminots. La réglementation sur le transport des matières radioactives autorise des débits de dose pouvant aller jusqu’à 2 milliSievert par heure au contact du wagon, soit un niveau de radiation environ 20 000 fois supérieur à la radioactivité naturelle (3).

Un transport tenu secret

Malgré ces risques, les autorités françaises ne fournissent aucune information sur ce type de transports, et taisent leur dangerosité pour les riverains, la population et les salariés concernés. Certains services de l'État et les collectivités et élus locaux, qui devraient être formés et avertis pour pouvoir réagir et mettre en œuvre un plan d'urgence en cas de problème, sont maintenus dans l'ignorance.
Le Réseau belge « Nucléaire STOP », le Réseau "Sortir du nucléaire" et le syndicat SUD-Rail tiennent à rappeler qu'il est conseillé aux agents et au public de se tenir éloignés d'un convoi hautement radioactif stoppé en gare. Le Réseau "Sortir du nucléaire" et Sud-Rail incitent les cheminots français à exercer leur droit de retrait en cas d’intervention sur ces convois.

Un transport inutile...

L'industrie nucléaire produit chaque année des tonnes de déchets dont on ne sait que faire (4). Certains pays étrangers, dont les Pays-Bas envoient le combustible usé issu de leurs centrales à l'usine AREVA de La Hague pour qu'il y soit “traité“ : l'Hexagone est ainsi régulièrement traversé par ces déchets.
Pourtant, loin d'être une solution, le “traitement“ des déchets engendre des risques et des transports supplémentaires. Il contamine de manière irréversible l'environnement en rejetant des effluents chimiques et radioactifs dans l'eau et l'atmosphère. Il est de surcroît inutile : le traitement à l'usine de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets, mais il augmente au contraire leur volume. Ainsi, pour une tonne de matière retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits.

… Et des élus inquiets

En France, comme en Belgique, des élus s'inquiètent de voir passer ce type de convoi sur le territoire de leur commune. A Tourcoing, lors de la séance du Conseil Municipal du 26 mai dernier, sur proposition des élus Europe Ecologie Les Verts, la majorité du Conseil Municipal a adopté un vœu selon lequel la municipalité s'engage à étudier les possibilités d'interdiction de passage de ces convois sur le territoire tourquennois (5). A Gand, le bourgmestre Daniel Termont a, quant à lui, estimé inacceptable qu'un transport avec des radiations hautement ionisantes passe dans une ville fortement peuplée (6). Si le trajet du convoi n'est pas dévié, Gand introduira une action en référé ce lundi contre l'Etat belge et la SNCB. Si Daniel Termont met sa menace à exécution et obtient gain de cause, le convoi sera purement et simplement annulé. A Mouscron, enfin, une motion devrait également être déposée par Ecolo - le groupe  des élus écologistes de Mouscron - ce lundi lors du conseil communal pour tenter de faire interdire ce transport.

Le Réseau belge « Nucléaire STOP », le Réseau "Sortir du nucléaire" et le syndicat SUD-Rail appellent à une mobilisation tout au long du trajet et maintiennent leur position : le nucléaire ne peut être ni propre, ni sûr, et il n'existe aucune solution viable et pérenne pour ses déchets.


Pour connaître tous les horaires et voir notre page dédiée à ce transport, c'est ici.
Pour en savoir plus :
consulter notre blog dédié aux transports nucléaires
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Contacts presse :

Laura Hameaux - Réseau "Sortir du nucléaire" : 06 85 23 05 11
Opale Crivello - Réseau "Sortir du nucléaire" : 06 64 66 01 23
Philippe Guiter - SUD-Rail: 06 28 94 82 99
Sylvia Vannesche – Nucléaire STOP (Belgique) : 0032 47 73 62 212

(1) Décret n° 2010-1167 du 30 septembre 2010 portant publication de l'accord sous forme d'échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif au traitement en France d'éléments combustibles irradiés (ensemble un accord modificatif, signé à Paris le 9 février 2009), signées à Paris le 29 mai 1979.
(2) Le Nord, l'Aisne, l'Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d'Oise, les Yvelines, l'Eure, la Seine Maritime, le Calvados et
la Manche.
(3) En 1998, le laboratoire de la CRIIRAD a mesuré, à 50 mètres d’un wagon transportant du combustible irradié, un flux de radiation gamma nettement supérieur à la normale. Le débit de dose gamma neutrons était plus de 500 fois supérieur au niveau naturel, à 1 mètre du wagon. Comme l'a régulièrement rappelé la Criirad, la réglementation autorise ainsi la circulation, en des lieux accessibles au public, de wagons dont le niveau de radiation au contact peut être si importante, qu’en seulement 30 minutes de présence, un individu peut recevoir la dose maximale annuelle admissible pour le public. Voir la note CRIIRAD N°11-20 Risques liés au transport des combustibles irradiés, Valence, 8 février 2011 :
http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/trains_italiens/risques_transport.html
(4) 1 200 tonnes par an, uniquement pour la France.
(5)
http://rueverte.hautetfort.com/archive/2011/06/03/vers-l-interdiction-du-passage-de-convois-de-dechets-nucleai.html
(6) http://levif.rnews.be/fr/news/belga-generique/gand-menace-un-transport-nucleaire-de-refere-pas-d-alternative-selon-la-sncb/article-1195027099268.htm#

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Le nucléaire tue aussi par balle...

19 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire


le nucléaire tue aussi par balle...

 

 

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/La-police-tire-sur-des-opposants-du-projet-d-

Areva-28496132

 

 

INDE18 avril 2011 20:55; Act: 18.04.2011 21:04 Print

 

La police tire sur des opposants au projet d'Areva

 

La police a tiré sur des centaines d'opposants à un projet de centrale nucléaire 

du géant français Areva à Jaïtapur, dans l'ouest de l'Inde.

Bilan: un mort. Outre la crainte du nucléaire, les habitants de la région craignent 

de voir la pêche contaminée. Des centaines de manifestants se sont ressemblés lundi 

près du site choisi pour un projet de construction de plusieurs réacteurs EPR de 

l'entreprise française Areva, dans l'Etat du Maharashtra, à 250 km de Bombay.

 L'inspecteur général de la police de l'Etat a déclaré que la police n'avait eu d'autre

 choix que de tirer sur la foule.

«Nos hommes ont lancé des grenades lacrymogènes et ont tiré des balles en caoutchouc.

L'inspecteur a confirmé la mort d'une personne. 

Le ministre de l'Intérieur du Maharashtra a pour sa part déclaré que le manifestant

 avait été tué par des tirs de la police alors que 600 à 700 manifestants attaquaient

 le poste de police.

Selon le ministre, les manifestants auraient mis à sac le bâtiment qui était occupé

 par des policiers. Plusieurs personnes auraient été blessées dans l'incident, 

dont un commandant-adjoint de police.

 

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