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luttes sociales

manifestation devant l'ambassade du Brésil

23 Octobre 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Ato-embaixada-DF-II-1-.JPG

 

 

Devant l'ambassade de France au Brésil,

une manifestation de soutien aux luttes en France, pour les retraites ...

Cela fait chaud au coeur !

 

Environ 200 personnes, représentant différentes organisations syndicales et populaires brésiliennes, ont fait une manifestation de solidarité et de soutien à la lutte des travailleurs et de la jeunesse de France pour le retrait du projet du gouvernement de Sarkozy qui attaque le droit à la retraite dans ce pays.

Dans la matinée, environ 2000 personnes issues d'organisations de tout le pays ont fait une manifestation devant le Ministère du travail en de l'emploi, pour défendre la liberté et l'autonomie syndicales et contre les attaques subies par ANDES-SN (Syndicat national des enseignants de l'enseignement supérieur au Brésil).

Dans l'après-midi, des étudiants et des représentants de différentes organisations se sont dirigés vers l'ambassade française, où a été remis un document en solidarité avec la lutte des travailleurs et des jeunes, et où nous exigeons l'arrêt immédiat de la répression, ainsi que le retrait du projet d'attaque contre les retraites.

Nous sommes convaincus que la victoire des travailleurs et des jeunes français à l'heure actuelle renforce la lutte de tous les travailleurs dans le monde entier contre les tentatives de faire payer la crise impérialiste internationale par les travailleurs et les secteurs exploités et opprimés.

Nous ne paierons pas pour l'orgie de spéculation internationale.

Toute action d'unité et de solidarité que nous pouvons développer en ce moment, alors que le gouvernement français maintient l'intransigeance et augmente la répression pour tenter de vaincre la mobilisation, est décisive.

Nous appelons toutes les organisations ouvrières et mouvements sociaux à multiplier les actions de soutien et de solidarité, conformément à leur réalité spécifique, et cela particulièrement en Europe, où des batailles avec le même contenu se déroulent dans pratiquement tous les pays.

CSP - Conlutas

Centrale syndicale et populaire

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100 000 façons de résister

18 Octobre 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Un petit texte qui circule :

A tous les salariés qui utilisent des véhicules dans le cadre de leur travail

 

Dans l’actuel mouvement de grève qui se généralise, celle des ouvriers des raffineries a une importance stratégique pour l’ensemble de la classe ouvrière. A la question comment aider la lutte des ouvriers des raffineries, un camarade de la raffinerie Total de Donges a répondu : « Allez chercher de l’essence aux pompes ! »

Pour bien des salarié(e)s, le prix de l’essence fait qu’elle est économisée… mais des dizaines de milliers de salarié(e)s, dans les transports, la livraison, et bien d’autres secteurs, utilisent quotidiennement ou presque des véhicules dans le cadre de leur travail. Et là, c’est le patron qui paie l’essence !

Si vous êtes dans ce cas et que pour une raison ou une autre vous ne pouvez pas vous mettre en grève (la meilleure des solidarité avec les ouvriers des raffineries reste de se joindre au mouvement vers la grève générale jusqu’au retrait de la loi sur les retraites), un mot d’ordre simple « gaspillez le carburant ! ».

 Bien des conseils sont disponibles pour économiser le carburant, il faut faire exactement l’inverse. Ainsi parmi les conseils qui sont donnés pour économiser, on peut lire « Allumer les feux fait consommer plus de carburant que de rouler feux éteints. Idem pour la radio, les essuie-glaces et la climatisation. Bien que la plupart de ces accessoires soient des éléments de sécurités imposés par le code de la route, certain, comme la climatisation, ne le sont pas. Dans la chasse au gaspillage, la climatisation est un des autres grands ennemis. Mettre le climatiseur en marche se solde facilement par 20% de consommation de carburant en plus »… vous savez ce qu ’il vous reste à faire, et il y a une multitude d’autres moyens. Dans certains métiers, il est aussi possible de se perdre et de faire quelques dizaines de kilomètres en plus.

Avec des dizaines de milliers de salarié(e)s qui utilisent les véhicules de leurs boîtes et qui, sans perdre un centime, se mettent à gaspiller le carburant, les stocks seront d’autant plus rapidement à sec et la grève des camarades des raffineries sera plus visible et commencera à toucher directement l’ensemble du fonctionnement de l’économie capitaliste et forcera d’autant plus le gouvernement à retirer sa loi de casse de nos retraites.

Des travailleurs en lutte

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Rassemblement contre le racisme d'état

14 Octobre 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Rassemblement contre le racisme d'état

 

 

Samedi 16 octobre à 16h30 Pont Battant

 pour le retrait du projet de loi Besson

 

(après la manif pour les retraites)

 

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Opération « VIGIRETRAITES »

4 Octobre 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Opération « VIGIRETRAITES »

 

Tous les jours

-du 5 au 12 octobre

-de 17h à 19h

-Place Pasteur

 

Rassemblement

Discussions- Musique-

Information de la population

 

Une action organisée par le Comité de Défense des Retraites

www.defense-retraites-besancon.fr

 

 

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Pirates

14 Février 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Lu sur groupe béton armé : "Samedi 13 février 2010, dans l’après-midi et durant une heure, des membres de la Fédération Anarchiste et des camarades qui se sont joints à eux ont occupé la péniche qui sert de QG de campagne électorale à Valérie Pécresse, candidate UMP aux élections régionales de mars 2010. Par cette action, qui s'inscrivait également dans le cadre de la campagne internationale contre les centres de rétention menée par l’Internationale des Fédérations Anarchistes, nous entendions protester contre la répression qui frappe toutes les composantes du mouvement social : sans papiers en grève ou accusés d'avoir brûlé un centre de rétention (centres qui ne devraient même pas exister), des membres d'une prétendue menace anarcho-autonome jetés en prison sous régime anti terroriste, des syndicalistes jugés, des antifascistes arrêtés, criminalisés... les exemples sont nombreux et ne cessent de se multiplier. Tout ceci vise à faire taire celles et ceux qui s'opposent au système en dehors du jeu électoral.
La péniche, occupée par une trentaine de personnes non-violentes mais déterminées (armées de confettis et de serpentins), a été recouverte d’une banderole proclamant « Ne nous laissons pas terroriser par l’Etat ». Elle était également ornée de drapeaux de pirates du plus bel effet.

Bien entendu, la police est arrivée rapidement sur les lieux. Nous avons même eu droit à la brigade fluviale, en combinaison néoprène très seyantes, et équipée de cagoules, comme il se doit. La police de district, elle, habillée en « robocops », était également de la partie.
Alors que le chef de la police s’était engagé (devant les caméras des médias présents) à ne pas effectuer de contrôles d’identités, la promesse était bien entendue trahie cinquante mètres plus loin et cinq minutes plus tard, après le départ groupé des militant(e)s. Chacun a sa conception de la parole donnée.
La nôtre, elle, reste et restera la même :
Nous n'aurons de cesse, même réprimés, de rester pirates: les pirates de ce système !

des membres de la Fédération Anarchiste

Contact : bton.arme@gmail.com

Source : L'en-dehors(quotidien anrchiste en ligne). On peut y voir d'autres photos de l'actions

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Collectif National pour un Front Syndical de Classe

16 Mai 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

Mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net

Solidarité et unité contre la régression sociale et la répression qui l'accompagne !
   
Le CNFSC apporte un soutien sans faille aux dizaines de militants d'EDF-GDF d'Ile-de-France arrêtés, placés en garde à vue et menacés de poursuite par le gouvernement et le patronat.

    Les prétextes de « dégradations », « violences » et « menaces »... pourraient prêter à sourire si l'heure n'était pas à la colère : nous connaissons tous l'attachement des travailleurs d'EDF-GDF au service de la collectivité ; ce ne sont pas eux qui cassent EDF-GDF mais bien le gouvernement qui, obéissant aux directives de l'UE, est en train de privatiser le secteur de l'énergie pour le livrer aux grands entreprises privées et à leur stratégie du profit maximum qui mène le monde à la faillite : quelle plus grande violence et plus grande menace pour la grande masse des usagers ? On connaît par ailleurs la vieille habitude du patronat et du gouvernement de multiplier les provocations (policiers déguisés en manifestants, officines privées...) visant à discréditer et criminaliser les luttes revendicatives.

    En tout état de cause, alors que les luttes continuent de se développer dans de nombreux secteurs face à la crise et à la politique anti-sociale du gouvernement aux ordres du Medef et de l'UE, celui-ci a bien choisi d'accompagner la répression patronale des travailleurs en lutte, qu'il s'agisse des étudiants bloqueurs matraqués, des ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux poursuites judiciaires, ou aujourd'hui des syndicalistes d'EDF et GDF.

    Face à cette dérive autoritaire qui accompagne la casse du pays et de l'ensemble des acquis de ses travailleurs, il est nécessaire d'affirmer haut et fort notre solidarité avec l'ensemble des militants arrêtes et traînés en justice dans tout le pays. Cette solidarité de classe est ancrée au plus profond de l'histoire du mouvement ouvrier. Alors que nos directions syndicales nationales se contentent de « déplorer » sans organiser de solidarité active, le CNFSC invite à diffuser les informations auprès des salariés, à multiplier les communiqués de soutien et adresser des messages de protestation auprès du pouvoir.

    Mais cette solidarité consiste aussi à construire l'unité des travailleurs en lutte réduits pour le moment à se battre seuls et de manière isolée face à la toute-puissance patronale et étatique. Il n'est pas inutile de rappeler qu'en 1968, c'est à partir d'une charge des CRS faisant des blessés rue Gay-Lussac que la CGT conduite par Georges Séguy avait appelé a la grève générale du 13 mai qui 3 jours plus tard débouchait sur le blocage du pays. Aujourd'hui, tandis que les salariés de l'industrie mènent de dures luttes contre les suppressions d'emplois et les compressions salariales, les personnels de l'Energie, de l'Université ou de l'Hôpital combattent depuis des semaines les mêmes projets de casse des services publics « à la française », en défendant non seulement leurs intérêts mais ceux de tous les travailleurs. Contre un pouvoir décidé à passer en force et à criminaliser toute résistance déterminée, il n'est pas d'autre solution que de construire le « tous ensemble en même temps » créant un rapport de force de haut niveau permettant à la fois de gagner sur les revendications et de rendre impossible l'acharnement policier et judiciaire contre les travailleurs en lutte.

Tous-ensemble mailing list
Tous-ensemble@cgt-chateau-thierry.fr
http://lists.cgt-chateau-thierry.fr/mailman/listinfo/tous-ensemble

 

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Défense de l'hôpital public

13 Mai 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Journée Nationale de grève et de manifestation

Pour  la défense de l'hôpital public et l'égalité d'accès à des soins de qualité pour tous

Ensemble exigeons des moyens pour l'hôpital et le retrait de la loi Bachelot

L'intersyndicale du CHU de Besançon (CFDT-CGT-FO-SUDet UNSA) appelle à une
MANIFESTATION
le jeudi 14 mai 2009

Rassemblement à 14h30 sur le parvis de Jean Minjoz puis descente sur l'Agence Régionale de l' Hospitalisation à la City (Avenue Louise Michel*)


*
Figure emblèmatique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable.

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Les hospitaliers plantent leurs tentes

11 Mai 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

 

Lundi 11 mai à partir de 6h00 du matin dans la cour d’honneur de l’hopital St Jacques les hospitaliers plantent leurs tentes.

 

La colère monte au CHU de Besançon. Cette colère est celle de tous les agents hospitaliers qui oeuvrent chaque jour pour faire fonctionner notre hôpital.

En cette période d'élaboration des budgets, le sort que l'Etat réserve à l'hôpital public est la mort par asphyxie budgétaire.

Le déficit du CHU sera de 15 millions d'euros en 2009. Pour réduire ce déficit il est demandé aux personnels de se serrer la ceinture et d'être l'unique variable d'ajustement.

Les mesures annoncées n'ont qu'un seul objectif : réduire la masse salariale avec de graves conséquences sur les conditions de travail.

Pire, la réduction des effectifs aurait inexorablement des conséquences sur la sécurité des patients et la qualité des soins.

 

Les personnels soutenus par la population sont mobilisés pour refuser la mort de l'hôpital public.

 

 

Allez les voir, les encourager et signer la pétition

 

  
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hôpital en lutte

10 Mai 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Hier se déroulait le CTE qui permettait de faire voter ou non le budget de 2009. Nous étions environs 250 à nous inviter à cette réunion, afin d'y voir plus clair. Monsieur Barberousse a gentiment écouté nos questions :
Pourquoi supprimer des postes alors que le déficit de l'hopital est moins important que prévu?
Quel est l'intérêt de ce retour à l'équilibre déjà à peu près existant?
L'ARH parle de 202 postes supprimés : pourquoi n'apparaissent-ils pas dans la présentation du budget 2009?
La Direction ne pourrait-elle pas être plus transparente et plus respectueuse envers le personnel sans qui l'hôpital ne serait rien?

A la question des suppressions de postes, M le Directeur nous a répondu qu'il n'était pas question de licenciements et qu'il ignore d'où nous tenons ce chiffre de 202 postes supprimés. Quand on sait qu'il en avait parlé la veille à l'entrevue avec l'intersyndicale, ce trou de mémoire est relativement inquiétant. Jouerait-il un double-jeu?...
Sa deuxième réaction répond à cette interrogation : lorsque un membre du personnel -n'ayant pas l'immense joie de se présenter comme représentant syndical, ou du moins syndiqué- lui parlant justement de RESPECT, l'interpelle, Monsieur Barberousse répond tranquillement qu'il ne souhaite pas parler aux salariés de l'hôpital, mais exclusivement avec les syndicats.
Derrière le sourire figé de ce Directeur, se cache un fonctionnaire  zélé qui applique les directives politiques de l'ARH à la lettre.
L'intersyndicale lui a fait part de son refus de siéger au CTE sans avoir les éclaircissements qu'il refuse de donner. Dès lors le CTE fut annulé, et donc le CA qui s'ensuivait également.
Et Monsieur Barberousse a quitté la salle sous nos huées.

Le CTE est reconduit le 12 mai.

Par hôpital en lutte

http://intersyndicale-chub.over-blog.com/

 

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La lutte Paie

21 Avril 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales


Le blocage de l'usine de Toyota à Onnaing est terminé. Un accord a été trouvé lundi 20 avril à 14 heures. Un mouvement pourtant inédit depuis son ouverture en 2001. Une grève qui durait depuis le 6 avril. Le site de Toyota à Onnaing était totalement bloqué depuis jeudi 16 avril par des salariés réclamant le paiement du chômage partiel et des jours de grève. Retour sur ce mouvement.
Toyota Onnaing : usine débloquée après 14 jours de grève. Depuis le mois de septembre, l'usine, qui produit en temps normal 880 véhicules Yaris par jour, a connu des journées de chômage partiel imposées par la direction. En cause ? La crise du marché de l'automobile, induisant une baisse des ventes et de la production. Par ricochet, la fermeture de l'équipementier Faurecia à Auchel en mars a été répercutée sur l'usine Toyota
Or, depuis le 6 avril, les salariés du groupe contestaient le paiement à 60% de leur salaire pour les journées de chômage partiel subies depuis septembre et réclament un paiement intégral. Autre revendication : le paiement des jours de grève par l'entreprise.

450 grévistes sur 2700 ouvriers
« Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est la déclaration provocatrice de Didier Leroy, directeur de Toyota France, qui a dit plutôt crever que de satisfaire les salariés » explique Jean-Pierre Delannoy, délégué de l'union des syndicats de la métallurgie à Onnaing. « Le nombre de grévistes était de cinquante personnes au départ, mais au dernier pointage ils étaient 450», précise-t-il.

Le blocage de l'usine le même jour fait suite à une lettre du vice-président de Toyota Onnaing, Toshiyuki Nonaka, « /provocante et aux propos diffamatoires à l'encontre
des salariés/ », selon Jean-Pierre Delannoy, qui explique que « c'est la direction qui aurait entrepris la fermeture de l'usine, de peur que le mouvement ne s'étende à l'intérieur même de l'usine ».

Un système de filtrage des entrées et des sorties aurait été mis en place pour permettre aux salariés non grévistes de continuer de travailler. « Il y a cinq entrées, quatre d'entre elles sont filtrées. Reste que la production est au ralenti », précise le délégué. C'était la première fois depuis l'ouverture de l'usine en 2001 qu'un mouvement d'une telle ampleur se tenait sur le site, bloquant presque totalement la production. «Nous avons demandé aux salariés non grévistes de venir sur le site durant le blocage. La production était stoppée mais ils sont venus pour être payés et pour exécuter des tâches annexes à la production », a précisé Christelle Blandin, en charge de la communication du site.

« Concession énorme » mais pas suffisante
Vendredi 17 avril,  la direction avait fait savoir qu'elle avait proposé aux syndicats, avec l'appui de la direction départementale du travail (DDT), l'indemnisation du chômage partiel à hauteur de 75% du salaire brut (primes comprises). «Une concession énorme/», selon Eric Pecqueur, délégué CGT de Toyota. « La DDT a proposé une indemnisation de 75% du chômage partiel du salaire brut avec effet rétroactif au 1er
février, primes comprises. Ce qui permet aux salariés de toucher finalement 96% du salaire net », selon Jean Pierre Delannoy. Cette mesure s'appliquera durant six mois.

Restait un point d'achoppement. La DDT avait demandé à la direction le paiement à 60% des jours de grève. En réponse, cette dernière avait proposé vendredi 17 avril l'étalement sur trois mois des retenues de salaires pour les jours de grève. « C'est à cause de la direction que nous avons dû nous mettre en grève pour faire respecter notre droit à être payés», précisait le délégué syndical Eric Pecqueur, affirmant que la grève ne s'arrêterait pas là. Les grévistes réclamaient la prise en charge d'au moins la moitié des jours de grève et l'étalement des retenues à hauteur d'une journée par mois. « Toyota c'est la 5e entreprise la plus riche au monde, il n'y a aucune raison qu'on perde de l'argent sur nos salaires d'ouvriers/», avait estimé Eric Pecqueur.

Samedi 18 avril, les syndicats revenaient sur leurs propositions et suggéraient le versement d'une prime de 500 euros pour tous les salariés grévistes ou non. «/Une option retenue devant le refus de la direction de nous payer les jours de grève », expliquait Eric Pecqueur.

    Epilogue
Lundi 20 avril, à l'issue d'une matinée de négociations, un accord a été signé entre la direction et les syndicats. « Outre l'accord trouvé sur l'amélioration de l'indemnisation du chômage partiel, la direction s'est engagée à ne prendre aucune sanction envers les grévistes, à trouver un nouveau dispositif de chômage partiel pour l'avenir et a étalé les retenues de salaires des jours de grève à hauteur d'un jour par mois », explique la responsable communication du site.

Le directeur de la communication du groupe, François Régis Cuminal, a expliqué que « Toyota respecte le droit de grève, mais sa contrepartie, c'est le non-paiement des jours de grève », rappelant que les grévistes ont représenté «/au maximum 10% des salariés » et ne sont plus que «5% d'irréductibles ». Les syndicats ont aussi obtenu la levée des assignations par la direction de onze grévistes du site, « choisis au hasard/», selon Jean Pierre Delannoy.

Le mouvement a fait effet boule de neige et s'est étendu au site de l'équipementier Simoldès, une soixantaine de salariés bloquant leur usine et réclamant la même chose que les salariés de Toyota. « Ils ont obtenu le maintien du salaire durant un arrêt maladie, mais ils comptent poursuivre le mouvement », explique Jean Pierre Delannoy.

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