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luttes sociales

Des fois en Bretagne, il se passe des choses : Liberté, Egalité mais aussi Fraternité

27 Décembre 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Des fois en Bretagne, il se passe des choses :

Liberté, Egalité mais aussi Fraternité

Très belle action, pleine de sens.
A voire et faire tourner.

http://youtu.be
/bTF2V85deWQ

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Brésil : Une analyse libertaire

28 Juillet 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Brésil : Une analyse libertaire à diffuser

Ci-dessous une analyse de la situation au Brésil, réalisée par le RAAIP (Réseau anticapitaliste et non-partidaire). Il souhaite en informer les organisations libertaires pour qu'elles diffusent ces informations, totalement déformées par les médias.

En voici la conclusion :

Dès lors, nous invitions les groupes et individus en affinité avec les idées libertaires à faire un effort collectif pour propager ces informations au travers de campagnes informatives sur les événements en relation avec l’autoritarisme au Brésil. Il est également important que la Coupe du monde au Brésil ne puisse pas se réaliser, pour que cet événement ne serve pas d’excuse pour la mise en place d’un État policier d’exception. Nous appelons à combattre les discours nationalistes qui jusqu’à maintenant sont propagés par les médias de masse brésiliens, et qui selon toute vraisemblance préparent le terrain pour un nouveau coup d’État de la droite.

Manifestations et révoltes au Brésil

par RAAIP : 18 juillet 2013

Au cours des dernières semaines, de grandes manifestations se sont répandues dans les rues, avenues et autoroutes de plusieurs villes du Brésil. Discutables, manipulatrices et policières, les nouvelles divulguées par les mass media ne coïncident pas avec les faits, actions et motivations observés dans les rues. Écrit collectivement dans le cadre du Réseau anticapitaliste et non partidaire d’information politique (RAAIP), le récit qui suit présente une perspective informative et libertaire de ces manifestations. Cet effort de communication autonome a comme objectif d’informer des individus et organisations libertaires d’autres pays, de faire en sorte que soient connus publiquement certains antécédents de ces manifestations, l’indignation collective face à la violence étatique, la manipulation médiatique des faits, et la lutte des peuples contre l’injustice sociale et l’exploitation au Brésil.

Contexte

Au cours des dernières années les élites brésiliennes ont fait la promotion d’une série d’actions pour consolider le passage en force de leur projet de capitalisme/étatisme national. Avec comme référence les politiques de développement de pays comme la Chine et l’Afrique du Sud, à travers des coopératives public-privées, l’État fait la promotion de différents programmes d’accélération de la croissance (PAC) en accord avec l’Initiative pour l’intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (IIRSA). Pour mener à bien ce programme, ils déboisent des zones de forêt chaque fois plus grandes, ils construisent des barrages sur de grands fleuves pour produire l’énergie pour des zones industrielles grâce à de grosses centrales hydroélectriques. La construction d’infrastructures pour la promotion de l’industrialisation lourde se fait une fois de plus au détriment des populations dans le besoin et des peuples indigènes expulsés de leurs territoires. Les transports de passagers et de marchandises au Brésil dépendent en grande partie des combustibles fossiles qui sont chaque fois plus chers. Tous les ans, les prix des aliments augmentent. Les politiques de production du biodiesel promues par le gouvernement mènent le pays à une crise alimentaire sans précédent. Chaque fois plus de terres cultivables utilisées pour l’alimentaire sont destinées à la production de biocombustibles. Dans beaucoup de villes, capitalistes et étatistes profitent de la hausse des combustibles pour surtaxer annuellement les transports publics qu’ils contrôlent. Ces trois dernières années, la spéculation immobilière a aussi connu une augmentation jusqu’à 150 pour cent dans les prix de location et terrains urbains. Comme résultat, un pourcentage chaque fois plus significatif de la population ne peut pas faire face aux dépenses basiques.

Les cas de corruption sont extrêmement courants au Brésil. Les gouvernants augmentent leurs salaires et bénéfices, arrivant à dépasser jusqu’à dix fois le salaire minimum qui est de 650 reals (équivalent à 220 euros).

Cela fait plus d’une décennie que les mass media ont commencé à faire de la propagande autour de l’idée de la Coupe du monde au Brésil comme source de grands bénéfices pour toute la population. Dans le discours diffusé, la Coupe serait la meilleure manière de « relancer l’économie, créer des emplois et stimuler le tourisme ». Dans la pratique, rien au-delà de la réalité. La Coupe du monde a servi de fusion pour le développement des politiques de contrôle, de distraction des masses et d’ingénierie sociale. Des milliers de familles sont expulsées de leurs maisons pour laisser place aux travaux d’infrastructures de la Coupe qui se réduisent à des politiques de gentrification et de spéculation immobilière. Dans ce contexte, des lois ont été approuvées, comme la PL 728/2011, qui établit l’état d’exception durant la Coupe, créant des corps spéciaux pour protéger les intérêts de la FIFA et de la CBF, criminalisant et persécutant les mouvements sociaux et dissidences politiques, définissant comme terroriste n’importe quelle manifestation publique d’indignation ou de mécontentement.

Le Mouvement un pas libre

Les manifestations qui ont lieu en ce moment ont basé leur organisation sur des appels émis par le Mouvement un pas libre (MPL). Le MPL s’organise dans un réseau de jeunes militants, beaucoup d’entre eux liés au mouvement étudiant non institutionnel. Depuis les débuts de la décennie 2000, le MPL a appelé à des manifestations face aux augmentations annuelles du prix du transport public dans les grandes villes. Sa principale revendication est la fin du coût du transport public pour les chômeurs et les étudiants. À la différence des autres années, où les manifestations organisées par le MPL rassemblaient quelques milliers de personnes, les manifestations contre l’augmentation du prix du ticket en mars 2013 ont vu une rapide et massive adhésion de dizaines de milliers de personnes. Les premières manifs organisées à Porto Alegre ont subi une forte répression policière, mais début avril elles ont obtenu l’annulation de l’augmentation du ticket qui avait eu lieu des semaines avant. Après que ces informations furent divulguées par les réseaux sociaux et les médias, d’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes. Avec une adhésion massive, différentes revendications se sont rajoutées aux demandes du MPL. Ces nouvelles demandes étaient exposées par les manifestants au travers de pancartes, d’affiches et de cris dans les rues. Pendant que certains remettaient en question le système capitaliste dans son ensemble, d’autre s’opposaient à la Coupe et à ses conséquences. Des gens manifestaient leur mécontentement contre la couverture faite par les médias de masse. Des groupes demandaient au gouvernement des améliorations dans les services étatiques d’éducation, de santé, de sécurité. Il y en a aussi qui manifestaient contre la corruption, en reprenant des symboles des cara-pintadas, mouvement nationaliste adolescent largement diffusé par les médias au début des années 1990 et qui sont descendus dans les rue pour dénoncer le président d’alors, Fernando Collor. À plusieurs occasions, des visions politiques profondément conservatrices ont manifesté leur présence. Bien que encore totalement pacifiques, les premières manifestations ont été durement réprimées par les appareils répressifs de l’État. Des centaines de personnes ont été blessées par l’usage d’armes non létales, beaucoup ont été arrêtées et frappées.

Couverture médiatique, autocensure et distorsion

Face à la grande adhésion de manifestants, les médias de masse, qui durant des années ont ignoré le Mouvement un pas libre, ont été obligés de changer la focalisation de leur couverture. Toutefois les intentions étaient claires, les couverture journalistiques étaient faites pour manipuler, diviser et pacifier les manifestations. Les postures pacifiques de collaboration avec l’appareil répressif ont commencé à être alors systématiquement louangées par les journalistes qui les associaient aux expressions esthétiques d’ordre nationaliste. Des personnalités de l’époque de la dictature ont été ressorties au milieu des manifs. Les remises en question systématiques et les critiques sur la couverture médiatique ont été oubliées. D’une manière extrêmement tendancieuse les médias incitaient la population à assumer une posture pacifique et nationaliste comme la façon la plus correcte d’agir dans les manifs. En même temps des manifestants plus radicaux qui ont adopté des tactiques de protestation considérées comme plus agressives ont été dépeints comme une minorité de vandales, violents et anarchistes, diabolisés, poursuivis et criminalisés plusieurs fois par les médias de masse, qui incitaient les forces répressives à répondre de manière violente. À Porto Alegre, ce genre de comportement a provoqué une grande indignation qui a conduit les manifestations vers les installations du groupe de communication RBS, devant lesquelles, par deux fois, les manifestants se sont affrontés avec les flics.

Beaucoup de photos de couverture des manifestations ont été prises à travers les caméras de surveillance de circulation des villes, ou de derrière les appareils répressifs. Dans de nombreuses prisons de plusieurs villes, il y a eu d’innombrables cas de torture sur des jeunes, adolescents et personnes âgées qui ont été rapportés sur internet, tout juste divulgués par les journaux et la télé en terme de chiffre, mais sans aucun approfondissement.

Nous avons vu dans les médias des reportages absurdes d’autocensure et de distorsion des faits : trois manifestants qui se cachaient des troupes de choc derrière un kiosque qui, sans s’en rendre compte, ont fini encerclés. Au moment exact où ils ont été frappés devant une caméra de la chaîne nationale, la chaîne TVCOM, du groupe RBS, a décidé de changer de caméra pour montrer des images de manifestations pacifiques qui avaient lieu à d’autres points de la ville. Dans un autre épisode qui a eu lieu à Belo Horizonte, un manifestant avec la tête ouverte, entouré par une dizaine de flics qui le frappent, a été filmé par un journaliste qui en premier plan affirme que le blessé est en train d’être « secouru » par la police.

Répression, provocation et violence

Face à la cruauté de la police un nombre chaque fois plus grand de manifestants ont fini par rendre les attaques contre les appareils répressifs, ainsi que sur les structures étatiques et capitalistes comme les vitrines de banque et de chaînes de grands magasins qui ont été détruites. Des bâtiments publics ont été occupés et des autoroutes ont été bloquées. Un nombre chaque fois plus grand de policiers infiltrés ont agi comme des agents provocateurs durant les manifestations et pour la première fois des petits commerces ont été attaqués et des manifestants ont été agressés. On a aussi vu dans les rues des groupes fascistes se faisant passer pour des non-encartés, chassant les « casseurs » et partisans dans les rues, et essayant de faire de la propagande publiquement au travers de postures politiquement correctes comme ramasser les poubelles et ramasser les conteneurs renversés par d’autres manifestants. Comme résultat de la manipulation des grands médias de communication, beaucoup des dits « pacifistes » ont assumé des postures chaque fois plus évidentes, dénonçant et persécutant les dits « manifestants violents ». De nombreuses personnes ont aussi adhéré à l’esthétique nationaliste dans différentes villes. Les manifestations sont devenues plus courantes, dans de nombreux cas ressemblant à des soulèvements et révoltes. Les avenues centrales des grandes villes comme São Paulo et Rio de Janeiro sont devenues des scènes d’affrontement généralisé entre la police et les manifestants, la première utilisant parfois des armes à feu contre ces derniers. De nombreuses personnes ont été frappées et il y a eu des arrestations absurdes et arbitraires, comme c’est le cas des détentions pour avoir sur soi du vinaigre, car cette substance est utilisée contre les effets des gaz lacrymogènes. À Pernambuco, Nord-Ouest brésilien, la première manifestation a été complètement pacifiée. Des attaques sur des banques, églises et monuments publics ont été durement réprimées par la foule nationaliste qui chantait l’hymne et avait le visage peint avec le drapeau brésilien. À la suite, il y a eu des dénonciations et des poursuites dans l’intention de collaborer avec le travail de la police. Il y a encore des attitudes répressives dans les secteurs marginaux qui adhèrent aux manifestations. Des groupes de manifestants applaudissent devant les actions de la police et demandent l’exécution des adolescents dans la rue pour avoir effectué des vols au cours des manifestations.

Accusations de conspiration et préparatifs pour un coup d’État

Devant la résistance des manifestants dans les rues, et dans certains cas, vainquant les appareils répressifs, compte tenu aussi de la présence de symboles anarchistes sur des drapeaux et des tags faits au cours des manifestations, et aussi grâce à la présence d’organisations libertaires qui participent au MPL, les gouvernants et militaires ont soulevé l’hypothèse de l’existence d’une conspiration anarchiste internationale qui veut abattre le pouvoir. Par des conjectures sans fondements publiées dans les journaux, les libertaires ont fini par être sous le coup d’une enquête de l’agence d’intelligence brésilienne des forces policières. Des militants du MPL ont été menacés de mort durant les manifestations. Un espace culturel de la Fédération anarchiste gáucha (FAG) a été envahi par la police sans aucun mandat. Des livres et d’autres matériaux ont été perquisitionnés, le matériel pour peindre les banderoles et affiches a été considéré comme « matériel pour la confection de cocktails Molotov ». Une carte qui identifie les organes de sécurité a été posée par la police pour simuler une imminente attaque anarchiste contre l’État. Le gouvernement a aussi soulevé l’hypothèse d’une conspiration d’extrême droite impliquant des secteurs de la police militaire et des grands médias, dans l’intention de semer le chaos dans les rues des villes, afin de pouvoir justifier une intervention ou un coup d’État militaire. Cette hypothèse ne semble pas être complètement fantaisiste, dans certaines villes les effectifs militaires sont chaque fois plus présents. Un général de haut rang s’est déjà prononcé en faveur d’un nouveau coup d’État.

Articulation

Dès lors, nous invitions les groupes et individus en affinité avec les idées libertaires à faire un effort collectif pour propager ces informations au travers de campagnes informatives sur les événements en relation avec l’autoritarisme au Brésil. Il est également important que la Coupe du monde au Brésil ne puisse pas se réaliser, pour que cet événement ne serve pas d’excuse pour la mise en place d’un État policier d’exception. Nous appelons à combattre les discours nationalistes qui jusqu’à maintenant sont propagés par les médias de masse brésiliens et qui, selon toute vraisemblance, préparent le terrain pour un nouveau coup d’État de la droite.

RAAIP
Rede Anticapitalista e Apartidária
de Informação Pol
ítica

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Devenez coproducteurs d'un film

29 Juin 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Devenez coproducteurs d'un film documentaire sur la Justice en Tunisie

Chers amis,

Après "Nosotros del Bauen", film documentaire où je suivais la lutte d'employés en Argentine dans un hôtel autogéré, je m'intéresse à un nouveau combat, qui se déroule cette fois en Tunisie : celui d'avocats militants qui resistent pour mettre en place une démocratie et mettre fin définitivement à la dictature et à la corruption, quels que soient les gouvernements en place.

Face aux difficultés de financer des films non formatés en dehors des circuits traditionnels de la télévision, il existe aujourd'hui une manière alternative de faire exister les projets: le financement participatif ou le Crowdfunding. L'idée est de vous engager à toucher vos réseaux, vos amis et ainsi de suite jusqu'à ce que la première famille des co-producteurs devienne une grande communauté. Le principe du Crowfunding est simple: une somme à atteindre est fixée dans un délai déterminé. A la fin de ce délai, si la somme est obtenue à 100 % elle est versée pour le film, si la somme réunie est inférieure (exemple 99%) elle ne le sera pas.

Je vous propose aujourd'hui de devenir co-producteurs d'un film documentaire que que je réalise avec Meriam Azizi, réalisatrice tunisienne,

sur "la justice transitionnelle" en Tunisie intitulé "Dans la tourmente / le groupe des 25".

Voici le lien où vous trouverez le trailer ainsi qu'un descriptif du projet:

http://www.touscoprod.com/fr/project/produce?id=835

Vous trouverez sur ce lien comment contribuer à faire exister ce film.

Merci de faire circuler l'information auprès d'amis, d'associations ou de toutes autres personnes susceptibles d'être intéressées.


Résumé
Charfedine, Imène, Amor, Hédi, Anouar et Saida, sont membres d'un collectif d'avocats tunisiens qui se bat pour faire condamner par la justice les faucons de l’ancien régime de Ben Ali, responsables des crimes de sang et de corruption. Ils luttent pour établir une « justice transitionnelle » en Tunisie, qui doit marquer le passage de la dictature à la démocratie. Le film les accompagne durant une période cruciale: les premières manifestations pour une justice indépendante, les premières élections libres en Tunisie, et les premières confrontations avec le pouvoir en place.

En vous remerciant de votre soutien pour diffuser et faire connaître le film qui pourra exister grâce à vous.



Réalisateurs: Didier Zyserman et Meriam Azizi
Production: Zebras Films et Paprika Films

Devenez coproducteurs d'un film
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Brésil

26 Juin 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

La police fédérale a mis à sac le siège de la Federação Anarquista Gaúcha (FAG), à Porto Alegre. Voilà où en est le gouvernement de « gauche » de Brasilia, après dix ans de politique néolibérale.

Communiqué de la Federação Anarquista Gaúcha.

L’après midi du jeudi 20 juin 2013 , entre 12 et 15 agents, non identifiés mais portant des gilets et des vestes de police et en se présentant comme des agents de la police fédérale, sont entrés et ont perquisitionné l’athénée Batalha da Várzea, l’espace politique et social de la Fédération Anarchiste Gaúcha (FAG), située travessa dos Venezianso. Ils se sont également emparés d’une partie du matériel.

Les agents n’ont pas montré d’ordre de perquisition aux voisins qui se sont inquiétés de savoir ce qui se passait. Par ailleurs, dans la matinée, des agents, également cachés, ont tenté d’appréhender une camarade à son domicile. La FAG est une organisation politique vieille de 18 ans. Au cours de ces années, nous ne nous sommes jamais cachés et nous avons toujours maintenu le caractère public de nos espaces, dans lesquels nous menons de nombreuses activités d’ordre politique et culturel, ainsi que notre action politique. L’athénée est un espace où, ces trois dernières années nous nous sommes tenus à ces activités, en maintenant une bibliothèque publique et en réalisant des activités périodiques. Nous souhaitons rappeler aussi qu’en octobre 2009, notre ancien siège (situé à Lopo Gonçalves) avait aussi était envahi par la police civile sur ordre du gouverneur de l’époque, Yeda Crusius, suite à une affiche sur laquelle nous la tenions pour responsable de la mort du militant du Mouvement des sans terre (MST) Elthon Brum à San Gabriel. À cette occasion, tout le matériel de notre siège avait été saisi, y compris les poubelles. Cette fois, après les nombreuses « rumeurs urbaines » publiées par RBS [1] nous accusant d’être des sociopathes, on nous accuse de planifier, avec l’aide de militants étrangers, une guérilla urbaine : on voit là un motif très net pour semer la panique et appeler la répression contre notre action. Les provocations et mensonges développés par la presse réactionnaire ou la répression employée par les appareils policiers de l’état bourgeois ne sont pas des nouveautés pour nous. Depuis nos débuts en tant que courant politique, nous avons été la cible de l’acharnement répressif du patronat agissant main dans la main avec l’Etat. Durant plus d’un siècle, nous avons résisté à ces lâches attaques, sans jamais baisser ni nos têtes, ni nos poings et ce n’est pas ce nouvel épisode qui affaiblira notre combativité. Nous dénonçons enfin le gouvernement municipal, provincial et fédéral, tous responsables de cette lâche attaque contre notre organisation.

Il ne nous intimiderons pas et nous continuerons en employant tous nos efforts pour la construction d’un mouvement populaire combatif qui organise les opprimés de ce pays et leurs légitimes revendications.

No Pasarán !!!

À bas la répression contre ceux qui luttent !!!

Federação Anarquista Gaúcha, le 20 juin 2013

[1] Une des principales entreprises multimédia du pays.

Source : Sur A infos.

Brésil
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ZAD

23 Juin 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Ce samedi 22 juin au soir, la D281 [qui avait été fermée par les autorités
jeudi] a été rouverte par des opposant-e-s au projet d'aéroport.

Cette route doit rester circulante pour les raisons suivantes :

- les agriculteurs doivent accéder à leurs parcelles ;

- nous refusons que la ZAD soit enfermée et isolée par les autorités ;

- des automobilistes utilisent quotidiennement cette route.

L'aéroport ne se fera pas, il n'y donc pas de raison de condamner la
route, ni aujourd'hui, ni demain.

Des occupant-e-s, habitant-e-s, paysan-ne-s de la ZAD et des alentours.

Zone à défendre - http://zad.nadir.org/
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Sème ta ZAD

8 Avril 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Notre-Dame-des-Landes 13 avril

Sème ta ZAD Grande manif de mise en culture


        Depuis le 16 octobre, la résistance déterminée à l'opération d'expulsion de la Zone d'Aménagement Différée (ZAD) incarne un espoir : celui que nos vies, nos habitats, nos champs ne soient plus broyés par les logiques marchandes et par les visions stériles de l'aménagement du territoire. Plus de 200 comités locaux de solidarité ont fleuri ces derniers mois, et ici ou là, du bocage nantais aux autres zones à défendre, nous voulons de nouveau envisager des victoires.
        Le 17 novembre, nous avons montré que malgré l'invasion policière, ils ne pourraient pas vider la ZAD de ses habitant-e-s et que nous pouvions être 40 000 à revenir et reconstruire. Début janvier, une assemblée agricole lançait un appel à projets sur les terres de la ZAD expropriées par Vinci pour remettre en place les potagers détruits et les démultiplier avec l'arrivée de nouveaux et nouvelles paysan-ne-s. Vergers, blés, légumineuses, poules et potagers... une dizaine d'initiatives s'élaborent d'ores et déjà.
        Le début du mois d'avril sera un moment charnière : la fin de la « commission de dialogue » proposée par le gouvernement pour « mieux expliquer la nécessité de l'aéroport » signifiera le retour possible d'opérations d'expulsions de grande ampleur. En face, la dynamique d'occupation de la ZAD, relancée le 17 novembre dernier, se tourne à présent vers des projets agricoles destinés à s'implanter dans la durée. La remise en culture, en masse, des terres expropriées sera notre manière de tirer le trait sur un dialogue fantoche – et de célébrer les quelques mois passés à (re)construire, malgré l'incessante occupation militaire des routes du bocage. Cette manifestation sera aussi une manière de prendre de l'avance sur d'éventuels travaux en allant s'installer sur une partie des terres menacées à court terme.
         Cette manifestation sera le fruit de ce qui se compose progressivement entre des paysans et des occupant-e-s venu-e-s s'installer pour défendre la zone : défrichage et occupation des terres maraîchères du Sabot en mai 2011, défense de la ferme du Rosier puis de la Châtaigne à l'aide de plusieurs dizaines de tracteurs enchaînés en novembre, occupation in extremis avant sa destruction de la ferme de Bellevue fin  janvier...  Au-delà de ces quelques dates emblématiques, la régularité des assemblées agricoles ainsi que les complicités nouées au quotidien, aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade, ne cessent d’invalider les catégories fermées dont use le pouvoir pour qualifier et diviser les opposant-e-s au projet d’aéroport.
        Ce qui se joue aujourd'hui à Notre-Dame-des-Landes rappelle et renouvelle l'histoire dense de certains mouvements paysans locaux au cours des décennies passées : liens forts avec les grèves et mouvements de 68, actions directes face aux diktats de l'industrie, occupations de terre contre les « cumulards »...
        Forte de ce terreau, la manifestation du 13 avril, en écho à la journée mondiale des luttes paysannes en appelle à une communisation des terres et des pratiques. Nous entendons par là :
• Une forme de partage en porte à faux avec les grandes concentrations agricoles et les freins posés à l’accès au foncier pour les projets d'installation paysanne.
• L'entraide, la mutualisation de moyens, d'outils, mais aussi les possibilités d'installations collectives
• Un dialogue fécond entre savoir-faire agricole traditionnel et pratiques expérimentales, entre professionnel-le-s et paysan-ne-s hors-cadre.
• Des réflexions communes autour de la question alimentaire, sur une production autonome en rupture avec les logiques agro-industrielles, sur les liens possibles avec Nantes et ses habitant-e- s.
• La capacité de relier la question agricole à des formes de vie, d'habitat et à des luttes sociales.
        En pratique il s'agira, le 13 avril, de partir outils en mains en plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours et de converger sur la ZAD pour se redéployer en direction des différents projets et chantiers agricoles. Au programme et suivant les facteurs hydrométriques : plantation de vergers, de haies et de bosquets aromatiques, pose de ruches, défrichage, repiquage de semis, installation de structures (serres, cabanes à outils...), drainage des terrains, nettoyage des fossés, réparations des clôtures détruites durant les affrontements et balisage des chemins forestiers... Seront aussi prévus des foires aux semences, des expositions de variétés anciennes et aujourd'hui clandestines, des discussions et ateliers autour des pratiques agricoles – et en soirée, des fêtes, bals et banquets.
        Nous invitons donc à cette occasion tou-te-s les opposant-e-s au projet d'aéroport à se mobiliser. Venez fêter le retour du printemps et montrons-leur qu’ici comme ailleurs, nous ne voulons ni de leur aéroport ni du monde qui va avec. Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile, là est notre force.
(Une liste de besoins plus précis liés aux diverses installations sera transmise quelques semaines avant la manifestation)
En résumé :
• 10h rv. fourche en main pour plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours pour aller occuper les terres et commencer les chantiers
• À midi, chacun-e est invité à amener une tarte à partager.
• Le soir, bal et banquets
(plus d'infos pratiques, sur les rv, besoins matériels, l'accueil et autres à venir sur le site : https://  zad.nadir.org/semetazad   )
Pour tous contacts : semetazad@riseup.net

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Tunisie

30 Mars 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Appel Social Mondial 
Le peuple veut la chute du système

 

 

 

 

Libres et libertaires du monde,

 

Durant le mois de mars 2013 se tiendra en Tunisie le Forum Social Mondial. Nous considérons que l’approche réformiste et libérale de la bureaucratie organisatrice du Forum n’aboutira nullement à l’élaboration d’un projet révolutionnaire pour les peuples du monde. Bien que cet événement se présente comme l’occasion d’une rencontre entre des révolutionnaires venus de différents coins du monde, l’objectif ultime, la destruction du système capitaliste, ne sera pas à l’ordre du jour.

Ce forum va se dérouler dans une période où le monde est traversé par une vague de soulèvements et de mouvements sociaux. Grèves, sit-in, occupations et émeutes s’enchaînent et s’alternent. La colère transgresse les frontières de l’orient et de l’occident. Les États dits « « démocratiques » sont mis en cause autant que les pires des dictatures. De l’Espagne à l’Égypte et de la Grèce à la Tunisie, quel est donc le moteur de cet élan révolutionnaire dont la puissance menace les Etats du capitalisme ?

La crise économique n’étant plus le domaine des « experts » et autres analystes professionnels ; les politiciens en place, tout comme leurs opposants, avouent leur impuissance à mettre fin à l’intensification du chômage, de la précarité, de la sous-nutrition, des maladies, de la pollution…

Les discours médiatiques répétitifs ne sont qu’une multiplication d’appels à « prendre son mal en patience » pour attendre des solutions qui ne viendront pas. La même réalité perdure, les grandes crises du capitalisme perturbent ses mécanismes de propagation et d’envahissement du monde en ne laissant sur son passage que d’avantage de précarité et de ravages.

Les gouvernements changent, les élections se succèdent, l’accès au pouvoir se partage entre « gauche » et « droite », entre libéraux et « intégristes. Malgré l’importance des budgets dépensés, l’immensité des campagnes médiatiques faisant louanges des illusions de la « transition démocratique », des « libertés politiques » ou de « la liberté d’expression »… la désillusion s’installe.

Le Forum Social Mondial, soutenu et financé par les capitalistes et leurs appareils, n’est qu’une tentative de convaincre les victimes du système capitaliste que la raison foncière de la crise économique réside dans ce qu’ils appellent « le néo-libéralisme », « la mondialisation sauvage », « les spéculations financières » et l’aggravation de la dette, ne proposant comme unique alternative à l’exploitation et la précarité que la réforme d’un système qui est à la source de tous les maux.

 

Libertaires des peuples du monde,

 

Les damnés de la terre outrepassent le désastre de leur quotidien en se soulevant, en se révoltant et en s’insurgeant. Ils savent aujourd’hui que, dans leur union et leur détermination, ils libèrent leur existence, ainsi que celle des générations futures, de l’emprise du capitalisme.

Nous, damnés et révolutionnaires de cette terre, devons continuer l’insurrection pour la libération de nos existences de l’emprise du capitalisme meurtrier. Il n’y a pas de plus grande puissance que celle de notre union et de notre détermination à étouffer, jusqu’à la dernière étreinte, ce système qui nous a tant réprimé.

Nous boycottons ce Forum et nous nous y opposons non pas uniquement parce que nous n’avons rien à faire avec la bureaucratie associative et syndicale qui l’organise, y participe seule, tend à installer la collaboration colonialiste et la soumission sociale chère à la bourgeoisie, ses médias, sa médiocrité politicienne. Non, nous boycottons en priorité tout mouvement de réforme, qu’il se place à gauche ou à droite.

 

Nous sommes les alliés de la révolution sociale.

 

La crise s’accentuant et se faisant de plus en plus sentir, nous voyons naître aujourd’hui des mouvements de désobéissance généralisés, des soulèvements qui ne cessent de se propager. Ces différentes crises ont alimenté un mouvement révolutionnaire dans plusieurs pays, la Tunisie, l’Égypte, le Yémen, El Bahreïn… Et des mouvements sociaux aux formes inédites qui ont touché la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Islande et même le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

 

Libertaires des peuples du monde,

 

Cet appel est le nôtre. Il est celui des aliénés, chômeurs diplômés et sans diplômes, agriculteurs sans terres, des femmes sans-voix, des ouvriers exploités au fond de la mine polluante, tout ceux que prétendent représenter les bureaucrates du FSM après les avoir écartés de l’organisation des débats. Notre appel est celui des désobéissants et des révolutionnaires, celui d’autres mouvements sociaux s’opposant au système capitaliste et à l’autoritarisme des États.

 

Politiciens, médias et idéologies …

 

Les marchands d’illusions et de peurs couverts de leurs tenues réformistes comme s’opposant au capitalisme ne sont que partie prenante de ce même système établi. Il suffit de voir les composantes de ce Forum ainsi que ses directions bureaucratiques et ses communiqués pour se rendre compte que jamais le fond, l’essence du système capitaliste n’est attaquée et que ce Forum n’est qu’une énième tentative réformiste dont l’ultime objectif est de canaliser la colère des milliards d’individus s’étant insurgés contre la faim, la pauvreté et la précarité en ne criant qu’un slogan unique :

 

“Le peuple veut la chute du système”

 

Tel est le cri résonnant dont l’écho s’est fait entendre de la Place Tahrir à Wall Street, d’Athènes à Tunis et de Barcelone au Bahreïn et pour qu’il ne demeure pas qu’un simple slogan creux dont se parent les forces les plus rétrogrades, il nous faudrait désormais désigner les choses par leurs noms propres :

 

“Le peuple veut la chute du capitalisme”

 

Le capitalisme étant le système, tel ou tel autre président, tel ou tel autre parti politique, tel ou tel autre roi ne sont que des pions temporaires, les dociles exécutants de ses mécanismes, peu importe les formes de gouvernement qu’il adopte.

 

Libertaires des peuples du monde,

 

Les forces médiatiques du capitalisme mondial dépensent des milliards à véhiculer l’idée illusoire des transitions démocratiques. Elles s’interposent ainsi à toute expérience et toute tentative autogestionnaire des travailleurs dans la gestion de leurs ressources, ces derniers se présentant comme la plus grande menace pour leurs intérêts.

Aujourd’hui, notre émancipation peut se réaliser dans la constitution de fronts révolutionnaires, dans la coordination de nos forces d’actions, dans notre combat effectif contre le système capitaliste mondial. Nous voulons que s’opère une transformation réelle dans nos sociétés, et qu’elle soit basée sur l’autogestion des ressources.

Nous appelons toutes les forces révolutionnaires, les mouvements et les organisations de lutte contre le capitalisme, à travailler à l’union internationale contre les États pseudo démocratiques ou dictatoriaux, que leur loi soit civile ou religieuse, que leurs partis au pouvoir soit conservateurs ou libéraux.

La crise, c’est le capitalisme. Abolir le système, c’est abolir le capitalisme.

 

Instances d’action revolutionnaire / Mouvement Désobéissance

Mail : contact.appelSM@gmail.com

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Andalousie

29 Mars 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

 Andalousie : reportage sur marinaleda (et somonte)
                           à télécharger là : http://www.dailymotion.com/video/xyfzwl_carnets-d-utopies-n-2-de-m-mompontet-version-longue-inedite_news#.UVQk5LJlU_B
manrinela.png
      

    


                       
 
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5 caméras brisées

12 Mars 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Merci de faire tourner cette info sur vos réseaux mails et réseaux sociaux

 

Film/débat « 5 caméras brisées » du Palestinien Emad Burnat et de l’Israélien Guy Davidi,

Un film remarquable nommé aux Oscars, catégorie meilleur documentaire,

Le vendredi 15 mars à 20h30 à Byans-sur-Doubs

 

Dans le cadre du Festival Diversité, organisé par le Centre Image du Pays de Montbéliard, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS Besançon Phalestine Amitié) animera le débat qui suivra le film, projeté en partenariat avec  le réseau Ecran Mobile de la Ligue de l’Enseignement.

Un habitant du village de Bi’ilin en Palestine occupée filme le quotidien de la lutte des villageois contre la construction du mur israélien d’annexion, qui les sépare de leurs terres. La lutte des habitants de Bi’ilin s’est faite connaître dans le monde entier comme un symbole de la résistance populaire non violente palestinienne contre l’occupation. Elle reçoit le soutien de militants anti colonialistes israéliens ainsi que de militants internationaux et Bi’ilin est devenu le cadre d’une conférence internationale annuelle de la résistance populaire.

 

  cameras-brisees.jpg

 

 

Le Monde libertaire est partenaire officiel du film "Cinq caméras brisées", un documentaire sur les luttes d'un village palestinien contre le mur imposé par l'armée d'Israël, qui sort en salles de cinéma le 20 février.

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Bulgarie

7 Mars 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Le peuple est mécontent en Bulgarie et se mobilise...
Soulèvements et débarquement du gouvernement.
En décembre 2012, la Slovénie avait déjà donné le ton.
ci-dessous quelques articles 
 
Bulgarie
- (en) Témoignage d’un anarchiste fédéré de Bulgarie à propos du mouvement social en cours : https://juralib.noblogs.org/2013/02/25/temoignage-dun-anarchiste-federe-de-bulgarie-a-propos-du-mouvement-social-en-cours/
- (fr) : Témoignage d’un membre de la Fédération anarchiste de Bulgarie (FAB) au sujet de la protestation sociale dans le pays : http://www.federation-anarchiste.org/spip.php?article1129
- En Bulgarie, la crise sociale entraîne des élections anticipées : http://www.euractiv.fr/institutions/des-elections-anticipees-organisees-en-bulgarie-18282.html
- In Bulgaria, Rallies Show Anger Over Poverty, Corruption  : http://www.rferl.org/content/bulgaria-rallies-corruption-poverty/24918012.html
- la mobilisation ne faiblit pas, vers un gouvernement provisoire ? http://balkans.courriers.info/article21943.html
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