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Articles avec #groupe proudhon - fa tag

Je boycotte

5 Avril 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Je boycotte les bureaucrates sanglants de Pékin qui tuent, dans la région autonome du Tibet et en Chine, pour garder la main sur le chrome, le cuivre et l'uranium tibétains, pour contrôler au Tibet le plus grand réservoir d'eau potable d'Asie, pour éviter que les régions chinoises ne fassent sécession comme celles de l'ex-URSS, et pour maintenir leur pouvoir de classe sur une immense main-d'oeuvre louée à bas prix au capitalisme mondial.

Je boycotte les ordures d'État, en France et ailleurs, qui les soutiennent, les excusent ou les ménagent en espérant - les crétins ! - « conquérir un nouveau marché »

la suite sur :http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=218

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Les coups de matraques ne nous feront pas taire !

13 Mars 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Les coups de matraques ne nous feront pas taire !

Un militant de la Fédération Anarchiste - Strasbourg a un traumatisme
crânien suite aux violences policières du samedi 8 mars place Broglie.

Face aux anti-IVG, un contre-rassemblement avait eu lieu rassemblant
militants antifascistes et féministes.
Suite à une provocation d'un militant d'extrême-droite un "petit
accrochage" (DNA du 9 mars) avait eu lieu entraînant une intervention
démesurée de la police, à coup de matraques.

Outre les nombreuses contusions sur les jambes, suite à un coup de
matraque sur la tête, notre compagnon a un traumatisme crânien constaté
aujourd'hui par un médecin.
Il est évident que de tels agissements sont inacceptables et doivent
cesser. On peut se demander quelles étaient les motivations des "forces
de l'ordre" ce jour-là... Motivations politiques ou manque d'action ?

La Fédération Anarchiste - Strasbourg continuera sans relâche à défendre
les droits des femmes, notamment face à l'extrême droite, ainsi que
l'intégrité de ses militants.


Fédération Anarchiste - Strasbourg
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Elections municipales

7 Mars 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

ABSTENTION-20BLOG-copie-1.jpg
Exploité, lève la tête et bats-toi !

C’est reparti pour un tour ! Revoilà toutes les ordures de la création, arrivistes et opportunistes, prêts à promettre à tous les coins de rue tout et son contraire pour s’installer dans les sièges moelleux des mairies et, dans notre intérêt, nous rançonner pendant six ans. Un bulletin-somnifère, et ils espèrent que nous dormirons tranquille le temps de leurs saloperies…

Maintenant, dehors !

Ça y est, c’est officiel : la justice dans ce pays, tout du moins ses présupposés de base, n’existe plus. Avec la rétention de sûreté, Dati réinvente la lettre de cachet, si chère aux souverains absolus d’il y a deux siècles. Tout homme est présumé potentiellement coupable et enfermé sur simple décision d’un « comité d’experts ».

Certes le conseil constitutionnel, instance progressiste s’il en est, avait empêché la quasi-rétroactivité de la loi. SarkoNazy, qui dans son discours flirte de plus en plus avec ce que la planète a porté de plus immonde en termes d’idéologie, leur a répondu : « il ne faut pas laisser les monstres en liberté ».

Il n’y a plus à hésiter : le seul pays où un tel mécanisme a été mis en place est l’Allemagne nazie, avec un décret signé Hitler lui-même, et la seule période où la rétroactivité a été appliquée en France depuis des siècles, c’est Vichy.

Chaque semaine, c’est la bêtise combinée à la débilité profonde de ce président qui se montre ; chaque semaine, la dangerosité de ce nanti, arriviste, entouré de sa clique de réactionnaires, les Dati, les Hortefeux, les Alliot-Marie, se fait de plus évident.

Et pendant que tout ce beau monde se presse autour des urnes pour savoir qui partagera le gâteau des villes, promettant à tour de bras à peu près tout et n’importe quoi pour récolter quelques petits papiers dans l’urne, la roue de l’oppression, de l’exploitation et de la répression continue de tourner.

Et malheureusement, nous nous répétons, mais depuis des décennies que l’élection existe, si elles pouvaient y changer quoi que ce soit, ça se saurait :

Être gouverné, c'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale !

Rien n’a changé depuis 1851, où plutôt voilà le retour vers le passé que l’on nous prépare. Ces bons bourgeois pleins aux as et leurs copains milliardaires, non contents de pressurer le monde pour gonfler leur portefeuille, non contents de nous imposer des vies de chien, des cadences infernales, un travail la peur du licenciement chevillée au ventre, nous promettent en plus la matraque ou la morale.

Et que l’on n’aille pas se plaindre, ou résister. La prison, la prison, la prison, c’est désormais leur seul mot d’ordre.

En prison pour un quignon de pain ! En prison pour délit de race ! En prison pour délit d’opinion ! En prison pour révolte, en prison pour rien, en prison parce que ça plaît à un juge, à un flic ! Comparutions immédiates, peines planchers, peine de récidive, et maintenant, présomption de culpabilité future, c’est le règne de l’arbitraire qui commence.

Ils sèment la misère, le désarroi, la peur partout où ils passent ! Ils sont les faiseurs de guerre, les défaiseurs de familles, les briseurs de vie ! Ils organisent le chômage, la vie chère, la faim, la précarité, ils les comptent, ils les pèsent, ils les jugent « acceptables » ! Ils nous saignent aux quatre veines pour jouer le monde aux dés pipés de la bourse.

Monstrueux, ceux qui mettent l’Afrique à feu et à sang pour leurs intérêts, et qui y déportent ceux qui veulent en fuir !

Monstrueux, ceux qui exploitent pour des salaires de misère et qui mettent en prison pour vol de nourriture !

Monstrueux, ceux qui multiplient les voyous en uniformes et qui les autorisent à toutes les exactions, couverts par les juges !

Monstrueux, ces nantis qui jouent tous les matins avec des milliers de fois nos salaires, et qui licencient à tour de bras à la moindre bourde !

Ce sont eux les dangers publics, les bêtes assoiffées de pouvoir et prêtes à licencier, pressurer, exploiter, affamer sans vergogne, puis matraquer, arrêter, juger, emprisonner tous les déviants.

Les Monstres, ce sont eux ! Les Sarkozy, les Dati, les Hortefeux, toute cette clique sortie des entrailles de l’idéologie la plus sombre, voilà les dangers publics, les monstres

Et les élections n’y changeront rien : elles ne sont qu’un nouvel écrin pour cette classe d’ordures. Nous réclamons dès maintenant : dehors, cette lie, cette vermine qui nous gouverne ! Dehors cette clique à vomir qui nous abêtit de ses lois et de ses matraques !

Hors des urnes, par le combat, foutons les dehors !

Lorsqu’un gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est le plus sacré des droits et le plus impérieux des devoirs

Source: Groupe Claaaaaash de la Fédération Anarchiste 
Collectif Libertaire Anticapitaliste Antireligieux Antifasciste Antiautoritaire Antiraciste Antirévisonniste antiSexiste et antiHomophobe
groupe-claaaaaash@federation-anarchiste.org http://claaaaaash.over-blog.org

 

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Pérou

19 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Pérou - Aide urgente après le séisme. Appel des anarchistes
by Qhispikay Llaqta Sunday, Aug 19 2007, 12:27pm

Aide pour Ica

Le tremblement de terre qui a frappé le Pérou a laissé des villes en ruines. Les anarchistes du Groupe « Qhispikay Llaqta » appellent les libertaires et quiconque se sent concerné à organiser l’aide pour la région touchée par le séisme.

Les militants du Grupo « Qhispikay Llaqta » ont appelé les libertaires, les amis et quiconque se sent concerné à se rassembler dimanche 19 août place Francia, à Lima, pour organiser l’aide pour la région touchée par le séisme.

APPEL A L’AIDE POUR ICA

« Camarades et amis, tout le monde connaît déjà le désastre qui a frappé nos soeurs et frères du sud du pays (Ica, Chincha, Pisco), à côté des régions montagneuses de Huancavelica, Ayacucho, Ica, et du sud de Lima. A cause de cette catastrophe, et indépendamment des différences personnnelles, le moment est venu de s’unir et d’être solidaire, non seulement en mots mais aussi en actes », ont déclaré les anarchistes du Grupo « Qhispikay Llaqta » (Groupe « La liberté du peuple »)

Ces camarades ont demandé aux libertaires ainsi qu’aux amis d’apporter :
- des couvertures
- des vêtements en bon état
- des denrées alimentaires non-périssables
- de l’eau
- des manteaux
- des tentes
- et tout ce qui peut être utile en pareille circonstance.

« La ville d’Ica est aussi celle des camarades du collectif « Ica No Pasiva », bien que pour le monent nous n’ayons pas de nouvelles d’eux. Tous les dons seront envoyés à Ica par les moyens mis en place par une commission du Movimiento Nacional de Nats [1] Organizados del Perú (MNNATSOP - National Movement of Organized Child and Teenage Workers of Peru) qui a une branche dans l’Avenida Arequipa. Cette organisation de jeunes travailleurs est dignes de confiance depuis que nous connaissons son travail. Nous avons déjà eu précédemment des contacts avec eux. Il est également possible que certains d’entre nous prennent part à la commission », ont expliqué les libertaires du Grupo « Qhispikay Llaqta » avant d’en appeler à la solidarité : « Aidons les femmes, les hommes, les personnes âgées et les enfants ainsi que les camarades qui vivent dans la région d’Ica, qui n’ont rien. Tandis qu’aujourd’hui nous sommes dans nos familles, beaucoup de ces personnes n’ont ni famille ni maison où se loger. Nous ne pouvons pas rester indifférents. »

PLUS D’INFOS :
Vous pouvez obtenir plus d’informations, en vous adressant aux camarades péruviens.
grupo_qhislla@yahoo.es
grupoqhislla@gmail.com

« A voix autre » vous tiendra informés des moyens de soutenir les libertaires du Pérou dans leur démarche.

Source :
http://peru.indymedia.org/news/2007/08/34545.php

[Traduction en anglais par FdCA-Relations Internationales]
[Traduction en français par « A voix autre » avoixautre@no-log.org]

 

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Hiroshima

6 Août 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Le 6 août 1945, à Hiroshima (Japon), le feu nucléaire de la première bombe A, larguée par les "libérateurs" américains sur la ville provoque 140 000 victimes civiles. Albert Camus dans le journal "Combat" du 8 août déclare "La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie".
Le lendemain 9 août, une deuxième bombe sera largée sur la ville de Nagasaki, elle fera 70 000 victimes.

Source: Ephéméride Anarchiste

http://ytak.club.fr/index.html

 

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Abstention

25 Avril 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Construire l’unité des libertaires et plus largement des révolutionnaires 

 En cette période électorale, les anarchistes, comme tous les militants sociaux, se posent des questions sur la situation politique et sociale. Nous voyons tous les pouvoirs médiatiques se mettre en ordre de bataille et donner le ton de la campagne. A nous d’analyser et de nous donner des perspectives de lutte.

Il y a 5 ans. En 2002, l’arrivée de Le Pen a 2e tour avait suscité les manifestations spontanées de la jeunesse d’abord et de la plupart des citoyens au point d’amener le « peuple de gauche » a voté Chirac (et même certains libertaires se sont laissés prendre par la fièvre émotionnelle). Mais ceci est presque un épiphénomène de la mobilisation anti-raciste car la réalité des choses ce furent les manifestations, les collectifs, les campements, les multiples initiatives populaires afin de se rencontrer, discuter, commencer à établir une résistance concrète et conviviale face au délire sécuritaire dans lequel on voulait nous enfermer, délire dans lequel chacun est l’ennemi de l’autre. Le point d’orgue fut le 1er Mai, journée de lutte de tous les opprimés. Puis les élections sont passées. Le Pen a été battu et la droite a pu mener sa politique de régression sociale sans que les résistances ne persistent. Dur ! Les urnes, cercueil de nos espoirs !

En 2003, les profs sont en lutte ininterrompue pendant plusieurs mois mais perdent face à l’arrogance de l’Etat. De leur côté, les libertaires s’organisent et réussissent à s’unir contre les puissants lors du contre sommet du G8. L’heure est à l’unité, à la convergence des luttes. Ce sera le Larzac et Bové déjà, le Forum Social Mondial et le Forum Social Libertaire à Paris, les manifestations anti-nucléaire …Puis plus rien.

En 2005, les jeunes se battent contre les réformes de l’éducation. Plusieurs mois de grève encore qui se soldent par une défaite face à la répression féroce de l’Etat. Pendant ce temps, les médias nous préparent au référendum sur la constitution européenne et à voter oui, comme nous y enjoignent les partis du pouvoir. Ce sera la victoire du NON. Là encore, ce seront les multiples collectifs citoyens qui se réunissent dans les bars, dans les salles communales, dans la rue (avec les manifestations du 1er mai notamment) qui gagneront face à la mainmise médiatique. Puis, le vote passe, la dynamique retombe et la politique de régression sociale reste la même. Les urnes, cercueils de nos illusions !

Les collectifs et les individus continuent leur lutte sur la défense des services publics, la laïcité, etc.… Et puis, il y a les émeutes de novembre, suite à la mort de 2 jeunes et face à la violence policière, face au déni et au mensonge médiatique. Les jeunes affrontent la police et font éclater le consensus mou en posant la question de la violence.

En 2006, les jeunes (et les moins jeunes) repartent au combat, cette fois contre le projet de CPE (contrat de précarité et d’exploitation). Enfin, la lutte est couronnée par une victoire, limitée certes, mais réelle. Mais l’Etat se vengera par la répression et les procès.

Pour le mouvement ouvrier, c’est la commémoration des 100 ans de la charte d’Amiens qui institue l’indépendance syndicale, la nécessité de la lutte économique et l’unité de classe face à l’oppression capitaliste. Nous en sommes loin.

Au niveau international, des luttes se mènent aussi au niveau de l’éducation : au Chili, au Mexique. Là, la répression policière est telle que les profs et les habitants entrent en rébellion et créent une Assemblée Populaire afin de s’opposer aux institutions étatiques. Au niveau électoral, c’est la victoire des partis de gauche (Venezuela, Bolivie, etc.).

 Et maintenant. Nous voyons à travers ce bref rappel des luttes que les scrutins sont toujours venus casser les dynamiques populaires et de lutte. Prenons le cas des Collectifs Anti-Libéraux. Cette dynamique populaire n’a réussi qu’à s’échouer sur les rives du mirage électoral avec des dissensions internes telles qu’il ne reste plus rien que des luttes d’appareil : le PC, les trotskystes et les nouveaux gauchistes. Quelle restriction du pouvoir de changer les choses ! A vouloir s’en remettre aux leaders plus ou moins autoproclamés, on casse les espoirs d’un peuple qui se reprenait à croire qu’un autre monde est possible.

Ce slogan nous renvoie aux groupes Attac qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Né d’une volonté de combattre les effets néfastes du capitalisme (comme si le capitalisme n’était pas néfaste en lui-même), Attac avait réussi à réunir et faire se rencontrer des personnes éloignées du militantisme traditionnel, dégoûtées des batailles d’appareil. Et puis, il y eu les tentations électorales. Et puis, il y eu les volontés de prise de pouvoir, les luttes intestines.

Le bilan n’est guère réjouissant. Que ce soit du côté des collectifs « de gauche » mais aussi des libertaires, les élans unitaires n’ont pas réussi à s’inscrire dans le temps et à infléchir les politiques de casse des droits sociaux et des libertés individuelles.

En cas de victoire électorale d’un parti fasciste, quels sont nos moyens d’action, quels sont nos réseaux pour organiser la résistance ? En cas de face à face entre la droite et l’extrême droite, que fera le « peuple » de gauche ? Voter Sarkopen ou Le Penzy ?

J’ai pour ma part une grande confiance dans les capacités de lutte et de résistance de la jeunesse. Et si le 2e tour se passe entre la gauche et le FN que feront les électeurs de droite ? Ces questions n’ont peut-être que peu d’importance. En tous cas, elles n’en auraient pas si nous avions la force de riposter aux attaques patronales et d’opposer nos valeurs de solidarité et de justice, et surtout si les volontés émancipatrices ne se taisaient pas aux appels des urnes.

Les urnes, cercueils de nos espoirs.

Fred – gr Proudhon FA (Besançon)

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Bonne année 2007

1 Janvier 2007 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Non seulement c'était un collabo de la police politique communiste et en plus il fait de la propagande anarchiste!!!

Stanislaw Wielgus ex primat de Pologne

Bonne année sans dieu et sans maître

 

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Historique du groupe Proudhon FA

28 Septembre 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

EN GUISE D'HISTORIQUE

C'est dans le Monde libertaire de septembre 1972 qu'apparaît la référence à la création d'une liaison de la Fédération anarchiste à Besançon. En décembre 1972, est annoncée la formation d'un groupe qui, en décembre 1973, prend le nom de groupe bisontin pour devenir, en mai 1974, groupe Proudhon. L'actuel groupe Proudhon, avec des périodes plus ou moins actives, a donc actuellement la bonne trentaine et il court allègrement vers la quarantaine. L'activité du groupe est à l'image de l'ensemble des groupes militants et ses activités vont de la vente du Monde libertaire aux collages d'affiches, distributions de tracts, manifestations, participations à divers collectifs, soutiens aux luttes, travail de quartier, réunions publiques, organisations de concerts, etc. Le groupe Proudhon a également connu plusieurs locaux avec des périodes sans lieu public. Il est cependant toujours resté fidèle au quartier Battant avec des locaux aux 53, 97 puis 77 rue Battant, avant de s'installer place Marulaz en mai 2000 avec l'ouverture de la librairie l'Autodidacte devenue depuis lautodidacte.org pour des problèmes de nom déposé. Nous allons maintenant essayer de faire un bilan succinct des diverses activités du groupe :

Réunions publiques :
Les intervenants aux nombreuses réunions publiques organisées par le groupe sont le reflet des diverses générations de militants qu'a connues le mouvement anarchiste. Les premières réunions ont été animées par les militants de la première heure de la FA, Maurice Joyeux et Maurice Laisant. Il y eut ensuite la génération suivante avec des militants comme Jacky Toublet, Yves Peyraut et depuis quelques années la génération actuelle qui laissera sa place à une suivante. Citons donc des réunions publiques avec : Maurice Joyeux, Maurice Laisant, Robert Jospin, Jacky Toublet, Yves Peyraut, René Berthier, Elisabeth Claude, Thyde Rosell, Hélène Hernandez, Wally Rosell, Gaetano Manfredonia, Philippe Pelletier, Hugues Lenoir, Jacques Lesage de la Haye, Jean-Pierre Garnier, Gérard Lorne, Benoist Rey, Mathieu Ferré, Charly Bauer, Serge Livrozet, Abel Paz, Murray Bookchin, Jean-Pierre Duteuil, Daniel Cohn-Bendit etc. plus les intervenants à la librairie lautodidacte.org qui sont répertoriés dans la rubrique Archives du site et en tenant compte des oublis que nous essayerons de réparer au fur et à mesure. Les sujets de ces réunions ont bien sûr été très divers, liés à l'histoire, à l'actualité, à des problèmes de société (travail, prison, sexualité etc.), au soutien à des luttes en cours, à des sujets internationaux etc.

Les concerts :
Le premier concert du groupe a eu lieu fin 1975 avec comme invité Serge Utge Royo. Il eut lieu salle Battant après une réunion publique organisée avec des militants espagnols de la CNT récemment réapparue sur la place publique après la mort de Franco. En juin 1976, concert au théâtre avec Claire et Hubert Félix Thiéfaine. En mai 1981, c'est un groupe suisse, Aristide Padygros, qui fut notre invité. L'affiche représentait Broutchoux accroché à un lampadaire. La légende de l'affiche était « Ils ont voté et puis après ». On collait justement le soir de l'électiion de François Mitterrand. Prémonitoire ! En mai 1982, c'était Léo Ferré qui était notre invité. En 1983, nous avons invité Font et Val avec en première partie Alain Aurenche au printemps et Serge Utge Royo en juin. En 1984, c'était au tour de Bernard Lavilliers de chanter pour nous au Palais des sports. En juin 1985, à l'occasion du journée antiraciste, nous avons organisé un concert qui dura une partie de la nuit avec Michel Buzon, Pascal Mathieu, Hédris Londo, Louis Arti et Nawari. En mai 1994, pour clôre une semaine libertaire, nouveau concert avec Pascal Mathieu, Michel Buzon, Boris Mégot, Guy Pothier et Tristan Léa. Tristan Léa qui rechantera pour notre groupe à bien d'autres occasions : un premier mai, en juin 2001 et, dernier concert en date du groupe Proudhon, lors d'un concert en hommage à Léo Ferré, le 1er mars 2002, avec Michel Buzon, Guy Pothier et Alain Aurenche. On peut aussi ajouter à cette rubrique les deux passages de Louis Arti à la librairie Lautodidacte.org.

Semaines libertaires :
Le groupe a également tenté le principe de la semaine libertaire avec une conférence chaque soir de la semaine. Première tentative en 1983, avec entre autres intervenants, Yves Frémion. La tentative suivante se situe en 1994.

Manifestations et 1er Mai :
Outre la participation à un tas de manifestations sur les sujets les plus divers, le groupe Proudhon a également été à l'initiative d'appels à manifester, contre les venues de Le Pen ou de Mégret à plusieurs reprises, contre la guerre en ex-Yougoslavie. Le dernier appel de ce type remonte au mois de décembre 2004, avec un rassemblement pour le retrait des troupes françaises de Côte d'Ivoire avec la CNT, Lutte ouvrière et la Ligue révolutionnaire. Nous appelons également, depuis 1995, avec la CNT à manifester le 1er mai. Cette tradition s'était en partie perdue à Besançon et notre initiative à inciter les syndicats et partis de gauche à s'y coller à nouveau. Après la manifestation, nous organisons un repas, qui est devenu une quasi institution et qui se déroule maintenant place Marulaz, depuis que la librairie est ouverte.

Edition et presse :
Le groupe Proudhon s'est également essayé à l'édition. Deux brochures à son actif (Sur Francisco Ferrer et un texte d'Elisée Reclus intitulé l'anarchie et l'église) et un livre (Les syndicats ouvriers et la révolution sociale de Pierre Besnard). Nous publions également un périodique, Drapeau noir qui a connu un première période, édité à 5000 exemplaires et distribué. La période actuelle en est au numéro 28, a un tirage beaucoup plus modeste et vaut un euro. (voir sur le site où la plupart des numéros sont consultables.

Vie du mouvement :
Le groupe Proudhon est également impliqué dans la vie du mouvement anarchiste, c'est ce qui l'a amené à organiser à Besançon 4 congrès nationaux à ce jour (1976 - 1983 - 2001 - 2003) et un congrès de l'Internationale des fédérations anarchistes (2004).

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services publics

10 Mai 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

C’est quoi les services publics ?

La notion de service public peut être étendue à volonté.
La première chose qui nous vient à l’esprit en parlant des services publics, ce sont la poste, les transports, l’école, l’énergie…Bref toute chose utile. Mais c’est oublier que les services publics ce sont aussi les prisons, l’armée, la police, la justice - ce que l’on nomme les fonctions régaliennes de l’Etat.

Une définition minimaliste tendrait à dire que les services publics sont les emplois occupés par des fonctionnaires. Alors peut-il exister des services publics sans fonctionnaire ? Si l’on regarde la société actuelle, on est obligé de répondre que oui. Le nombre de fonctionnaires ne cesse de baisser. Ils / elles sont remplacé.e.s par des vacataires, des contractuel.le.s ou pas remplacé.e.s du tout. Mais au rythme où vont les suppressions de poste, les privatisations, les restrictions budgétaires pourra-t-on encore longtemps parler de service public ?

La notion de services publics varie avec ce que l’Etat veut y inclure. Lorsque l’Etat produisait des voitures, c’était des services publics. Lorsque l’Etat était banquier, c’était des services publics (avec le Crédit Lyonnais dont nous payons toujours la note au profit du secteur privé).


Les services publics sont à nous. 
  

Les services publics sont payés par nos impôts ; et qui dit réduction des impôts pour les riches, dit moins de services publics pour la collectivité. Nous (avec notre argent) payons les infrastructures, les investissements de départ, l’entretien et l’Etat vend notre bien à des compagnies privées qui bénéficient d’un réseau (chemin de fer, routes, télécommunication) payé par l’ensemble de la collectivité. En cas de pépin, les entreprises privées pourront toujours demandées à l’Etat de payer la note avec nos impôts. C’est la privatisation des profits et la collectivisation des pertes. Voilà comment fonctionne le capitalisme. En plus de cela, nous devons payer une deuxième fois pour l’utilisation de ses services et l’Etat, lors des privatisations, nous revend une troisième fois des biens qui ne lui appartiennent pas.

Etant payés par nos impôts, nous devrions avoir notre mot à dire sur l’utilisation de notre argent. Pourquoi se doter d’une police municipale ? Pourquoi ne pas plutôt faire en sorte que les transports soient gratuits ? Pourquoi payer une armée destinée à tuer ? Pourquoi ne pas plutôt développer l’accès aux soins ?

Pour être égalitaires, les services publics doivent être gratuits.
Les services publics ont une définition juridique. Ils doivent garantir la continuité et l’égalité d’accès. On le voit lors des coupures d’électricité en cas d’intempéries. EDF met tout en œuvre pour ramener le courant et, quel que soit le lieu où l’on habite, nous bénéficions des mêmes avantages. Pourtant, nous savons bien que des gens ont des coupures d’électricité parce qu’ils / elles ne peuvent pas payer leur facture. Nous savons bien que l’accès aux transports publics est limité par le prix du billet. Nous savons bien que des gens ne peuvent pas se soigner convenablement, se loger décemment. Les anarchistes sont les seul.e.s à défendre la gratuité des services publics afin que l’égalité soit véritable.

Pour prendre le cas des transports, globalement, le prix des tickets ne couvre que le tiers des frais de fonctionnement. Si l’on enlève le prix et l’entretien des machines, le prix de l’impression des tickets, les contrôleurs etc. On arrive à équilibrer les budgets. Question de choix politiques !

Définir les services publics, le bien commun, le collectif. 

Aujourd’hui, on nous parle de rentabilité, de compétitivité, de privatisation, d’ouverture du capital, comme si les services publics devaient être rentables. Et d’ailleurs, c’est quoi la rentabilité ? Le fait qu’il n’y ait aucun accident de train fait partie du bien être collectif. On pourrait baisser le prix des transports en sacrifiant la sécurité. On pourrait voyager moins cher mais plus dangereusement (voir l’exemple de la Grande Bretagne). On peut privatiser l’énergie électrique et subir des pannes monstres, des lock out comme en Amérique et en Italie. En plus, les tarifs ne seraient pas plus accessibles quand on voit les accords que passent entre elles les compagnies privées afin de maintenir leurs gains financiers. Prenons le cas de l’Internet. De multiples compagnies privées se développent en cassant les prix mais n’ont pas les moyens d’assurer les services au client. Certaines compagnies disparaissent. D’autres cafouillent. Et tout le monde perd, enfin pas les gros actionnaires qui jouent avec l’argent comme ils jouent avec nos vies.

C’est dans les années 90 que des théoriciens « socialistes » ont défini que l’on était passé d’une période agricole à une période industrielle et que désormais nous vivions à l’heure des services. Il fallait donc tirer des profits de la vente de services, notamment les services à la personne. Ce qui s’effectuait dans la solidarité sociale (s’occuper des vieux, des malades, rendre service, garder les gosses) s’effectuera désormais par le biais du salariat. Et l’on voit bien toutes les mesures prises avec les différents chèques emploi services. Ce qui était un service devient un marché.

La bataille du vocabulaire a colonisé nos esprits au point de ne plus pouvoir penser le collectif comme un partage solidaire (en fonction des besoins de chacun.e). Nous croyons pouvoir choisir et assurer individuellement notre parcours de vie (assurance maladie, chômage etc. grâce à des mutuelles privées). C’est sans tenir compte de la réalité sociale qui nous place tous et toutes face à des risques non prévus. Et c’est surtout sans tenir compte de la vie des plus faibles, des plus précaires qui ne bénéficieront d’aucun choix et devront crever ou attendre la générosité, que les sectes religieuses s’empresseront de répandre en échange de leur foi.

Défendre les services publics et s’organiser.
Les manifestations de défense du service public restent importantes. Ce fut le cas à Guéret (en Creuse) mais aussi lors du référendum sur la constitution européenne, lors des mobilisations contre la directive Bolkenstein, etc. Les collectifs du Non se sont souvent transformés en collectif de défense des services publics. Il faut dire que ces militant.e.s sont souvent issu.e.s de la petite bourgeoisie, des fonctionnaires. Ils / elles sont impliqué.e.s dans les mouvements sociaux de type Attac, dans les mouvements alter-mondialistes. L’analyse de la situation peut nous être commune. Restent les moyens et perspectives que l’on se donne.

Nous pouvons donc, à partir de ces individus, créer des comités de travail afin de se réapproprier la gestion des services publics. Ces comités peuvent se coupler avec des comités de citoyen.ne.s, d’usager.e.s de ses services. Nous associerons alors une organisation d’industrie (les lieux de travail) et une organisation géographique (les localités : quartiers, villes et campagnes).


La défense des services publics, tout comme l’industrie en général, ne doit pas passer à côté du débat sur l’utilité sociale. Vaut-il mieux construire des TGV pour les patrons des grandes villes ou maintenir des lignes régionales ? Vaut-il mieux construire des autoroutes ou développer le ferroutage ? Vaut-il mieux avoir des centrales nucléaires ou des éoliennes ?

De même, nous avons vu que la notion de service public pouvait s’étendre à l’infini.

Si nous prenons une définition large : les services publics sont des biens collectifs qui se basent sur la solidarité et l’égalité et permettent d’accroître le bien être individuel et collectif, nous pouvons y inclure la santé, l’éducation, le transport, l’énergie mais aussi le logement, la culture, etc. Toute chose devant être gérée de la façon énoncée plus haut : organisation des travailleurs (syndicats, conseils ou comités) et organisation des citoyens (comités, associations ou collectifs).

 

Fred – gr Proudhon FA (Besançon)

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