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Articles avec #groupe proudhon - fa tag

La grève du 29 janvier ne doit pas rester sans lendemain !

26 Janvier 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA


La grève du 29 janvier ne doit pas rester sans lendemain !

 

Appel à cesser le travail, à manifester et à reconduire la grève.

Si elle n’est pas suivie de reconductions, la grève du 29 janvier ne règlera pas les problèmes. Le mouvement social saura-t-il prendre l’avantage ?

La grève du 29 janvier ne doit pas rester sans lendemain !

Les appels à cesser le travail se multiplient et il est fort probable que la journée de grève du 29 janvier sera massivement suivie, tant dans la fonction publique que dans le secteur privé. Cependant, la façon dont cette journée est calibrée la fait entrer dans ce qu’un ancien premier ministre de Chirac avait appelé la « nécessaire respiration sociale ». Autrement dit, le pouvoir délègue aux organisations syndicales la charge de soulever la soupape pour que tout revienne à la normale une fois la pression retombée. Le procédé est d’une redoutable efficacité et fonctionne à merveille depuis longtemps... Seulement, ce 29 janvier s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu pour ceux qui ne vivent que de leur force de travail : le recours au chômage partiel est en passe de devenir la règle, sur une base de 1000 heures désormais autorisées, le chômage s’emballe, et les statistiques sont impuissantes à maquiller sa progression, les suppressions de postes et de lits font des hôpitaux des endroits dangereux , la répression d’Etat frappe tous ceux qui luttent, bref, l’insécurité sociale règne en maître absolu...

Conscient que le danger d’un embrasement général n’est pas à écarter, le pouvoir joue pleinement son rôle de gendarme du capitalisme : il manie la carotte et le bâton. D’un côté, il temporise face aux lycéens, de l’autre, il met en marche le rouleau compresseur de la justice contre ceux qui s’insurgent, ce qui le place en position de force tant que le mouvement social s’inscrit docilement dans le cadre étriqué des grèves carrées de vingt-quatre heures. Bien évidemment, la Fédération anarchiste appelle le 29 janvier à cesser le travail partout, à manifester massivement. Néanmoins, l’essentiel tient dans une seule question : que faire si , comme c’est probable, le gouvernement ne donne le 29 au soir aucun signe qu’il a compris ce que nous voulons ? La réponse pourrait être : reconduisons la grève, exproprions le capital, gérons nous-mêmes nos lieux de travail et nos conditions d’existence, sans patrons ni Etat !

Fédération anarchiste

Manifestation à  besançon
Rendez vous jeudi 29 janvier à 11h00 place de la révolution

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Notre histoire

15 Janvier 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

« Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté,

espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni titre, ni la science, ni la vertu »



Le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon.

 

 

 Source : Ephéméride anarchiste : http://ytak.club.fr/index.html

 

 


Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par certains comme le "Père de l'anarchisme", même si son oeuvre novatrice et variée n'est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l'un des principaux griefs retenus contre lui).
Après avoir travaillé dans l'imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : "Qu'est-ce que la propriété?". Ce livre fait immédiatement scandale et Proudhon échappe de peu à des poursuites judiciaires. En 1841 et 1842, paraîtront le 2e puis 3e mémoires sur la propriété. Le dernier "Avertissement aux propriétaires" est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.
Pendant l'hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : "Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère". Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 "La misère de la philosophie"; Proudhon y est traité de petit bourgeois.
Après la révolution de février 1848, (où il fait paraître le journal "Le Représentant du Peuple"), Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l'Assemblée nationale. Le 31 juillet, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. En 1849, il tente la création d'une "Banque du Peuple" qui ne rencontrera qu'indifférence.
Suite à trois articles parus dans "Le Peuple", il est condamné à trois ans de prison. Il y restera jusqu'en juin 1852. "Les confessions d'un révolutionnaire pour servir à l'histoire de la révolution de février", écrites pendant son incarcération, sont publiées en octobre 1849. "La révolution sociale démontrée par le coup d'Etat du 2 décembre" sort en juillet 1852. "De la justice dans la révolution et dans l'église", paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.
Il rentre à Paris fin 1862. "Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution" paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. "De la capacité politique des classes ouvrières" ne sortira qu'après sa mort, survenue le 19 janvier 1865.
Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l'histoire sociale des 19ème et 20ème siècles.
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Bonne année sans dieu et sans maître

31 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Le Groupe Proudhon de la Fédération anarchiste

de Besançon vous souhaite une

Bonne année sans dieu et sans maître
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11 novembre anti-militariste : un autre regard

5 Novembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

11 novembre anti-militariste.

En cette année de commémoration du 90e anniversaire de la fin de la Première Grande Boucherie mondiale, et aujourd'hui que les « fusillés pour l’exemple » sont réhabilités, il est important de réaffirmer notre lutte contre le militarisme et les guerres.

À Besançon, une histoire singulière.
À Besançon, la municipalité a décidé d’organiser une exposition sur Lucien Bersot. En février 1915, après une parodie de procès de 2 jours, il était fusillé. Son crime : avoir refusé de porter un pantalon en loque et maculé de sang pris sur un mort. En ce début 1915, cette guerre, qui fera des millions de morts, devenait impopulaire et le troufion renâclait à se faire trouer la paillasse. Il fallait resserrer les boulons. Faire des exemples. Lucien Bersot en fut un.
Cette tragédie a fait l’objet d’un film « Le pantalon » et, depuis quelques années, le groupe Proudhon de la Fédération anarchiste organise un rassemblement anti-militariste dans une rue homonyme : la rue Louis Bersot. Qui était cet homme ? Industriel de la région, il fit un don d'1 million de francs à la municipalité de Besançon à la fin du XIXème siècle, d'où ce titre de bienfaiteur, mais il ne faudrait pas oublier que s'il fit fortune, c'est sur le dos du prolo et que, s'il « voyait de grands inconvénients au point de vue de la morale » à ouvrir une piscine à Besançon, il n'en voyait guère à fabriquer des alcools (il était administrateur d'une distillerie).
Depuis quelques années, le groupe Proudhon de la Fédération anarchiste demande que la rue Bersot soit débaptisée et rebaptisée rue Lucien Bersot, fusillé pour l’exemple.
Lors de l’exposition, nous avons pu constater qu’une telle demande avait déjà été effectuée dans les années 1920 pour un groupe socialiste-communiste. De même, la campagne pour la réhabilitation de Lucien Bersot a été à l’initiative de ce que la mairie de Besançon (socialiste bon teint) nomme dédaigneusement, l’extrême-gauche.
Aujourd'hui encore, ce sont les anarchistes qui ont ressorti de l’ombre cette histoire singulière, qui nous éclaire cependant sur le monde actuel.

Les guerres sont toujours meurtrières.
Lors de l’exposition, il a été rappelé que, si les procès expéditifs ont été rendus possibles, c’est parce qu’une loi d’exception avait été votée pour faire face à la débâcle, dans la précipitation de la guerre en cours. À situation exceptionnelle, lois exceptionnelles, même si elles entraînent la mort, le bagne, la mise au ban des accusés de plusieurs milliers de personnes. Mais cette situation se répète aujourd'hui. Après les attentats du 11 septembre 2001, les États-unis adoptent des lois d’exception, le Patriot act, qui brime les libertés individuelles et créent la prison de Guantanamo, torturent à Abou Graïb, etc. La France n’est pas en reste avec les diverses lois de « Sécurité intérieure » et la lutte contre le terrorisme qui se mondialise.
Lors de l’exposition, la municipalité montre du doigt les manipulations, le bourrage de crâne, propre à chaque période de guerre. Pour justifier les multiples guerres en Irak, en ex-Yougoslavie ou ailleurs, les gouvernants ont toujours procédé de même.

Le nationalisme, c’est la guerre.
Toujours lors de l’exposition, nous avons eu droit au couplet sur le civisme, voire le nationalisme. Si Lucien Bersot n’a pas mérité son sort et devait donc être réhabilité, pas un mot n’est dit sur les déserteurs, les fraternisations dans les tranchées, telles que décrites dans le film « Joyeux Noël ». De plus, la mairie n’a pas de pitié pour les blessés volontaires, ceux qui tenteront d’échapper à une guerre qui ne les concerne pas, et qui seront fusillés pour cela. C’est autour de ces hommes que se déroule l’histoire du film « Un long dimanche de fiançailles ».
La municipalité - et la société - peut bien critiquer les injustices de la guerre (comme si les guerres pouvaient être justes) mais avec 90 ans de retard, lorsque les derniers survivants sont morts et que cela n’engage plus à rien. Par contre, elle peine à établir un parallèle avec la situation actuelle, alors que la France est en guerre en Afghanistan, en Afrique et ailleurs.
Dans 90 ans, on regardera les guerres actuelles avec les mêmes yeux que nous regardons aujourd'hui les guerres du passé. Seulement, combien de morts, combien de destruction, combien de larmes et de détresse aurons-nous vu défilés ? Il est vraiment déplorable que les peuples ne puissent tirer les leçons du passé et ne cessent de revivre les mêmes turpitudes, les mêmes violences, mises en œuvre par les gouvernements, les militaires et les industriels.

À bas toutes les armées ! Ce message reste notre cri de révolte et d’appel à la justice et à la paix.

Fred – gr Proudhon FA (Besançon

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Droit de réponse à l'Est Républicain

27 Septembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

 Proudhon, un homme qui dérange.

Dans l'Est Républicain daté du 19 septembre, dans un article sur le squat Canot, Proudhon est cité : « La propriété c'est le vol » et le journaliste d'insinuer alors que Proudhon était un antisémite notoire. Que vient faire cette « information » dans un tel article ? Question.

C'est d'autant plus étrange que Proudhon, penseur, théoricien, militant, originaire de Besançon sera fêté l'année prochaine à l'occasion du 200e anniversaire de sa naissance. Proudhon est le « père » de l'anarchisme. Il a critiqué les 3 formes du pouvoir : politique (l'état), économique (le capitalisme) et moral (la religion). Il y opposait le fédéralisme libertaire, le socialisme et la justice.

Qu'en est-il de cette accusation d'anti-sémitisme ?
Cette notion est un anachronisme qui consiste à prêter à nos ancêtres des positions qu’ils n’avaient pas, à savoir l’extermination des Juifs, comme si la Shoah avait une valeur rétrospective.

Proudhon détestait la religion juive, où le Dieu est vengeur et autoritaire. Il n’aimait pas du tout la culture juive, laquelle permet de traiter l’étranger, le « goy », de façon différente du traitement des membres de la communauté. On a reproché à Proudhon des petites phrases soi-disant antisémites dans les termes d’aujourd’hui. Il y en a par ci par là dans ses travaux publiés. Cela est quand même infinitésimal par rapport à la publication de plus de 40 volumes. De façon générale, notre auteur n’avait rien du prétendu « antisémite » compulsif. Cela était loin de ses préoccupations qui tournaient autour de la justice, de la liberté, de la démocratie. Il faut reconnaître que Proudhon était judéophobe (au sens de critique des fondements de la religion juive). Mais ces amalgames douteux tendent surtout à disqualifier toute pensée qui défend ces valeurs de liberté et de justice.

 

Groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste de Besançon.

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Universités d'été pourries

23 Septembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

 D'après les journaleux, la LCR n'est plus ! Vive le NPA (Nouveau parti anti-capitaliste) ! Les verts se cherchent et ressortent le vieux Cohn-Bendit, le PS est aussi à la dérive et se cherche aussi un chef. En quoi ces atermoiements nous intéressent-ils ?

On sait depuis longtemps que la voie parlementaire choisie par les socialistes est à cours d'idées et de propositions. Ils ne sont même plus réformistes ou réformateurs. Ils ont depuis longtemps accepté l'économie de marché (le capitalisme) et surtout le système de pouvoir issu des élections soi-disant démocratique.

De leur côté, les écologistes veulent toujours se positionner à gauche, en lien avec le PS (mais le PS est-il encore à gauche ?), même si Cohn-Bendit voudrait ouvrir le parti – c'est-à-dire se recentrer à droite. Qu'ont-ils à persévérer dans l'échec et la débandade ? Les écologistes ont perdu de leur intérêt et leur force de proposition à partir du moment où ils ont voulu rejoindre les sphères du pouvoir électoral. C'est à se demander s'il reste des militants et militantes sincères dans leur rang et pourquoi le parti ne se saborde pas purement et simplement. Ce serait oublier qu'ils lorgnent sur les places au parlement européen ou ailleurs. En fait, les seules échéances que se donnent ce parti sont liées aux multiples et diverses élections. Le constat est le même pour un PC en crise depuis vingt ans.

Du coup, l'extrême-gauche lorgne aussi sur les places à prendre, les postes de pouvoir avec financement à la clé (LO s'y est d'ailleurs brûlé les doigts) et sur les militants déçus par ces partis de pouvoir. La LCR a fait gicler son attribut « révolutionnaire » et tente à nouveau regroupement des forces contestataires. Il est dommage de voir tant de gens tomber dans le panneau. Ce mirage électoral nous fait trop penser aux débuts d'Attac. Faisant apparaître de nouveaux militants, réapparaître d'anciens militants, créant des comités un peu partout, puis débouchant sur rien qu'une guerre de pouvoir et une volonté, pour les hiérarques, de se positionner dans la sphère électorale. Du coup, les militants sont repartis chez eux, un peu plus dégoûtés des organisations soi-disant contestataires. Et les exemples sont nombreux : collectifs du Non (au traité européen), collectifs de défense des services publics, etc. A chaque fois, le mouvement est cassé par le pouvoir politique et les échéances électorales.

La question est bien de savoir pourquoi les gens recherchent ce débouché politique, de hiérarchie et de pouvoir dont ils sont les premières victimes. Car au final, que nous importent ces gesticulations politiciennes ? Il s'agit avant tout de construire un mouvement social et syndical fort. Notre place est donc bien dans les luttes sociales et syndicales détachées dans sirènes électorales et des enjeux de pouvoir. Nous devons pousser à l'unité de tous les exploités, à l'organisation et à l'action hors des chapelles politiciennes. C'est contre l'état et le patronat que nous avons à lutter et pour cela, rien ne remplacera la grève générale ! Les anarchistes ont toujours combattu sur les deux fronts : économique et politique pour briser l'oppression capitaliste et étatique.

Nous refusons le parlementarisme et combattons la démocratie bourgeoise, qui nous vole notre pouvoir de décision en organisant des élections - qui ne sont que la validation d'un système inégalitaire - et en se protégeant par des lois injustes et liberticides.

Nous combattons l'état et le système capitaliste sources de misère, de guerre, d'exploitation, de pollution et de destruction des individus et de la planète.

Nous voulons la liberté dans l'égalité, la solidarité, l'autogestion et le fédéralisme. Et c'est pour cela que nous sommes toujours debout !

Fred – groupe Proudhon FA (Besançon)

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Rentrée... dans les rangs !

23 Septembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

La rentrée des classes s'est passée et bien passée, selon les dirigeants. Il n'a donc pas d'inquiétude à avoir malgré les milliers de suppression de postes, malgré la remise en cause du droit de grève par l'instauration du service minimum dans les écoles, malgré la nouvelle organisation de la semaine sur 4 jours, malgré la mise en place programmée de cours de « soutien » - mais quand ? Le matin avant le début des cours ? le midi ? le soir, après une longue journée d'école ? - malgré les stages de « remise à niveau » qui se déroulent pendant les vacances, malgré la réforme du lycée, du collège, des universités, etc.

L'emploi du temps des élèves, en primaire, est passé à 24 heures (4 journées de 6h) mais on a oublier de prendre en compte les temps de récréation, soit 2 heures par semaine (8 fois ¼ d'heure). Pourtant cette diminution n'en est pas une puisque les élèves « en difficulté » auront 2h de soutien et les stages de remise à niveau. Les « bons »élèves auront plus de loisirs, d'éveil culturel, d'activités extra-scolaires, de vacances. Les autres resteront à subir les conséquences de leur échec - car pense-t-on réellement pouvoir régler la difficulté scolaire par des heures supplémentaires ?

Côté enseignant, c'est le chantage à l'argent qui se met en place. Des heures supplémentaires, une prime pour le nouveaux enseignants alors qu'il faut une hausse générale des salaires et de nouveaux recrutements. Les écoles ont besoin de nombreux intervenants afin de répondre aux besoins des élèves : aide de vie scolaire pour l'intégration des élèves handicapés, apprentissage des langues étrangères, informatique, bibliothèque, intervenants sportifs, artistiques. Les professeurs ne peuvent pas tout faire, être performants partout.

L'état s'est défaussé sur les collectivités territoriales afin de gérer ces personnels, ce qui crée des inégalités de traitement et une politique du moins-disant (toujours trouver moins cher), sans prendre en compte la qualité des services.

Du coup, la colère est toujours là ! Colère contre les politiques bien sûr, mais aussi contre les syndicats qui jouent le jeu du pouvoir et ne pensent qu'en terme de journée d'action. Ces mêmes journées sont souvent peu, mal voire non préparées ; l'information est peu diffusée si ce n'est par la voix des médias. « Si on est nombreux, le ministre sera obligé de nous entendre ». « Il faut se mettre autour de la table ». On a bien vu ce que valait ce genre d'arguments face à un gouvernement arrogant, qui se donne la légitimité du pouvoir électoral et des lois votées en sa faveur.

Au final, c'est plusieurs jours de salaire qui sont perdus sans pouvoir réellement peser face au gouvernement. Si l'on additionne toutes les journées de grève, on arrive à des semaines complètes. Un mouvement de grève fort et qui dure aurait plus d'impact (mais les syndicats le veulent-ils, pris eux aussi dans leurs élections paritaires, leur représentativité, etc ?). C'est donc à la base de pousser vers de telles formes de lutte. Les actions, un peu spectaculaires, d'occupation des écoles, les tentatives de construire un mouvement d'ensemble, sont nées de la volonté des enseignants et des parents. En général les syndicats « sérieux » suivent à contre-cœur ou freinent. Il s'en trouve même pour avaliser les décisions ministérielles. A ceux-là, nous leur ferons payer le prix de leur trahison.

Le combat est donc engagé. Il sera long et difficile pour riposter aux attaques gouvernementales et patronales, tout en tentant de révolutionner un système éducatif, producteur d'inégalités, de souffrance et d'exclusion.

Fred – gr Proudhon FA (Besançon)

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Souhaitons la malvenue au pape !

9 Septembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

A BAS TOUTES LES RELIGIONS !

 Défendons la liberté de conscience
contre tous les obscurantismes
.


    Désormais, le programme de la venue de Benoît XVI est connu dans ses moindres détails, et le moins qu’on puisse dire, c’est que sa visite ne peut être qualifiée de pastorale. A preuve, sa rencontre avec Sarkozy et les plus hautes autorités de l’État, ainsi que celle qu’il tiendra avec le milieu de la culture. Nul doute que les intellectuels à gages se presseront au rendez-vous, quant à la teneur des discussions entre le Président de la République et celui qui amalgame allègrement son statut de chef d’État et de chef spirituel des catholiques, on peut en avoir une idée assez précise si on se réfère à ce que déclarait le 29 mai 2008 le pontifiant pontife.


    Le pape Benoît XVI a fait feu de tout bois en estimant que l'Italie avait un "besoin urgent" d'une politique en faveur de la famille et que

l'État devait apporter son soutien financier aux écoles d'enseignement catholique. "Dans un État démocratique, déclare-t-il, qui s'enorgueillit de promouvoir les libres initiatives dans tous les secteurs, on ne peut justifier l'exclusion d'un soutien approprié à l'engagement des institutions ecclésiastiques dans le domaine scolaire", le locataire de l’Elysée ne pourra demeurer insensible à une demande similaire… En matière d’avortement, la ligne catholique n’a pas varié, et la France devrait recevoir un message clair en ce sens. Mais Benoît XVI a aussi des compétences en matière économique : évoquant la panne de croissance de l'Italie, il a estimé que le pays "devait sortir d'une période difficile, durant laquelle son dynamisme économique et social a semblé s'affaiblir » ce qui constitue un blanc-seing à la politique ultralibérale que Berlusconi s’apprête à envoyer comme autant de bombes à fragmentation sur les travailleurs italiens ; il félicitera immanquablement le « Cavaliere » français pour le travail déjà mené dans ce domaine.


    Sur la question des immigrés, le pape a souligné que quiconque leur apportait son aide devait le faire "dans le respect de la loi faite pour assurer le bon déroulement de la vie sociale"
, Brice Hortefeux peut dormir sur ses deux oreilles, il ne sera pas déjugé non plus…


    Ce n’est donc pas uniquement pour visiter la communauté religieuse dont il a la charge spirituelle que le successeur du déjà très réactionnaire Jean-Paul II vient en France, c’est pour affirmer sa revendication de pouvoir peser toujours plus sur le déroulement de nos vies individuelles ! c’est pour conforter son emprise sur la vie sociale ! c’est pour nous inculquer la soumission à Dieu, à l’État et aux patrons !


    Ne le laissons pas faire ! Le 13 septembre, alors qu’il doit célébrer une messe sur le parvis des Invalides, manifestons pour signifier au pape qu’il n’est pas le bienvenu !

- Ni pour les laïques, qui pensent à juste titre que la croyance est du domaine de l’intime et doit rester dans la sphère privée !

- Ni pour les anti-cléricaux, qui pensent à juste titre que les clergés jouent un rôle de contrôle social aux côtés de l’État et du capital !

- Ni pour les athées, qui pensent à juste titre que l’émancipation intégrale du genre humain ne peut se faire tant que restent vivantes les superstitions et la croyance en une transcendance !

- Ni pour les militants et militantes de la cause des femmes, des gays, lesbiennes, bis et transgenres qui vivent au quotidien l’intolérance religieuse !


       
Ni Dieu, ni maître, ni Etat, ni patron !

Souhaitons la malvenue au pape !

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A Ploërmel, la statue de Jean-Paul II dans son nouvel habit

8 Septembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

 Le 6 septembre, en prévision de la venue du Pape Benoît XVI en France, les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste se sont mobilisés à Ploërmel en Bretagne devant la statue de Jean-Paul II.

 Contre la cession de l'espace public aux religions quelles qu'elles soient
 Pour la liberté de conscience, pour le respect de toutes les sexualités
 Pour le droit à l'avortement et à la contraception libres et gratuits


Voici un lien d'un camarade sur la manifestation de la FA à Ploermel.


ttp://atheisme.org/ploermel3.html



Ni Dieu, ni maître, ni Etat, ni patron !

Souhaitons la malvenue au pape !

 

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débaptisation

3 Août 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

RECETTE POUR SE FAIRE DEBAPTISER

Remplissez bien les passages concernant les informations qui vous sont
personnelles (nom, prénoms, adresse, date et lieu de baptême) dans la lettre
type ci-dessous. Adressez un exemplaire de cette lettre au responsable de la
paroisse où vous avez été baptisé (le curé), un autre à l'évêché de cette
paroisse (voire à l'évêché de votre lieu de résidence actuelle : plus on les
informe, plus ça les énerve !), et pour plus de sécurité, un autre aux
archives de catholicité.
Laissez passer un mois. Si vous n'avez pas de réponse, même chose mais en
recommandé, avec accusés de réception. Attendez encore un mois. La réponse
et la copie de l'acte de baptême modifié doivent vous parvenir.



---------------------------------------------------

---------------------------------------------------

---------------------------------------------------


Monsieur le curé,

           Ayant été baptisé en l'église de -------------------------------------------------------, le ----/----/-------, sous le nom de ----------------------------------------------------------------, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur le registre de baptême et en regard de mon nom la mention suivante :

 « A renié son baptême par la lettre datée du -----/-----/---------.

En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent pas à celles des personnes qui, de bonne foi, ont estimé devoir me faire baptiser. Ainsi, vos scrupules de vérité et les miens seront apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté.

Notez que légalement, les autorités religieuses ne peuvent refuser une
requête de débaptisation car ce refus serait passible de poursuites
judiciaires au même titre que toute secte. Par ailleurs, et au titre de la
réglementation de la Commission Nationale Informatique et Liberté sur les

fichiers (même manuscrits), l'église doit me fournir à titre gracieux une copie de l'acte modifié.

Dans l'attente de votre confirmation écrite et de cette copie, je vous prie
d'agréer, monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.


Nom, signature

 

 

 



Copies au responsable de la paroisse de baptême ainsi qu'à l'évêché de
baptême.

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