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education

Un peu de culture

18 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

Pourquoi dit-on " mort aux vaches " pour insulter la police ?

 

Cette expression est née à la fin du 19e siècle.

 

A cette époque, les Français se sentaient humiliés par les Allemands.

Ceux-ci avaient en effet annexé l’Alsace et une partie de la Lorraine,

suite à leur victoire pendant la Guerre franco-allemande de 1870-1871.

Les guérites des gardes-frontières allemands étaient surmontées de

l’expression " Wache " qui signifie " garde " en allemand. Par extension,

les Français insultaient les Allemands d’un " mort aux vaches ".

 

Cette insulte a ensuite été généralisée à toutes les forces de l’ordre,

et est devenue un slogan anarchiste.

mort-aux-vaches.jpg

 

 Frénétiqu' l'un' d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau.

 

G. Brassens L’hécatombe

 

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Recette

13 Mars 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

Poudding Salvator

 

"J’ai ainsi dénommé cet entremets, parce qu’il fut servi pour la première fois dans une agape qui eut lieu l’hiver de 1875-1876 à Lugano (Tessin-Suisse) au pied du mont Salvator [San Salvatore] qui se baigne dans le lac del Cerisio [Ceresio] ; à la suite d’un conciliabule entre les citoyens Benoît Malon, Arthur Arould, [Errico] Malatesta, Jules Guesde, Elisée Reclus, Michel Backounine [Bakounine] et moi, à l’issue de la conférence je fis la cuisine...

... Cuisine hétérogène s’il en fut, elle se composait d’agonis frits (poisssons du lac), d’un risotto et d’un pouding. Malon et Arnould buvaient du vin rouge de Barolo ; Malatesta, Jules Guesde et moi du vin blanc d’Asti et Elisée Reclus de l’eau. Backounine, après avoir bu un verre de bière et avant que l’entremets fut servi, se mit à boire à mesure qu’il s’animait, des rasades de tasses de thé, comme s’il y avait puisé sa verve chaude et éloquente, en même temps qu’il nous fumait vivants ave ses cigarettes de tabac turc ; ce qui n’avait rien d’agréable ni pour Elisée Reclus, ni pour moi, ayant été obligés d’ouvrir, par un temps froid, les fenêtres du local non chauffé. Jamais réunion aussi peu nombreuse n’avait offert pour moi autant de diversité de goûts que celle-ci ; et chose remarquable, si l’entente a été impossible sur les grandes questions humanitaires, sur la solution à donner au modus vivendi à suivre pour le bonheur des peuples, les six ou sept doctrinaires, abstèmes, créophages, végétariens et gastrosophes, se trouvèrent d’accord pour reconnaître l’exquisité du pouding."

Jules Favre, Dictionnaire universel de cuisine et d’hygiène alimentaire, 1895, rééd. 1978 et 2010 (Dictionnaire universel de cuisine pratique, Omnibus)

Pouding Salvator  Pudding-Salvator-59d2e.jpg
 de Joseph Favre

Procédé

Beurrer et chemiser un moule uni avec du papier blanc.

Couper transversalement un gâteau de Compiègne en cinq abaisses ; les abricoter largement avec une marmelade d’abricots ramollis au marasquin ; hacher menu de l’angélique et du gingembre confits au sucre ; mettre au fond du moule une abaisse, en réserver une autre pour le dessus ; couper les autres par morceaux et les mettre pêle-mêle dans la timbale avec les fruits ; faire cuire 3 décilitres de lait avec un peu de sucre ; casser dans un saladier 3 oeufs entiers, ajouter un décilitre de marasquin et le lait bouillant en fouettant avec une fourchette ; verser dans latimbale et faire pocher au bain-marie au four pendant trente minutes. Accompagner d’un sabayon au marasquin.

Gâteau de Compiègne

Passez 125 grammes de belle farine au tamis, faites deux fontaines comme à la pâte à brioche, prenez un peu plus que le quart de votre farine pour faire un levain, mettez-y un plus de levure, et tenez votre levain moins ferme que pour la brioche, faites-la revenir et mettez dans votre grande fontaine une once de sel, un bon verre d’eau, une bonne poignée de sucre fin, le zeste de deux citrons bien hachés, du cédrat confit et coupé en petits dés. Faites votre pâte comme il est indiqué à l’article Pâte à brioches, tenez-la plus molle, beurrez un moule, mettez-y votre pâte, laissez-la revenir selon la fraîcheur de la levure pas plus de une heure à deux heures, mettez votre gâteau cuire pendant deux heures à un four bien atteint, renversez-le du moule et servez-le froid pour grosse pièce.

Source : http://raforum.info/spip.php?page=sommaire

 

Excellent site "Recherche sur l’anarchisme" présente des textes et des bibliographies des principaux auteurs et d’historiens contemporains de l’anarchisme. Ce thèmes est abordé dans ses rapports avec l’actualité, l’art, le cinéma, la musique, la littérature, la politique, la philosophie et l’histoire.

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Utopies libertaires vendredi 7 mai

5 Mai 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

Utopies libertaires vendredi 7 mai



Vendredi 7 mai à 19h au 19e, c'est la poursuite des soirées sur l'expérimentation sociale de l'utopie (organisées par L'AEF : association d'études fouriéristes). Conviviales et «informelles», ces soirées se veulent avant tout un espace de discussion sur l'utopie, dans l'objectif de déterminer sa pertinence sur l'action sociale aujourd'hui.

MICHEL ANTONY présentera ses réflexions sur le sujet. Spécialiste de l'utopie et des questions libertaires, sa présentation s'intitule «Les Utopie(s) libertaire(s): une réalité et une nécessité». Militant syndical et associatif depuis les années 1960, il combat pour la démocratie directe, l'autogestion et un sain et nécessaire pluralisme. Il anime entre autres un site mutualiste et ouvert à tous sur les utopies, anarchistes et libertaires, et ce qui s'y rattache; il a traité récemment des aspects libertaires du futurisme, des mouvements hérétiques de l'islam, de l'évolution de l'anarchisme ou du fouriérisme et de la richesse sociale comtoise, etc. Il a également crée une des bibliographies les plus complètes sur l'utopie.

Au plaisir de vous y voir,

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Laïcité

25 Avril 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education



PARIS, 20 avr 2009 (AFP) - Reconnaissance de diplômes universitaires entre la France et le Vatican

 

La reconnaissance de diplômes de l'enseignement supérieur entre Paris et le Vatican, contestée par des défenseurs de la laïcité en France, a été officialisée par un décret paru dimanche au Journal officiel.

Ce décret du ministère des Affaires étrangères portant "publication de l'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur signé le 18 décembre 2008 à Paris" concerne quatre diplômes, pour la partie française : baccalauréat, licence, master et doctorat.

Cet accord, entré en vigueur le 1er mars, s'inscrit dans le cadre de la Convention "sur la reconnaissance des qualifications relatives à l'enseignement supérieur dans la région européenne" signée le 11 avril 1997 à Lisbonne, précise le décret.

La Conférence des présidents d'université (CPU) avait regretté que cet accord "ravive inutilement le débat sur la laïcité" et réclamé "que les diplômes profanes ne soient pas concernés" par ce texte. L'Unsa-Education et le Comité national d'action laïque (Cnal) avaient dénoncé cet accord, y voyant une "atteinte fondamentale à la laïcité de la République et de l'Université".

Dans un communiqué commun publié en janvier, les ministères des Affaires étrangères et de l'Enseignement supérieur avaient alors assuré que cet accord laissait la liberté aux universités de reconnaître ou non ce niveau de diplôme.

Les deux ministères avaient alors affirmé que "sont visés par cet accord les diplômes canoniques délivrés par les universités catholiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège, ainsi que les diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l'autorité du Saint-Siège".

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L'internationale religieuse

28 Février 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education



CITE DU VATICAN, 26 fév. 2009 (AFP)

Un comité Vatican/Islam appelle à "une mise à jour" des livres scolaires


Un comité mixte de prélats du Vatican et de religieux du centre égyptien Al-Azhar a appelé à une "mise à jour" des livres scolaires pour les expurger "de textes pouvant offenser les sentiments religieux d'autres croyants", dans une déclaration commune publiée jeudi.

Les dignitaires religieux, membres du Comité mixte pour le dialogue entre catholiques et musulmans réunis les 24 et 25 février au Vatican pour leur rencontre annuelle, ont souligné l'importance de "la promotion d'une pédagogie et d'une culture de paix" accordant "une référence particulière au rôle des religions".

"Les livres scolaires devraient être mis à jour pour ne pas contenir de textes pouvant offenser les sentiments religieux d'autres croyants, ce qui arrive parfois à cause de fausses présentations de dogmes, valeurs ou histoire d'autres religions", ont-ils estimé.

Quant aux médias, ils ont "une grande responsabilité dans la promotion de relations positives et respectueuses entre les fidèles de différentes religions", ont-ils estimé.

La rencontre était co-présidée par le cardinal Jean-Louis Tauran, chargé au Vatican des relations avec l'islam, et cheikh Ali Abd al-Baqi Shahata, secrétaire général de l'Académie pour la recherche islamique d'Al-Azhar, la plus haute instance de l'islam sunnite.

Le Comité mixte pour le dialogue, créé en 1998, tiendra sa prochaine réunion en février 2010 au Caire, indique la déclaration.

 

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Témoignage

24 Novembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

Témoignage :

 

Lundi 17 novembre 2008, 10h. 30,


Ecole des Métiers du Gers. Descente  musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours
 quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le  lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés,

Accompagnés  d'un maître-chien affublé de son animal. Personne ne  dit bonjour, personne ne se présente.

Sans préambule, le  chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont  extrêmement surpris.

Je pose des questions aux intrus,  demande comment une telle démarche en ce lieu est possible.
 On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre  qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont
 choqués, l'ambiance est lourde, menaçante, j'ouvre  une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme
 immédiatement, péremptoirement.


Le chien court partout, mord le sac  d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien
 bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un
 produit suspect dans une poche, et là encore on demande à  l'élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle
 fois, on m'impose le silence. Des sacs sont vidés dans  le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions
 d'une ironie douteuse fusent.


Ces intrusions auront lieu dans plus de  dix classes et dureront plus d'une heure. Une trentaine
 d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour  compléter la fouille. Certains sont obligés de se
 déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un  d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a
 des mineurs.

 

Dans une classe de BTS, le chien fait  voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur
endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours  porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente),
 on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des  jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous
 bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à  l'hosto ! »


Il y a des allées et venues  incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois
 un gendarme en poste devant les classes. J'apprendrais par la suite qu'aucun évènement particulier dans
 l'établissement ne justifiait une telle descente.  La stupeur, l'effroi ont gagné les
 élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui  suivent qu'ils dramatisent. Ils m'interrogent une
 fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se  laisser rafler et conduire à l'abattoir sans réagir : l’effet surprise laisse sans voix, l'effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie  les jambes.


Ensuite, dans la journée, je  m'étonne de ne lire l'indignation que sur le visage
 de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du  compte. Certains ont même trouvé l'intervention  normale, d'autres souhaitable. Je me dis qu'en 50 ans (dont 20
 comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que les choses
 empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là
 protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure.
 
Ce qui m'a frappé, au-delà de  l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est
 l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables,  menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant
 d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : «  Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que
 des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous,
de vrais durs n'auraient pas agi autrement. C'est en  France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces
 gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les  soutenir, qu'ils devraient être des guides lucides et  conscients. Au lieu de ça, investis d'un drôle de
 pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et
 terrorisent les jeunes.
Mercredi 19 novembre 2008

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Ecole en lutte

16 Novembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

 L’école comme champ de bataille.

Contrairement à ce qu’on nous dit parfois, l’école n’est pas le dernier havre de paix sociale, le dernier bastion d’une République laïque, une et indivisible, le dernier lieu de neutralité de l’État. C’est un champ de bataille idéologique entre différentes conceptions de l’éducation et, partant, de la société. Les multiples attaques du gouvernement contre le système éducatif en sont la preuve.

Réforme ou régression ?
La mise en forme du système éducatif commence dès la maternelle, menacée de disparition. En effet, le Ministre de l’Éducation, a tenu des propos très offensants vis-à-vis des enseignants de maternelle. La crainte est de voir les maternelles supprimer au profit de « jardins d’enfants », qui ne sont ni des crèches, ni des écoles. Ce glissement permet de faire des économies en renvoyant la gestion des personnels aux villes et régions.
À l’école élémentaire, le tableau est encore moins enthousiasmant. La réforme de la semaine scolaire sur 4 jours, la mise en place des « stages punition de remise à niveau » - pendant les vacances -, des « cours punition de soutien » - en plus des heures de classes -, et la disparition des Réseaux d’aides aux enfants en difficulté (Rased), sont autant de violences que subissent l’école, les enseignants, les enfants et leurs parents.
Sous prétexte d’aider les élèves en difficulté, le gouvernement supprime les aides spécifiques et fait peser la responsabilité de l’échec et de sa remédiation sur les épaules des enseignants, des élèves et des parents. Au passage, il fait des économies de postes.
Mais la réforme ne s’arrête pas là. Le gouvernement entend mettre en place des structures plus grosses, des Établissements publics d’enseignement primaire (Epep), qui seront des sortes de collèges, avec plusieurs classes, voire plusieurs écoles, et une équipe de direction hiérarchiquement supérieur. C’est la fin des écoles de village et surtout de la liberté pédagogique des enseignants.
D’ailleurs, leur formation est, elle aussi, revue par un passage vers l’université (Bac +5). Des soucis se font jour quant à la qualité de la formation, aux contenus des périodes de stage et à leur durée.

Le collège a déjà subit des réformes et va sans doute en connaître d’autres avec une professionnalisation accrue pour certains élèves. La politique de disparition des Segpa va elle aussi dans une logique d’économie et de suppression des classes adaptées aux élèves en difficulté.
Désormais c’est : « tronc commun » pour tous, c’est-à-dire les compétences de base - lire, écrire, compter -, et les options pour ceux qui veulent et/ou qui peuvent.

Les lycées subissent une énième réforme sur le même modèle du « tronc commun » et des options. Ce système va générer encore plus d’inégalité dans le parcours et les offres proposées aux élèves. Parallèlement, les voies professionnelles se complexifient (réforme du BEP). Au passage, le gouvernement va supprimer des postes.

Au niveau de l’université, la mise en place de la réforme LMD se poursuit avec une place de plus en plus importante des structures privées dans les conseils d’administration, la mise en place du contrôle continu -qui met en difficulté les étudiants salariés -, la spécialisation et les pôles « d’excellence ».

Dans toutes ces attaques, on note une politique de ségrégation des élèves en difficulté, surtout des milieux populaires, une privatisation et une hiérarchisation accrues du système éducatif. Mais doit-on être surpris de cela, quand la politique générale de gouvernement est la destruction des services publics, leur mise sous tutelle privée, la casse des acquis sociaux et de droit de travail ?

Casse du service public
L’école fait les frais d’une politique de privatisation généralisée. Que ce soit EDF, la SNCF, les autoroutes ou La Poste - dont la privatisation est reculée car les amis actionnaires du gouvernement ne pourraient pas se faire assez de profits -, l’État vend les biens publics, payés par la collectivité, à des actionnaires privés qui n’ont plus qu’à engranger les bénéfices. Au pire, comme actuellement en temps de crise, l’État est capable de reverser de l’argent public pour sauver des entreprises et des banques privées. C’est toujours la même formule de privatisation des bénéfices et de socialisation des pertes. Pour ce qui reste du service public, ce sont les suppressions de postes et la flexibilité qui sont des attaques permanentes sur les conditions de travail.

Un modèle de société capitaliste
Toute cette politique gouvernementale a un sens profond, la poursuite et l’extension du modèle capitaliste à tous les niveaux de la vie. C’est le règne de l’égoïsme, du chacun pour soi, de la soi-disant liberté. C’est un recul de plus de 100 ans en terme de droits et libertés collectives. D’ailleurs, Sarkozy, s’appuie sur la religion et sur des valeurs rétrogrades de la fin du 19e siècle.
Il n’y a qu’à voir les nouvelles attaques contre le droit du travail : travail du dimanche et retraite à 70 ans. C’est au nom de la liberté, du libre choix, que ces décisions sont prises. Mais c’est faire semblant d’oublier que les salariés n’ont pas le choix face à des patrons arrogants et à la menace du chômage grandissant.
Le système de retraite et de maladie est pillé, mis à mal, afin que les particuliers souscrivent des assurances privées, qui permettront aux banques de jouer en bourse et de plonger le système dans la crise.
Au niveau de l’école, c’est aussi le « libre choix » qui est mis en avant dans la suppression de la carte scolaire, le choix des écoles, le choix des heures supplémentaires, etc.
La politique de valorisation du pouvoir d’achat s’appuie essentiellement sur les heures supplémentaires et les primes en tout genre (ex la prime transport, qui reste facultative). Nulle part il n’est question de la hausse des salaires, donc des retraites et des aides sociales à la suite.

Un modèle de société libertaire
En opposition au capitalisme, restent les idées et les pratiques libertaires, basées sur le respect de la liberté individuelle et collective, la solidarité, la réciprocité, l’autonomie et l’autogestion.
Ces mots n’ont pas le sens dénaturé par le gouvernement. L’autonomie et l’autogestion réelles passent par la maîtrise des sujets de discussion et des décisions. La liberté n’a de sens et n’est pleine et entière, c’est-à-dire, sociale, que dans l’égalité et la solidarité. Ce n’est pas la liberté du capitaliste à exploiter autrui, ni la pseudo-liberté du travailleur de « choisir » ces heures de travail face au patron.
C’est pour lutter contre cette emprise du patronat et de l’État, que ce sont créées des structures de lutte collectives, notamment syndicales.
En plus des luttes collectives, il est possible d’agir quotidiennement dans une logique libertaire. À l’école, nous privilégions un fonctionnement démocratique, sous forme d’assemblées et/ou de conseils d’école, d’enseignants mais aussi d’élèves qui aient un réel pouvoir de décision. Nous insistons sur la construction collective des savoirs par les élèves, par le refus de la compétition, des notations, mais aussi par la mise en place de travaux de groupes, d’ateliers divers, de réalisations collectives (ex journaux de classe). Nous incitons à la prise de responsabilité, garante de la liberté réelle de choix, en aidant et en donnant les moyens de s’informer, de se former une opinion et de se construire. Enfin, nous refusons l’embrigadement religieux et/ou nationaliste ; les pratiques racistes et sexistes ; l’exclusion et la ségrégation des enfants des quartiers populaires, des enfants en difficulté et/ou handicapés. Notre idéal est un idéal de justice sociale. Ce monde nouveau est déjà dans nos cœurs.

Groupe Proudhon FA (Besançon)

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Ecole sous surveillance

14 Novembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

 Mode Vichy : surveillez-vous les uns les autres

Le ministère de l’Éducation nationale, tout comme l’ensemble des ministères du gouvernement, renoue avec ses démons racistes, nationalistes, sécuritaires, de type fascistes. La réunion des ministres européens de l’immigration en est l’un des éléments symptomatiques. Mais il y en a d’autres.
Le ministère de l’Éducation nationale vient de lancer un appel d’offre - c’est-à-dire de créer une ligne budgétaire nouvelle, alors que le message est de faire des économies en supprimant des postes d’enseignants – pour créer de nouveaux emplois de « veille de l’opinion ».

De quoi s’agit-il ?
- Identifier les thèmes stratégiques
- Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
-
Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau
- Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
- Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
- Suivre les informations signifiantes dans le temps
- Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
- Rapprocher ces informations et les interpréter
- Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
- Alerter et préconiser en conséquence

Et comment faire ? Aller voir sur internet et veiller. La veille sur Internet portera sur les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.)
Cette mise sous surveillance des enseignants vient accompagner les politiques de contrôle des enfants, à travers le dispositif Base Élèves, qui vise à l’immatriculation de tous les élèves à partir de trois ans. Des documents montrent que l’objectif premier du ministère est la mise en place de la Base Nationale des Identifiants Élèves, véritable répertoire de la jeunesse dont les données pourront être conservées… 35 ans !

Des collectifs se battent pour :
 la destruction immédiate des données enregistrées de façon irrégulière depuis quatre ans.
 la levée des menaces et des sanctions à l’encontre des directeurs d’écoles « réfractaires ».
 la suppression définitive du dispositif Base Élèves.

Le Collectif national appelle les parents à utiliser tous les recours pour empêcher l’inscription forcée de leur enfant dans le fichier. Il appelle les directeurs d’école à se rassembler pour une déclaration publique et solennelle d’objection de conscience. Il appelle l’opinion publique à ne pas accompagner ce pas décisif de l’histoire du fichage qu’est l’immatriculation dès la petite enfance.
L’État policier déploie tous ces artifices pour contrer et contrôler les mouvements de révolte que sa politique anti-sociale ne manque pas de susciter.
La fédération Sud éducation, entre autres, condamne ces mesures inadmissibles de contrôle social et politique et les officines qui répondraient à cet appel d’offre. Elle appelle tous les militants et sympathisants à exprimer leur refus de ce projet inique.
Pour notre part, nous savons qu’il est temps de serrer les rangs de tous ceux et toutes celles qui refusent la politique gouvernementale, en créant de réseaux fédératifs : contre la criminalisation du mouvement social, pour une éducation émancipatrice, pour une révolution sociale.

Fred – gr Proudhon FA (Besançon)

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Attaques contre l'école !

6 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

Sauvons l’école !

Cela fait quelques semaines (mais en fait des mois, voire des années) que nous nous alarmons des attaques que subit l’école, c’est-à-dire les enseignants, les élèves et leurs parents.

Luc Ferry, ancien ministre de l’éducation, qui avait dû, en son temps, ravaler son bouquin merdique, annonçait, il y a quelque temps, que la nouvelle semaine de 4 jours dans les écoles primaires était une bonne chose pour plusieurs raisons :

  • cela fait plaisir aux parents, aux enfants, aux enseignants, qui n’ont plus à se lever le samedi matin

  • cela permet de réorganiser les temps d’enseignement dans les écoles (2 heures de « soutien » pour les élèves en difficulté, en dehors du temps scolaire, et des stages de « remise à niveau » pendant les vacances)

  • mais surtout, ça fait des économies !

Luc Ferry déclarait que ces soi-disant cours de soutien allait permettre d’économiser des postes d’enseignants spécialisés. Puisque la difficulté scolaire doit être traitée dans la classe et/ou par des cours de soutien, les enseignants spécialisés (aide pédagogique, ré éducateur, psychologue scolaire) n’ont plus lieu d’être, alors que ceux-ci font un travail de remédiation remarquable, en lien mais différent du travail des enseignants ordinaires.

 

Disparition des RASED
Qu’attendre d’un pseudo-philosophe, conseiller du prince qui, en plus, n’est plus en fonction. Malheureusement, selon une dépêche de l’AFP du 26/09/08, le budget de l’éducation nationale prévoit la suppression de 13 500 postes – ça, nous le savions. Par contre, la nouveauté tient dans le choix des suppressions de postes. L’état va gratter sur tous les postes possibles (remplaçants, stagiaires et mis à disposition des associations d’éducation populaire). Mais le pire, si j’ose dire, c’est le sort réservé aux enseignants spécialisés. Ils disparaissent purement et simplement. Pour les initiés, c’est la fin des RASED, c’est-à-dire des Réseaux d’aide aux enfants en difficulté. Ces enseignants spécialisés, avec une année de formation supplémentaire spécifique, sont chargés d’apporter des réponses aux difficultés rencontrés par les élèves. Ils essayent de mettre en place des stratégies de réussite que les élèves réinvestissent dans les apprentissages. Nous sommes loin de la « philosophie » gouvernementale pour qui l’aide aux élèves en difficulté se règle par l’ajout d’heures de cours et/ou se soutien. Est-ce un hasard si, dans la brochure distribuée gratuitement aux parents, en début d’année, et qui reprend les programmes officiels, les Réseaux d’aide ont été « oubliés » par le gouvernement, dans l’énumération des aides apportées aux élèves ?

 

Mise à mal de la maternelle
Nous avons déjà évoqué les propos, irrespectueux et pleins de haine, du ministre de l’éducation à propos des enseignants de maternelle, qui seraient payés pour changer les couches et surveiller la sieste. En plus de mentir sur le fonctionnement des écoles maternelles (les enfants doivent être propres, donc pas de couches, et apprennent à devenir élèves, à écrire, lire leur prénom, des mots usuels, etc.), Darcos, puisque c’est de lui dont il s’agit, essaie de rabaisser le travail des enseignants. Les craintes sur la maternelle se faisaient déjà sentir l’année dernière, lors des grèves en opposition à la mise en place de la nouvelle semaine d’école et aux nouveaux programmes, dans lesquels on avait bien du mal à deviner le rôle que jouaient les maternelles. Elles tendaient à disparaître.
Tout le monde connaît le rôle important que joue les maternelles, en terme de socialisation, notamment dans les zones défavorisées, de ville ou de campagne, et le gouvernement tend, parallèlement, à charger la dernière année de maternelle par des exigences scolaires de type CP.
Grosso modo, les Grandes sections de maternelle seront des pré-CP, en lien avec le CP et le CE1. Les Petites et Moyennes sections seront-elles amenées à disparaître ?

Après les maternelles, ce sont les RASED qui sont attaqués.
Va-t-on attendre les prochaines attaques pour réagir ?

La guerre des classes est déclarée !

 

Fred – groupe Proudhon FA (Besançon)

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