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communiques

Solidarité avec le peuple syrien

15 Mars 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Appel à rassemblement en solidarité avec le peuple syrien

Vendredi 15 mars à 18h, Place du 8 septembre à Besançon 

En 2 ans, selon les Nations unies, plus de 70 000 personnes (identifiées) ont été tuées des dizaines de milliers d’autres sont blessées, disparues ou emprisonnées des milliers de Syriens sont victimes d’actes de torture, de mauvais traitements, de violences sexuelles, de pillages, des millions ont été déplacés à l’intérieur et des centaines de milliers sont réfugiés à l’extérieur.

Pour dire « STOP » aux crimes contre les civils, pour réclamer que justice soit rendue en faveur des victimes, et faire savoir au peuple syrien qu’il n’est pas seul, nous nous inscrivons dans l’appel à une manifestation internationale, en solidarité avec le peuple syrien se tiendra le 15 mars 2013.

“UNE VAGUE BLANCHE POUR LA SYRIE” 

Le principe en est simple : demander aux peuples du monde entier de s’unir au peuple syrien en se rassemblant habillé en blanc, en tenant un papier ou un tissu blanc à la main, le mot « STOP » écrit dessus.

Se déclenchera ainsi au fil des fuseaux horaires et à travers le monde, une «ola» mondiale de protestation, une immense vague blanche, reprise au fil de la journée par les médias. Pour plus d'informations http://www.vagueblanchepourlasyrie.org/category/actualites/

A l’appel à Besançon :

De Solidarité avec le Peuple Syrien ! تضامن مع الشعب السوري !

l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), d’Amnesty International (AI) , la Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

Avec : ATTAC, le Collectif de Défense des Droits et Liberté des Étrangers (CDDLE), la CGT25, la CGT-Ferc, d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), la Gauche Anticapitaliste (GA), les Jeunes Ecologistes de Franche-Comté (JEFC), la Ligue des Droits de l'Homme (JEFC 90), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le Parti Communiste Français (PCF25 et 70), le Parti de Gauche (PG), le Parti Socialiste (PS), l’Union Syndicale des Étudiants de France (UNEF), l’Union syndicale Solidaire

 

Syrie-rassemblement-15-03-13.jpg

 

 

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Venezuela

6 Mars 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués


Venezuela - déclaration anarchiste sur la mort de Hugo Chavez

 

Ni deuil, ni célébration!
L’heure de l’autonomie des luttes sociales est arrivée!


Quand s’additionnent une très grave maladie, des soins médicaux conditionnés à des décisions politiques et un malade halluciné de pouvoir, on ne pouvait qu’attendre ce dénouement: le caudillo est mort et un changement important sur la scène politique vénézuélienne est en marche.

En un instant, ce qui était la plus grande force du régime est devenu sa plus grande faiblesse : Chávez était tout et, en disparaissant, il ne reste qu’a conjurer la fidélité absolue à son souvenir par l’obéissance à ses dispositions pour sa succession. Ce qui met en évidence la fragilité d’un gouvernement qui voulut renforcer son supposé caractère “socialiste et populaire” avec la pratique d’un culte grotesque de la personnalité, maintenant réduit à une ridicule invocation des âmes. Le disparu a été lui-même l’auteur principal de cette fin. Le "secretisme" qui entoura sa maladie était motivé par les mêmes ressorts de la centralisation extrême du pouvoir. Ce qui, par manque de cohérence idéologique interne, laisse ses successeurs s’affronter entre eux pour l’héritage du commandement, avec un claire avantage pour les hauts bureaucrates et la caste militaire, en pleines manœuvres de négociation pour assurer l’impunité de leurs corruptions.

En ce qui concerne les oppositions de droite et sociale-démocrate, la nouvelle situation intervient avant qu'elles n'aient surmonté leurs déroutes aux présidentielles du 7-O et aux régionales du 16-D. Élections où elles s’étaient laissées aller à des illusions exagérées comme à l’offre d’un "populisme de riches", promettant aux électeurs de maintenir le recours aux instruments du clientélisme qui ont tant servi à Chávez. Maintenant, cette opposition accommodante veut croire qu’une fortuite métastase a enfin mis à sa portée l’accès à ce pouvoir politique duquel des ambitions, des erreurs, une paresse et une incompétence l’ont éloignée pendant de longues années. Un pouvoir qu’elle exercerait avec une sottise et une ardeur prédatrice similaires à ceux pratiqués par la « bolibourgeoisie » chaviste.

Ces calculs mesquins et opportunistes, qui égalent le "Grand Pôle Patriotique" et "l’opposition de la Table d’Unité Démocratique", nous laissent face à la grave situation dans laquelle se trouve ce pays: inflation galopante, chômage grandissant et précarité dans le travail, dévaluation monétaire, effrayante insécurité personnelle, crise dans les services d’eau et électricité, éducation et santé, manque de logement, travaux publics obsolètes ou mal exécutés, attention uniquement démagogique face aux besoins extrêmes des plus nécessiteux, et un et cetera qui même lointain n’en est pas moins néfaste.

Mais ces problèmes ne sont pas la principale préoccupation des deux bandes en lutte pour la “Silla de Miraflores” (le fauteuil présidentiel) et le butin pétrolier. C’est pourquoi notre réponse collective doit mépriser leur chantage permanent à notre appui électoral en échange de solutions qui n’arrivent jamais ou sont ridiculement incomplètes. C'est le moment de déborder ces oligarchies politiques pourries et de construire, à partir du bas, une vraie démocratie, avec égalité, justice sociale et liberté. Il faut accroître l’indignation généralisée devant la situation dont nous pâtissons et la convertir en luttes sociales autonomes, larges et autogestionnaires, et dire aux politiciens du pouvoir que nous n'avons pas besoin d'eux comme intermédiaires ou comme gracieux donateurs de ce que, d’en bas et unis, nous pouvons obtenir, sans recours aux “mains blanches” ou aux “bérets rouges”.

Collectif éditeur du Libertaire (El Libertario)
http://www.nodo50.org/ellibertario/
Caracas, mardi 5 mars 2013  
    
  
 
   

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Asile Politique pour Enric Duran sur la ZAD

26 Février 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Asile Politique pour Enric Duran sur la ZAD
Enric, Nous vous saluons depuis Notre Dame Des Luttes, toi et les camarades de la Cooperative Intégrale Catalane, autant que celles et ceux du monde entier qui se reconnaissent dans la Révolution Intégrale. Nous avons connaissance de cette action d'expropriation massive et de ce qu'elle te vaut aujourd'hui... Une mascarade judiciaire: Tu risques 8 ans de prison pour avoir repris 492 000 €  aux banques. De l'argent qu'elles volent aux peuples! Le fsc te poursuit pour que tu paies des impôts sur de l'argent que tu as entièrement redistribué aux  mouvements sociaux catalans. Cette somme représente 0,0012% de ce que l'Etat Espagnol a dépensé pour sauver les banques, le tout aux frais du contribuable... Alors Enric, si l'Etat Espagnol décide de voler ta liberté, ta vie, nous serons heureuses et heureux de t'ofrir l'hospitalité et l'asile politique sur la ZAD*!
Nous avons en commun cette volonté de voir le système mortifère qui régit nos sociétés, laisser enfn la place à une autre conception du monde. Que nous résistions frontalement au rouleau compresseur du système ou construisions une autre façon de vivre ensemble, nous participons à un même mouvement. Nous réagissons à un problème d'ordre intégral et mondial. L'urgence est partout, humaine, écologique, sociale... Sur l'autel du proft, on exploite l'humain et on orchestre un saccage  environnemental labellisé "HQE ". Les inégalités sont criantes, on restreint sans cesse notre liberté, jusqu'à nous isoler les unEs des autres. Où que l'on vive, les institutions des Etats, leurs polices, leurs lois, servent les intérêts des grandes multinationales. Dans ces conditions, comment ne pas désobéir? La désobéissance aux lois des Etats -- tous corrompus -- est vitale, en France, en Espagne au Mexique et partout dans le monde. La soufrance que génère le capitalisme est le pain quotidien d'une grande partie de l'humanité. Mercredi 13 février, un Nantais, Djamal Chaâr, s'immolait par le feu devant le Pôle Emploi dont il dépendait. Ce geste terrible n'est pas un acte isolé: ces dernières années en France, une quinzaine de personnes désespérées par leurs conditions de vie, se sont immolées par le feu. Il aura fallu le sacrifce de Mohammed Bouazizi pour que la Révolution du Jasmin embrase les pays arabes. Plutôt que de nous sacrifer pour cette dictature économique qui consume même nos vies, oeuvrons pour que la Révolution Intégrale soit celle du savoir vivre.
La ZAD, c'est 1650 hectares de terres vivaces et des dizaines de milliers d'hectares autour, menacés d'urbanisation stérile. Depuis la fn des années 60, cette zone de bocage a été défendue et préservée d'un projet d'aéroport inutile, couteux et dévastateur, dont les profts auraient dû enrichir un peu plus la multinationale VINCI, et ce au détriment de la biodiversité, de la population locale et environnante. Ce lieu qu'un élan populaire a sauvé de la destruction, nous le voyons comme un terreau pour que d'autres façons de vivre collectivement puissent s'épanouir. Pour cela nous démontrons chaque jour notre détermination à ne rien lâcher, en continuant à nous enraciner sur place et en cultivant des liens aves les comités de soutien qui feurissent partout et avec d'autres luttes en France et dans le monde où d'autres grands projets nuisibles menacent le vivant : Anti
Nucléaire et THT en Normandie, à Bure, No TAV en Italie, Forêt d'Hambach en Allemagne, Forêt de Khimki en Russie, San Salvador d'Atenco au Mexique, bien sûr au Chiapas, Belo Monte au Brésil, Kulon Progo en Indonésie... Nous voyons bien que la résistance à ce monde de proft et de gachis, va grandissante. Des liens d'engagement nous unissent qui pulvérisent les frontières artifcielles, les bases internationales d'un autre avenir se dessinent.
Votre expérience autogestionnaire qu'est la Coopérative  Intégrale Catalane, sa substitution progressive à l'Etat, nous renforce  encore un peu plus dans l'idée que nous pouvons et devons vivre sans capitalisme et sans soumission à sa démence autoritaire ! Alors que notre civilisation englouti tout et elle même sur son passage, ce modèle d'organisation collective, permet enfn d'imaginer un futur réaliste pour l'humanité.
Partout où la vie s'oppose à l'asservissement du proft, partout où la rebellion s'impose face à l'injustice du pouvoir, nous sommes chez nous. Enric Duran, tu dois rester libre! Sois bienvenu sur la ZAD, sois bienvenu chez toi! La ZAD est partout! Révolution Intégrale!


*(ZAD Zone A Défendre, Zone d'Autonomie Défnitive, Zone Anti Dépression, Zone Antagoniste Dématérialisée....)

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Camarades de la ZÀD par Enric Duran

25 Février 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Camarades de la Zone À Défendre (ZAD),
Je vous écris à titre personnel, en tant que membre de la Coopérative Intégrale Catalane et du groupe instigateur de l'appel pour la Révolution Intégrale.
Comme vous le savez, à la suite de la diffusion publique de mon action de désobéissance face à la justice et du récent appel à la Révolution Intégrale (http://www.integrarevolucio.net) nous avons repris contact avec des personnes actives sur la ZAD.
"Nous suivons avec beaucoup de respect et d'intérêt la  lutte pour la défense et la préservation du bocage nantais, face à ce  monumental aéroport que ceux-d'en-haut veulent imposer coûte que coûte."          
De notre côté, nous avons débuté et renforcé un processus accéléré de construction d'une autre société au travers de notre démarche de Coopérative Intégrale; une structure dans laquelle il est possible de vivre dans le respect du bien commun. Vous pouvez découvrir plus en détail l'évolution du projet des Coopératives Intégrales en suivant ce lien :  http://enricduran.cat/es/el-tiempo-del-si/                                                         Depuis l'été dernier, nous travaillons à générer une proposition d'espace politique et idéologique international avec des camarades issus d'autres collectifs. Il s'agirait aussi d'un espace de soutien mutuel et de solidarité entre les mouvements d'auto-organisation provenant de la base. Nous croyons que le concept de Révolution Intégrale pourrait convenir à cette tâche, même si le plus important est d'avoir en commun ces fondements que nous partageons.                                    Quand nous avons appris la date de mon procès – c'est à dire très récemment –  il nous a paru important de créer la connexion entre ma réponse face à l'autoritarisme judiciaire, et cet appel.  Cette dernière semaine, nous avons donc fait coïncider ces deux informations; elles représentent toutes deux l'amorce d'un tournant important dans notre action.
Mardi dernier, je ne me suis pas présenté à la farce judiciaire orchestrée en mon honneur. On requiert contre moi huit ans de prison pour m'être rapproprié une petite partie du patrimoine collectif que la banque a volé au peuple. Plus d'information sur ce sujet : http://7seizh.info/2013/02/13/catalogne-desobeissance-civile-pour-enric-duran-le-robin-des- banques-catalan/
Étant donné que nous n'accordons aucun crédit au système judiciaire de l'État – comme au reste des institutions représentant le pouvoir –  nous persisterons sur cette voie [de désobéissance] jusqu'à ce qu'on laisse nos camarades en paix, tout en continuant à construire une autre société, à partir de la rébellion.
Je crois comprendre que nous sommes en phase:  Vous avez généré une importante expérience d'auto-organisation et d'autonomie et, comme la nôtre, votre réalité est en train de se transformer grâce au temps de création collective que vous vivez au quotidien.
Résistance et autonomie ; désobéissance et autogestion, sont deux dimensions d'un même chemin vers le monde que nous voulons.
Les zapatistes, dont notre action s'inspire beaucoup, ont récemment formulé un appel à cet objectif constructif que de plus en plus de mouvements à travers le monde considèrent comme une manière de faire la révolution ; ils l'ont appellé "El Tiempo del Si", "Le Temps du Oui". Votre lutte fait aussi partie des éléments importants de cet appel à la Révolution Intégrale; elle force le respect.
Nous pensons que votre participation sera importante pour impulser ce processus de rencontre pour la Révolution Intégrale, tant à l'échelle la plus locale que dans l'ensemble de l'Europe et du monde.


Votre lutte est notre lutte : notre autonomie est la vôtre.
Enric Duran 13/ 02/2013

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Londres: Librairie Freedom incendiée !

4 Février 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

dimanche 3 février 2013

 

 Après l’attaque incendiaire vendredi, nous avons eu un soutien énorme. Tant et si bien que nous serons en mesure d’ouvrir la boutique le lundi pour les affaires, pas tout à fait comme d’habitude, mais au mieux. Notre stock est quelque peu réduit, mais dispose maintenant quelques intéressants souvenirs endommagés par l’incendie.

Librairie Freedom incendiée !

La librairie a été incendiée. Heureusement personne n’a été blessé, mais il y a pas mal de dégâts causés par le feu et l’eau utilisée pour éteindre les flammes.

Si vous voulez nous aider à régler une partie du gâchis, s’il vous plaît descendre à la boutique le samedi 2 Février à partir de 13:00 et nous donner un coup de main. Voir ici pour plus de détails : http://www.wewillgather.co.uk/white...

Nous sommes en train d’évaluer les dégâts, alors surveillez cet espace pour d’autres nouvelles. Il y a un bon relais pour aider à nettoyer la librairie - voici quelques photos de la façon dont l’opération de nettoyage est en cours : http://www.flickr.com/photos/297121...

Voici quelques photos des dégâts : http://www.demotix.com/news/1764357...

Et plus de photos : http://guy-smallman-photos.photoshe... / http://www.flickr.com/photos/297121...

Si vous souhaitez nous aider financièrement, les chèques ou mandats postaux à l’ordre de liberté de la presse peuvent être envoyés à la liberté de presse, 84b Whitechapel High Street, London E1 7QX.

Vous pouvez aussi aider en commander des livres sur notre site (http://www.freedompress.org.uk/news...) et ensuite nous écrivant à subs@freedompress.org.uk pour nous faire savoir que votre achat est un don.

Supporters suédois voir ici : https://www.facebook.com/events/334...

S’il vous plaît passer le mot !

Il est rapporté dans :
- le Guardian : http://www.guardian.co.uk/uk/2013/f...
- Evening Standard : http://www.standard.co.uk/news/crim...
- le Washington Post : http://www.washingtonpost.com/busin...
- International Times : http://internationaltimes.it/freedo...
- The Huffington Post : http://www.huffingtonpost.com/2013/...
- l’unité de gauche : http://leftunity.org/freedom-press-...
- LIBCOM : http://libcom.org/news/freedom-book...

Voir aussi :
- Verso Books : http://www.versobooks.com/blogs/122...
- Facebook : https://www.facebook.com/media/set/...

Il y aura aussi :
- un événement au Club de Cowley à Brighton : https://www.facebook.com/events/163...
- un don de poèmes : https://www.facebook.com/DonateAPoe...

Il y aura une compilation à paraître à partir de Iron Column Records : http://ironcolumnrecords.com/2013/0...

Enfin il y a l’interview : "un incendie criminel contre Freedom Press" : http://youtu.be/7juTVY_ikJI

Traduction par Fédération Anarchiste francophone

[SOURCE : http://www.freedompress.org.uk/news...]

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Notre-Dame-des-Landes

18 Janvier 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Samedi 19 janvier de 15h30 à 17h, place du 8 septembre, le Resto Trottoir vous invite à rejoindre le stand d'’information du
Collectif bisontin contre le projet d'’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui sera établi depuis 14h.

Des tracts et du matériel seront distribués pour informer les bisontins,une soupe et un café seront proposés pour tenir le choc sous le froid !

En attendant, vous pouvez retrouver le comité local sur son blog :
http://nddl-besak.blogspot.fr/

Lui écrire :
nddl.besak@gmail.com


Et suivre l’actualité de la Zone À Défendre sur :
http://zad.nadir.org/
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De la lutte armée et de quelques imbéciles

20 Juin 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

De la lutte armée et de quelques imbéciles

 

Motion du congrès de la Fédération anarchiste italienne Reggio Emilia, 2 et 3 juin 2012


Dans notre pays, la situation politique et sociale montre des signes évidents de
régression autoritaire à l'échelle globale. Le déploiement des politiques
disciplinaires en réponse à des questions sociales est un signe que le temps du
compromis, de la démocratie sociale est passé. Nous pourrions avoir à envisager le
risque qu'on nous impose des régimes extrêmement autoritaires. La criminalisation
des mouvements sociaux et des anarchistes prépare le terrain pour de nouveau
appareils répressifs : de nouvelles lois, de nouvelles procédures pénales, une
torsion de plus en plus forte de la réglementation en vigueur, un contrôle militaire
croissant du territoire.

La gestion médiatique immédiate du monstrueux attentat de Brindisi (1) en dit long
sur les intentions de l'oligarchie au pouvoir. Un acte lâche, de terreur aveugle
contre des jeunes femmes, un acte antisocial et criminel, est tranquillement
assimilé à un épisode de lutte armée, peut-être avec une origine grecque ou
mafieuse, dont l'objectif évident est de réaliser l'unité dans la défense de l'État,
une unité que nous avons vue à l'oeuvre dans les années de solidarité nationale, des
lois spéciales, de la régression sociale et culturelle du pays.

Même l'attentat qui a blessé le patron d'Ansaldo (2) et sa revendication envoyée au
Corriere della Sera par le noyau « Olga » de la FAI « informelle » démontre à quel
point action et communication sont étroitement liés et confondus dans un jeu de
miroirs infini et déformant. Il convient d'observer attentivement pour bien en
comprendre la trame intime. Les médias, les mêmes qui minimisent depuis toujours la
férocité de la guerre que l'armée italienne mène en Afghanistan, ont tiré à boulets
rouges contre le mouvement anarchiste, ce mouvement qui ne se soustrait pas aux
luttes sociales, qui est en première ligne des mouvements de protection de
l'environnement, contre la guerre et le militarisme, contre les lois racistes et les
politiques sécuritaires dans notre pays.

Journaux, radio et télévision, qui tout d'abord n'ont pas haussé le ton, se
déchaînent après la revendication. Dans ces crises, on cherche toujours des boucs
émissaires sur lesquels diriger l'attention de l'opinion dite publique. De même
qu'ils ont réussi pendant les années 80 à vider de sens et de contenu la richesse
des mouvements de la décennie précédente, en leur attribuant à tous,
indistinctement, la responsabilité de la lutte armée, faisant de chaque brin d'herbe
un faisceau, faisant pleuvoir les condamnations à la prison, provoquant des
divisions et des oppositions ; de même aujourd'hui il y a ceux qui entendent
dépoussiérer les vieux outils de la criminalisation préventive.

En outre, la situation pour les gouvernements et les patrons n'est pas facile : ils
doivent faire digérer des mesures de plus en plus indigestes, et s'installe chez eux
la peur croissante d'une révolte sociale. La blessure d'Adinolfi a été attrapée au
vol pour relancer, après les différentes indications des services secrets sur le «
danger anarcho-insurrectionnaliste », le prétexte de la menace terroriste d'origine
anarchiste, en la reliant au mécontentement social grandissant, au mouvement NoTav
(3) et, en général, à toute forme d'opposition sociale.

Si telle est l'opération en cours, il est clair que nous devons toujours attendre de
nouvelles opérations de répression. Dans une situation où l'agression contre la
qualité de vie de la population s'intensifie, en particulier dans le domaine de
l'emploi dépendant, de la précarité, du petit artisanat et du commerce, et où nous
aurions besoin de la pleine participation, de toute l'intelligence et de toute la
capacité à organiser des réponses collectives incisives, à promouvoir des luttes, à
développer des initiatives de solidarité sociale, à donner de l'oxygène aux formes
autogestionnaires de réponse concrète à la crise, il apparaît inévitable qu'il
faille se mesurer à ceux qui pensent qu'un groupe, une organisation dure,
combattante, clandestine, puisse obtenir des résultats efficaces, avec ceux qui
pensent qu'ils ont la réponse dans la poche - comme le groupe qui a réalisé
l'attentat contre le dirigeant d'Ansaldo nucléaire revendiquant son appartenance à
la Fédération anarchiste informelle. Surtout si l'emphase médiatique avec laquelle
ces actions sont signalées est cohérente avec l'implication de l'ensemble du
mouvement anarchiste dans un processus de criminalisation générale, qui a pesamment
investi même la Fédération anarchiste italienne.

Ce n'est pas par hasard que le texte du noyau « Olga » ait été publié intégralement
par le Corriere della Sera, qui décida de cette manière de servir de mégaphone à
la
FA Informelle. On se demande pourquoi. La réponse n'est pas difficile. Le communiqué
de presse, après les quelques premières lignes sur la question nucléaire, est
consacré à la propagande : une bonne partie de ce document est une violente attaque
contre le mouvement anarchiste dans ses nombreuses composantes.

Tous les quotidiens, les journaux télévisés consacrèrent un large espace à un texte
qui affirme qu'une grande partie du mouvement anarchiste fait de l'anarchisme «
idéologique et cynique, vidé tout souffle de vie ».

Mais ce n'est pas tout. Selon les « informels », les anarchistes impliqués dans les
luttes sociales « travailleraient pour le renforcement de la démocratie ».
C'est-à-dire pour le maintien de l'ordre hiérarchique. Le lecteur a l'impression que
le but réel de l'action n'était pas tant une mise en garde aux seigneurs de l'atome,
que d'obtenir l'audience adaptée pour faire savoir à tous leur opinion sur le
mouvement anarchiste.

L'action des anarchistes est décrite comme une simple activité ludique, consistant à
« écouter de la musique alternative » tandis que le « nouvel anarchisme » naît avec
le fait de « prendre le pistolet », du choix de la « lutte armée ».

Le moyen occulte à tel point la fin que les super-héros de bande dessinée, qui
n'aiment pas « la rhétorique violente » mais qui, avec plaisir, ont « armé » leurs
propres mains, ne se rendent pas compte que, dans notre pays, le nucléaire est
actuellement sorti de la scène grâce aux luttes et aux mouvements populaires.
L'action directe, sans délégation, concrète et capable de démontrer que nous pouvons
prendre en main notre destin, lutter contre les géants de l'atome et les vaincre,
comme à Scanzano Jonico (4) et avec le blocage des transports nucléaires entre
l'Italie et la France, où les anarchistes étaient en première ligne.

Tous les jours, les anarchistes participent aux luttes pour la défense du territoire
et pour l'auto-gouvernement, contre les patrons, pour la réalisation de l'autonomie
des travailleurs par rapport à l'esclavage salarié, contre la guerre, la production
militaire, pour une société sans armée et sans frontière, contre le racisme, le
sexisme, la guerre contre les pauvres et contre les femmes. Les anarchistes, qui
subissent l'exploitation et l'oppression comme tout le monde aux côtés des autres
exploités et opprimés, luttent contre l'État et le capitalisme pour créer les
conditions pour les abattre, dans le but de briser à la fois l'ordre matériel et
symbolique, sachant qu'il ne suffit pas de détruire mais qu'il faut savoir
construire. Construire sans crainte que la maison soit démolie, sachant que tout
espace libéré, même pour quelques instants, devient un lieu d'expérimentation où
nombreux sont ceux qui savoureront le goût d'une liberté qui n'est pas abstraction
poétique mais concrète édification d'un environnement politique non étatique.

Actions qui préfigurent à partir de maintenant les relations politiques et sociales
différentes, qui ne se limitent pas au « rêve d'une humanité libre de l'esclavage »
parce que le chemin de la liberté n'est pas un « rêve », mais le pari quotidien au
sein des réalités sociales dans lesquelles nous sommes forcés de vivre et que nous
voulons contribuer à changer. Pas seuls. Jamais seuls, parce que l'humanité est
composée de personnes de chair et d'os, parce que agir au nom d'une « l'humanité »
abstraite est typique des États, des religions, même du capitalisme qui promet sans
tenir le bien être et le bonheur. Pas celui des anarchistes. La pratique de la
liberté par la liberté peut être contagieuse, mais on ne peut certainement pas
l'imposer.

Les rédacteurs du communiqué de presse ont horreur du « consensus » et cherchent la
« complicité ». Ils se fichent de la fin et ne pensent qu'au moyen, renonçant de
fait à toute perspective de révolution sociale anarchiste. Leur langage et leur
pratique sont un cocktail de pratique avant-gardiste et de rhétorique esthétisante.
Il était inévitable que les médias leur donne un large espace, en suivant des lignes
d'interprétation parfois déviées, parfois entremêlés. La plupart des médias ont
concocté des théorèmes afin de relier les luttes sociales et la FAI informelle dans
une relation quasi symbiotique. Les anarchistes sont serrés dans un étau
interprétatif : d'un côté ils sont décrits comme des « terroristes » ou comme leurs
fans, de l'autre comme des bureaucrates inoffensifs.

Un étau qui sera probablement apprécié par ceux qui se complaisent dans le geste,
qui s'assouvissent dans une extase existentielle dans laquelle la lueur d'un instant
compense la grisaille de la vie quotidienne passée dans le silence et l'attente
d'une autre occasion de faire monter l'adrénaline. « Aussi fugace que soit cette
lueur - écrivent-ils - la qualité de la vie en sera à jamais enrichie. » Entre un
colis postal et une balle dans les jambes, ils pourront lézarder dans la gloire de
papier que les médias payés par les patrons et par les partis voudront leur offrir.

Au-delà de l'usage médiatique de l'attentat contre le patron d'Adinolfi, reste le
fait politique de la récurrence d'un avant-gardisme armé qui, outre les séductions
sémantiques, décalque une parabole de petit parti autoritaire, qui se berce de
l'illusion de pouvoir s'ériger en guide de ceux qui jugent intolérable le monde dans
lequel nous vivons. N'est pas une coïncidence si au procès des soi-disantes «
nouvelles BR » (5), des personnes se situant loin de l'anarchisme ont manifesté leur
enthousiasme pour l'attentat de Gênes. C'est l'apothéose du moyen, qui ne se soucie
pas de la fin. Une sorte de transversalité de l'action comble la distance apparente
des projets.

En réalité, cette distance se dissout alors même que cette pratique se développe en
opposition aux luttes sociales, inévitablement contraintes à ce que le noyau « Olga
» appelle le « cittadinismo ». Avec ce terme, ils stigmatisent les luttes populaires
qui, ces dernières années, avec une radicalité organisatrice croissante, ont à
maintes reprises mis en difficulté les gouvernements qui se sont succédé, portant
atteinte aux intérêts des grandes entreprises et inaugurant des pratiques de
participation certes pas anarchistes, mais certainement loin de la triste habitude
de délégation électorale en blanc.

Que reste-t-il en dehors des luttes sociales ? Le parti, rien d'autre que le parti.
Ce n'est pas une coïncidence si les partisans de la fédération informelle se soient
dotés d'un sigle fourre-tout, réduisant le chemin de l'affinité à la pratique
d'actes de violence. Faisons abstraction du fait banal - même s'il est grave - que
de cette manière on fournit un prétexte à d'innombrables actions répressives fondées
sur l'association de malfaiteurs. Nous allons au-delà même du risque évident qu'un
jour ou l'autre l'État ou les fascistes puissent utiliser le sigle pour leurs
objectifs propres, en utilisant le prétexte qui leur sera naïvement offert. Si
l'issue est le parti, l'organisation qui agit là où d'autres n'agiraient pas,
l'organisation qui entre en conflit privé avec l'État et les patrons, alors cette
issue mène directement hors de l'anarchisme. L'anarchisme ne s'impose pas, il se
propose.

Chaque jour, jour après jour, dans l'espoir qui nous fait agir concrètement parce
que les exploités, s'ils le souhaitent, peuvent créer les conditions pour se passer
de ceux qui les exploitent, parce que les opprimés, s'ils le veulent, peuvent lutter
pour se libérer de ceux qui les oppriment. C'est une question de pratique, de
gymnastique de la révolution, d'expérimentation du possible et du désirable, de mise
en jeu quotidienne. Dans l'extase de super-homme du geste qui plaît, ils écrivent
avec mépris que pour les anarchistes sociaux, « la seule boussole est le code pénal
». Ils écrivent « quel que soit le coût » : les anarchistes, le prix, ils le paient
chaque jour. Oui, mais face aux tribunaux, ce n'est pas une fanfaronnade ni une
plainte, lorsqu'on nous présente la note pour les luttes auxquelles nous
participons.

Les auteurs du communiqué utilisent le terme de « fédération » mais réduisent le
fédéralisme à la relation intangible entre ceux qui se reconnaissent dans le
pistolet qui tire ou dans le colis qui explose, et non pas le désir de construire un
cadre de relations qui s'emploie à conjuguer liberté et organisation. Les
détracteurs de l'anarchisme affirment qu'il est impossible de combiner la liberté et
l'organisation, l'anarchie et l'organisation, parce qu'ils identifient
l'organisation avec la hiérarchie, avec l'État, avec l'imposition violente d'un
ordre social qui limite la liberté et transforme l'égalité en un squelette formel
sans base matérielle. Les partisans de la démocratie parlementaire estiment que la
liberté doit être limitée, parce que, au-delà de la rhétorique sur le pouvoir du
peuple, ils ne voient pas la liberté comme la marque distinctive de l'humanité qui
s'émancipe de la soumission à un ordre hiérarchique, mais comme un danger à
contenir.

Pour les démocrates, le seul moyen de régler les conflits, la jungle sociale, c'est
une imposition violente des règles établies en vertu du principe de la majorité. Les
porte-parole du noyau « Olga » adoptent la jungle sociale avec laquelle les États
justifient leur existence, comme un prétexte pour agir pour le plaisir d'agir, une
action qui refuse avec dédain toute réflexion sur l'éthique de la responsabilité,
sur la nécessité morale et politique de construire des voies que tout le monde
puisse et veuille emprunter. Un agir qui se suffise à lui-même, sans aucune
attention pour ceux sans lesquels, que cela plaise ou non, on fait une guerre privée
à l'État, et non pas la révolution.

Dans leur article, ils proclament « le plaisir d'avoir pleinement réalisé et d'avoir
vécu ici et aujourd'hui "notre" révolution ». De cette manière, la révolution
sociale se réduit à une pratique auto-érotique en club privé.

L'anarchisme s'est toujours fondé sur la conscience dans le choix des actions et des
objectifs, et sur la responsabilité personnelle dans leur accomplissement : il se
réfère toujours à la conscience des individus et à l'interprétation du moment
historique dans lequel ils vivent. L'efficacité de l'action directe n'est pas
exprimée par le degré de violence qu'elle contient, mais plutôt sur la capacité à
identifier une route praticable par tous, à construire une force collective en
mesure de réduire la violence au plus petit niveau possible au sein du processus de
transformation révolutionnaire. La violence érigée en système engendre l'État.

Le pari des anarchistes organisateurs est de construire des cadres de relations
politiques et sociales qui, par leur existence même, préfigurent des relations
sociales libres, où le lien organisateur amplifie la liberté de l'individu.
L'anarchisme social n'est imprégné d'aucune prétention qu'il existe la formule
définitive pour la société anarchiste, mais il s'interroge, et en s'interrogeant, il
tente de pratiquer une relation différente qui vise à la synthèse possible, dans le
respect des différences de chacun et chacune. Nous sommes conscients que seule une
société homologuée et, par conséquent, intrinsèquement autoritaire sinon
totalitaire, peut imaginer d'effacer le conflit des relations sociales : pour cette
raison, nous considérons l'anarchie comme un horizon sans cesse en construction, où
la révolution sociale qui abolit la propriété privée et élimine le gouvernement est
la première étape, et non la dernière, d'un parcours d'expérimentation sociale, qui
est le nôtre à partir de maintenant.


Les compagnons et les compagnes de la Fédération anarchiste italienne réunis en
congrès le 2 et 3 juin 2012


Source :
http://www.federazioneanarchica.org/ http://anarresinfo.noblogs.org/


Notes :

(1) Le 19 mai 2012 un attentat à la bombe a tué une élève et en a blessé cinq autres
devant un lycée de la ville.

(2) Ansaldo Nucleare S.p.A. est une entreprise italienne qui opère dans le secteur
du nucléaire, réalisant des centrales nucléaires de troisième génération refroidies
à l'eau. Roberto Adinolfi, l'administrateur délégué de l'entreprise, a été blessé
d'une balle dans la jambe à Gênes le 7 mai 2012. Les Italiens ont inventé le mot «
jambiser » (gambizzare) pour désigner cette pratique qui remonte aux brigades rouges
dans les années 70-80.

(3) « Non au train à grande vitesse ».

(4) Le 23 novembre 2003 des dizaines de milliers de personnes manifestèrent contre
la décision de créer à Scanzano Jonico, dans le Sud du pays, le premier site de
déchets nucléaires du pays.

(5) Brigades rouges.

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Solidarité avec la CGT espagnole

3 Mai 2012 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Solidarité avec la CGT espagnole face à la répression
 - 2 mai 2012 -

Nous sommes solidaires face à la répression dont est victime Laura, une
des secrétaires de la CGT espagnole.

Le 24 avril, Laura Gomez, Secrétaire d'organisation de la Fédération

locale de la CGT de Barcelone a été arrêtée en pleine rue par la police

 catalane. Le lendemain, elle était officiellement mise en examen pour
complicité, désordres publics, délit d'incendie et de dommages corporels,
et d'atteinte aux droits fondamentaux. Le juge refusa de la relâcher.
Les "graves délits" qui lui sont reprochés sont en réalité d'avoir
théâtralisé, le 29 mars, jour de grève générale, une scène où des papiers
dans des caisses furent brûlés symboliquement.

Le gouvernement Rajoy, qui n'a plus de crédit dans l'opinion publique du
pays, est acculé à réprimer les contestations qui montent, alors que la
situation des gens se dramatisent de mois en mois. Alors qu'un jeune sur
deux et 25% de la population est au chômage...le gouvernement lance des

 messages d'avertissements pour calmer la colère. Un projet de loi est en
attente qui vise à rendre responsable pénalement toute organisation
(association, syndicat, parti politique...) qui aurait ainsi à répondre
des agissements de chacun de ses adhérents au cours de toute manifestation

 de rue ou piquet de grève. C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre la
répression contre Laura Gomez, mais aussi contre tous ceux et celles qui
furent arrêtées lors de la grève générale du 29 mars 2012.

Ces intimidations n'empêchent pas de nombreuses organisations de continuer
à descendre dans la rue, et de ne pas se laisser déposséder sans réagir.
C'est donc tout naturellement que la Fédération anarchiste apporte son
soutien à Laura Gomez, à la CGT-e catalane et, plus généralement, à toutes
les organisations de luttes sociales et syndicales d'Espagne. La
population espagnole lutte pour sa survie, notre solidarité et notre
vigilance doivent s'exercer pour la soutenir. Quand ils touchent à l'une

 d'entre nous, c'est à nous tous et toutes qu'ils s'en prennent ! Liberté
pour Laura et toutes les personnes emprisonnées du 29 mars !

Fédération anarchiste.
relations-internationales@federation-anarchiste.org

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Resto trottoir

27 Octobre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

reto-trottoir-30-10.jpgResto trottoir dimanche 30 octobre, a partir de 12h30, place Marulaz....ou
sous les arcades du quai Vauban s’ il pleut !!!
Nous ne sommes pas très nombreux pour nous organiser ce mois-ci.
Aussi, n'hésitez pas à nous contacter si vous voulez nous donner un petit
coup de main le samedi ou le dimanche !!!
 
Merci de diffuser l'info. 
  A dimanche!
 Les trottant.e.s

 

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Tunisie

11 Octobre 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Déclaration finale du réseau de luttes (Meeting organisé en Tunisie)


Nous, étudiants, travailleurs précaires, chômeurs, activistes et militants d’Europe et d’Afrique du Nord, nous sommes rencontrés en Tunisie au meeting transnational “Réseau de luttes ” du 29 septembre au 2 octobre 2011. Nous avons croisé nos savoirs et nos expériences collectives : nous sommes en train de créer un processus commun de luttes à partir de nos différentes pratiques. La crise étant globale, notre lutte doit l’être aussi.

Nous sommes tous engagés dans des mobilisations et des mouvements contre tous les tyrans et les régimes du capitalisme financier global, de l’Afrique du Nord à l’Europe. Nous cherchons à construire un nouvel espace transnational, en connectant entre elles les luttes locales, et des nouvelles formes d’organisation au-delà des régimes autocratiques et du système de représentation politique et contre eux. Personne ne nous représente.

Pendant ces journées, nous avons discuté précarité, chômage, auto-organisation, art et urbanisme, université, savoir et culture, migration, dette, réseaux et médias autonomes. Les ateliers se sont tenus à Tunis, Sidi Bou Saïd, Regueb et Sidi Bouzid, Hammam-Lif et Sousse.

Un site web sera lancé pour coordonner nos efforts et élargir notre réseau :http://international.r02.org/
Un grand meeting commun transnational aura lieu une fois par an; des meetings thématiques auront lieu chaque fois que nécessaire pour améliorer notre réseau. Nous proposons de tenir le prochain meeting thématique début 2012.

Nous allons participer activement à la journée globale d’action Unis pour le changement du 15 octobre : Dans nos luttes et occupations de places publiques nous proclamons : 
Arrêtons les banksters ! Effaçons la dette! Assez d’austérité ! Le savoir est un bien commun! Liberté de mouvement pour tous ! Personne d’autre que nous-mêmes ne nous représente !
Nous ne paierons pas pour votre crise
Nous prenons la parole – Nous passons aux actes – Nous bougeons

Quoiqu’il arrive, j’y suis, j’y reste!

Erhel ! Dégagez ! Que se vayan todos !

 

Tunis, 2 octobre 2011

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