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D'Oaxaca surgira la révolution du 21e siècle

31 Octobre 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

D’Oaxaca surgira la révolution du 21e siècle

 A Oaxaca (Mexique), la situation politique s’assombrit dans un contexte national marqué par les enjeux autour des élections présidentielles et la soi-disant victoire de la droite aux élections présidentielles.

 A Mexico, les partisan.ne.s de Lopez Obrador (candidat de gauche) continuent à bloquer et occuper la place centrale (zocalo). A Oaxaca, la population a créé une Assemblée Populaire du Peuple d’Oaxaca contre les institutions étatiques. Le gouvernement continue à user de la répression féroce.

 Depuis le 1er Mai, les travailleurs de l’éducation ont manifesté pour la satisfaction de leurs revendications. Le 22 Mai, des milliers de professeurs bloquent les rues d’Oaxaca. Le gouvernement envoie la police. La ville sera submergée de gaz lacrymogènes et on comptera au moins 130 blessés parmi la population civile. La police a incendié les campements de protestation et détruit la radio que les manifestant.e.s avaient mis en place pour pouvoir informer les habitants. A partir de là, la solidarité avec les manifestants et le rejet du gouvernement s’est cristallisée dans la création d’une Assemblée Populaire de Peuple d’ Oaxaca (APPO), qui réunit des dizaines de syndicats, d’organisations paysannes, indigènes, étudiantes.

Des manifestations massives et festives.

 Les manifestations se sont poursuivies avec, le 16 juin, 200 000 personnes et une répression féroce et meurtrière. Deux semaines plus tard, le 28 juin, un demi million de personnes manifestent leur solidarité et exige la démission du gouverneur de l’Etat, Ulises Ruiz.

 Le 2 juillet se déroulent les élections présidentielles, avec la soi-disant victoire de la droite, mais les élections sont entachées de fraude et la rue va se mobiliser dans les jours suivants.

 A Oaxaca, la réaction a attaqué, le 22 juillet, la Radio Universitaire qui servait à transmettre les informations sur les mouvements de grève. De leur côté, les manifestant.e.s appelaient au boycott de la fête traditionnelle, la Guelaguetza, et proposé d’organiser une fête alternative loin des lois du fric.

 Depuis tout ce temps des campements sont organisés sur le zocalo (place centrale) qui est barricadé. Des manifestations régulières sont organisées pour la destitution du gouverneur et la disparition des institutions étatiques, pour la libération des prisonnier.e.s.

La réaction continue d’arrêter et d’enfermer de façon arbitraire les responsables syndicaux et d’attaquer les radios des manifestant.e.s. Le 20 août, canal 9 a été attaqué par un commando armé. Le 10 août, une manifestation contre la répression s’est terminée par la mort d’un manifestant. Le 22 août, une autre personne a été tuée par la police et la répression s’intensifie avec des arrestations, des violences, des tortures. Depuis, le quartier est fermé aux touristes, certainement pour éviter les regards indiscrets.

Des campagnes médiatiques sont orchestrées afin de casser le mouvement et la solidarité dont il bénéficie, avec assez peu de succès jusqu’alors, mais nous devons populariser cette lutte.

 Dans d’autres pays d’Amérique latine, des mouvements similaires en matière d’éducation se développent, notamment au Chili. A suivre…

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Historique du groupe Proudhon FA

28 Septembre 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

EN GUISE D'HISTORIQUE

C'est dans le Monde libertaire de septembre 1972 qu'apparaît la référence à la création d'une liaison de la Fédération anarchiste à Besançon. En décembre 1972, est annoncée la formation d'un groupe qui, en décembre 1973, prend le nom de groupe bisontin pour devenir, en mai 1974, groupe Proudhon. L'actuel groupe Proudhon, avec des périodes plus ou moins actives, a donc actuellement la bonne trentaine et il court allègrement vers la quarantaine. L'activité du groupe est à l'image de l'ensemble des groupes militants et ses activités vont de la vente du Monde libertaire aux collages d'affiches, distributions de tracts, manifestations, participations à divers collectifs, soutiens aux luttes, travail de quartier, réunions publiques, organisations de concerts, etc. Le groupe Proudhon a également connu plusieurs locaux avec des périodes sans lieu public. Il est cependant toujours resté fidèle au quartier Battant avec des locaux aux 53, 97 puis 77 rue Battant, avant de s'installer place Marulaz en mai 2000 avec l'ouverture de la librairie l'Autodidacte devenue depuis lautodidacte.org pour des problèmes de nom déposé. Nous allons maintenant essayer de faire un bilan succinct des diverses activités du groupe :

Réunions publiques :
Les intervenants aux nombreuses réunions publiques organisées par le groupe sont le reflet des diverses générations de militants qu'a connues le mouvement anarchiste. Les premières réunions ont été animées par les militants de la première heure de la FA, Maurice Joyeux et Maurice Laisant. Il y eut ensuite la génération suivante avec des militants comme Jacky Toublet, Yves Peyraut et depuis quelques années la génération actuelle qui laissera sa place à une suivante. Citons donc des réunions publiques avec : Maurice Joyeux, Maurice Laisant, Robert Jospin, Jacky Toublet, Yves Peyraut, René Berthier, Elisabeth Claude, Thyde Rosell, Hélène Hernandez, Wally Rosell, Gaetano Manfredonia, Philippe Pelletier, Hugues Lenoir, Jacques Lesage de la Haye, Jean-Pierre Garnier, Gérard Lorne, Benoist Rey, Mathieu Ferré, Charly Bauer, Serge Livrozet, Abel Paz, Murray Bookchin, Jean-Pierre Duteuil, Daniel Cohn-Bendit etc. plus les intervenants à la librairie lautodidacte.org qui sont répertoriés dans la rubrique Archives du site et en tenant compte des oublis que nous essayerons de réparer au fur et à mesure. Les sujets de ces réunions ont bien sûr été très divers, liés à l'histoire, à l'actualité, à des problèmes de société (travail, prison, sexualité etc.), au soutien à des luttes en cours, à des sujets internationaux etc.

Les concerts :
Le premier concert du groupe a eu lieu fin 1975 avec comme invité Serge Utge Royo. Il eut lieu salle Battant après une réunion publique organisée avec des militants espagnols de la CNT récemment réapparue sur la place publique après la mort de Franco. En juin 1976, concert au théâtre avec Claire et Hubert Félix Thiéfaine. En mai 1981, c'est un groupe suisse, Aristide Padygros, qui fut notre invité. L'affiche représentait Broutchoux accroché à un lampadaire. La légende de l'affiche était « Ils ont voté et puis après ». On collait justement le soir de l'électiion de François Mitterrand. Prémonitoire ! En mai 1982, c'était Léo Ferré qui était notre invité. En 1983, nous avons invité Font et Val avec en première partie Alain Aurenche au printemps et Serge Utge Royo en juin. En 1984, c'était au tour de Bernard Lavilliers de chanter pour nous au Palais des sports. En juin 1985, à l'occasion du journée antiraciste, nous avons organisé un concert qui dura une partie de la nuit avec Michel Buzon, Pascal Mathieu, Hédris Londo, Louis Arti et Nawari. En mai 1994, pour clôre une semaine libertaire, nouveau concert avec Pascal Mathieu, Michel Buzon, Boris Mégot, Guy Pothier et Tristan Léa. Tristan Léa qui rechantera pour notre groupe à bien d'autres occasions : un premier mai, en juin 2001 et, dernier concert en date du groupe Proudhon, lors d'un concert en hommage à Léo Ferré, le 1er mars 2002, avec Michel Buzon, Guy Pothier et Alain Aurenche. On peut aussi ajouter à cette rubrique les deux passages de Louis Arti à la librairie Lautodidacte.org.

Semaines libertaires :
Le groupe a également tenté le principe de la semaine libertaire avec une conférence chaque soir de la semaine. Première tentative en 1983, avec entre autres intervenants, Yves Frémion. La tentative suivante se situe en 1994.

Manifestations et 1er Mai :
Outre la participation à un tas de manifestations sur les sujets les plus divers, le groupe Proudhon a également été à l'initiative d'appels à manifester, contre les venues de Le Pen ou de Mégret à plusieurs reprises, contre la guerre en ex-Yougoslavie. Le dernier appel de ce type remonte au mois de décembre 2004, avec un rassemblement pour le retrait des troupes françaises de Côte d'Ivoire avec la CNT, Lutte ouvrière et la Ligue révolutionnaire. Nous appelons également, depuis 1995, avec la CNT à manifester le 1er mai. Cette tradition s'était en partie perdue à Besançon et notre initiative à inciter les syndicats et partis de gauche à s'y coller à nouveau. Après la manifestation, nous organisons un repas, qui est devenu une quasi institution et qui se déroule maintenant place Marulaz, depuis que la librairie est ouverte.

Edition et presse :
Le groupe Proudhon s'est également essayé à l'édition. Deux brochures à son actif (Sur Francisco Ferrer et un texte d'Elisée Reclus intitulé l'anarchie et l'église) et un livre (Les syndicats ouvriers et la révolution sociale de Pierre Besnard). Nous publions également un périodique, Drapeau noir qui a connu un première période, édité à 5000 exemplaires et distribué. La période actuelle en est au numéro 28, a un tirage beaucoup plus modeste et vaut un euro. (voir sur le site où la plupart des numéros sont consultables.

Vie du mouvement :
Le groupe Proudhon est également impliqué dans la vie du mouvement anarchiste, c'est ce qui l'a amené à organiser à Besançon 4 congrès nationaux à ce jour (1976 - 1983 - 2001 - 2003) et un congrès de l'Internationale des fédérations anarchistes (2004).

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régularisons !

25 Septembre 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions

6924 RÉGULARISATIONS, COMME PRÉVU... ET APRÈS ?

Les 6924 régularisations -d'adultes, pas de familles- dans le cadre de la circulaire du 13 juin ne sont malheureusement pas une surprise. Le ministre de l'Intérieur l'avait annoncé (avant même que les dossiers soient examinés) : seuls 30% seraient gagnants, régularisés. Le système des quotas était posé. Au final, la réalité est pire : 20% de « bons », 80% de « mauvais ». Aussi, si nous nous réjouissons pour celles et ceux, régularisés, qui vont enfin pouvoir vivre tranquillement, dignement, comme chacun en a le droit, force est de constater qu'on est loin du compte.

La circulaire du 13 juin avait déclenché un immense espoir... mais ce fut une véritable loterie. Cet espoir, entretenu par les déclarations médiatisées de N. Sarkozy et d'A. Klarsfeld, a déclenché une ruée immédiate vers les préfectures.
Aujourd'hui, beaucoup de familles n'ont pas encore été convoquées.
D'autres n'ont toujours pas reçu de réponses. Toutes vivent dans la peur. A ces familles s'ajoutent tous les jeunes majeurs scolarisés, lycéens, étudiants qui ne remplissaient pas les conditions de la circulaires et qui, de ce fait, n'ont pu déposer une demande. Pour eux, pas de faux espoir, mais la même peur d'être expulsés.

C'est N. Sarkozy le démagogue, qui médiatise des annonces qui ne sont que des arnaques. C'est N. Sarkozy, le démagogue, qui instrumentalise les sans papiers dans la perspective des élections présidentielles en amalgamant immigration, invasion, chômage, délinquance et insécurité... C'est N. Sarkozy, l'irresponsable, qui attise la xénophobie et la tentation raciste et, par réaction, entretient le repli communautariste qui enferme et sépare. Au final, une politique inhumaine aux relents nauséeux qui ne résout en rien le problème des migrations et cause d'infinies souffrances.

Grâce à notre veille durant l'été contre la chasse à l'enfant, le butin n'a pas été à la hauteur des souhaits de Sarkozy, « Quelqu'un qui n'a pas de papiers en France a vocation à être raccompagné chez lui », a-t-il déclaré. Mais nous sommes tous là : enseignants, parents d'élèves, élèves, étudiants, citoyens, élus... tous prêts, mobilisés, solidaires et déterminés à ne pas supporter l'inacceptable.
L'ampleur de la mobilisation du réseau (qui, depuis deux ans, rassemble des associations et des individus d'opinions diverses sur tout le territoire français), les 125 000 signataires de la pétition « nous les prenons sous notre protection », sont la preuve que ce pays n'est pas sarkozyfié. Ce qui nous réunit autour des enfants, des jeunes majeurs, des familles menacés d'expulsion, c'est une volonté commune : que ce pays devienne ce qu'il prétend être, le pays des droits de l'Homme.

Non, nous n'abandonnerons pas les enfants et les parents déboutés à l'arbitraire d'un ministre ! A Besançon, à Montbéliard, près de nous, des parents qui ont fui l'horreur de la violence pour trouver asile dans la patrie des Droits de l'Homme rêvent de paix et de pouvoir se reconstruire ici. Tous ces gens vivent dans l'angoisse et la peur. Leurs enfants veulent continuer à étudier dans leur école avec les autres enfants.

NON aux expulsions,
Régularisation de tous par un titre de séjour « vie privée et familiale ».

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Non à la coupe du monde de footre !

6 Juin 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

NON A LA COUPE DU MONDE DU FOOTRE

La conséquence directe de la création d’Artémis est l’arrivée de milliers de prostituées venues des pays économiquement dépendants (Europe de l’est mais aussi de l’Amérique latine). Il s’agit là d’une véritable traite humaine, orchestrée pour le compte des “ entrepreneurs ” d’Artémis, proxénètes officiels qui considèrent les femmes comme des marchandises, et traite les clients comme des consommateurs de produits de supermarché.

Ces bordels sont la conséquence d’une société inégalitaire où la logique de profit prédomine : ils sont remplis de femmes “ au rendement ” auxquelles on fait miroiter des revenus “ faciles ”, sans aucune protection sociale. Artémis est le rêve de tous les patrons et surtout, la conséquence de la dégradation des droits sociaux et de la précarisation générale. L’industrie de la prostitution est tellement porteuse que l’investissement de 6,4 millions d’euros est déjà quasiment remboursé après 6 mois d’exploitation. Les promoteurs d’Artémis se revendiquent eux-mêmes, comme issus du modèle “ Mac Donald’s ” ... Rappelons qu’il s’agit de l’un des marchés les plus importants avec les armes et la drogue. 

La légalisation de la prostitution en Allemagne et aux Pays-Bas n’a pas changé le fond du problème et si la légalisation a permis de sortir d’une situation hypocrite d’invisibilité, celle-ci n’a pas réussi, en revanche, à améliorer les conditions de nombreuses prostituées : précarité, suicide, emprise de réseaux mafieux, violences, drogues, etc. De plus, le risque est d’augmenter le nombre de prostituées précaires : déjà 25 % des prostituées d’Artémis seraient des femmes sans-papiers, et les services sociaux allemands sont dans l’incapacité de faire un travail d’information et d’enquêter sur les conditions de prévention et d’hygiène : on leur interdit l’entrée du centre.

Combattre les bordels et la prostitution c’est lutter contre le capitalisme et l’ordre patriarcal

Pour un monde solidaire, égalitaire et d’amour libre !

 Fédération anarchiste

L’État allemand a sa pleine responsabilité dans cette situation, d’autant que cette manne financière lui permet une entrée d’argent facile en développant le tourisme sexuel ! En France, les lois Sarkozy criminalisent davantage les prostituées que les proxénètes et les clients.

La paupérisation engendrée par l’économie libérale développe la prostitution, le meilleur moyen de lutte contre les  bordels organisés est donc de lutter pour l’égalité sociale et le partage des richesses.

Par nature, l’État préfère toujours défendre les intérêts des capitalistes.

Le scandale de l’ouverture de bordels géants en Allemagne ne cesse de s’amplifier à l’approche du Mondial de football. Le sport-business a toujours facilité le marché de la prostitution, en marge des grands événements sportifs. Et la légalisation de la prostitution outre-Rhin permet dorénavant aux capitalistes d’exploiter cette manne financière. Ainsi, le plus grand bordel d’Europe, Artémis, peut accueillir à Berlin, 650 clients pour 100 prostituées et ce n’est que le premier d’un marché florissant.

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Grenoble contre les nanotechnologies

6 Juin 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Minatec : inauguration policière

Ils avaient dit qu'ils inaugureraient le 1er juin, ils ont reculé au 2.
Ils avaient dit que Chirac viendrait, Villepin s'est dérobé.
Ils avaient annoncé une grande fête populaire dans un Minatec ouvert, ils ont inauguré un camp retranché sous protection de 400 CRS, gendarmes, et cogneurs de la Brigade Anti-Criminalité (BAC).
Ils ont reculé devant la contestation.

Après trois jours d'actions et de discussion, la manifestation du jeudi 1er juin a rassemblé un millier de personnes contre Minatec et son monde.
Les fonctionnaires municipaux et des collectivités locales avaient reçu la consigne de leurs supérieurs de ne participer ni à la manifestation, ni aux réunions publiques. La police a chargé à répétition la fin de la manifestation, notamment place Saint-Bruno, où un attroupement débonnaire a été molesté. Une jeune femme a été blessée par un éclat de grenade.
Bref, on inaugure bel et bien l'entrée dans la démocratie technicienne.

Vendredi 2 juin, jour de l'inauguration retardée, les Grenoblois se réveillent avec stupeur dans une ville en état de siège. A 7h, un campement de 30 opposants sur le campus est évacué par 200 policiers (une
cinquantaine de véhicules). Bilan : quelques horions et ecchymoses.
8h30 : la BAC cerne la Bifurk, permanence temporaire de l'Opposion Grenobloise aux Nécrotechnologies, contrôle, fouille, filme les personnes à l'entrée et à la sortie du lieu.
9h30 : des diffuseurs de tracts sont pourchassés dans toute la ville. Deux personnes sont interpellées, leur domicile perquisitionné, elles sont inculpées pour « avoir continué volontairement à participer à un
attroupement après sommation et dispersion » ; plus une possible inculpation pour « refus de prélèvement ADN ».

Tous ces abus résultent d'une décision des autorités d'interdire tout rassemblement de plus de cinq personnes. Toute la zone autour de Minatec étant soumise à « restrictions de stationnement et de circulation draconiennes » (Le Daubé 1/06/06). En clair une clôture de grilles anti-émeute verrouillait tout le quartier et enfermait les riverains.

Malgré ce harcèlement, hier comme avant-hier, nous étions dans la rue pour informer les Grenoblois et débattre avec eux.
Tandis qu'ils inauguraient leur camp retranché, nous étions partout dans la ville.

Samedi 3 juin, nous sommes encore là.


Nous n'avons pas peur, nous sommes en colère.


Nous vous appelons au débat et à la réflexion sur les nécrotechnologies ; et après le calamiteux Minatec, à refuser la destruction du Sillon Alpin.
Rendez-vous samedi 3 juin à 14h place Félix Poulat autour des infokiosques.

Fermez Minatec !

Grenoble, le 3 juin 2006
Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies

http://ogn.ouvaton.org
Contact : ogn@ouvaton.org
compte-rendus et témoignages sur http://grenoble.indymedia.org

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services publics

10 Mai 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

C’est quoi les services publics ?

La notion de service public peut être étendue à volonté.
La première chose qui nous vient à l’esprit en parlant des services publics, ce sont la poste, les transports, l’école, l’énergie…Bref toute chose utile. Mais c’est oublier que les services publics ce sont aussi les prisons, l’armée, la police, la justice - ce que l’on nomme les fonctions régaliennes de l’Etat.

Une définition minimaliste tendrait à dire que les services publics sont les emplois occupés par des fonctionnaires. Alors peut-il exister des services publics sans fonctionnaire ? Si l’on regarde la société actuelle, on est obligé de répondre que oui. Le nombre de fonctionnaires ne cesse de baisser. Ils / elles sont remplacé.e.s par des vacataires, des contractuel.le.s ou pas remplacé.e.s du tout. Mais au rythme où vont les suppressions de poste, les privatisations, les restrictions budgétaires pourra-t-on encore longtemps parler de service public ?

La notion de services publics varie avec ce que l’Etat veut y inclure. Lorsque l’Etat produisait des voitures, c’était des services publics. Lorsque l’Etat était banquier, c’était des services publics (avec le Crédit Lyonnais dont nous payons toujours la note au profit du secteur privé).


Les services publics sont à nous. 
  

Les services publics sont payés par nos impôts ; et qui dit réduction des impôts pour les riches, dit moins de services publics pour la collectivité. Nous (avec notre argent) payons les infrastructures, les investissements de départ, l’entretien et l’Etat vend notre bien à des compagnies privées qui bénéficient d’un réseau (chemin de fer, routes, télécommunication) payé par l’ensemble de la collectivité. En cas de pépin, les entreprises privées pourront toujours demandées à l’Etat de payer la note avec nos impôts. C’est la privatisation des profits et la collectivisation des pertes. Voilà comment fonctionne le capitalisme. En plus de cela, nous devons payer une deuxième fois pour l’utilisation de ses services et l’Etat, lors des privatisations, nous revend une troisième fois des biens qui ne lui appartiennent pas.

Etant payés par nos impôts, nous devrions avoir notre mot à dire sur l’utilisation de notre argent. Pourquoi se doter d’une police municipale ? Pourquoi ne pas plutôt faire en sorte que les transports soient gratuits ? Pourquoi payer une armée destinée à tuer ? Pourquoi ne pas plutôt développer l’accès aux soins ?

Pour être égalitaires, les services publics doivent être gratuits.
Les services publics ont une définition juridique. Ils doivent garantir la continuité et l’égalité d’accès. On le voit lors des coupures d’électricité en cas d’intempéries. EDF met tout en œuvre pour ramener le courant et, quel que soit le lieu où l’on habite, nous bénéficions des mêmes avantages. Pourtant, nous savons bien que des gens ont des coupures d’électricité parce qu’ils / elles ne peuvent pas payer leur facture. Nous savons bien que l’accès aux transports publics est limité par le prix du billet. Nous savons bien que des gens ne peuvent pas se soigner convenablement, se loger décemment. Les anarchistes sont les seul.e.s à défendre la gratuité des services publics afin que l’égalité soit véritable.

Pour prendre le cas des transports, globalement, le prix des tickets ne couvre que le tiers des frais de fonctionnement. Si l’on enlève le prix et l’entretien des machines, le prix de l’impression des tickets, les contrôleurs etc. On arrive à équilibrer les budgets. Question de choix politiques !

Définir les services publics, le bien commun, le collectif. 

Aujourd’hui, on nous parle de rentabilité, de compétitivité, de privatisation, d’ouverture du capital, comme si les services publics devaient être rentables. Et d’ailleurs, c’est quoi la rentabilité ? Le fait qu’il n’y ait aucun accident de train fait partie du bien être collectif. On pourrait baisser le prix des transports en sacrifiant la sécurité. On pourrait voyager moins cher mais plus dangereusement (voir l’exemple de la Grande Bretagne). On peut privatiser l’énergie électrique et subir des pannes monstres, des lock out comme en Amérique et en Italie. En plus, les tarifs ne seraient pas plus accessibles quand on voit les accords que passent entre elles les compagnies privées afin de maintenir leurs gains financiers. Prenons le cas de l’Internet. De multiples compagnies privées se développent en cassant les prix mais n’ont pas les moyens d’assurer les services au client. Certaines compagnies disparaissent. D’autres cafouillent. Et tout le monde perd, enfin pas les gros actionnaires qui jouent avec l’argent comme ils jouent avec nos vies.

C’est dans les années 90 que des théoriciens « socialistes » ont défini que l’on était passé d’une période agricole à une période industrielle et que désormais nous vivions à l’heure des services. Il fallait donc tirer des profits de la vente de services, notamment les services à la personne. Ce qui s’effectuait dans la solidarité sociale (s’occuper des vieux, des malades, rendre service, garder les gosses) s’effectuera désormais par le biais du salariat. Et l’on voit bien toutes les mesures prises avec les différents chèques emploi services. Ce qui était un service devient un marché.

La bataille du vocabulaire a colonisé nos esprits au point de ne plus pouvoir penser le collectif comme un partage solidaire (en fonction des besoins de chacun.e). Nous croyons pouvoir choisir et assurer individuellement notre parcours de vie (assurance maladie, chômage etc. grâce à des mutuelles privées). C’est sans tenir compte de la réalité sociale qui nous place tous et toutes face à des risques non prévus. Et c’est surtout sans tenir compte de la vie des plus faibles, des plus précaires qui ne bénéficieront d’aucun choix et devront crever ou attendre la générosité, que les sectes religieuses s’empresseront de répandre en échange de leur foi.

Défendre les services publics et s’organiser.
Les manifestations de défense du service public restent importantes. Ce fut le cas à Guéret (en Creuse) mais aussi lors du référendum sur la constitution européenne, lors des mobilisations contre la directive Bolkenstein, etc. Les collectifs du Non se sont souvent transformés en collectif de défense des services publics. Il faut dire que ces militant.e.s sont souvent issu.e.s de la petite bourgeoisie, des fonctionnaires. Ils / elles sont impliqué.e.s dans les mouvements sociaux de type Attac, dans les mouvements alter-mondialistes. L’analyse de la situation peut nous être commune. Restent les moyens et perspectives que l’on se donne.

Nous pouvons donc, à partir de ces individus, créer des comités de travail afin de se réapproprier la gestion des services publics. Ces comités peuvent se coupler avec des comités de citoyen.ne.s, d’usager.e.s de ses services. Nous associerons alors une organisation d’industrie (les lieux de travail) et une organisation géographique (les localités : quartiers, villes et campagnes).


La défense des services publics, tout comme l’industrie en général, ne doit pas passer à côté du débat sur l’utilité sociale. Vaut-il mieux construire des TGV pour les patrons des grandes villes ou maintenir des lignes régionales ? Vaut-il mieux construire des autoroutes ou développer le ferroutage ? Vaut-il mieux avoir des centrales nucléaires ou des éoliennes ?

De même, nous avons vu que la notion de service public pouvait s’étendre à l’infini.

Si nous prenons une définition large : les services publics sont des biens collectifs qui se basent sur la solidarité et l’égalité et permettent d’accroître le bien être individuel et collectif, nous pouvons y inclure la santé, l’éducation, le transport, l’énergie mais aussi le logement, la culture, etc. Toute chose devant être gérée de la façon énoncée plus haut : organisation des travailleurs (syndicats, conseils ou comités) et organisation des citoyens (comités, associations ou collectifs).

 

Fred – gr Proudhon FA (Besançon)

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1er Mai

4 Mai 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #compte-rendu

Quelques photos de la manif du 1er Mai...

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Tchernobyl, 20 ans après

26 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Youri Bandazhevsky est d'origine biélorusse. Professeur de médecine et spécialiste en anatomo-pathologie, il a constaté, après l'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, une recrudescence de pathologies graves et de maladies cancéreuses dans la région. Or, les sources officielles multiplient les messages rassurants. Le scientifique est donc perçu comme dangereux et, accusé à tort de corruption, il est condamné à 8 ans d'emprisonnement en 2001. 

Il y a plus d'un an, la CRIIRAD (Comission de recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a décidé d'aider ce professeur en montant, en partenariat avec lui et son épouse,  un laboratoire de recherche indépendant, spécialisé dans les conséquences de l'incorporation chronique de produits radioactifs. Pour ce faire, la CRIIRAD a obtenu un équipement de base, la formation sur ces équipement et plus des deux tiers du financement. Elle a également monté un dossier pour définir le lieu de l'implantation du laboratoire et l'administration bélarusse devait donner réponse courant mai.Enfin, Youri bandazhevsky; libéré de façon anticipée en 2005 mais assigné à résidence, avait reçu l'autorisation de se rendre en France à l'inviation de la CRIIRAD.

Or, le 21 Avril 2006, la CRIIRAD apprend que le professeur et sa femme s'envolent pour la France en compagnie d'une délégation de la mairie de Clermond-Ferrand. Ils n'étaient pourtant attendu que 10 jours plus tard car ils devaient participer à l'assemblée générale de la CRIIRAD, à des réunions de travail pour la mise en place du nouveau laboratoire... et également à une conférence de presse pour répondre aux nombreuses attaques qui se sont développées en son absence sur ses travaux de recherches (notamment pour la France, celles du professeur Aurengo et de l'institut de Radioprotection et de sûreté Nucléaire).

La CRIIRAD a appris alors par diverses sources qu'un accord entre la France et le Bélarus oblige les deux scientifiques à se rendre à Clermond-Ferrand. Aussi, il n'est plus question de créer d'un laboratoire indépendant mais seulement d'octroyer une bourse de post doc à Youri Bandazhevsky.

la CRIIRAD n'est pas étonnée de ces bouleversements de dernière minute. En effet, la création de ce laboratoire indépendant à suscité de très fortes oppositions, venant essentiellement du lobby nucléaire et le la diplomatie française. Il est évient que la coopération entre la France et le Belarus montée par le lobby nucléaire (EDF, AREVA...)recueille depuis plus de 8 ans le soutien plein et entier des pouvoirs publics et de l'ambassade de France en Bélarus.

Il est donc évident que l'implantation d'un laboratoire indépendant, étudiant les véritables conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, n'est pas du goût de tout le monde et menace les intérêts financiers de certains...

Bien que très investie dans ce projet et consternée par la tournure que prennent les événements, la CRIIRAD ne souhaite pas s'exprimer d'avantage sur ce sujet, craignant que le professeur et sa famille n'en subissent les conséquences.

Pour plus d'informations sur les conséquences de Tchernobyl : La Philosophie de ma vie, journal de prison de Youri i. Bandazhevsky, Jean-Claude Gawsewitch Editeur 

 

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Communiqué FA contre le CPE

11 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Agir au lieu de fléchir !

Il faut choisir !


Les millions de personnes ne sont pas descendues dans la rue pour la seule abrogation d’un article qui officialisait encore un peu plus la précarité.
Elles ont envahi le pavé pour en finir avec des politiciens et une société qui ne voient en nous qu’une ressource de plus dans leurs équations macabres. Soit nous acceptons une sortie de crise qui ne changera en rien nos vies quotidiennes, et nous nous en remettons aux prochaines élections, soit nous disons assez et commençons à construire le « rêve générale »!

Lundi matin, le gouvernement a piteusement décidé de « remplacer » le CPE pour tenter de mettre fin au mouvement de colère générale de la jeunesse dont il avait dangereusement sous-estimé la détermination.

Deux mois de luttes intenses, de manifestations, de blocages, d’occupations ont eu raison de l’arrogance de ce gouvernement dont l’obstination n’avait d’égale que son mépris pour la jeunesse de ce pays. Cependant, si le symbole du CPE a bel et bien été retiré, la majeure partie de la « Loi sur l’égalité des chances » ainsi que le CNE sont conservés. Ainsi la lutte contre la précarité et l’arbitraire continue et l’essentiel est bien évidemment de maintenir la pression, et de pousser l’avantage, d’élargir nos revendications, bien au delà du simple remplacement d’un article de loi par un autre. Nous sommes en effet nombreux à penser que le CPE n’est jamais qu’un point de départ, le déclencheur d’une lutte visant rien de moins que le rejet du projet ultralibéral, la remise en question de l’aliénation capitaliste. Se contenter de la seule abrogation du CPE reviendrait dès lors à se contenter d’une demi-victoire, et donc se contraindre à assumer un demi-échec. Ce serait d’autant plus dommage que, sur de nombreux points, ce mouvement est exemplaire.

Si l’heure n’est pas au bilan, on ne boudera pas notre plaisir en rappelant que les pratiques autogestionnaires, les assemblées souveraines, le rejet des leaders, l’autonomie des individus et des groupes sont, le plus souvent, la règle. De même, le principe de l’action directe a connu ces dernières semaines de belles mises en application. Enfin, à la capacité de certains à s’affronter directement aux forces de police, fût-ce au prix de nombreuses arrestations, correspond la capacité qu’ont d’autres d’inventer de nouvelles manières de lutter, une réactivité par moment surprenante, un recours à l’humour et à la spontanéité, tout aussi essentiels. Pour autant, les regrets sont à peu près aussi nombreux que les raisons de se réjouir. Une fois de plus la grève générale, outil que nous préconisons et dont se réclament à présent nombre d’étudiants et de salariés, a été laissée au placard par des centrales syndicales toujours aussi frileuses.

La jonction tant souhaitée entre le monde du travail et celui de l’université a donc peu de chances de se réaliser. Autre jonction ratée : celle qui aurait pu, qui aurait dû se faire, entre les émeutiers de novembre et les grévistes d’aujourd’hui. Dommage. De ces occasions manquées il nous faudra, l’heure venue, tirer tous les enseignements. Et, pour reprendre une expression popularisée par le psychorigide de Matignon, veiller à le faire « sans tabou ». Pour le moment, l’important est d’amplifier la fronde, de veiller à ce que la colère ne retombe pas. Les anarchistes ne sont ni fiers ni heureux, ni même satisfaits de prendre pleinement leur part à la révolte actuelle. Ils en sont, naturellement. Et continueront d’en être.

Fédération Anarchiste

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technique de collage...

7 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Vu Rue Ronchaux, le 04 Avril 2006.

J'avais entendu parlé de fachos qui s'amusaient a encoller leurs affiches en mêlant colle et bris de verre, pour dissuader toute personne normallement constituée de les arracher, mais je n'avais encore jamais vu leurs réalisations... C'est chose faite. Dire que leur slogan est  "mieux vaut être ivre que con, ça dure moins longtemps" apparement, y'en a qui cumulent!

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