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les Trottant.e.s

26 Juillet 2013 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

"Nous existons, nous militons !"
C'est par cette accroche que nous voulons apporter un soutien à Toufik de
Planoise, un étudiant qui tient un blog, milite activement dans son
quartier et qui risque une amende de 520 euros par la Ville de Besançon
pour collage de 12 affichettes.

Nous vous conseillons de lire son article sur le sujet sur son blog ici :
http://www.toufik-de-planoise.net/

Car oui, le manque d'espaces de collages légaux pour diffuser ses idées de
manière alternative est criant à Besançon. Les colleurs professionnels
(commerciaux : boîtes de nuit, entreprises culturelles, événements en
salon) recouvrent tout sur leur passage ne laissant que peu de choix aux
individus, associations et collectifs – qui n'ont que trop peu de moyens
financiers – que d'investir d'autres espaces. Le Resto Trottoir, avec ses
petits formats A4 et A3, entre dans ce cas de figure ! Il colle où il
peut…

D'un point de vue "démocratique", il faudrait non seulement revoir
l'Histoire… Les Anciens écrivaient sur les murs afin que tout le monde
sache ce qui se passait dans leur ville et même les lois étaient
accessibles à toutes et à tous, inscrites sur les murs.
Mais il faudrait aussi revoir la réalité d'aujourd'hui… Plus personne ne
peut faire connaître ses idées autrement que par le système marchand. Dans
les villes, les sucettes de publicité, les panneaux déroulant électriques
et d'immenses télévisions (tout cela ayant un fort coût énergétique)
fleurissent partout sur nos murs et nos trottoirs, cédant l'espace
publique à l'espace marchand.

Des règles apparaissent dans les villes : impossibilité de nouveau
mobilier urbain sous peine de dévaloriser le patrimoine, mais elles ne
s'adressent pas aux commerciaux ! … juste aux militant.e.s, aux
citoyen.ne.s, aux associations et collectifs ! Les villes sont aussi au
minimum ou même bien en dessous des quotas (imposés par l'Europe) du
nombre d'espace de collage par habitants ! Et Besançon n'y échappe pas…

On pourrait faire autrement ? Mais qui a les moyens d'accéder à la
télévision ou aux journaux ? Qui pense même que le débat y sera honnête
et intéressant ? Quiconque de passionné dans un sujet (politique ou autre)
a pu se rendre compte de la vindicte des journalistes envers les idées
"solidaires" (ou dites anti-capitalistes), envers la gratuité et bien
d'autres. On le voit bien : seules les entreprises commerciales et
culturelles qui ont des fonds grâce à la vente et l'achat (d'objets ou
de billets d'entrées) peuvent s'exprimer. Les autres, restez devant
votre télé !

… Et si vous êtes de celleux qui ne restent pas devant la télé mais qui
occupez votre temps avec des projections publiques, des débats, des blogs,
des repas, des festivals, des concerts, des picnics, des tables
d'informations, alors le risque de devoir prendre une amende un jour vous,
et nous, pend au nez !

Pour autant, on a collé, on colle et on collera… !!

Nous existons, nous militons, aussi rejoignons-nous au
prochain Resto Trottoir (collectif Food Not Bombs de Besançon),
aura lieu le dimanche 28 juillet à partir de 12 heures 30,
(ou à partir de 11h30 pour participer à l'installation),
sur la place Marulaz (s'il fait beau)
ou sous les arcades du quai Vauban (s'il pleut).

À dimanche,
les Trottant.e.s


Pour nous écrire :
mail : resto-trottoir@herbesfolles.org

Pour voir ce qu'on fait et pourquoi :
blog : http://restotrottoir.blogspot.fr

Le mouvement Food Not Bombs international (issu des Diggers et autres) :
en anglais : www.foodnotbombs.net
en français : www.foodnotbombs.net/fr-index.htm

les Trottant.e.s

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