Lazare Ponticelli
Dès le début de la Première
Guerre mondiale, en trichant sur son âge, il s'engagea dans le premier régiment de marche de la Légion étrangère, de Sidi-Bel-Abbès, où il retrouva d'ailleurs l'un de ses frères, et fut
envoyé sur le front à Soissons.
En mai 1915, il se trouve près de Verdun, lorsqu'il est démobilisé. En effet, avec l'entrée en guerre de l'Italie, il doit rejoindre l'armée italienne. Refusant de quitter
l'uniforme français, c'est accompagné de deux gendarmes qu'il est amené à Turin. Il est enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les
Autrichiens dans le Tyrol.
Il connaît alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes(beaucoup d'Alpini du Tyrol italien parlent l'allemand). Sa compagnie est alors sanctionnée
par l'État-major et envoyée dans une
zone de combats plus rude, à Monte Cucco. aujourd'hui en Slovénie. En charge d'une mitrailleuse, il sera blessé sérieusement à la joue par un éclat d'obus lors d'une sanglante offensive italienne contre les positions
ennemies. Il est opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples. Il retourne au front en 1918 à Monte Grappa où il est confronté aux attaques au gaz, tuant des centaines de ses
camarades :
« Des hommes, touchés par les gaz, gonflaient et mouraient par paquets. Ceux qui arrivaient derrière étaient obligés de leur marcher dessus. Les
corps éclataient comme des ballons... »
C'est là qu'il apprend la signature de l'armistice.
Source: wikipedia.org
Louis de Cazenave témoigne :
« Je me rappelle du village de Jouy, on disait : Le général Mangin a joui à Jouy avant le
Chemin des Dames. »
« C'était un mauvais coin ça bagarrait tout le temps. J'ai vu des centaines de tués, moi je n'ai
rien eu du tout. »[]
« Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes. Ils appelaient leur mère, suppliaient qu'on
les achève. C'était une chose horrible. Les Allemands on les retrouvait quand on allait chercher de l'eau au puits. On discutait. Ils étaient comme nous, ils en avaient
assez. »
Il a le souvenir de veiller dans les tranchées nuit et jour et il n'a pas oublié la chanson de Craonne. Durant l'année 1917, il raconte :
« Nous avions fraternisé mais quand c'est arrivé aux oreilles de l'État-major, il a ordonné une
attaque. »[
Source: wikipedia.org