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Plaidoyer pour

27 Janvier 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract


La révolution technologique, une fois qu’elle a écrasé l’autorité traditionnelle, a été contrainte de promouvoir une nouvelle forme d’organisation sociale présidant à l’exploitation des hommes. Cette forme nouvelle que nous voyons apparaître ici et là, ne peut être qu’une dictature technocratique, forme nouvelle du fascisme.

Dans les états à traditions démocratiques, comme le nôtre, le fascisme technocratique utilisera de préférence le conditionnement psychologique continu, insidieux, invisible, plutôt que la violence nue qui risque de réveiller trop tôt le dormeur anesthésié.

C’est l’expérience de pensée de la grenouille. Plongez une grenouille vivante dans de l’eau chaude, d’un coup de patte elle quittera le milieu hostile. Plonger la même grenouille dans une eau à température ambiante et augmenter la température de manière adiabatique, la grenouille ne quittera pas ce milieu et mourra de façon certaine.

Cette allégorie traduit ce qu’on appelle l’habituation. Il est impossible que vous n’ayez jamais constaté ce phénomène à échelle humaine.

Comment créer l’habituation au niveau de l’entreprise par exemple ? en substituant le système de force par un système de séduction. La rentabilité folle exigée par les entreprises pour générer toujours plus de dividendes aux actionnaires a réussi à dépasser les contradictions économiques, même si le développement à l’échelle mondiale révèle son instabilité.

La crise du capitalisme financiarisé est d’abord idéologique et sociale.

L’idéologie technocratique de la rationalité est le rempart ultime de la société libérale.

Le discours capitaliste, à travers idéologie technocratique, est à la fois un masque de la réalité et un instrument d’homogénéisation sociale.

Quel objectif à ce discours ? Gagner l’adhésion des salariés à une finalité imaginaire, celle d’une société où la lutte des classes serait, paraît-il, dépassée.

Aujourd’hui, les possédants, le patronat, les financiers, les actionnaires et les politiques ont réussi dans les faits à mettre à leur service la plus grande part des prétendus intellectuels. Ces serpillères du pouvoir alimentent la machine en renouvelant dans sa forme, l’idéologie de domination.

Luc Ferry, médiocre philosophe et ectoplasmique ministre de l’éducation nationale sert un discours de consensus fondée sur des réalités judéo-chrétiennes. Alain Finkelkraut, lui aussi mauvais philosophe, pose de faux problèmes pour alimenter, sous le sceau de la réflexion sociale, une logorrhée destinée à endormir la révolte justifiée d’un peuple éreinté. Ils sont pléthore ces intellectuels ralliés à un pouvoir qui leur dicte la destination : leur profit pour le pouvoir.
Il faudra bien admettre qu’en dehors d’une prise de conscience collective guidée par la contingence, on ne pourra espérer aucun éclairage de ces valets du pouvoir.
Il faudra bien admettre que seule la violence comme exercice nécessaire de la reconquête de nos libertés, de notre conscience collective ainsi que notre dignité, est la seule réponse possible à la violence quotidienne des institutions.

Il faudra bien admettre ce que Sartre disait : «La violence n’est pas un moyen parmi d’autres d’atteindre la fin, mais le choix délibéré d’atteindre la fin par n’importe quel moyen.».

Il faudra bien admettre, rapidement, que le tenants du pouvoir nous mènent à une mort certaine. Ce qu'on appelle violence, ce n'est rien. La séduction est la véritable violence.

Il faudra bien admettre que nous sommes tout et qu’ils ne sont rien.
Il faudra bien admettre que c’est dans la manipulation orchestrée de nos consciences qu’ils assoient leur pouvoir et qu’ils nous tuent.

Il faudra bien admettre en préambule de toute autre réflexion que leur prétendue démocratie n’est pas la nôtre, et que notre monde reste à inventer.

Il faudra admettre que leur justice n’est plus la nôtre, qu’elle s’est endormie dans le lit de la honte dressé par le pouvoir.

Il faudra admettre que quelques voix commencent à s’élever dans cette nuit poisseuse d’un pouvoir suintant la haine et la médiocrité. Dans « Naufragés du Fol Espoir », Ariane Mnouchkine dit : « Dans ce krach de 2008, ce n'est pas l'argent qui est en cause : c'est l'avidité, le mépris de l'autre. C'est le cœur froid et l'ignorance, l'absence totale d'esprit de responsabilité et de culpabilité des financiers, et le manque de pédagogie de la part des hommes politiques. C'est indigne. »

 

 

 Gowitt

 

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