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Pour l’interdiction immédiate du Flash-ball

19 Juillet 2009 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Appels



Pour l’interdiction immédiate du Flash-ball

Mercredi 8 juillet, Joachim Gatti, 34 ans, cinéaste, a perdu un œil touché au visage par l’un des nombreux « flash balls » tiré par des policiers contre un groupe de manifestants pacifiques qui protestaient contre l’expulsion d’un bâtiment occupé à Montreuil. Selon de nombreux témoignages, tous les tirs visaient au-dessus de la taille.

Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de plus en plus fréquente de ces armes dans le « maintien de l’ordre », tant lors de manifestations que dans le quotidien des interventions des forces de police. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas de Pierre, 17 ans, un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et Joan, 25 ans, un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.

En 2002, lors de la dotation en flash ball de la police le gouvernement et les syndicats de policiers s’étaient voulus rassurants (?) affirmant que ces armes étaient « non létales » et que leur usage resterait exceptionnel et rigoureusement encadré (suivant le principe de « proportionnalité de la riposte »)... Les faits démontrent qu’il n’en est rien.

Assurée de son impunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive, ignorant délibérément ces fameux principes supposés régler leur utilisation et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs délibérés à la tête, etc.).

Ce qui c’est passé à Montreuil, Toulouse ou Nantes, s’inscrit dans une logique d’utilisation croissante et quotidienne d’une répression expéditive pour faire régner l’ordre : arrestations et interrogatoires d’enfants, multiplication des gardes à vues, criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements « non encadrés » (manifestations, rassemblements, fêtes, concerts), etc.

Parce que nous ne pouvons accepter une telle surenchère de la violence policière ; parce que nous ne pouvons nous résoudre à accepter une société où la réponse à tout conflit ou tensions sociales soient les « tirs tendus » de flash ball : nous demandons l’interdiction immédiate de cette arme, avant que l’irrémédiable ne se produise.

Parmis les premiers signataires
Houria Ackerman, co-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix. Daniel Bensaïd, enseignant philo Paris 8. Frédéric Bodin , Secrétaire fédéral SUD-Rail. Gerard Delteil, écrivain. Sylvain George, cinéaste. Eric Hazan, éditeur. Nicole et Jacques Lesage de La Haye. Christian Mahieux, Secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires. Antoine Moreau, artiste, Frédéric Neyrat, philosophe. Gilles Perrault, écrivain. Serge Quadruppani, écrivain, Diane Scott, metteur en scène. Siné, dessinateur. Peter Watkins, cinéaste...

Mis en ligne mercredi 15 juillet 2009

Source :  http://petitions.samizdat.net/flash-ball

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