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Sauvez mon emprunt !

10 Octobre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract



Crise des subprimes : Sauvez mon emprunt !

Chèques et cartes bancaires refusés...

Publié le vendredi 10 octobre 2008.

 

Dépréciation de l’immobilier, crise des subprimes, faillites bancaires, assureurs aux abois, menace de récession généralisée... Les gouvernements réagissent, ici en débloquant 30 milliards d’euros, là-bas 700 milliards de dollars, et puis encore un peu partout sont injectées dans le système quelques dizaines de ces précieux milliards... Et moi, et moi, et moi ?

Le saviez-vous ? Environ 95 % de l’argent circulant dans le monde est créé non par les Etats, mais par les instituts bancaires. Quels biens produisent-ils à cet effet, quels rares minéraux contribuent-ils à extraire ? Aucun. Le système monétaire repose sur un procédé aussi artificiel qu’incongru, le principe de l’argent-dette.

Chaque fois qu’un prêt est consenti par une banque à une tierce entité, la banque crée elle-même le présent montant, s’enrichissant avec les intérêts. Vous connaissez le dicton : "ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuer" ? Et bien non seulement les banques n’attendent pas le remboursement du prêt pour considérer qu’elles possèdent cet argent, mais en plus elles revendent la dette contractée... plusieurs fois ! La loi les y autorise, et suivant les pays, avec un ratio allant de 9 à 30 pour 1 (voir plus dans certains paradis...). Et ainsi se créer chaque jour une masse de liquidités virtuelles, produites par ces pernicieux établissements.

Vous avez du mal à suivre ? C’est normal : il n’y a rien de logique dans ces pratiques ! Elles reposent simplement sur le fait que personne ne sait ce qu’ont les banques en coffre "réellement", et que surtout, jamais on ne voit tous les clients d’une même banque venir retirer leurs économies en même temps... Obscurantisme et foi ? Si vous le dites !

Bien sûr, ce n’est pas aussi simple : pour que l’argent ainsi créé ait des fondations un tant soit peu solides, il lui faut s’asseoir sur des actifs bien concrets : les produits et marchandises engendrées par notre économie. Sinon, le moindre coup de vent ferait tomber l’édifice. Et c’est pour cela que la croissance est indispensable à ce système, et que tout comme lui, elle est exponentielle.

Or nous savons très bien qu’une croissance exponentielle, donc infinie, n’est pas soutenable sur une Terre aux ressources physiquement limitées... Mais continuons...

Quel rapport avec les subprimes ? Reprenons un peu plus finement le schéma...

Les pros de la finance, dans leur quête d’oseille artificielle et d’hypothèques concrètes, prêtent à des particuliers désireux d’accéder à la propriété (puisque la propriété ne peut-être que privée sous cet horizon « indépassable »...). Ayant « prêter », la dette est mise en vente sous forme d’actions à d’autres entrepreneurs tout aussi habiles, multipliant encore les pains de blés selon la formule capitaliste. Si l’une de ces dettes venait à finalement ne pouvoir être honorée, le bien - tout réel donc – est saisi, puis revendu à de tierces personnes, qui elles-mêmes auront contracté un emprunt, etc... Jusque là, tout va bien pour les exploiteurs de la misère humaine...

Mais quand cela se reproduit trop souvent, que le pouvoir d’endettement d’une population arrive à saturation, et que plus personne n’a les moyens de récupérer ces immeubles, que se passe-t-il ? Le court de l’immobilier chute, entraînant celui de l’action attachée à cet « argent-dette », déclenchant une cascade de faillites de l’entreprise porteuse à toute la chaîne des actionnaires (banques, assurances, fonds de pension, etc...). L’ours n’est finalement pas mort : impossible de revendre sa peau !

Nous connaissons la suite : comme personne n’a voulu rien redire à ce système hasardeux, tout le monde a pris sa part du gâteau... Et maintenant qu’il s’avère être immangeable, y’a plus qu’à mettre la main à la pâte... et au porte-monnaie !

Bien entendu, ce ne sont pas les pâtissiers de la finance qui s’y colleront, mais le client, c’est à dire les gouvernements... avec nos sous bien réels, nous qui n’avions eu droit qu’aux miettes !

Nous voilà à les nourrir, les loger, les habiller, les équiper, les protéger... Mais eux, qu’ont-ils fait pour nous ?

Chaque jour, par l’intermédiaire des États complices du capitalisme, ils nous ponctionnent et nous font payer soit leurs intérêts, soit maintenant leur mauvaise gestion. Car voici la fameuse « dette » des États et le rôle de la croissance : financer les instituts financiers et encrer leurs capitaux virtuels à des bases réelles. Avec une dette qui ne fait que s’accroître donc, car elle ne peut intrinsèquement faire que cela !

Le scénario écrit par le capitalisme se résume ainsi : catastrophe économique, sociale et écologique. Jusqu’où êtes-vous prêts à poursuivre cette expérience mortifère ?

Décroissance, autogestion, fédéralisme : Anarchie !

 

 

 


Source:

groupe-dnp@federation.anarchiste.org

 

 

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