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Contre le CPE, et après ?

2 Avril 2006 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract

Le mépris en plus

Que dire de ce gouvernement qui établit la précarité et la répression à tous les niveaux et qui impose ses lois de régression sociale ?

 

-         le CNE, pour toutes les entreprises de moins de 20 salariés, qui établit lui aussi une période d’essai de 2 ans et la possibilité de licencier à tout moment, sans motif. Ce contrat est passé en force en été à l’aide du 49.3

-         le CPE, pour les jeunes de moins de 26 ans, qui établit la période d’essai de 2 ans et la possibilité de licencier à tout moment sans motif. Ces deux points pourraient être discutés mais le principe de précarisation reste.

-         l’état d’urgence votée en novembre 2005 contre les émeutiers, ré appliquant des lois de la période coloniale.

-         les nouvelles lois Sarkozy, en matière d’immigration (CESEDA), qui instaure elles aussi l’immigration jetable et fragilise encore plus les droits des immigrés

-         l’apprentissage à 14 ans, la suppression des ZEP, le travail de nuit pour les jeunes

-         la vidéosurveillance qui se généralise, la chasse aux chômeurs, la casse du système de santé, de retraite, de la sécurité sociale, etc.…

 Jusqu’à présent, le gouvernement tient jusqu’au bout. Il ne cède rien, conscient du manque de perspectives émancipatrices portées par les partis de gauche ou les directions syndicales.

 

Voilà ce qu’est la démocratie !

Certains ont cru qu’en appelant à voter Chirac en 2002, ce dernier tiendrait compte des voix de gauche. Dure leçon de politique ! Depuis toujours les anarchistes rappellent que les élections ne servent qu’à donner un chèque en blanc au gouvernement qui fait ce qu’il veut le temps de son mandat. Il vote des lois, change la constitution, s’immunise, se protège, s’enrichit. Qu’importe qui est aux commandes ! C’est cela la démocratie et le gouvernement actuel l’a bien compris, lui qui ne s’appuie que sur les règles républicaines.

 

 

 

 Si les élections pouvaient changer les choses, elles seraient interdites

A nous donc de construire l’espoir d’un changement social radical en rencontrant et en agissant avec toutes les victimes du système capitaliste : les précaires, les travailleurs, les chômeurs, les immigrés...

A nous d’occuper nos lieux de vie et de travail, de développer les solidarités, de bloquer l’économie, d’imposer nos revendications, de changer la donne avant d’aller plus loin vers une socialisation de l’économie organisée sur la base du fédéralisme libertaire.

Pour cela nous devrons encore et toujours combattre l’Etat et le capital.

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