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Universités d'été pourries

23 Septembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

 D'après les journaleux, la LCR n'est plus ! Vive le NPA (Nouveau parti anti-capitaliste) ! Les verts se cherchent et ressortent le vieux Cohn-Bendit, le PS est aussi à la dérive et se cherche aussi un chef. En quoi ces atermoiements nous intéressent-ils ?

On sait depuis longtemps que la voie parlementaire choisie par les socialistes est à cours d'idées et de propositions. Ils ne sont même plus réformistes ou réformateurs. Ils ont depuis longtemps accepté l'économie de marché (le capitalisme) et surtout le système de pouvoir issu des élections soi-disant démocratique.

De leur côté, les écologistes veulent toujours se positionner à gauche, en lien avec le PS (mais le PS est-il encore à gauche ?), même si Cohn-Bendit voudrait ouvrir le parti – c'est-à-dire se recentrer à droite. Qu'ont-ils à persévérer dans l'échec et la débandade ? Les écologistes ont perdu de leur intérêt et leur force de proposition à partir du moment où ils ont voulu rejoindre les sphères du pouvoir électoral. C'est à se demander s'il reste des militants et militantes sincères dans leur rang et pourquoi le parti ne se saborde pas purement et simplement. Ce serait oublier qu'ils lorgnent sur les places au parlement européen ou ailleurs. En fait, les seules échéances que se donnent ce parti sont liées aux multiples et diverses élections. Le constat est le même pour un PC en crise depuis vingt ans.

Du coup, l'extrême-gauche lorgne aussi sur les places à prendre, les postes de pouvoir avec financement à la clé (LO s'y est d'ailleurs brûlé les doigts) et sur les militants déçus par ces partis de pouvoir. La LCR a fait gicler son attribut « révolutionnaire » et tente à nouveau regroupement des forces contestataires. Il est dommage de voir tant de gens tomber dans le panneau. Ce mirage électoral nous fait trop penser aux débuts d'Attac. Faisant apparaître de nouveaux militants, réapparaître d'anciens militants, créant des comités un peu partout, puis débouchant sur rien qu'une guerre de pouvoir et une volonté, pour les hiérarques, de se positionner dans la sphère électorale. Du coup, les militants sont repartis chez eux, un peu plus dégoûtés des organisations soi-disant contestataires. Et les exemples sont nombreux : collectifs du Non (au traité européen), collectifs de défense des services publics, etc. A chaque fois, le mouvement est cassé par le pouvoir politique et les échéances électorales.

La question est bien de savoir pourquoi les gens recherchent ce débouché politique, de hiérarchie et de pouvoir dont ils sont les premières victimes. Car au final, que nous importent ces gesticulations politiciennes ? Il s'agit avant tout de construire un mouvement social et syndical fort. Notre place est donc bien dans les luttes sociales et syndicales détachées dans sirènes électorales et des enjeux de pouvoir. Nous devons pousser à l'unité de tous les exploités, à l'organisation et à l'action hors des chapelles politiciennes. C'est contre l'état et le patronat que nous avons à lutter et pour cela, rien ne remplacera la grève générale ! Les anarchistes ont toujours combattu sur les deux fronts : économique et politique pour briser l'oppression capitaliste et étatique.

Nous refusons le parlementarisme et combattons la démocratie bourgeoise, qui nous vole notre pouvoir de décision en organisant des élections - qui ne sont que la validation d'un système inégalitaire - et en se protégeant par des lois injustes et liberticides.

Nous combattons l'état et le système capitaliste sources de misère, de guerre, d'exploitation, de pollution et de destruction des individus et de la planète.

Nous voulons la liberté dans l'égalité, la solidarité, l'autogestion et le fédéralisme. Et c'est pour cela que nous sommes toujours debout !

Fred – groupe Proudhon FA (Besançon)

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