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Elections municipales

7 Mars 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

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Exploité, lève la tête et bats-toi !

C’est reparti pour un tour ! Revoilà toutes les ordures de la création, arrivistes et opportunistes, prêts à promettre à tous les coins de rue tout et son contraire pour s’installer dans les sièges moelleux des mairies et, dans notre intérêt, nous rançonner pendant six ans. Un bulletin-somnifère, et ils espèrent que nous dormirons tranquille le temps de leurs saloperies…

Maintenant, dehors !

Ça y est, c’est officiel : la justice dans ce pays, tout du moins ses présupposés de base, n’existe plus. Avec la rétention de sûreté, Dati réinvente la lettre de cachet, si chère aux souverains absolus d’il y a deux siècles. Tout homme est présumé potentiellement coupable et enfermé sur simple décision d’un « comité d’experts ».

Certes le conseil constitutionnel, instance progressiste s’il en est, avait empêché la quasi-rétroactivité de la loi. SarkoNazy, qui dans son discours flirte de plus en plus avec ce que la planète a porté de plus immonde en termes d’idéologie, leur a répondu : « il ne faut pas laisser les monstres en liberté ».

Il n’y a plus à hésiter : le seul pays où un tel mécanisme a été mis en place est l’Allemagne nazie, avec un décret signé Hitler lui-même, et la seule période où la rétroactivité a été appliquée en France depuis des siècles, c’est Vichy.

Chaque semaine, c’est la bêtise combinée à la débilité profonde de ce président qui se montre ; chaque semaine, la dangerosité de ce nanti, arriviste, entouré de sa clique de réactionnaires, les Dati, les Hortefeux, les Alliot-Marie, se fait de plus évident.

Et pendant que tout ce beau monde se presse autour des urnes pour savoir qui partagera le gâteau des villes, promettant à tour de bras à peu près tout et n’importe quoi pour récolter quelques petits papiers dans l’urne, la roue de l’oppression, de l’exploitation et de la répression continue de tourner.

Et malheureusement, nous nous répétons, mais depuis des décennies que l’élection existe, si elles pouvaient y changer quoi que ce soit, ça se saurait :

Être gouverné, c'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale !

Rien n’a changé depuis 1851, où plutôt voilà le retour vers le passé que l’on nous prépare. Ces bons bourgeois pleins aux as et leurs copains milliardaires, non contents de pressurer le monde pour gonfler leur portefeuille, non contents de nous imposer des vies de chien, des cadences infernales, un travail la peur du licenciement chevillée au ventre, nous promettent en plus la matraque ou la morale.

Et que l’on n’aille pas se plaindre, ou résister. La prison, la prison, la prison, c’est désormais leur seul mot d’ordre.

En prison pour un quignon de pain ! En prison pour délit de race ! En prison pour délit d’opinion ! En prison pour révolte, en prison pour rien, en prison parce que ça plaît à un juge, à un flic ! Comparutions immédiates, peines planchers, peine de récidive, et maintenant, présomption de culpabilité future, c’est le règne de l’arbitraire qui commence.

Ils sèment la misère, le désarroi, la peur partout où ils passent ! Ils sont les faiseurs de guerre, les défaiseurs de familles, les briseurs de vie ! Ils organisent le chômage, la vie chère, la faim, la précarité, ils les comptent, ils les pèsent, ils les jugent « acceptables » ! Ils nous saignent aux quatre veines pour jouer le monde aux dés pipés de la bourse.

Monstrueux, ceux qui mettent l’Afrique à feu et à sang pour leurs intérêts, et qui y déportent ceux qui veulent en fuir !

Monstrueux, ceux qui exploitent pour des salaires de misère et qui mettent en prison pour vol de nourriture !

Monstrueux, ceux qui multiplient les voyous en uniformes et qui les autorisent à toutes les exactions, couverts par les juges !

Monstrueux, ces nantis qui jouent tous les matins avec des milliers de fois nos salaires, et qui licencient à tour de bras à la moindre bourde !

Ce sont eux les dangers publics, les bêtes assoiffées de pouvoir et prêtes à licencier, pressurer, exploiter, affamer sans vergogne, puis matraquer, arrêter, juger, emprisonner tous les déviants.

Les Monstres, ce sont eux ! Les Sarkozy, les Dati, les Hortefeux, toute cette clique sortie des entrailles de l’idéologie la plus sombre, voilà les dangers publics, les monstres

Et les élections n’y changeront rien : elles ne sont qu’un nouvel écrin pour cette classe d’ordures. Nous réclamons dès maintenant : dehors, cette lie, cette vermine qui nous gouverne ! Dehors cette clique à vomir qui nous abêtit de ses lois et de ses matraques !

Hors des urnes, par le combat, foutons les dehors !

Lorsqu’un gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est le plus sacré des droits et le plus impérieux des devoirs

Source: Groupe Claaaaaash de la Fédération Anarchiste 
Collectif Libertaire Anticapitaliste Antireligieux Antifasciste Antiautoritaire Antiraciste Antirévisonniste antiSexiste et antiHomophobe
groupe-claaaaaash@federation-anarchiste.org http://claaaaaash.over-blog.org

 

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