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Journée de soutien avec le Kurdistan

16 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Samedi 25 juin, de 14h à 17h. Librairie L'Autodidacte, 5 rue Marulaz (Besançon)

​Journée de rencontre et d'échanges inter-culturels autour du Kurdistan : musique, cuisine, discussions.


15h : Projection du film "La guerre des filles"

Journée de soutien avec le Kurdistan
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Ce soir c'est foot...

10 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #A lautodidacte.org

"Eloge de la passe :

changer le sport pour changer le monde"

La question n’est pas de savoir si le sport et les libertaires ont des points communs car aussi loin que nous remontons dans la mémoire du mouvement ouvrier, sport et anarchisme n’ont cessé de cohabiter.

L’anarchisme se propose d’organiser la totalité de la société sur de nouvelles bases. La révolution désirée par les libertaires nécessite un citoyen (une citoyenne) conscient(e) et préalablement formé(e) aux pratiques autogestionnaires. C’est ce qu’Émile Pouget ou Juan Garcia Oliver appelait la gymnastique révolutionnaire : « construisons dès aujourd’hui des organismes de défense, de solidarité qui serviront demain de bases à la réorganisation sociale ».

Nous devons donc contribuer – dès maintenant – à mettre en place des pratiques différentes pour tous les aspects de la vie en société, y compris dans ceux qui paraissent les plus futiles.

Amateurs ; entraîneurs ; animateurs ; joueurs ; supporteur ; ultras ; etc. les thèses que défendent les contributeur-e-s de ce livre sont les suivantes :

• le sport (et le football en particulier) est sclérosé et – à l’image de la société – entièrement à refonder ;

• le sport est un des outils de libération de notre corps, aliéné par le salariat et la publicité ;

• Le sport collectif peut servir d’apprentissage « ludique » à des relations individu / société (individualité / action collective / ent’raide) débarrassées du pouvoir, de l’argent et d’une hiérarchie castratrice.

• Aujourd’hui, il existe des expériences de football (ou d’autres sports collectifs) alternatif, autogéré, antiraciste, antisexiste, etc. mises en œuvre par des libertaires (et d’autres).

Notre objectif est de les populariser dans les gymnases, les stades et les tribunes, tous les terrains de jeux.

Ouvrage coordonné par Wally Rosell, avec les contributions de : Philippe Pelletier, Jean-Claude Michéa, Gabriel Kuhn, Anna Cieko, Edward Sarboni, Marie-Odile Ponzio, Laurent Garrincha, Floréal Hernandez-Lenoir, Pierre Sormeyer, Acácio Augusto (Portugal), Pat Schlinder, Jean-Luc Clémens, André Merelle & Jean-Pierre Lemaux, Elan noir, Christian Bruyas, Jean-Marc Raynaud, Laurent Melon, Christophe Huette, Annika Hoffmann et Nicole Selmer (Allemagne), le Scalp de Limoges, Yvan & Pelayo CNT (Espagne), Los Autonomos (Sao Paulo), Mujeres Libres (Espagne – 1937), la FAUD (Allemagne – 1920), Jan- Ake Eriksson (Stokholm), etc.

ISBN 978-2-919568-17-8

13 euros

Dans la presse : Les anars peuvent aimer le football !, par Loïc Bervas (Miroir du Football) et Le livre de la semaine sur So Foot

En vente à la Librairie l’Autodidacte

5, rue Marulaz 25000 Besançon

Tèl : 07 83 39 44 33

Heures d’ouverture :

Mercredi de 16h00 à 19h00

Samedi de 15h00 à 19h00

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L’affichage libre c’est la liberté d’expression

9 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

L’affichage libre c’est la liberté d’expression

Contre l’aseptisation / l’uniformisation
Pour la liberté d’express
ion

Après un nettoyage drastique des rues, aujourd’hui la mairie réprime l’affichage libre.

Une association culturelle qui organise des concerts depuis plus de dix ans sur Besançon a été verbalisée, car elle « salirait » la ville. Des militants qui tentaient d'afficher dans le respect des directives (panneaux accrochés plutôt qu’affiches collées), ont été, eux, victimes d’agressions physiques et verbales.

Les panneaux de ceux qui nous matraquent quotidiennement de publicités agressives et sexistes ne salissent-ils pas la ville, et ne polluent-ils pas notre esprit ?

Financièrement, des accords avec des publicitaires, notamment Decaux (vélocité, et abris bus) ont été passés par la mairie. On nous vend l’illusion que grâce à la publicité et la privatisation nous ferions des économies ; mais n'est-ce pas une forme de recel de notre espace public ?

Malgré la loi qui impose des espaces d'affichage, peu de panneaux d'affichage libre pour les événements culturels et associatifs sont disponibles
(trois au centre-ville). Ces panneaux ainsi que les colonnes Morris, sont détournés de leurs fonction par l'affichage commercial des industries du spectacle et des partis politiques qui recouvrent et écrasent, quotidiennement et sans vergogne, les malheureux A4 des assos et collectifs sans le sous. Sans que cela ne dérange la mairie, qui s'auto-congratule de la progression des supports légaux d’affichage libre.

Il faut rappeler qu’avant chaque échéance électorale, le parti socialiste et les autres composantes de la majorité municipale se sont déjà distingués pour avoir collé en dehors des espaces réservés. Le font aussi les associations subventionnées qui arborent le logo de la ville.

Cette soif de contrôle de la rue par la mairie et/ou la préfecture, s’attaque à toute la vie sociale et culturelle de la ville qui n’est pas à leur image.

Toujours deux poids deux mesures entre ce qu’elle cautionne, et ce qu’elle censure et condamne ; tout comme on réserve la prison ferme pour les
voleurs de nouilles quand les détourneurs d’argent public se font réélire. La loi et sa mise en application restent une chose entièrement politique,

Quel avenir pour demain ? Chacun chez soi avec une caméra de surveillance devant sa porte à la peinture résistance aux tags ?

Le vivre ensemble c’est l’aseptisation ? où est la vraie pollution urbaine et l’agressivité visuelle ?

Nous ne pouvons pas accepter cet état de faits !

Nous vous appelons à nous rejoindre pour une journée d’action :

« L’affichage libre c’est la liberté d’expression ».

Venez avec vos affiches, seaux de colle, pinceaux, et collons ensemble pour préserver notre droit à la parole.

Rendez-vous ce dimanche 15h square Bouchot

16h devant le pont Battant

17h square Granvelle

Faites tourner
l’info dans vos réseaux et à des partenaires concernés.

L’affichage libre
c’est la liberté d’expressi
on.

Non à
l’uniformisation et la normalisation de la vie culturelle et de
la

pensée.

Non aux dérives
autoritaires. Non à l’état d’urgen
ce.

Exemple d'affichage sauvage

Exemple d'affichage sauvage

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BARRICADES A l'USINE OCCUPEE ROG !

8 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

BARRICADES A l'USINE OCCUPEE ROG !
Ljubljana, Slovénie

Aujourd'hui, dans la matinée (à 3h30), le maire de la ville de Ljubljana, avec les forces de sécurité et la police, a attaqué l'usine autonome ROG, qui est squattée depuis 2006. Ils ont essayé d'expulser la place et commencer à démolir l'endroit. Les gens ont réagi rapidement et, peu de temps après l'attaque initiale, quelques centaines de personnes ont résisté avec succès à la violence, à l'expulsion et à la démolition. Des barricades ont été dressées et, après quelques heures, les forces de sécurité et de la police ont été repoussées hors de l'usine. L'espace est depuis ce matin à nouveau sous le contrôle du peuple. Différentes activités sont prévues pour les jours prochains, car la situation est incertaine.

https://youtu.be/B31ASN8Lkjchttps://youtu.be/B31ASN8Lkjc

https://en.squat.net/2016/05/19/ljubljana-call-for-support-for-autonomous-factory-rog/#more-17172

http://komunal.org/video/protesti/342-roza-si-rusil-ne-bos

https://www.facebook.com/InternationalOfAnarchistFederations/photos/a.165805426963124.1073741830.163779383832395/501555483388115/?type=3&theater

https://www.facebook.com/ohranimorog/

http://komunal.org/video/protesti/342-roza-si-rusil-ne-bos

BARRICADES A l'USINE OCCUPEE ROG !
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loi travail

7 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA

Lieux et horaires des manifestations du 8 juin 2016

BESANCON : 14 h Place de la Révolution

MONTBELIARD : 14 h Champ de Foire

(Chercher les drapeaux noirs)

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Une fois encore !

7 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #appel

Fédération anti-nucléaire Bretagne

31, rue Guillaume-Le-Bartz – 56000 VANNES

Email : contact@fan-bretagne.org - Tel : 06 65 72 31 66 - Site : http://fan-bretagne.org/



Communiqué du 6 juin 2016 :

Que se passera-t-il au large de Penmarc'h

le 15 juin 2016 entre 5H30 et 10H* ?

Une fois encore !

La marine procèdera à un tir de missile M51. Une nouvelle version du missile : 12m de haut, de 2m de diamètre et d’une masse supérieure à 50 tonnes, destiné à embarquer une puissance de frappe de 600 fois Hiroshima jusqu’à 9000 km de distance (Chine, Corée du Nord ?) en totale violation du Traité de Non-Prolifération Nucléaire et que la Marine appelle « modernisation ». L’avant dernier missile M51 testé a explosé en vol pour des problèmes de « qualité industrielle » en mai 2013.

Une fois encore !

L’essai réussi ou raté coûtera, en nos temps de vaches maigres budgétaires, au moins la bagatelle de 120 millions d’euros.

La circulation des bateaux ou des aéronefs sera interdite dans une zone en deçà et au-delà des 12 miles nautiles des eaux territoriales entre le 13 et le 16 juin 2016 si tout se passe bien mais qui pourrait s’étendre jusqu’au 5 juillet, pendant la période où la pêche à la langoustine bat son plein. Nous rappelons qu’en 2013 ces mêmes grands territoires maritimes ont été interdits afin de rechercher les malheureux débris du missile explosé et ceci pendant plusieurs mois.

Une fois encore !

Dans quel état d’esprit sommes-nous, quel genre de contorsion morale devons-nous accomplir pour accepter que la France développe et modernise cette arme de destruction massive conçue pour «lancer des frappes massives ou délivrer un avertissement nucléaire… » (Revue Mer et marine octobre 2015).

Une fois encore !

La FANB (Fédération Nucléaire de Bretagne) appelle

Ø tous les citoyens épris de justice et de paix, soucieux de préserver la vie, à mettre toutes ses forces pour stopper un tel entêtement aveugle dans la technologie nucléaire

Ø à exiger du Président Hollande qu’il respecte ses engagements pris en signant le TNP.

Contacts presse :

Marie Nicolas : 06 72 50 89 14 / Alain Rivat : 06 65 72 31 66 / Chantal Cuisnier : 06 84 14 58 87 /

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne a été constituée le 27 octobre 2012 à Pontivy. Elle a pour but de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement antinucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

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Loi travail

4 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #luttes sociales

Après bientôt 3 mois de lutte, et alors que la mobilisation contre la loi Travail a franchi un nouveau cap, avec l'entrée en grève de plusieurs secteurs stratégiques de l'économie et la multiplication des actions de blocage économique, le gouvernement reste toujours sourd à notre principale revendication : le retrait, sans amendement ni négociation, de la loi Travail. Vous trouverez en pièce-jointe notre tract de solidarité avec les grévistes.

Afin de poursuivre la popularisation de la lutte et d'organiser le soutien financier aux travailleur.ses grévistes, le comité de mobilisation de l'Université de Franche-Comté organise un

bal populaire ce dimanche 5 juin à la gare d'eau, à partir de 17h.

Au programme :


- Buvette / barbecue
- Animations
- Stand d'information du comité de mobilisation
- Inscriptions pour la manifestation nationale à Paris le 14 juin
- Caisse de soutien aux travailleur.ses grévistes

Et les concerts exceptionnels de :
- Astarojna
- The Impressive Burricos de la Playa

En plein combat contre la loi Travail, qui voudrait nous faire revenir un siècle en arrière, et 80 ans après la victoire du Front populaire et de ses acquis sociaux obtenus par les grèves et les occupations d'usine, retrouvons-nous nombreux.ses pour un moment de lutte, festif et populaire !

L'argent récolté servira à l'organisation de la manifestation nationale à Paris le 14 juin et au soutien aux travailleur.ses en grève.


L'événement facebook : https://www.facebook.com/events/260604454329395/

Loi travail
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3 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Annulation

Attention Jean Pierre Levaray qui devait être au salon du livre de Palente ne sera pas présent pour cause de grève de la SNCF. La présentation de son livre « Je vous écris de l'usine », à la librairie l’Autodidacte n’aura donc pas lieu.

Ce n’est que partie remise.

La librairie l'Autodidacte participe quand même au salon du livre de Palente avec des livres les 3 et 4 juin, école Jean Zay (Palente) :

- Vendredi 3 juin : salon du livre de 16h à 20h, avec apéro littéraire et barbecue

14h30 : rencontre avec Pef

16h : théâtre

17h : table ronde avec Radio Campus

18h : table ronde des « professionnel.le.s »

– Samedi 4 juin : salon du livre de 9h à 16h

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Répression

2 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué du 02 juin 2016


JUSTICE DE CLASSE ET RÉPRESSION POLITIQUE


Lundi 30 mai 2016, Rudy a été condamné à dix mois de prison ferme, dont neuf avec sursis, et a été interdit de séjour à Amiens pendant dix huit mois, pour avoir participé au mouvement national d'opposition au projet de loi El Khomri. Rappelons-le, ce texte a pour objectif d'accentuer la précarisation des travailleurs et travailleuses, ainsi que des demandeurs et demandeuses d'emploi, en affaiblissant leurs moyens de défense individuel et collectif.


Nous déplorons la disproportion entre les actes jugés et la sanction. Dans un contexte d'explosion des violences policières, cette condamnation constitue la réaffirmation d'une justice de classe.


Le système pénal s'active à punir les jeunes militant-e-s qui luttent contre la régression organisée de leurs conditions de travail, pendant que les nominé-e-s des Panama Papers, responsables d'évasions fiscales massives, pour le coup préjudiciable à l'ensemble de la société, négocient leur tranquillité dans la quiétude des bureaux ministériels ou dans la bienveillance des tribunaux relevant du droit civil.


Nous exprimons un soutien indéfectible aux personnes condamnées ou inculpées :

à nos camarades - Alexis, Charles, Coralie, Gros-Jean, Jules, Manon, et Rudy, ainsi qu'à tous ceux et à toutes celles, rencontré-e-s lors des mobilisations, qui se retrouvent aussi victimes de cette période de répression politique accrue.


Nous ne lâcherons rien !


CNT-STE Amiens Picardie
Communistes libertaires de la CGT de Picardie
CNT-EFI Nord Pas de Calais Picardie

Groupe Marius Jacob de la Fédération anarchiste

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Agressions

2 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Communiqué du Comité de Lutte de Besançon

Du 2 juin 2016

Sur les agressions envers les militant.e.s



Le premier juin 2016, alors que des militant.e.s du Comité de Lutte de Besançon partent afficher dans le centre-ville, plusieurs agressions surviennent. S’étant au préalable réuni.e.s pour coller leurs affiches sur des panneaux en carton afin de correspondre aux critères d’affichages posés par le conseil municipal, les membres du Comité accrochent leurs pancartes pour la Nuit Debout du samedi 4 juin, événement dont ils/elles sont les organisateurs/trices jusqu’à présent.

La première, agression symbolique et psychologique, concerne un contrôle d’identité rue Mégevand. Deux minutes après que la première pancarte ait été posée près de la faculté de lettres, une voiture de police s’arrête à côté des militant.e.s et leur demande de s’arrêter afin de pouvoir les contrôler. Allez-vous coller, pour quel événement, quand cela aura-t-il lieu, où allez-vous afficher, etc, les questions fusent et se terminent par une réquisition d’affiche ainsi que par le contrôle d’identité – tacitement obligatoire – d’un « responsable » (comme si nous ne l’étions pas tou.te.s). Dans le talkie, on entend la recommandation d’un collègue, que notre camarade, très précisément décrit, cesse d’escalader les murs au risque de tomber. Il s’agissait donc d’une intervention prévue.

La seconde a lieu avec un autre groupe de militant.e.s du Comité, sur le pont Battant, cette fois-ci. Alors que nous avions posé une pancarte sur la statue du pont, un homme en visible état d’ébriété nous interpelle et arrache nos pancartes, en criant que c’est « sa » ville. Nous tentons de discuter avec lui, mais rien n’y fait. L’autre équipe arrive en renfort, mais la personne ne daigne pas changer d’avis. Nous repartons, préférant ne pas envenimer la situation.

La dernière se déroule rue Courbet. Vers minuit, les militant.e.s sont toujours là et posent une pancarte sur un poteau. Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’approche de nous avec une autre personne, nous demande pour quelle raison nous affichons, la nature de l’événement, fait mine de s’intéresser, puis demande quelle est l’orientation politique de cette Nuit Debout. Mais alors que nous commençons à répondre, l’individu juge « de gauche » notre action, et tout en sortant une gazeuse de la poche intérieure de sa veste, nous dit que « de toute façon, ça ne [lui] plaît pas bien » et nous vise droit dans les yeux. Deux militants sont touchés au visage par le gel au poivre tandis que le jeune homme s’éloigne, et courent se rincer au bar « Le Killarney » au bout de la rue, où personne en terrasse ne daigne s’effarer de ce qui vient de se passer. Fort heureusement, la maîtresse de maison est orthoptiste et soigne les yeux de nos camarades, tandis que son mari appelle pompiers et policiers à la rescousse. Les forces de sécurité arrivent, décident que rien n’est grave, conseillent aux militant.e.s une bonne douche (NB : la dernière chose à faire en cas de gazage est de passer de l’eau sur sa peau, qui réveille les brûlures) et repartent rapidement, après avoir pris connaissance d’une seconde identité dans le groupe. Pendant ce temps, un autre groupe de personnes, assises en terrasse, sort sa propre gazeuse, en explique l’origine, l’utilisation et en vante les bienfaits auprès de ses confrères.soeurs. Les pompiers eux-mêmes agressent verbalement l’une des membres du Comité, lui intimant le silence avec le plus profond mépris.



Le Comité de Lutte dénonce fermement ces agressions envers ses militant.e.s et tou.te.s les autres, qui deviennent systématiques !

Les militant.e.s font en effet l’objet d’agressions régulières, verbales et physiques lors des manifestations et actions, de la part de leurs concitoyen.ne.s : jets de projectiles depuis des appartements à l’étage, deux personnes renversées en plein barrage par un automobiliste, d’autres menacées pendant les opérations de blocage, insultes, empoignades, et maintenant jets de gel au poivre, cela doit suffire ! Le Comité de Lutte demande aux élu.e.s et aux forces de l’ordre d’assurer, comme il se doit, la sécurité des citoyen.ne.s qui vivent au sein de leur ville !

Dans le même temps, comment les forces de l’ordre le pourraient-elles, appliquées qu’elles sont à faire passer les manifestant.e.s pour des terroristes ? Gazages et matraquages même sur des mineur.e.s et des personnes à terre, interpellations musclées et sans brassards, contrôles d’identité à répétition, intimidations verbales, verbalisations pour solidarité envers les personnes sans domicile, morsures canines et usages de flashballs en plein quartier résidentiel (et donc familial) ne sont sans doute pas les méthodes les plus appropriées pour défendre une population, si mécontente soit-elle ! Nous demandons à ce que ces pratiques cessent !

De plus, les élu.e.s locaux soutiennent indirectement toutes ces manifestations de mépris et de violence envers les personnes mobilisées, en dénigrant eux.elles-mêmes les militant.e.s et en les réprimant sévèrement : insultes politiquement correctes proférées par les élu.e.s du conseil municipal, soutien aux violences policières par un communiqué, interdiction d’afficher en ville, refus d’un dialogue citoyen et mépris pour les appels de la population indignée. Le silence de vos pantoufles ne masque pas le bruit des bottes !


Le Comité de Lutte condamne avec véhémence les agressions en tous genres que subissent les Bisontin.e.s mobilisé.e.s, d’autant plus qu’elles sont perpétrées à la fois par leurs concitoyen.ne.s et par les personnes censées assurer leur sécurité et leur place dans la cité ! Si ces agressions font échos à celles perpétrées dans toute la France depuis le début du mouvement, elles doivent cesser absolument et immédiatement dans notre ville, et ce d’autant plus que les militant.e.s bisontin.e.s demeurent, dans la grande majorité des cas, dans la non-violence et la légalité. Nous rappelons que manifester est un droit démocratique, acquis après de longues luttes en 1946 et inscrit dans la Constitution depuis 1958 ! Nous rappelons également que, selon l’article 431-1 du Code pénal: « le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté d’expression, du travail, d’association, de réunion ou de manifestation est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. » et « Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l’exercice d’une des libertés vidées à l’alinéa précédent est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende ». Pour cette raison, nous invitons l’ensemble de la population à rejoindre le mouvement pour dénoncer ces agissements anti-démocratiques et indignes de nos qualités non seulement de Franc-Comtois, de Français, d’Européens mais surtout d’êtres humains !

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