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Allez, petits soldats...

16 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Gaston Couté (1880-1911) toujours d’actualité...

Allez, petits soldats de France
Le jour des poir’s est arrivé
Pour servir la Haute Finance
Allez-vous-en là-bas crever
Tandis qu’au cœur de la fournaise
Vous tomb’rez une balle au front
De nos combin’s nous causerons
En fredonnant la Marseillaise

 

Les derniers morts de soldats français en Afghanistan rappelle à tout le monde que l’Etat français est en guerre, et ce depuis octobre 2001.

L’irruption de l’Otan en Afghanistan n’apporte rien aux populations afghanes. Les alliés locaux de l’Otan ne valent pas mieux que les talibans. Le gouvernement fantoche mis en place est totalement corrompu. Depuis 2001, les Afghans n’ont ni plus de liberté, ni moins de misère. La culture de l’opium reste une nécessité pour beaucoup de paysans qui n’ont pas d’autre moyen de subsistance.

Et pendant ce temps, l’occupation du pays par l’Otan rend les talibans et les forces nationalistes toujours plus crédibles et légitimes en comparaison des troupes impérialistes. Les multiples bombardements et les bavures à répétition n’y sont pas étrangères.

Rien n’est fait pour améliorer le sort de la population. L’argent dépensé ne sert qu’à corrompre les potentats locaux et à financer la guerre. En effet, l’Otan, dont la France fait partie, vise d’autres objectifs : installer un gouvernement à leur botte, mettre en place un oléoduc amenant le gaz de la mer Caspienne en évitant la route russe ou iranienne, ainsi que justifier leur présence militaire dans la région (Iran, Pakistan).

C’est pourquoi cette guerre n’est pas la nôtre et nous exigeons le départ des troupes de l’Otan en général et françaises en particulier.

Afghanistan : Retrait des troupes françaises et de l’OTAN !

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North London Solidarity Federation

15 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Réponse de la Solfed de Londres-Nord aux émeutes de Londres

 

 Alors que les médias stigmatisent l"anarchie" à propos du déferlement de la
violence à Londres et en Angleterre, la "Solidarity Federation" du
Nord-Londres a considéré qu’une réponse de la part d’une organisation
anarchiste active dans la capitale était nécessaire. -- Les émeutes
ont causé des dégâts importants ces derniers jours à des quartiers de
Londres, à des devantures de magasins, à des domiciles et des
voitures. À gauche, on entend toujours les mêmes gémir que la pauvreté
en est la cause. À droite, que des voyous et éléments anti-sociaux
profitent de la tragédie. Les deux sont vraies. Les pillages et
émeutes vus ces derniers jours constituent un phénomène complexe et
comportent de nombreuses composantes.

Ce n’est pas par hasard si les émeutes se produisent maintenant, quand les
réseaux de soutien aux britanniques privés de représentation leurs sont
arrachés, et que les gens sont livrés à l’abîme, comme ils tombent rompus
sous les matraques de la police londonienne.

La fureur des quartiers [1] est ce qu’elle est, laide et incontrôlée. Mais
pas imprévisible. La Grande- Bretagne a caché ses problèmes sociaux
pendant des décennies, les a contenus avec une garnison brutale d’hommes
armés. Grandir dans les cités signifie souvent ne jamais les quitter, à
part à l’arrière d’une fourgon de police. Dans les années quatre-vingt,
les mêmes problèmes ont conduits à Toxteth [2]. Dans les années
quatre-vingt-dix, ils ont conduit aux émeutes contre l’impôt par
capitation [3]. Et maintenant nous les subissons de nouveau - parce que
les problèmes non seulement persistent, mais empirent.

Le harcèlement et la brutalité de la Police font partie du quotidien des
cités partout au Royaume-Uni. Les systèmes sociaux permettant à peine de
survivre se sont désagrégés et ont été retirés. À Hackney [4], les
travailleurs sociaux opérant dans la rue, qui venaient eux-même des cités,
connaissaient les jeunes et pouvaient travailler avec eux à résoudre leurs
problèmes, se sont vus signifier qu’ils ne seraient désormais plus payés.
Les loyers augmentent et les emplois aidés par l’État qui apportaient de
l’argent dans la zone ont été réduits au nom d’un transfert vers des
missions bénévoles dans le cadre de la "Grande Société" [5]. Les gens qui
eurent toujours très peu n’ont désormais plus rien. Plus rien à perdre.

Le rôle-même des médias dans tout ceci ne doit pas être minoré. Malgré
tout le discours de la "protestation pacifique" qui précéda les évènements
à Tottenham [6], les media n’auraient pas sorti l’histoire s’il n’y avait
eu en tout et pour tout qu’une manifestation silencieuse devant le poste
de police.

Les violences policières et les protestations en réponse surviennent tout
le temps. C’est seulement quand l’autre côté répond avec violence (sur des
cibles légitimes ou non) que les médias ressentent le besoin de leur
donner une couverture à tout prix.

Il ne devrait donc pas y avoir de surprise à ce que des gens vivant une
existence de pauvreté et de violence soient enfin partis en guerre. Il ne
devrait pas y avoir de surprise à ce que des gens pillent les écrans de
télé à plasma qui fourniront leurs paieront deux mois de loyer, et
laissent les livres qu’ils ne peuvent vendre sur les étagères. Pour
beaucoup, c’est l’unique forme de redistribution économique qu’ils verront
dans les années à venir en continuant une vaine recherche d’emploi.

On a beaucoup glosé sur le fait que les émeutiers attaquaient "leurs
propres communautés". Mais les émeutes n’éclatent pas dans un vide social.
Celles des années 80 tendaient à être dirigées d’une manière plus ciblées
; épargnant les innocents et se focalisant sur des cibles plus
représentatives d’une oppression de classe ou de race : la police, les
postes de police et les magasins. Que s’est-il passé depuis les années
quatre-vingt ? Les gouvernements consécutifs n’ont pas ménagés leurs
efforts pour détruire toute espèce d’idée de solidarité et d’identité de
classe. Est-ce donc une surprise alors si ces émeutiers se retournent
contre d’autres membres de notre classe ?

La "Solidarity Federation" est basée sur la résistance dans la lutte sur
le lieu de travail. Nous ne sommes pas impliqués dans le pillage mais, au
contraire des réactionnaires de droite ou même des commentateurs de gauche
sur le registre de la "compréhension-mais-condamnation", nous ne
condamnerons ni ne fermerons les yeux sur ceux que nous ne connaissons pas
pour avoir récupéré une part de la richesse dont ils ont été privés toute
leur vie.

Cependant, en tant que révolutionnaires, nous ne pouvons tolérer les
attaques contre les travailleurs, contre les innocents. Les incendies de
magasins avec des domiciles au-dessus, de véhicules utilisés par les gens
pour aller au travail, les agressions et tout ce qui s’en approche
constituent une attaque contre les nôtres et nous devons nous y opposer
aussi fermement qu’à n’importe quelle politique d’austérité du
Gouvernement, qu’aux propriétaires terriens qui spéculent, qu’aux patrons
ayant l’intention de voler notre travail. Ce soir et pour aussi longtemps
que nécessaire, les gens doivent se rassembler pour se défendre quand une
telle violence menace les foyers et les communautés.

Nous pensons que la colère légitime des émeutiers peut être bien plus
puissante si elle s’exprime dans une direction collective et démocratique
et cherche, non à faire d’autres travailleurs des victimes, mais à créer
un monde libre de l’exploitation et de l’inégalité inhérentes au
capitalisme.

North London Solidarity Federation
(mardi 9 août 2011)
Traduit par le SIA32 / CNT-AIT

La suite sur le forum ROuge et Noir :
http://cnt.ait.caen.free.fr/forum

Notes
[1] Ndt : Nous avons traduit "estates" indiféremment par "quartiers" ou
"cités", car ces lieux sont des quartiers-nord du Grand Londres composés
de cités et de lotissements.

[2] Ndt : Toxteth est un quartier du centre de Liverpool ayant connu des
émeutes en juin 1981, initialement provoquées par l’arrestation sans
raison d’un jeune noir, Leroy Cooper, fouille observée par la foule qui ne
laissa pas faire, avec pour bilan la destruction de 70 édifices, 500
arrestations et 470 blessés.

[3] Ndt : la "Poll Tax" est un impôt forfaitaire par foyer ne tenant
compte, ni des revenus, ni du capital, créé par M. Thatcher en 1989 et
appliqué en 1990. Cette application d’une taxe très injuste pour les plus
faibles provoqua des émeutes à Hackney le 8 mars, à Brixton, Lambeth et
Islington puis à Trafalgar Square en plein centre de Londres le 31 mars
1990, ce qui provoqua la chute de la "Dame de fer".

[4] Hackney est un district au nord du Grand Londres, extrêmement pauvre,
au chômage élevé, ayant connu des émeutes dans les années quatre-vingt et
la consommation de crack parmi les jeunes dans les années
quatre-vingt-dix.

[5] Ndt : Traduction du projet de la "Big Society" proposé défendu par les
conservateurs de David Cameron depuis juillet 2010 et prônant un
désengagement de l’État au profit d’une société plus "mature" et engagée,
basée sur la charité, le mutuellisme et le volontariat, ce que ses
adversaires ont qualifié de déguisement cynique de l’abandon de
l’assistance grâce au discours sur une vigueur nouvelle de la société
civile.

[6] Tottenham est un quartier pauvre du district de Haringey, au nord du
Grand Londres, sur la rive gauche de la Tamise, et le lieu d’émeutes ce
mois-ci.

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Anonymous

13 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

 

anonymousLe collectif de pirates informatiques libertaires « Anonymous » a bloqué, lundi 8 août 2011, le site du ministère syrien de la Défense. Une manière pour eux d’afficher leur soutien aux révoltés syriens

 

« Au peuple syrien : le monde est à vos côtés contre le régime brutal de Bachar al-Assad. Sachez que le temps et l'histoire jouent en votre faveur. Tous les tyrans chutent, et grâce à votre courage, Bachar al-Assad est le prochain sur la liste ».« Anonymous »

 

Source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20110811-syrie-guerre-est-digitale

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Elle s'appelle, disons Marie

12 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

20-.jpgElle s'appelle, disons Marie. 
Elle a 45 ans.
Divorcée. Deux enfants. 
Elle est auxiliaire de vie dans
un CIAS
(un machin para municipal). Elle s'occupe des vieux. 
Ménage, bouffe, courses, présence... Elle bosse et réside sur
 l'île d'Oléron.
En mars dernier, après sa journée de travail, 
elle reçoit un coup de fil de sa hiérarchie. Madame machin
 est malade, pourriez-vous la remplacer 
et vous rendre chez madame bidule. 
Marie y va et s'occupe de madame bidule. 
En sortant de chez madame bidule elle est attendue par sa 
supérieure hiérarchique et par les gendarmes du Chateau d'Oléron. 
Etonnement ! Madame bidule accuse Marie de lui avoir volé un billet de 
20 € dont elle a noté le n°. On lui demande de vider ses poches. Elle 
les vide. Il n'y a rien. Marie est une professionnelle prudente. Elle 
sait que les vieux sont souvent méchants et suspicieux. Aussi quand elle 
va chez les vieux elle laisse ses sous dans sa voiture et va bosser en 
blouse, les poches vides. Les flics perquisitionnent, alors, sa voiture. 
Il y a un peu d'argent mais pas de billet de 20 €. Ils l'emmènent à la 
gendarmerie. Et fouille au corps. A poil, on se penche et on tousse, un 
doigt dans l'cul... Bien évidement, rien. Depuis lors, Marie est 
traumatisée. Elle est en dépression.
Le CIAS et les gendarmes refusent de s'excuser. C'est normal de mettre 
un doigt dans le cul aux pauvres hères qui tentent de survivre en 
faisant des petits boulots précaires.
L'Union Locale CGT vient de contacter le groupe Nous Autres de la FA, 
pour lui demander aide et assistance. La réponse, positive, a été sans 
hésitation. Pas de problème, CAMARADES !
Nous allons, avec les CAMARADES, démarrer deux procédures. Au pénal et 
au civil. Objectif, tuer le CIAS et la gendarmerie du Château d'Oléron. 
Coller le souk dans les médias. Couper les couilles à tous ces fils de 
putes (pardon pour les putes).
Les services secrets de la FA sont sur le coup. Et, ça va saigner !
On vous tiendra au courant en espérant que le Monde Libertaire se fera 
l'écho de cette histoire.
C'était notre rubrique, "La FA à la campagne" !
 
Groupe Nous Autres de la FA
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Le temps des corbeaux

11 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

superdupont_1-2.jpgLe temps des corbeaux

Mercredi 6 juillet 7h du matin. Très mauvais réveil, Radio la Creuse m'apprend que le préfet de la Creuse lance une opération « Voisins vigilants » !

 

Nous avions déjà dénoncé en 2009 la mise en place par le préfet de l'époque de la « réserve citoyenne de la gendarmerie », sorte de milice supplétive pour mater les troubles intérieurs (Creuse-Citron 22), les préfets se succèdent et appliquent avec diligence la politique ultra-sécuritaire qui fait bicher la majorité de la population. Aujourd'hui il s'agit de recruter, parmi les retraités, des citoyens « référents » chargés de donner des informations aux forces de l'ordre sur la vie de leurs voisins qu’ils observent et sur des agissements ou événements qu'ils jugent suspect. Une méthode de sinistre mémoire, particulièrement utilisée pendant les guerres.

 

Le préfet, Claude Serra, s'est illustré en « inventant » et mettant en place ce concept dans les Alpes-Maritimes, le succès a été tel que le Ministère de l'Intérieur l'a appliqué dans d'autres départements.

Après dernièrement les « Voisins vigilants » de petite commune de La crau dans le Var, St-Avertin et Saint Cyr sur Loire en Touraine, c'est la Creuse qui est à l'honneur.

 

La Ligue des Droits de l’Homme a pris position clairement contre ce procédé :

"Au-delà d’une institutionnalisation de la délation, nous voyons dans la mise en place d’un réseau communal de « référents », une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée. Mais le danger réside également dans l’accoutumance (comme pour la vidéo-surveillance, on habitue la population à être surveillée) et dans l’acceptation de ces pratiques par les citoyens..."

Le préfet va rencontrer les élus locaux pour leur parler de ce projet, à commencer par ceux d'Aubusson et Guéret, nous verrons si ces édiles de « gôche» se positionnent aussi clairement que la LDH.

 

Tout ça sent très mauvais et d'ailleurs je ne met plus les pieds dans une administration étatique sans chausser mon masque à gaz.

Les pisse-froid vont encore nous reprocher de faire des comparaisons abusives. Naturellement, nous ne sommes pas encore tout à fait sous un régime similaire à celui de Vichy et c'est justement pour éviter d'y sombrer qu'il faut tirer sans cesse la sonnette d'alarme. Nous, qui sommes mal pensants et qui de la patrie ne méritons guère, ne sommes pas du genre à utiliser les mêmes armes que les valets de l'État pour publier par exemples la liste des noms de ces voisins vigilants qui nous veulent du bien, et pourtant, s'il ne s'agit pas d'une milice, tout cela doit être public. Que faire ?

 

Creuse-Citron

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Répression syndicale

9 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

 

pref-troyes.jpg

Un manifestant CGT poursuivi par la préfecture

Guillaume R. est convoqué au tribunal accusé d'avoir dégradé les
dorures des grilles de la préfecture. Les syndicats, CGT en tête,
organisent la riposte


Un sentiment d'injustice doublé d'une désagréable impression de
répression syndicale. C'est ce qui pourrait résumer l'état d'esprit
des militants syndicaux dans le département après les poursuites
engagées par la préfecture contre l'un des leurs.
Guillaume R., salarié d'EDF, est convoqué devant le tribunal de grande
instance à la fin du mois. Mais même si l'affaire devrait être
renvoyée au mois suivant, les poursuites demeurent. Après une plainte
de la préfecture de l'Aube, il devra répondre de « dégradation et
détérioration des grilles de la préfecture de l'Aube, biens destinés à
l'utilité ou la décoration publique et appartenance à une personne
publique ». On reproche au militant cégétiste d'avoir dégradé les
dorures de la grille de la préfecture et d'avoir endommagé le
digicode.
Des chiffons enflammés
Des poursuites engagées des mois après les faits reprochés. Le 28
octobre dernier, comme des milliers d'Aubois, Guillaume R. se trouve
dans les rues de Troyes pour manifester contre la réforme des
retraites. On est alors au moment où le mouvement arrive à son apogée.
« L'intersyndicale avait son propre service d'ordre car il y avait
très peu de policiers pour encadrer le cortège et garantir sa sécurité
», se souvient David Morin, secrétaire départemental de la CGT.
Mais le 28 octobre quand les manifestants arrivent devant la
préfecture de l'autre côté des grilles, les effectifs sont en force
pour garantir la sécurité des lieux. Un syndicat avait confectionné
des pancartes avec les caricatures des députés aubois. Dans l'action,
les pancartes sont enflammées ainsi que des rognures de textile avant
d'être jetées de l'autre côté des grilles. Les responsables syndicaux
ont vu un policier muni d'un extincteur éteindre les flammèches. « Il
n'y a pas eu d'interpellation ce jour-là », note David Morin, « j'ai
vu des centaines de manifestants lancer des rognures de textile. Mais
je n'ai pas vu Guillaume. »
En revanche, quelques semaines plus tard, l'union départementale CGT
est convoquée au commissariat pour une déposition. Elle se contente de
reconnaître qu'elle est à l'origine de cette manifestation.

« Le rassemblement de masse, pas le rassemblement de casse »


Mais l'enquête suit son cours, des photos des manifestants circulent
et Guillaume R. est à son tour convoqué au commissariat, entendu, puis
poursuivi par la préfecture. Le sang de David Morin ne fait qu'un
tour, « je ne comprends pas pourquoi les organisations syndicales ne
sont pas poursuivies. Il y a une volonté délibérée de trouver un
coupable à tout prix plutôt que d'aller sur le terrain des
organisations syndicales ».
Des faits qui inquiètent aussi Manuel Figuereido, responsable du
syndicat Mine-énergie de la CGT auquel appartient Guillaume R., « le
gouvernement en place essaie de mater et de faire des exemples. C'est
la porte ouverte au bâillonnement des salariés. Condamner Guillaume,
c'est condamner tous les manifestants. On ne casse rien, on ne tue
personne ! Notre objectif c'était le rassemblement de masse, pas le
rassemblement de casse ! ».
Dès la convocation au tribunal reçue, la mobilisation s'est organisée
autour du militant CGT. Une pétition circule pour réclamer « l'abandon
de toute procédure judiciaire » orchestrée par le syndicat Mine
énergie, relayée ensuite par l'union départementale CGT, elle a été
reprise par les organisations syndicales du département. Le comité
régional de la CGT s'est également emparé du dossier et promet une
action « visible ».
« On ne laissera pas faire et on tiendra sur tous les fronts »,
annoncent en chœur les deux responsables. « Guillaume ne se considère
pas comme un délinquant. Il a usé de son droit de s'exprimer dans la
rue et de dire non à une proposition ».

 

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Mort de Charlie Bauer

8 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

barbel_.jpgMort de Charlie Bauer dimanche 07/08/2011

A Montargis  

 

"Il est mort chez lui, terrassé par une crise cardiaque, les pompiers ont tenté de le réanimer sans succès pendant 45 minutes", a déclaré à l'AFP le cinéaste Fred Nicolas, qui a signé en 2008 un documentaire sur cette personnalité hors norme.

 

Ancien adhérent aux Jeunesses communistes, il rompra avec celles-ci au moment du vote par le PCF de crédits militaires pour la guerre d'Algérie. Il soutiendra alors le Front de libération nationale. Il a passé vingt-cinq ans de sa vie en prison, dont 9 années en Quartier de haute sécurité.. Durant son incarcération au quartier de haute sécurité de la prison de la Santé dans les années 70, il rencontre Jacques Mesrine, dont il deviendra le complice. Durant son séjour en prison, il passe deux licences universitaires, en psychologie et en philosophie, et un doctorat d’anthropologie sociale. Sorti de prison en 1988, il rédige deux ans plus tard une autobiographie, Fractures d'une vie, qui se vend à 150 000 exemplaires[]. (Wikipédia)

 

C’était un roc, un homme debout que 25 ans de réclusion dont un certain nombre en QHS n'avait pas réussi à détruire la radicalité et l'engagement révolutionnaire.
Il était surtout connu pour son association avec Jacques Mesrine pour détruire les QHS.
Ajoutons entre parenthèses, qu'il n'en fut jamais le bras droit tant leur parcours et leur idéologie divergeaient. Ils firent un court bout de chemin ensemble pour lutter contre les QHS que tous avaient subis.

Son parcours il l’avait écrit et filmé dans :

« Fractures d'une vie » « Marathonien de l'espoir » et « Le redresseur de clous »  

 

Le groupe Proudhon l’avait invité plusieurs fois et c’était toujours avec gentillesse qu’il nous répondait Son dernier passage à Besançon date du  21 mai 2011 dans le cadre du salon du polar organisé par Pas sérial s’abstenir à auquel la librairie l’autodidacte était associée.

Nos pensées vont à sa famille et ses proches

charlie-bauer.jpg

 

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Avec retard

6 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Avenir de l'espace autogéré des Tanneries — Communiqué de mise au point

 

Hier, nous apprenions que la Mairie avait fait voter au Conseil Municipal un budget destiné à pouvoir reloger l'espace autogéré des Tanneries. Aujourdhui, face aux flous créés par cette annonce, ou aux franches attaques de l'opposition municipale, il nous semble nécessaire de « mettre les points sur les i ». Ce d'autant plus qu'en réalité, rien n'est réglé en ce qui concerne l'avenir de l'espace autogéré.

L'espace autogéré des Tanneries, c'est — effectivement — une salle de concert accessible à tou·te·s, et investie par des dizaines d'associations et de collectifs dijonnais·es, attirant de multiples groupes locaux et internationaux chaque année, ainsi que des centaines de personnes chaque semaine. C'est un espace indépendant et ouvert, qui fonctionne sans hiérarchie ni subventions, et qui abrite de nombreux autres projets collectifs. C'est une bibliothèque, des locaux de répétition, une salle de sports, de cinéma, des ateliers vélo/mécanique, de l'impression et de la sérigraphie, un potager, des projets de médias indépendants et d'informatique libre, une zone de gratuité, des espaces de réunions. C'est aussi un lieu de vie collective en rupture avec l'isolement et l'atomisation des individus. C'est enfin un espace de convergence de luttes, de mise en commun et de pratiques critiques des rapports marchands et de domination.

Cet espace est né d'une occupation, en octobre 1998, de locaux industriels laissés à l'abandon par la mairie de Dijon. Depuis 12 ans, nous nous sommes employé·e·s à restaurer, aménager, construire dans ces locaux à nos seuls frais (et non pas aux frais du contribuable comme le fantasme l'opposition, qui a été, rappelons-le, la première à négocier avec nous une convention, du temps du Maire Poujade). Pendant ces 12 ans, quelle que soit la couleur de la muncipalité, nous avons cependant dû lutter, à diverses reprises, pour garantir que le lieu ne soit pas expulsé. Le soutien populaire a toujours été fort, aussi bien à Dijon que beaucoup plus largement en Europe, où l'espace autogéré est devenu un symbole de dynamiques culturelles, sociales et politiques indépendantes, autogestionnaires et contestataires.

Il y a 3 ans, la Mairie annonçait qu'en cas de projet d'urbanisme, elle proposerait des solutions de relogement garantissant la continuité du projet Tanneries, et la remise en œuvre des activités actuelles. Nous avons été clair·e·s, de notre côté, sur le fait qu'il n'était pas envisageable de quitter ces lieux pour nous retrouver dans un cube de tôle vide, sans l'assurance de conserver notre autonomie, de pouvoir redéployer la diversité de nos activités, et d'obtenir un bail stable.

Si, aujourd'hui, la Mairie s'engage sur certains travaux infrastructurels qui ne font que partiellement compenser la perte de tous les aménagements réalisés au fil des années, il ne s'agit en aucun cas d'une subvention de fonctionnement régulière, dont nous n'avons jamais voulu et ne voulons pas ! Rappelons que cet engagement financier sera largement compensé par la mise en vente au prix fort des terrains actuels à des promoteurs immobiliers. Rappelons aussi que l'importance de cette somme très ponctuelle (1 millions d'euros) est toute relative par comparaison avec les subventions bien réelles allouées chaque année aux diverses structures culturelles de la ville, de l'Auditorium au Zénith en passant par le Grand Théâtre (pour ne citer que l'Auditorium, la ville de Dijon donne annuellement environ 3 millions de subventions de fonctionnement, pour un coût de construction de 53 millions, tandis que le budget annuel accordé aux subventions culturelles est d'environ 50 millions). Précisons aussi que malgré l'apport municipal sur certaines partie du gros œuvre — indispensable vu l'état squelettique du bâtiment proposé — nous aurions encore bien des chantiers d'ampleur à réaliser pour reloger les activités.

Mais nous tenons surtout, aujourd'hui, à attirer l'attention sur le fait que nous ne sommes pour l'instant arrivé.e.s à aucun accord sur un bail qui garantisse l'avenir et l'indépendance des Tanneries. Rien ne servirait de déménager, si cela impliquait une situation plus précaire encore que par le passé permettant à la Mairie de nous expulser à tout moment, ou une marge d'autogestion plus limitée, qui ferait alors perdre au projet son sens et sa singularité de fonctionnement. Nous attendons donc de voir ce qui va avancer sur cet aspect dans la suite des négociations. En l'absence de solution satisfaisante à ce sujet, nous ne sommes pas parti.e.s — travaux ou pas — et restons déterminé·e·s — si cela s'avèrait nécessaire — à faire résonner le soutien aux Tanneries dans la rue, et à rappeler que cet espace autogéré est défendu dans sa globalité par de nombreuses personnes et associations, à Dijon et ailleurs.

Pour ceux et celles qui ne seraient jamais passé·e·s par ici, ceci est aussi une invitation à venir découvrir l'espace autogéré, plutôt que de s'en tenir aux fantasmes et "on-dit".

Le 29 juin 2011,
L'assemblée de l'espace autogéré des Tanneries

http://tanneries.squat.net/

VENDREDI 16 SEPTEMBRE

DIJON ESPACE  AUTOGERE DES TANNERIES

Concert de soutien à Maloka et aux Tanneries

Orga Mul Prod

RENO FUTUR ET SES MéTALLURGISTES (Parodi Punk Rural

Haute Saône

Un SAUCISSON DE MALFAITEURS ( Funk Fonk Punk Pink Ponk

 Haute Saône

MAD IN SKA (Ska Punk Survitaminé

 Jura

LES RAMONEURS DE MENHIRS ( Breizh Punk Légendaire)

http://malokadistro.com/concerts.php

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Hiroshima – Nagasaki : 66 ans de menace atomique

5 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

 

sortir-du-nucleaire.jpg    a-n.jpg

 

Communiqué de presse commun avec Armes nucléaires STOP – 04 août 2011

 

Hiroshima – Nagasaki : 66 ans de menace atomique

 

Le 6 août 2011, une vingtaine d'opposants aux armes nucléaires vont commencer un jeûne pour commémorer le bombardement nucléaire d'Hiroshima. Ce jeûne durera jusqu'au 9 août, date anniversaire du bombardement de Nagasaki. Depuis 27 ans, à l'initiative de Solange Fernex et de Théodore Monod, regroupés dans l'association "La Maison de vigilance de Taverny" (1), des centaines de militants dénoncent les armes nucléaires et le lobby industriel qui a fait du nucléaire civil le pourvoyeur de la prolifération nucléaire.

 

Depuis le drame de Fukushima, l'opinion publique mondiale questionne la pertinence du nucléaire civil. Pourtant, le nucléaire militaire est à peine effleuré par la profonde remise en question que connaît l’énergie nucléaire. Aujourd’hui, l’état d'alerte actuel des armes nucléaires est toujours celui de la guerre froide. Un tir de représailles peut être déclenché après détection d'un missile jugé hostile, et ceci en une dizaine de minutes. Les jeûneurs de la Maison de vigilance – soutenus par Armes Nucléaires Stop et le Réseau "Sortir du nucléaire" - dénoncent ce danger et demandent le désarmement nucléaire dans les plus brefs délais.

 

"La préparation d'un crime est un crime" disait Théodore Monod. La France possède un arsenal de 300 bombes atomiques, dont chacune recèle une puissance équivalente à dix fois la bombe d’Hiroshima. Au niveau mondial, ce sont aujourd’hui 20 000 bombes qui se trouvent pointées sur la population civile. Au regard du droit international actuel, une frappe nucléaire serait considérée comme un crime contre l'humanité.

 

Contrairement à leurs engagements internationaux, notamment au sein du TNP (Traité de non-prolifération), le club des 5 puissances nucléaires poursuit la modernisation de son arsenal nucléaire pour maintenir ses privilèges face à un partage équitable des richesses du monde. Le désarmement nucléaire est un impératif mondial clairement exprimé par l'Assemblée générale de l'ONU, qui a voté en décembre 2010 la nécessité d'une Convention d'élimination des armes nucléaires. La France, qui s'oppose à toute réduction de son arsenal, a voté contre cette délibération.

 

Nous demandons que le débat sur l'élimination des armes nucléaires soit engagé au plus vite en France, afin que soit accepté le principe d'une Convention d'élimination et que des mesures précises de désarmement nucléaire soient adoptées par notre pays. Rendez-vous samedi 6 août à 12 heures, au Mur pour la paix sur le Champ de Mars à Paris, ainsi que le mardi 9 août à 11 heures à Taverny, devant la Base de commandement de la Force nucléaire aéroportée.

 


Contacts presse : 

Armes nucléaires STOP : Dominique Lalanne - 06 32 71 69 90

Réseau "Sortir du nucléaire" : Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06

Attachée de presse : Opale Crivello - 06 64 66 01 23

 

(1) : Pour plus d'information, visiter le site http://maisondevigilance.com/

 

  

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 905 associations agréée pour la protection de l'environnement et de 53 224 personnes

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Notre histoire

3 Août 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

 
radio libertaireLe 3 août 1987, à Paris, Radio Libertaire qui 
se battait depuis sa création (1981),
contre le pouvoir socialiste pour défendre la liberté d'expression sur 
les ondes radio, est finalement autorisée par le pouvoir chiraquien via 
la C.N.C.L (Commission nationale de la communication audio-visuelle) 
à émettre en toute légalité sur 89.4 Mhz, à une puissance de 4kW, 
mais ce n'est pas encore la fin des tracasseries.
L’éphéméride anarchiste   http://epheman.perso.neuf.fr/
Hier parisienne radio libertaire est maintenant planétaire

 

MP3 qualité ADSL : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.m3u

MP3 qualité modem : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib-modem.m3u
OGG qualité ADSL : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.ogg.m3u
OGG qualité modem : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib-low.ogg.m3u
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