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Encore une loi répressive

9 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

barbel_.jpgLoi pour l'utilisation des réserves civiles en cas de crise majeure

 

 

Voici une information particulièrement inquiétante, intensification des politiques précédentes de création d'un Etat policier :

 

« Art. L. 2171-1. ­ En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d'une crise majeure dont l'ampleur met en péril la continuité des services de l'État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.

 

Où l'on retrouve, comme le dit Michel Sitbon, "l'ambition de l'État de se doter de moyens extraordinaires, particulièrement sophistiqués, qui parachèvent le projet d'État milicien".

cf. les précisions ci-dessous.

Nous pensons que c'est très important de faire passer cette information, qui pour l'instant est surtout passée sous silence. Plus que jamais une mobilisation doit se mettre en place contre l'instauration du nouvel Etat, sans commune mesure avec ce avec quoi nous avons dû composer jusqu'à présent.

 

From: Michel Sitbon <michelsitbon@hotmail.com>
To: coordination antiloppsi <
coordination@antiloppsi2.net>

Subject: une nouvelle loi pour l'utilisation des réserves civiles en cas de crise majeure

Date: Fri, 1 Apr 2011 16:09:59 +0000

 

Vous trouverez ci-dessous deux liens sur la nouvelle loi en discussion au Parlement, déjà passée en première lecture au Sénat, sur l'utilisation des milices en temps de "crise majeure".

Ce qui est clair, c'est qu'aux termes de cette nouvelle loi dont l'intention est de compléter l'article 113 de la Loppsi que nous avons dénoncé, il ne s'agirait plus seulement de volontariat, mais que le premier ministre pourrait, par décret, mobiliser autant de citoyens que nécessaire.

Ceux-ci quitteraient leurs entreprises pour une période de trente jours éventuellement extensible par un nouveau décret, tout en conservant leur emploi, bien sûr.

Le projet de loi prévoit y compris que les réservistes ainsi mobilisés conservent leurs salaires

Les entreprises contribueraient ainsi à l'effort patriotique ­ et la mobilisation ainsi opérée ne coûterait rien au budget de l'État.

Était prévu un dispositif comparable au mécénat, permettant aux entreprises de défiscaliser les salaires ainsi versés. Mais une "nouvelle taxe" serait à élaborer dans la loi des finances pour que le budget de l'État ne souffre pas de ce manque à gagner fiscal   

Les sénateurs ont annulé ces dernières dispositions, considérant qu'elles sont trop complexes et prenant en compte le fait que le Medef objecte. Ils ont renvoyé l'examen de ces questions à la discussion sur la loi des finances et proposent de ne voter pour le moment que le premier volet de la loi qui autorise la mobilisation par décret.

À noter que cette proposition de loi est déposée conjointement par un sénateur socialiste et une sénatrice UMP, et que les discussions ne semblent avoir suscité aucune d'opposition sérieuse pour le moment.

 

Il est toujours possible que l'Assemblée reprenne le texte dans sa version d'origine, avec ses dispositions financières, mais on peut spéculer qu'au contraire le Parlement choisisse la version "prudente" proposée par le Sénat qui verrait cette disposition adoptée en deux temps, renvoyant à la loi des finances de rendre possible que ce dispositif soit gratuit pour le budget de l'État, et se mette en oeuvre par la mobilisation "patriotique" des entreprises. On comprend que le Medef discute les modalités de ce qui serait en fait un nouvel impôt à charge des entreprises, et qu'il veuille négocier éventuellement des compensations. Il est peu vraisemblable par contre que le patronat s'oppose réellement à ce qui semble bien une intention très sérieuse, destinée à faire face à toute éventualité ­ y compris à des troubles politiques "majeurs".

 

La coordination antiloppsi devrait absolument se remobiliser pour dénoncer l'ambition de l'État de se doter de moyens extraordinaires, particulièrement sophistiqués, qui parachèvent le projet d'État milicien que nous avons déjà dénoncé, et qui sont rigoureusement contraires à tout contrat démocratique.

Est-il nécessaire de souligner ici combien ces mesures sont signifiantes à l'heure où l'on voit nombre d'États recourir à des systèmes miliciens pour réprimer la volonté populaire ?

 

 

Michel Sitbon

 

Collectif contre la xénophobie

 

 

 

http://www.senat.fr/leg/ppl10-194.html

 

http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/utilisation_reserves_crise.asp

 

  

« Art. L. 2171-1. ­ En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d'une crise majeure dont l'ampleur met en péril la continuité des services de l'État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.

  

« Des entreprises employant des réservistes », l'extension aux réservistes des dispositions relatives au mécénat, afin de permettre que les entreprises, qui maintiennent les salaires des réservistes pendant leur activité au titre de la réserve, puissent déclarer ces sommes au titre du mécénat.                     

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Le Monde Libertaire n° 1630 du 7 au 13 Avril 2011

8 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA

ML-1630-recto.jpgLe Monde Libertaire n° 1630 du 7 au 13 Avril 2011

 

Sommaire

Actualité

Psychiatrie répressive, . Sulfide, page 3

Roms d’Ivry expulsés, R. Damellon, page 4

Météo syndicale, L. Barbesois, page 5

L’Autruche, F. Ladrisse, page 5

Des brèves, un strip, 6

Marine, fille naturelle de Nicolas, M. Rajsfus, page 7

Potkinisme

Lectures militaires, N. Potkine, page 9

Arguments

Marx et l’économie, J. Langlois, page 10

International

Tunisie, état des lieux, Mohamed, page 11

Grève mexicaine, R. Pino, page 12

London Burning, I. Bone, page 13

Le Guantanamo italien, Barbara, page 14

Histoire

La Commune de Paris et les anarchistes, M. Joyeux, page 17

La Commune de Marseille, R. Bianco, page 18

À lire

Pour une bouffe noire et rouge, Paco, page 20

Mouvement

C’est pas du cinoche, Bibo, page 21

Théâtre social, M.-C. Calmus, page 21

La plus écoutée des radios, 22

L’agenda vous appelle, malotrus, page 23

 

Editorial

Le 26 mars dernier, à Londres, lors d’une manifestation d’ampleur contre la politique d’austérité proposée et bientôt imposée par le gouvernement anglais, un Black Bloc de plus de 600 personnes a remporté une belle victoire sur la flicaille en traversant un de ses barrages pour montrer aux richards et aux politicards du quartier Mayfair qu’ils ne pourront échapper indéfiniment à la vindicte populaire! Même le responsable de la sécurité de la capitale britannique a avoué le succès de cette ambitieuse entreprise.

 

Bon, si, dans l’immédiat, pareille petite victoire fait toujours plaisir, reste à s’interroger sur la portée et l’impact politique de ce genre d’action: quel message? Quelle force de proposition? C’est une réflexion que nous propose, dans les colonnes de ce numéro du Monde libertaire, Ian Bone, un vieil anarchiste anglais qui a suivi cette manifestation et, le temps de le perdre de vue, le Black Bloc.

 

De son côté, Mohamed nous fait un petit topo sur l’actualité tunisienne: qu’est devenu le pays après la chute de Ben Ali? Quels espoirs ? Quelles désillusions? Quels enjeux? Et, comme ça pète un peu partout sur notre beau globe tout rond, on ira aussi faire un tour du côté de la place centrale de Mexico où les travailleurs du LFC se sont installés pour protester contre la privatisation de leur entreprise. À côté de cette actualité des luttes internationales qui, sur certains aspects, est porteuse d’espoirs et pourrait promettre des lendemains qui chantent, on a aussi celle des saloperies politico-étatiques.

 

Notamment en matière de xénophobie où, une fois encore, la France et l’Italie sont sur le devant de la scène: l’une pour la montée fulgurante de son principal parti d’extrême droite, l’autre pour les traitements honteux qu’elle inflige aux immigrés. Alors, en cet anniversaire des 140 ans d’une révolution qui a, le temps de sa courte existence, montré qu’une autre société, plus libre et plus respectueuse de tout un chacun, était possible, il est plus que jamais temps de se saisir des outils à notre disposition pour construire le futur et combattre le présent.

 

Agenda

Tournée nationale de l’Anarchist Black Cross de Minsk

 

Face à la répression féroce dont sont victimes les anarchistes en Biélorussie, une tournée de rencontres avec des membres de l’Anarchist Black Cross de Minsk est organisé en Europe pour informer sur la situation et organiser la solidarité internationale. L’Arnarchist Black Cross de Minsk (Biélorussie) est un groupe de soutien aux personnes emprisonnées pour leurs idées et activités politiques. À ce jour, quatre personnes sont encore sous les verrous, suspectés d’avoir pris part à des actions directes de septembre 2009 à septembre 2010. Dans un contexte (la Biélorussie est un État autocratique dictatoriale) répressif où l’opinion publique n’a pas lieu d’exister, le mois de septembre dernier a vu croître une campagne d’exactions offensives et massives contre les activistes sur le territoire biélorusse. La période d’investigation se termine au mois d’avril, le but de l’enquête est de faire plonger les emprisonnés pour plusieurs années. Avoir des idées politiques en Biélorussie est toujours reconnu comme un crime. Cette brochure a été produite comme support à cette tournée. Elle tente, en compilant des textes sur la répression, sur les actions de solidarité, sur le mouvement anarchiste biélorusse, et des interviews, de donner un état des lieux sur la situation de nos camarades. Les autres dates de la tournée (détail dans la brochure) :

29 mars – CCL (Lille)

1er – Publico (Paris)

2 avril – Tanneries (Dijon)

3 avril – La Plume noire (Lyon)

4 avril – La Plage (Saint-Étienne)

6 avril – Lokal autogéré (Grenoble)

8 avril – Le Seul problème (Marseille)

10 avril – Espace noir (Saint-Imier, Suisse)

13 avril – l’Autodidacte (Besançon)

 

Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l' Internationale des fédérations anarchistes

Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d'actualités en couleurs vues par les anarchistes pour deux euros cinquante

http://www.federation-anarchiste.org

Trouvez le point de vente du Monde libertaire le plus proche de chez vous :

http://www.trouverlapresse.fr

Retrouvez le site web du Monde Libertaire à l' adresse suivante:

http://www.monde-libertaire.fr

 

En vente dans toutes les bonnes librairies et donc à

La librairie associative l’Autodidacte

5, rue Marulaz 25000 Besançon

Vente à la criée le dimanche matin sur le petit marché de Battant

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Sur la répression en Biélorussie

8 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

 

Sur la répression en Biélorussie

 

TOURNÉE DE SOLIDARITÉ POUR LES MEMBRES DE L’ANARCHIST

BLACK CROSS* DE MINSK

MERCREDI 13 AVRIL 20H30

 

 

Face à la répression féroce dont sont victimes les anarchistes en Biélorussie, une tournée de rencontres avec des membres de l’Anarchist Black Cross de Minsk est organisée en Europe pour informer sur la situation et organiser la solidarité internationale.

 

* L’Anarchist Black Cross de Minsk (Biélorussie) est un groupe de soutien aux personnes emprisonnées pour leurs idées et activités politiques. À ce jour, quatre personnes sont encore sous les verrous, suspectées d’avoir pris part à des actions directes de septembre 2009 à septembre 2010. Dans un contexte répressif (la Biélorussie est un état autocratique dictatoriale) où l’opinion publique n’a pas lieu d’exister, le mois de septembre dernier a vu s’intensifier une campagne d’exactions offensives et massives contre les activistes sur le territoire biélorusse. La période d’investigation se termine au mois d’avril, le but de l’enquête est de faire plonger les emprisonnés pour plusieurs années. Avoir des idées politiques en Biélorussie est toujours reconnu comme un crime…

 

 

 

 

 

PROJECTION et DÉBAT au 5, RUE MARULAZ

à la librairie L’AUTODIDACTE

Ouverture au public dès 20h - entrée à prix libre - café - discussions - livres sur le thème de la répression à disposition

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Nouveauté de la librairie l'autodidacte

8 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #A lautodidacte.org

manifeste-anarchie-site.jpgParis, avril 1850. Un jeune homme fait paraître ce qui peut être considéré comme le premier manifeste anarchiste de l’Histoire : L’Anarchie, journal de l’ordre. Anselme Bellegarrigue, qui serait né entre 1820 et 1825 à Toulouse, est le maître d’œuvre de ce journal qui se voulait mensuel et dont deux numéros seulement verront finalement le jour.

On sait peu de choses de ce singulier personnage que fut Anselme Bellegarrigue, sinon qu’il a été l’un des observateurs les plus lucides des lendemains de la révolution française de 1848, et des dangers d’appropriation des pouvoirs du peuple par des représentants élus. Son Manifeste de l’anarchie, publié dans le premier numéro de son journal, constitue un virulent plaidoyer contre la farce électorale, la fourberie des partis politiques, ainsi qu’un vibrant appel à l’abstention généralisée.

Mais ce qui fait de Bellegarrigue un auteur qu’il vaut la peine de lire encore aujourd’hui, c’est sans l’ombre d’un doute sa défense acharnée de la liberté: «Qui donc tremble devant la liberté, si ce n’est la tyrannie? La liberté menaçante... Ce qui effraye en elle c’est le bruit de ses fers. Dès qu’elle les a rompus, elle n’est plus tumultueuse; elle est calme et sage.»

 

Manifeste de l'anarchie

d'Anselme Bellegarrigue

Suivi de Au fait, au fait!! Interprétation de l'idée de démocratie

 

prix 6€00

 
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Manifestation antifasciste à Lyon

7 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Anti-fascisme

Samedi 9 Avril, 14h30 Place Bellecour, Lyon : manifestation antifasciste
 
Un local néo-nazi au coeur de Lyon, non à l’intolérable !
 
Depuis plu­sieurs mois main­te­nant des grou­pes fas­cis­tes lyon­nais  
ten­dent à s’ins­tal­ler dura­ble­ment sur le sec­teur, en  
par­ti­cu­lier sur la ville. Les nom­breu­ses agres­sions depuis six  
mois mon­trent cette implan­ta­tion dans nos quar­tiers. Ces faits,  
inquié­tants, ne sont mal­heu­reu­se­ment que la partie la plus  
visi­ble du déve­lop­pe­ment et de la dif­fu­sion des idées racis­tes,  
hai­neu­ses et popu­lis­tes des partis fas­cis­tes. Ces partis, et les  
grou­pus­cu­les qui leur sont asso­ciés, repré­sen­tent un danger réel  
sur le plan poli­ti­que quand ils uti­li­sent les réa­li­tés socia­les  
à leurs fins pour déve­lop­per un dis­cours de haine et d’exclu­sion  
de l’autre. Il est impor­tant de ne pas lais­ser faire.
 
Samedi 9 avril - 14h30 : Manifestation départ place Bellecour
 
NB : un covoiturage est organisé au départ de Besançon.
Nous fixons le rendez-vous à 9h45 au parking battant pour un départ à  
10h précises
 
Nous disposons de peu de véhicules, et si vous pensez venir à cette  
manifestation, merci de nous dire si vous avez des places disponibles  
pour d'autres gens.
Pour tout contact sur Besançon : scalpbesak@riseup.net
Pour tout contact sur Lyon : lesvoraces@riseup.net
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PS et nucléaire

6 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement

http://www.sortirdunucleaire.org/


Communiqué de presse - 6 avril 2011

PS et nucléaire : le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce un double langage intolérable

 

Mardi 5 avril, Martine Aubry a présenté le nouveau programme du Parti Socialiste, intitulé... « Le changement ». Au cours de la conférence de presse, elle a notamment évoqué sa préférence personnelle pour la sortie du nucléaire, en ajoutant ne pas savoir combien de temps serait nécessaire. Est-ce la même personne qui, s’exprimant en tant que première secrétaire du Parti Socialiste, avait énergiquement plaidé pour une sortie du nucléaire en 20 ou 30 ans sur le plateau de Canal + le 21 mars dernier [1] ?

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle à Martine Aubry que la sortie du nucléaire n'est pas un argument électoral : c'est une nécessité écologique, afin que les générations futures n'aient pas à souffrir des conséquences dramatiques pour l'Homme et l'environnement d'un accident toujours possible et du poids de la gestion de déchets dangereux pour des milliers d'années. Quoi qu’il en soit, ces prises de position publiques auraient pu laisser penser que le principal parti d’opposition de France avait enfin intégré la nécessité d’une révolution énergétique… si elles n’étaient pas en décalage total avec le texte programmatique du PS pour 2012 présenté mardi.

Pour Corinne François, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", « on se trouve face à un double langage intolérable : loin des belles déclarations de Mme Aubry, ce texte constitue une ode à la poursuite du nucléaire, qui aurait tout aussi bien pu être rédigée par Eric Besson ! »

 

En effet, on n’y trouve plus aucune mention d’une sortie du nucléaire, quels qu’en soient les délais. En dépit de quelques déclarations d’intention de développer les énergies renouvelables et les économies d’énergie, tout est mis en œuvre, à grands coups de cocoricos déplacés, pour sauver le « fleuron industriel » atomique : « Ne gâchons pas des années de succès technique et économique, unique au monde, du secteur public français – le nucléaire civil ».

Rien sur les points d’étapes indispensables à une transition énergétique pourtant évoquée. Aucune remise en cause des installations vieillissantes, poursuite du « retraitement » du combustible, et surtout poursuite du programme de renouvellement du parc nucléaire actuellement engagé (donc aucune remise en question de l’EPR, pourtant échec industriel monumental).

 

« Malgré un habillage qui se veut progressiste sur la transition énergétique, plus on avance dans la lecture du programme du Parti Socialiste, plus le discours s’appauvrit », souligne également Corinne François.

On y retrouve en effet les mêmes lieux communs et poncifs éculés que dans le discours de l’UMP, notamment sur le nucléaire « décarboné » [2] et peu coûteux, la « renaissance » de l’atome dans le monde et la soi-disant indépendance énergétique française. Par ailleurs, de nombreuses incohérences et formules maladroites ("sortir de la dépendance du nucléaire" (sic !)) donnent l’impression d’un texte-patchwork, champ de bataille où le camp pronucléaire l’a finalement emporté.

 

Ce double langage relève-t-il d’une stratégie électoraliste ? Déjà, en 1981, François Mitterrand promettait un référendum, la réduction du programme nucléaire et le développement des énergies renouvelables ; il n'a tenu aucune de ces promesses [3]. En 1997, hormis l'incontournable fermeture de Superphénix, la gauche plurielle n'a rien fait pour réduire la part du nucléaire, bien au contraire.
Ou cette cacophonie ne traduit-elle pas l’incapacité du Parti Socialiste à produire un programme ambitieux et novateur, en raison du soutien inconditionnel à l’atome de certains caciques ?

 

Il est affligeant de constater que le principal parti d’opposition français n’a tiré qu’en façade les leçons de la catastrophe de Fukushima, qui ne cesse de s'amplifier.

Alors que 70 % des Français plébiscitent la sortie du nucléaire dans deux sondages récents [4], le PS confirme son immobilisme et son éloignement de la population.

Corinne François conclut : « en refusant de remettre en question le règne de l’atome, le PS, à l’instar de l’UMP, pourrait condamner la France à cinq nouvelles années de retard pour enclencher une véritable transition énergétique, et à continuer à vivre avec un risque nucléaire qui ne fera que s’accroître avec le vieillissement des centrales ».

Contacts presse :

Corinne François : 06 86 74 85 11
Jean-Pierre Minne : 06 71 07 24 47

 



NOTES :

[1] Martine Aubry, sur Canal + le 21 mars 2011 :

[2] « le nucléaire [produit], sans émettre de CO2, une électricité abondante, permanente et bon marché », p. 8

[3] "Les crédits économisés par la réduction du programme nucléaire permettront d’augmenter fortement les moyens accordés aux économies d’énergie et aux énergies nouvelles." http://seaus.free.fr/spip.php?article781

[4] Sondage 1 de l'IFOP, réalisé du 15 au 17 mars 2011, à la demande d'Europe-Écologie Les Verts ; Sondage 2 d'Opinion Way réalisé les 16 et 17 mars 2011, à la demande de l'Alliance Écologiste Indépendante.



5 avril 2011
Extrait du programme du Parti Socialiste en vue des présidentielles

Source :http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-changement-le-projet-socialiste


Page 8 et 9 :


1.2.2 Rattraper notre retard en matière d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie pour réussir la transition écologique

Le temps des énergies abondantes et bon marché, au moins dans les pays industrialisés, est révolu. La lutte contre le dérèglement climatique exige de réduire drastiquement la part des énergies fossiles. L'épuisement des ressources naturelles rend l'exploration, l'extraction et la combustion de plus en plus coûteuses et surtout dangereuses pour l'éco-système – comme en témoignent les techniques utilisées pour le gaz de schiste.

La marée noire en Louisiane d'avril 2010 et surtout la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011 ont provoqué une prise de conscience salutaire : la priorité doit être donnée aux énergies sûres et durables, encore marginales dans notre « mix » énergétique. Il s'agit de garantir l'indépendance énergétique de la France, donc de de sortir de la dépendance du pétrole ou du nucléaire.

La transition énergétique commence par la sobriété et l'efficacité énergétiques : la première énergie économisée est celle qui n'est pas consommée. Dans le cadre de la réforme globale de la fiscalité menée au cours de la législature, nous discuterons la mise en place d'une contribution climat-énergie juste, incluant l’électricité et vraiment redistributive au niveau européen. Nous verrons comment rendre la TVA éco-modulable, c'est-à-dire réduite sur les produits non polluants et plus élevée sur les autres. Les gisements d'économie d'énergie résident dans les transports – dont nous développerons les infrastructures et le confort – et dans le logement – nous accélérerons et planifierons la rénovation thermique du parc de logements anciens. De même, pour réduire la facture énergétique pour les particuliers, notamment les plus modestes, et son impact sur l'environnement, nous procéderons à une taxation des ers des groupes pétroliers dont le produit permettra de mettre en place des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité, des aides à la réalisation d'audits thermiques et de travaux d’isolation, de développer les énergies renouvelables. Changer de modèle suppose aussi un bouquet énergétique qui prépare l'avenir. Pour limiter le changement climatique d’ici 2020, nous devons réduire de 20 % au moins nos émissions de CO² et porter à 23 % la part des énergies renouvelables (ENR) dans notre production.

L'hydraulique et le nucléaire produisent, sans émettre de CO², une électricité abondante, permanente, bon marché. C'est pourquoi la France a, depuis plus d'un demi-siècle, fait le choix du nucléaire et que, dans le monde, 250 nouvelles unités sont programmées d'ici 2030. Pour toutes les nations fortement dépendantes de l'énergie nucléaire, Fukushima signifie l'effondrement du mythe de la maîtrise du risque nucléaire circonscrit aux pays négligents.


C'est pourquoi, à partir de 2012, nous augmenterons la part des énergies renouvelables pour sortir de la dépendance du nucléaire ou du pétrole.

En France, le nucléaire n'est pas qu'une source d'énergie, il est un fleuron industriel, un socle de technologies et de savoir-faire qui ont forgé notre indépendance nationale. Penser notre avenir énergétique présuppose de penser l'avenir de notre industrie nucléaire.

Au lendemain de la catastrophe survenue au Japon, le Parti socialiste a demandé un audit transparent et contradictoire du parc français actuel : nous le réaliserons en intégrant la pluralité des points de vue, en évaluant particulièrement l'état de la maintenance et de la sous-traitance, en réévaluant les risques sismiques et naturels au regard des effets du dérèglement climatique.

Quant aux missions des entreprises françaises compétentes qui représentent 200 000 emplois directs et indirects dans notre pays, elles doivent être orientées autour notamment de quatre objectifs stratégiques : faire fonctionner et sécuriser les installations existantes, mettre à profit le retour d'expérience unique au monde pour traiter les combustibles usés, faire prévaloir leurs savoir-faire pour le démantèlement des centrales en Europe et dans le monde (après Fukushima, les demandes vont se multiplier), développer et mutualiser leurs filiales des énergies renouvelables. Les crédits d'Etat pour le renouvellement du parc de centrales nucléaires actuellement engagé seront conditionnés au respect de ces orientations. Il reviendra à l'Etat d'organiser l'ensemble des acteurs – EDF l'architecte-ensemblier, AREVA pour les activités du cycle du combustible, la conception et la fabrication d'îlots, les services à l'exploitation, ainsi que le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) – une filière du nucléaire civil français dont le capital sera contrôlée par la puissance publique. Ne gâchons pas des années de succès technique et économique, unique au monde, du secteur public français – le nucléaire civil – parce que la gestion privée au Japon a conduit à un désastre, comme cela avait été aussi le cas dans une moindre mesure à Three-Mile Island aux Etats-Unis en 1979.Ne laissons pas entre des mains mercantiles l’avenir énergétique d’un pays et même d'un continent, alors que la population peut être exposée à des risques de catastrophes majeures.

Il s'agit d’entrer dans une autre période : celle de la transition énergétique qui doit nous conduire vers un monde dans lequel la satisfaction de nos besoins énergétiques ne dépendra plus exclusivement du pétrole et du nucléaire. C'est pourquoi nous engagerons un plan d’investissements massifs pour les énergies renouvelables à l’échelle nationale et européenne. La diversification des sources de production, de la recherche à l'industrialisation, se fera sans exclusive : éolien terrestre ou off-shore, bio-énergies (biomasse, biogaz au bilan carbone neutre, résidus naturels), hydraulique, géothermie, hydrogène, stockage d'énergie, énergie solaire (dont la filière naissante a été dramatiquement affaiblie par le décret gouvernemental suspendant l'obligation d'achat d'électricité photovoltaïque). Jusqu'à présent, la politique énergétique a été conçue sur un modèle centralisé, cohérent avec nos choix en matière d'électricité – grands barrages, grandes centrales... Les énergies renouvelables supposent des unités de production plus petites et plus disséminées. C'est pourquoi, en lien avec la Banque publique d'investissement, nous créerons des pôles technologiques dans les territoires pour maintenir l’ensemble des filières en France. Leur développement se fera en lien étroit avec les collectivités territoriales et les acteurs locaux (entreprises, laboratoires de recherche, universités, établissements d'enseignement supérieur et centres de formation, associations d'usagers) qui seront partie prenante du débat sur les choix énergétiques. Cette mutation entraînera une évolution des réseaux énergétiques, de distribution mais aussi de transport, qui devront accueillir prioritairement ces énergies décentralisées et les mettre en synergie pour permettre un fonctionnement solidaire avec le système énergétique européen.

La transition énergétique doit être démocratique. Dans le passé, les décisions énergétiques étaient prises sans réelle information ni vraie discussion. Les cercles de la décision étaient restreints, voire confisqués. Dans une société ouverte où le risque zéro n'existe pas, les choix – particulièrement pour l'installation des infrastructures d'énergies renouvelables – doivent être partagés avec les citoyens.

C'est pourquoi un débat national sur la transition énergétique sera organisé en 2012.
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Manifestation anti faf à Lyon

6 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Appels

gign_chat.jpgLocal néo-nazi à Gerland (Lyon 7e), multiplication des agressions fascistes, racisme d’État, STOP !!!

Ne lais­sons pas le racisme d’État, la xéno­pho­bie et la stig­ma­ti­sa­tion de boucs émissaires gan­gre­ner notre société !

 

La poli­ti­que actuelle du gou­ver­ne­ment vise à dési­gner des boucs émissaires : chasse aux sans-papiers, lan­ce­ment d’un débat raciste (cette fois sur l’islam), nou­velle réduc­tion des droits des étrangerEs et délit de soli­da­rité (loi Besson). Ceci afin de casser les soli­da­ri­tés et faire taire la contes­ta­tion contre l’accrois­se­ment des iné­ga­li­tés socia­les et contre celles et ceux qui ont pro­fité de la crise.
Les « déra­pa­ges » ver­baux de mem­bres du gou­ver­ne­ment se suc­cè­dent, la droite décom­plexée la plus réac­tion­naire revient aux affai­res. Ces dis­cours conta­mi­nent à pré­sent l’ensem­ble de la classe poli­ti­que et de l’espace public.
Le FN pro­fite de sa nou­velle porte-parole pour essayer de se faire passer pour social, alors que son pro­gramme ne vise qu’à divi­ser les clas­ses popu­lai­res afin de briser tout mou­ve­ment soli­daire et d’ampleur en leur sein. Nous voyons les consé­quen­ces direc­tes de cette bana­li­sa­tion à Lyon, où les agres­sions néo-fas­cis­tes se sont mul­ti­pliées.

Combattons cette bana­li­sa­tion des dis­cours racis­tes, anti-sémi­tes, isla­mo­pho­bes, sexis­tes et homo­pho­bes, qui encou­ra­gent la haine de l’autre et pous­sent à la vio­lence.
Ces faits, inquié­tants, ne sont mal­heu­reu­se­ment que la partie la plus visi­ble du déve­lop­pe­ment et de la dif­fu­sion des idées racis­tes, hai­neu­ses des partis d’extrême-droite.
Ces partis, et les grou­pus­cu­les qui leur sont asso­ciés, repré­sen­tent un danger réel sur le plan poli­ti­que, quand ils défor­ment les réa­li­tés socia­les à leurs fins pour déve­lop­per un dis­cours de haine et d’exclu­sion de l’autre.

Des mem­bres de l’extrême-droite occu­pent l’espace public et s’en pren­nent à des mani­fes­tan­tEs.

Quelques illus­tra­tions :
- l’atta­que d’un ras­sem­ble­ment contre le débat sur l’iden­tité natio­nale : un blessé grave (jan­vier 2010).
- l’agres­sion de che­mi­nots tenant un piquet de grève à la gare de Perrache, pen­dant le mou­ve­ment de défense des retrai­tes (octo­bre 2010).
- le tabas­sage d’un jeune à Saint-Jean, parce qu’il por­tait un pin’s de Che Guevara (08/12/10).
- l’agres­sion à coups de batte de base-ball d’un couple à la sortie d’un concert de soli­da­rité à Villeurbanne, occa­sion­nant de graves bles­su­res et des séquel­les à vie (15/01/11).
- l’atta­que à coups de cutter d’une lycéenne après un ras­sem­ble­ment (04/02/11).
- le vol de titres de séjours à des étrangerEs lors d’agres­sions.

Un local néo-nazi, le Bunker Korps Lyon, a pignon sur rue dans le 7e arron­dis­se­ment de Lyon

Dans ce local, situé au 22, impasse de l’Asphalte, sont orga­ni­sés des concerts, des entraî­ne­ments au combat, la dif­fu­sion des matchs de l’Olympique Lyonnais pour les inter­dits de stade et autres « acti­vi­tés cultu­rel­les » qui dif­fu­sent les idées fas­cis­tes. Lors de leurs concerts où sont invi­tés des grou­pes néo-nazis euro­péens, les saluts hit­lé­riens fusent, accom­pa­gnés de « sieg, heil ». Leur logo contient le dessin d’une tête de mort, l’emblème des SS char­gés de l’enca­dre­ment des camps de concen­tra­tion et d’exter­mi­na­tion. Ils uti­li­sent comme para­vent l’appel­la­tion Lyon Dissident et se sont signa­lés en ten­tant d’orga­ni­ser un concert néo-nazi en 2008 à Vaise (le concert avait été annulé suite à une cam­pa­gne d’infor­ma­tion). À tra­vers ce local, ils pro­pa­gent leur idéo­lo­gie de haine raciale et vio­lence réac­tion­naire.

Après les succès du ras­sem­ble­ment du 23 février et de la réu­nion du 28 mars, touTEs ensem­ble contre l’extrême droite !

Le 23 février, nous étions entre 600 et 700 ras­sem­bléEs devant la mairie de Lyon 7e, pour récla­mer la fer­me­ture du local néo-nazi de Gerland et l’arrêt des agres­sions fas­cis­tes. Une délé­ga­tion a été reçue par le maire de l’arron­dis­se­ment et des adjoin­tEs. Ils ont indi­qué étudier des solu­tions et mettre le local sous sur­veillance admi­nis­tra­tive. Pour les per­son­nes pré­sen­tes, pour les rive­rai­nEs qui conti­nuent à subir les mena­ces, pro­vo­ca­tions et autres inti­mi­da­tions des nazis, cela n’est pas suffi­sant. La mairie cen­trale et le Préfet doi­vent pren­dre leurs res­pon­sa­bi­li­tés. Tout le monde est menacé par les agres­sions de ces fran­ges les plus radi­ca­les de l’extrême-droite.
Lundi 28 mars, une réu­nion publi­que a été orga­ni­sée avec succès dans le quar­tier de Gerland pour infor­mer les habi­tan­tEs du quar­tier.

MANIFESTATION SAMEDI 09 AVRIL 14H30 PLACE BELLECOUR

- pour dire NON à la pro­pa­ga­tion de la haine et de la vio­lence racis­tes et xéno­pho­bes.
- pour l’égalité des droits humains et sociaux pour tous et toutes.
- pour la fer­me­ture du local néo-nazi de Gerland.
- pour dire stop à l’extrême-droite et à ses agres­sions phy­si­ques.

Premiers signataires, par ordre alphabétique :
Attac, Cabiria, CGA, FSE, Gauche Unitaire, JCML, LDH Lyon 8e, MJCF, MRAP, NPA, PCF, PG, Planning Familial, la Rafal, Ras l’Front, Résistances Mornantaises, ROC ML, SUD Éducation, UJFP, Union départementale CNT, Union syndicale Solidaires, les Voraces.

http://rebellyon.info/Ripostons-au-fascisme-le-9-avril.html

 

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Arrêter Fessenheim

5 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

arreter_fessenheim-500x129.jpgNous sommes plus de 25.000 à avoir signé l’Appel pour l’Arrêt immédiat de Fessenheim.

25.000, c’est bien, mais nous voudrions parvenir à 100.000 pour porter ces signatures à l’Autorité de Sureté Nucléaire qui doit rendre bientôt ses conclusions sur la prolongation ou non du réacteur 1 de la centrale.

Si chacune et chacun de nous demandait à 3 ou 4 ami-es de signer l’Appel, nous parviendrions vite à ces 100.000 signatures.

Les arguments ? Nous les connaissons tous :

> Fessenheim est le réacteur le plus ancien construit en France. Il a été construit à partir de 1970 en bordure du grand canal d'Alsace, entre Bâle et Strasbourg, dans une zone d'activité sismique. Il a été construit avec les normes anti-sismiques des années 60 qui sont très éloignées des normes actuelles.

> En 2000, un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire indiquait que certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme. Malgré la vétusté des installations et les risques sismiques, EDF a demandé à prolonger l'exploitation de la centrale. Un grand nombre d'élus et de citoyens s'y opposent.

> Si un séisme comparable au séisme de référence (celui de Bâle en 1356) se produisait, il entraînerait probablement la destruction des digues du grand Canal d’Alsace et menacerait la centrale qui est située 15 mètres en contrebas du niveau du canal.

> L’arrêt de Fessenheim et son démantèlement permettraient de mesurer le coût global de l’énergie nucléaire.

 

Pour toutes ces raisons, il faut arrêter Fessenheim. Pouvez-vous prendre quelques minutes pour diffuser l’Appel autour de vous et gagner quelques signatures ? MERCI

www.ArreterFessenheim.net

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URGENT , URGENT, URGENT

4 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Appels

ecole.pngBesançon le 04 avril à 15h00

 

URGENT , URGENT, URGENT

 

Occupation de l’inspection académique 26 avenue de l’observatoire à Besançon par les enseignants sur les problèmes des suppressions de postes

Ils essayent de tenir le plus longtemps possible et demandent des renforts et du soutien

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Os à ronger

4 Avril 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire

lobby-nucleaire.jpgRéseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/

 

 

Communiqué de presse du 25 mars 2011

L'audit des centrales nucléaires, l'os à ronger lancé par le gouvernement

Jeudi 24 mars, François Fillon a appelé à un audit de la filière nucléaire française portant sur cinq points : « les risques d'inondation, de séisme, de perte des alimentations électriques et de perte de refroidissement ainsi que la gestion opérationnelle des situations accidentelles ». Vendredi 25 mars, le Président Sarkozy a surenchéri en annonçant la fermeture de centrales qui ne passeraient pas les tests de résistance prévus de l'UE après l'accident nucléaire au Japon.

Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », cette demande d'audit constitue un écran de fumée... et un aveu criant d'irresponsabilité. Cette volonté de vérifier des points aussi essentiels n'est-il pas l'aveu même que les contrôles réguliers ne sont pas effectués, ou insuffisants ? Pourquoi se restreindre à cinq points, et occulter ainsi des problématiques aussi cruciales que la vétusté de toutes les installations françaises, le recours à la sous-traitance des travailleurs ou l'indépendance des « experts » ? Les Français auront-ils accès de manière libre et transparente à ces résultats ?

Le problème ne concerne pas que les centrales, mais également les installations nucléaires, comme l'usine de retraitement de La Hague, où des quantités considérables de plutonium sont stockées. Les alertes déjà lancées par le Réseau « Sortir du nucléaire » sur la vulnérabilité du parc nucléaire français seront-elles prises en compte ? Considèrera-t-on les données occultées par EDF sur la vulnérabilité des centrales au risque sismique (1) ? Les anomalies génériques sur la tenue au séisme des équipements de pompage de sept centrales (2) ? L'anomalie générique sur les 34 réacteurs de 900 MW concernant les défauts du système de refroidissement d'urgence (3) ? Le défaut d'usure prématurée des générateurs de secours sur 19 réacteurs (4) ? Enfin, au vu de toutes les informations déjà disponibles sur les défauts de l'EPR (5), les autorités en tireront-elles les conclusions qui s'imposent, et mettront-elles fin à sa construction ?

Monsieur le Président, il semble que vous n'ayez qu'une connaissance bien partielle du dossier. Les risques inhérents à la technologie atomique ne sont pas révélés uniquement par un tsunami ou un séisme. S'il n'est « évidemment pas question de sortir du nucléaire » puisque la France aurait le parc « le plus sécurisé (6) », pourquoi entreprendre toute cette batterie de tests ?

Il est choquant de prétendre pouvoir tirer un « retour d'expérience pour l'amélioration de la sûreté » de la catastrophe japonaise. Au Japon comme en France, la technologie nucléaire est structurellement ingérable. « La seule conclusion raisonnable à tirer de ce drame est la décision immédiate de sortie du nucléaire », déclare François Mativet, porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire ». « Y êtes-vous seulement prêt, monsieur le Président ? »

Contacts presse :

François Mativet : 06 03 92 20 13

Jean-Pierre Minne : 06 71 07 24 47

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