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"Pas serial s’abstenir"

19 Mai 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Les 22 et 23 mai 2010 à Besançon (Kursaal), l’association "Pas serial s’abstenir" présente son 13e Festival des Littératures Policières noires et sociales. Diverses animations sont proposées à la médiathèque de Montrapon et à L’Entrepôt (chemin de Casamène). Le samedi 22 mai, débat à 15h30 sur le thème des prisons.

Les auteurs annoncés au salon du livre (les samedi et dimanche, à partir de 14h) :

Catherine Fradier, Marie Vindy, Karine Giebel, Dominique Manotti, Nadia Menager, Nathalie Michel, Joseph Incardona, Philippe Bouin, Romain Slocombe, Éric Halphen, Ayerdhal, Mouloud Akkouche, Serge Quadruppani, Joe G.Pinelli, Jean-Hugues Oppel, Nan Aurousseau, Didier Fohr, Bernard Mathieu, Roger Martin, Nicolas Robert, Mario Morisi, Hervé Delouche.

La librairie l’autodidacte sera présente

 Venez nombreux

 

 

 

http://www.passerial.fr/

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Le Monde Libertaire n°1595 du 13 au 19 Mai 2010

16 Mai 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

Le Monde Libertaire n°1595 du 13 au 19 Mai 2010

 

« J’ai l’espérance d’une organisation sociale dans laquelle personne ne contrôle autrui et où chacun se contrôle soi-même.»

Voltairine de Cleyre

 

 

Sommaire

Des escrocs et des voleurs, par Fabrice, page 3

Faits d'hiver, par J. M. Raynaut, page 4

Nouvelles des fronts, par H. Lenoir, page 5

Brèves en désordres, page 6

L’ islam en question, par V. Benito, page 7

À la petite semaine, par Floréal, page 8

Droite dans ses bottes, par M. Silberstein, page 9

Les retraites à la loupe, par J. Langlois, page 10

Meurtres à Oaxaca, par C. Albertini, page 13

Communiqué de Vocal, page 15

Famille, je vous haime, par N. Potkine, page 16

L’ art confisqué par les nazis, par P. Sommermeyer, page 18

Passe ta BAC d’ abord, par Paco, page 19

La brochure de Radio libertaire, page 20

Vie du mouvement, page 21

Radio libertaire, demandez le programme ! Page 22

L’ agenda de toutes les escapades, page 23

 

Editorial

 Il y a quelque temps, on nous avait fait le coup de la crise mondiale. Venue des États-Unis, ça embrasait toutes les Bourses du monde. Fallait se serrer la ceinture, mettre la pédale douce au niveau des revendications sociales, une sorte de solidarité à la manière tordue. Maintenant on reste au niveau européen et c’est quasiment une déclaration de guerre sociale. Nos chers dirigeants remettent à l’ordre du jour l’austérité et on peut dire avec facétie qu’ils veulent mettre la France au régime grec. Ce qui veut dire, en clair, le gel des dépenses de l’État pour trois ans. D’autant que le Fonds monétaire international entend dicter aux Hellènes la marche à suivre pour cravacher le processus de la casse sociale. Pour exemple, dans le « mémorandum d’accord sur le plan d’aide à la Grèce », il est stipulé que l’augmentation des dépenses publiques liées aux retraites ne pourra excéder 2,5 % du PIB avant 2060 ! Voilà du grain à moudre pour la contestation à Athènes et ailleurs.

 

De toute façon, pour le gouvernement français, c’est une aubaine, une justification pour une cure d’austérité et faire passer à la trappe le front syndical plus que chaotique dans la défense des retraites. L’ union sacrée dans les relations sociales pour ne pas « embêter » les aspirations présidentielles de Dominique Strauss-Kahn - ça pourrait être le titre d’ un nouveau feuilleton. Bon, tout ça fait la une de pas mal de quotidiens et de magazines.

 

En revanche, silence complet sur les luttes dans l’ automobile, par exemple à Goodyear à Amiens où des licenciements sont « à l’ étude ». Qui a vraiment été informé sur les luttes des « Écureuils en colère » de l’Ile-de-France ? Il s’ agit des employés des caisses d’épargne, qui réclament une prime égalitaire de 3000 euros, revendication portée par l’ intersyndicale Sud, CGT et Unsa. Autre lutte passée sous silence, celle des professionnels de la petite enfance.

 

Nous avons parlé dans Le Monde libertaire camarades de People and Baby, syndiqués à la CNT. Là, un mouvement, des journées d’ action sont à l’ ordre du jour. Un collectif, « Pas de bébé à la consigne », des slogans, « Halte à l’ élevage en batterie, nos enfants ne sont pas des poulets », mais tout ça saura-t-il rebondir avant la trêve estivale ? Selon un rapport de l’ Unicef, la France est en troisième position derrière la Suède et l’ Islande, mais pour combien de temps ? Bref, au niveau social et revendicatif c’ est un peu tiède. La désunion syndicale commence à rentrer tristement dans les moeurs, l’ union dans les luttes semble appartenir au passé. Il faut chercher l’ espoir ailleurs !

 

 

 

Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes

 

Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d'actualités en couleurs vues par les anarchistes pour deux euros

http://www.federation-anarchiste.org

 

Trouvez le point de vente du Monde libertaire le plus proche de chez vous :

http://www.trouverlapresse.fr

 

Le nouveau site web du Monde Libertaire est à découvrir à l' adresse suivante:

www.monde-libertaire.fr

 

En vente à la librairie à la librairie associative l’Autodidacte

5, rue Marulaz

25000 Besançon

Ouverte le mercredi de 16h00 à 19h00

Et le samedi de 15h00 à 19h00

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Utopies libertaires vendredi 7 mai

5 Mai 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Education

Utopies libertaires vendredi 7 mai



Vendredi 7 mai à 19h au 19e, c'est la poursuite des soirées sur l'expérimentation sociale de l'utopie (organisées par L'AEF : association d'études fouriéristes). Conviviales et «informelles», ces soirées se veulent avant tout un espace de discussion sur l'utopie, dans l'objectif de déterminer sa pertinence sur l'action sociale aujourd'hui.

MICHEL ANTONY présentera ses réflexions sur le sujet. Spécialiste de l'utopie et des questions libertaires, sa présentation s'intitule «Les Utopie(s) libertaire(s): une réalité et une nécessité». Militant syndical et associatif depuis les années 1960, il combat pour la démocratie directe, l'autogestion et un sain et nécessaire pluralisme. Il anime entre autres un site mutualiste et ouvert à tous sur les utopies, anarchistes et libertaires, et ce qui s'y rattache; il a traité récemment des aspects libertaires du futurisme, des mouvements hérétiques de l'islam, de l'évolution de l'anarchisme ou du fouriérisme et de la richesse sociale comtoise, etc. Il a également crée une des bibliographies les plus complètes sur l'utopie.

Au plaisir de vous y voir,

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La solidarité est notre arme !

2 Mai 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Appels

Visite de M. Batakovic, ambassadeur de la République de Serbie en France qui donnera une conférence intitulée : "Les relations entre la France et la Serbie hier et aujourd'hui" à Besançon le lundi 3 mai 2010 à 18h, Faculté des Lettres, salle Préclin (20 rue Chifflet).


Certains d'entres vous doivent savoir que des militants de l'Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI, section serbe de l'Association Internationale des Travailleurs), subit actuellement une violente répression (les 6 compagnons sont sorti de prison mais sont toujours poursuivis, et menacés par les fachos, voir ci-dessous le récapitulatif actualisé).
En solidarité, rendons nous  à cette conférence lundi 3 mai 2010 à 18h, Faculté des Lettres, salle Préclin (20 rue Chifflet) pour interpeler publiquement l'ambassadeur.



La classe dirigeante serbe poursuit contre le mouvement libertaire sa répression exacerbée, qui a commencé en septembre 2009 avec l’arrestation des six de Belgrade - Sanja Dojkic, Tadej Kurepa, Ratibor Trivunac, Ivan Vulovic, Nikola Mitrovic et Ivana Savi. Depuis lors, un groupe anarchiste inconnu, « Black Ilija », a revendiqué l’envoi de deux bouteilles de liquide brûlant sur un trottoir avoisinant l’ambassade grecque à Belgrade, en réaction au traitement barbare des rebelles par l’État grec, causant alors à l’ambassade un dommage s’élevant à 18 euros. Les médias du régime, aidés par des analystes et des sources « bien informées », ont lancé une chasse à la seule organisation anarchiste qui opère publiquement en Serbie – la confédération syndicale « Initiative Anarchosyndicaliste » (ASI), section de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT). Ce qui avait commencé comme des spéculations de la part des médias sur la connexion entre l’ASI et les événements devant l’ambassade a été complété par l’arrestation de quatre membres du groupe local de l’ASI à Belgrade et de deux autres anarchistes de Belgrade et, plus tard, après l’intervention de la présidence dans les médias, l’élévation de la première mise en accusation en Serbie pour le crime de « terrorisme international ». Les six de Belgrade ont passé les cinq mois et demi suivants dans de terribles conditions d’isolement et de torture à la prison centrale de Belgrade.

La réaction à l’arrogance apparente et aux actions répressives manifestes de l’État, reflétées par la fabrication de preuves contre les anarchistes et la qualification absurde de « terrorisme international » de cet événement, a servi de base à la mobilisation massive d’un public considérable contre ce procès, qui a été étiqueté immédiatement comme étant le procès politique des détracteurs du régime. Pendant la période de détention des six de Belgrade, le public, en Serbie, dans sa région et dans le monde entier, a réagi fortement contre le comportement des autorités serbes. Outre le grand nombre de pétitions publiques et de lettres de protestations, le mouvement libertaire a organisé une série d’actions de protestation, en Serbie ainsi qu’en Croatie, Macédoine, Slovénie, Pologne, Slovaquie, Portugal, Autriche, Australie, Grande-Bretagne, Russie, Ukraine, Grèce, République tchèque, Pays-Bas, Bulgarie, Allemagne, Hongrie, Portugal, Italie, France, Turquie, États-Unis, Suisse, Suède, Espagne, etc. De très nombreux intellectuels, artistes et figures publiques de première file de tout le territoire de l’ancienne Yougoslavie se sont joints aux protestations et aux activités de soutien aux anarchistes détenus. L’intérêt suscité par le cas et la pression exercée par le public a joué indubitablement un rôle crucial dans la remise en liberté des six de Belgrade. Après la première audition des détenus, qui s’est tenue le 17 février et à laquelle plus de 200 personnes ont tenté d’assister en se déplaçant de Serbie et du reste du monde, la cour a décidé de suspendre la détention et a permis aux anarchistes de préparer leur défense hors de prison.

Malgré la victoire du public avec la remise en liberté des accusés pour qu’ils défendent leur cause, l’État, pendant toute cette période de détention et de procès des six et encore ensuite, a fait savoir clairement qu’il n’a pas l’intention de réduire la pression sur notre organisation et le mouvement libertaire en général. Dès la fin du mois d’octobre 2009, trois membres du ASI local de Vršac – Ivan Feher, Nenad Horvat, et le jeune RK – ont été arrêtés pour avoir collé des affiches portant l’inscription « Liberté pour les anarchistes détenus ». Les autorités ont lancé contre eux des poursuites pénales pour le crime nouvellement institué et fortement controversé d’ « obstruction à la justice ». Des poursuites pénales pour le même crime concernent deux autres anarchistes – Živadinovic, citoyen serbe et résident permanent de Vienne et Davor Bilic, ressortissant croate – qui sont allés au procès à Belgrade pour soutenir leurs compagnons détenus. Dans le hall du tribunal, ils ont arboré un papier portant le slogan « l’anarchisme n’est pas du terrorisme » écrit à la main et l’ont placé contre la fenêtre du prétoire pendant quelques secondes. Les deux compagnons ont été immédiatement mis en garde à vue et ce au-delà du délai légal, puis relâchés pour leur défense sans leur passeport, qui ont été saisi.

Cela fait plus d’un mois et demi que l’interdiction de quitter la Serbie a été prononcée, et les investigations ont démontré que le juge chargé du cas des six de Belgrade, Dragomir Gerasimovic, n’a pas été gêné par leur geste pendant l’accomplissement de ses fonctions. Malgré cela, le 23 mars, le procureur général adjoint, Svetlana Nenadic, a confirmé la mise en accusation ouvrant un nouveau procès politique, qui cette fois met en avant le fait qu’il n’y a aucune partie lésée. Expérimentant sa première défaite dans le cadre du procès des six, l’État a décidé d’employer des façons alternatives de répression et d’intimidation à l’égard des anarchosyndicalistes. Début mars, des affiches fascistes « Fais la connaissance de ton voisinage — apprends à connaître les ennemis de la Serbie » ont émergé près de l’entrée de l’une des tours d’immeubles de Belgrade. Les affiches font figurer la photo d’un des anarchosyndicalistes de Belgrade et membre des six de Belgrade, Ivan Vulovic, qui vit dans un des blocs susmentionnés. L’appel au lynchage est assorti d’une liste fictive de « crimes » commis par l’ASI, et de la phrase « Il en existe pour les juger si un tribunal corrompu ne le fait pas », avec un slogan menaçant : « Nous savons où vous vivez, nous savons où vous dormez ».

Depuis le début de cette vague de répression contre l’ASI, de nombreux membres de l’ASI sont sous surveillance policière constante et régulièrement menacés et interrogés par la police. Une atmosphère de peur a été créée par la police au sein du mouvement et a causé la paralysie de nombre de nos compagnons ; c’est seulement à partir du relâchement des six que nous avons pu observer les premiers pas d’une sérieuse reconstruction du mouvement et de l’initiative anarchosyndicaliste. Bien qu’elle ait déstabilisé et apeuré certains membres du mouvement, et pendant un certain temps poussé de fait notre organisation dans l’illégalité, la vague de répression ne nous a pas détruits, et désormais, enrichis de nouvelles expériences et d’idées d’autant plus solides, nous avons réussi à affirmer des positions qui nous permettront de commencer à riposter.

Au cours de la période qui a suivi la première audition, les membres des six Ivan Savic et Ratibor Trivunac ont rencontré l’ombudsman de la République serbe, Saša Jankovic, et son délégué chargé des droits des personnes privés de liberté, Miloš Jankovic. Des preuves leur ont été présentées de la torture d’Ivan Savic, de qui des gardiens de prison ont tenté d’extorquer, en le strangulant, des aveux de tentative d’assassinat du consul grec à Belgrade avec deux bombes défensives, puis ils ont été informés des violations des droits de Ratibor Trivunac produites pendant sa détention. Pendant l’entrevue avec l’ombudsman, il a été stipulé qu’aucun autre détournement de la loi ne serait toléré, sous la forme de cas politiques fabriqués à l’encontre d’anarchosyndicalistes de Vršac et de saisies de passeports, étant donné que l’ombudsman a spécifiquement souligné la privation de liberté arbitraire subie par Rada et Davor après l’expiration du délai légal de 48 heures. Pendant la même période, des membres des six de Belgrade ont été contactés par des représentants de l’Union européenne proposant un entretien relatif à leur cas.

Le mardi 23 mars, une deuxième audition a eu lieu dans le cadre du procès politique contre les six anarchistes de Belgrade. Victimes d’un chantage leur signifiant la possibilité de retarder le procès d’un mois et sa prolongation indéfinie, les défendeurs ont été forcés de participer à la deuxième audition en l’absence de leur public, qui s’est à nouveau réuni en grand nombre dans les couloirs du tribunal. Même la présence de leurs proches les plus intimes a été empêchée. Les défendeurs et leurs avocats n’avaient eu vent de la modification de la charge de « terrorisme international » en « provocation de danger public » que par les médias, qui avaient diffusé la déclaration du porte-parole du bureau des procureurs généraux, Toma Zoric. Ni eux ni les avocats n’avaient été informés du changement de l’accusation avant la deuxième audition, et ne l’ont été que le jour du procès, pendant la pause d’une heure qui leur a été accordée avec ce motif par le juge Dragoljub Gerasimovic, désormais chargé du procès en procédure abrégée. Selon la nouvelle mise en accusation, les six anarchistes de Belgrade sont accusés d’avoir mis sur pied et mené l’attaque de l’ambassade grecque à Belgrade dans le but de soutenir le rebelle grec Todoris Ilioupulos « en commettant un crime de provocation de danger public ». Le changement de l’accusation a été créé le 22 mars par le biais d’un mémorandum du bureau du procureur de la République à Belgrade délivré à la Haute cour de Belgrade.

Le mémorandum indique dans la première phrase que les documents de l’objet criminel K-1633/10 sont renvoyés à la cour « ainsi que la mise en accusation modifiée indiquant que », et vient ensuite presque littéralement la déclaration de la première mise en accusation dans laquelle, sans aucune explication, seul le nom du crime dont les défendeurs sont accusés change et les paragraphes de la loi pénale généralement utilisés pour ce genre d’événements sont modifiés. Cette mise en accusation étant différente de la première et sous la pression du public, le bureau des procureurs a décidé d’abandonner la tentative de criminalisation de notre organisation dans cette accusation ; donc, dans cette version, la déclaration selon laquelle l’attaque a été organisée par l’ASI n’existe pas. En se basant sur une accusation fabriquée, en requalifiant le délit d’individus inconnus devant l’ambassade grecque comme un crime dont les six de Belgrade sont accusés, l’État poursuit sa répression contre les principaux membres libertaires de notre organisation. Les contradictions, qui composent la majeure partie de l’accusation, sont la base sur laquelle repose la défense des accusés pour démontrer, avec succès, le caractère vide des positions du procureur. Par exemple, il a été confirmé à nouveau qu’Ivan Savic et Nikola Mitrovic n’ont pas été présents sur les lieux, comme cela était indiqué dans la mise en accusation. La suite du procès, au cours de laquelle le verdict sera très probablement rendu, est prévue le 23 avril. Un autre témoin de la défense sera alors entendu, et les sentences finales seront communiquées.

La confédération syndicale « Initiative Anarchosyndicaliste », avec le soutien de tout le mouvement libertaire au sein du pays, dans le monde, et du public démocratique dans son ensemble, exige de l’État serbe le retrait de sa mise en accusation insensée contre les six de Belgrade et qu’il mette un point final au procès burlesque qui se déroule à leur encontre. Nous exigeons également que la mise en accusation des trois compagnons arrêtés à Vršac et des deux arrêtés lors du procès des six de Belgrade soit retirée, et que leur jugement prenne ainsi fin. Nous exigeons que leurs papiers d’identité soient restitués à Davor et à Rada pour qu’ils puissent enfin rentrer chez eux. Il est d’une importance capitale de maintenir la pression sur l’État de Serbie jusqu’à ce que le verdict de nos six compagnons soit rendu ; à cette fin, des actions de protestation sont attendues jusqu’au 23 avril ainsi qu’une grande participation au procès lui-même.

La solidarité est notre arme !

À Belgrade,
Le 4 avril 2010

Secrétariat international de la confédération syndicale « Initiative Anarchosyndicaliste », section de l’ Association Internationale des Travailleurs - ASI-AIT

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Mexique suite

2 Mai 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

VOCAL (Voix oaxaquègnes construisant l'autonomie et la liberté)

Communiqué du 29 avril

 

Aujourd'hui, 29 avril 2010, vers midi, les camarades David Venegas Reyes et Noe Bautista sont arrivés à la ville de Juxtlahuaca.

 

Nous tenons pour responsables Ulises Ruiz Ortiz ainsi que les différents niveaux de gouvernement de n'importe quel problème qui pourrait survenir lors de leur retour à la ville d'Oaxaca.

 

Nous encourageons les organisations civiles et de droits humains à continuer à faire pression sur le gouvernement mexicain et les médias.

 

David et Noé se sont cachés dans la montagne avec David Cilia et Erika Ramirez (reporters de http://contralinea.info), ce qui nous permet de savoir que ces journalistes sont en vie et doivent être recherchés et escortés. Erika va bien, mais est déshydratée et très faible (ils sont cachés depuis mardi midi), tandis que David a une balle dans la cheville ainsi qu'un éclat de balle dans la hanche. Aucun d'eux n'est en danger de mort, mais ils ne peuvent s'alimenter. Nous demandons leur rapatriement immédiat.

 

Les autres camarades qui accompagnaient cette caravane, internationaux et mexicains, ont été aperçus et vont bien, comme on peut aller après ce genre d'attaque.

 

Nous EXIGEONS :

- Que le gouvernement assassin d'Ulises Ruiz Ortiz cesse les attaques paramilitaires dans la région triqui.

 

- Halte au financement, armement et impunité dont profitent les groupes paramilitaires dans l'État d'Oaxaca.

 

- Le retrait immédiat du blocage paramilitaire dont souffre le village autonome de San Juan Copala, et le respect des communautés indigènes autonomes.

 

- Garantir la sécurité physique et morale de nos compañeros présents lors de la caravane, spécialement de Ruben Valencia Nuñez, qui a été menacé de mort.

 

- La punition pour les assassins de nos camarades tués: Alberta Cariño Trujillo et Jyri Antero Jaakola

 

- La présentation immédiate des journalistes Erika Ramirez et David Cilia en vie.

 

Nous appelons et remercions le peuple d'Oaxaca, la communauté internationale et les différentes organisations sociales, les ambassades, les collectifs et les groupes à continuer à rendre visibles leur solidarité et leur soutien.

 

Nous leur demandons de continuer à faire pression et à exiger la restitution en vie des disparus et la punition pour les responsables des assassinats.

 

Nous les appelons fraternellement à exiger l'arrêt de la violence contre le village autonome de San Juan Copala.

 

VOCAL (Voix d'Oaxaca construisant l'autonomie et la liberté)

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Mexique: Agression armée

2 Mai 2010 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Oaxaca Mexique

Nous venons d'apprendre que des compagnons de VOCAL (Voix oaxaquègnes construisant l'autonomie et la liberté) participant, avec des membres de l'APPO (Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca), à une caravane de solidarité au peuple triqui harcelé par des paramilitaires, ont été agressés par armes à feu. Il y a eu deux morts et trois de nos compagnons ont disparu (dont David Venegas, un des fondateurs de VOCAL), ce qui fait craindre le pire.

Il est essentiel d'intervenir auprès de l'ambassade du Mexique, de faire part de notre solidarité à nos compagnons et de faire connaître au maximum ces informations, pour tenter de sauver leur vie.

 

 

P.S. : Cosme, un compagnon de VOCAL, vient de terminer une tournée de plusieurs mois en Belgique, en Espagne et en France (où plusieurs groupes de la FA ont organisé des débats et une exposition sur  la Commune d'Oaxaca de 2006, et où il est intervenu deux fois sur Radio Libertaire). 

 

Communiqué (en espagnol) sur le site de la CASOTA (Maison autonome solidaire oaxaquègne de travail pour l'autogestion) : http://casota.wordpress.com/

 

Adresse mail de VOCAL : vocal@riseup.net 

 

Ambassade du Mexique :

9 rue de Longchamp 75116 Paris

01 53 70 27 70 (téléphone)

01 47 55 65 29 (Fax)

 

 

 

COMMUNIQUÉ de VOCAL

Voces Oaxaqueñas Construyendo Autonomía y Libertad

 

 

Oaxaca de Juarez, le 27 avril 2010

 

Aux médias de communication,

Aux peuples du Mexique,

Aux peuples du monde,

Aux peuples d'Oaxaca

 

Agression armée contre la Caravane d'appui et de solidarité avec la Commune autonome de San Juan Copala, Oaxaca.

 

CONTEXTE

Depuis la journée d'hier, une annonce a été envoyée aux médias à propos d'une caravane en solidarité avec la région triqui, dans notre État d'Oaxaca. Les participants à la caravane sont des membres de l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO), de la Section 22 du syndicat des professeurs, des Voix d'Oaxaca construisant l'autonomie et la liberté (VOCAL), du MULT-I (Mouvement d'unification et de lutte triqui indépendant), ainsi que des observateurs internationaux.

 

Tel qu'il avait été prévu et annoncé, la caravane a quitté la ville de Huajuapan de Leon, Oaxaca, à 11 heures le 27 avril 2010, avec l'objectif de briser le siège de la communauté autonome triqui, une conséquence de la répression par l'État et les paramilitaires du processus d'autonomie qui est en construction à l'intérieur de cette communauté. De violentes attaques paramilitaires ont eu lieu à plusieurs reprises durant le processus autonome de San Juan Copala. Elles ont été menées par l'organisation paramilitaire UBISORT (Union de bien-être social de la région triqui), qui est actuellement présidée par Rufino Juarez Hernandez et par le MULT (Mouvement d'unification et de lutte triqui).

 

Avant le départ de la caravane, le président du conseil autonome de San Juan Copala, Jesus Martinez Flurez, a déclaré tenir pour responsables de quelque agression que ce soit Evencio Nicolas Martinez, procureur général de l'État, Jorge Franco Vargas « el Chucky », ministre de l'intérieur de l'État, et Carlos Martinez, candidat du PRI (Parti révolutionnaire institutionnel) pour les législatives locales. Il a également exigé qu'UBISORT et le MULT agissent avec responsabilité et sérieux dans les pourparlers de paix pour le peuple triqui.

 

LES FAITS

Avant d'arriver à La Sabana, la route était bloquée avec des pierres et c'est à cet endroit que débuta la lâche agression avec des armes à feu (dont le calibre est à ce jour inconnu), perpétrée par environ quinze paramilitaires au service du gouvernement de l'assassin Ulises Ruiz Ortiz. L'attaque a détruit les véhicules, blessé une compañera et on compte deux personnes décédées.

 

Durant l'attaque, quelques compañeros ont pu s'échapper en courant vers les montagnes et leur situation actuelle est inconnue : nous sommes préoccupés par le fait qu'ils aient été capturés par les paramilitaires. Les compañeros qui à ce moment sont disparus sont NOE BAUTISTA JIMENEZ, DAVID VENEGAS REYES et DANIEL ARELLANO CHAVEZ, tous membres de VOCAL.

 

Malheureusement, selon les informations actuelles, nous apprenons que deux camarades ont perdu la vie durant cette attaque paramilitaire. Il s'agit de BEATRIZ ALBERTA CARIÑO TRUJILLO, membre de CACTUS, et de TYRI ANTERO JAAKKOLA, observateur international originaire de Finlande. Les deux décès ont été causés par des tirs d'armes à feu.

 

Durant les événements, MONICA CITLALI SANTIAGO ORTIZ a été blessée au dos par un tir d'arme à feu et a été reconduite à Juxtlahuaca pour y recevoir des soins.

 

Ceux et celles qui demeurèrent sur les lieux de l'agression durent descendre de leur véhicule et furent emmenés en bas de la montagne pour être interrogés, quelques-uns furent menacés de mort avant d'être relâchés sur l'autoroute. RUBÈN VALENCIA NUÑEZ, membre de VOCAL, a été détenu par les paramilitaires qui lui ont retiré sa carte d'électeur, son portable et l'ont menacé de mort, avant de le relâcher.

 

Une ambulance est arrivée sur les lieux afin de dispenser des soins aux blessés, mais on a également ouvert le feu lâchement sur le véhicule qui a été contraint de quitter les lieux. Au moment de cette fuite, les ambulanciers ont trouvé une camarade blessée à qui ils ont pu dispenser des soins et à qui ils ont confirmé le décès des personnes ci-dessus mentionnées.

 

À cause de la confusion et de l'incertitude relative aux faits, la localisation des compagnons mentionnés, de même que leur condition physique et psychologique sont inconnues.

 

NOUS DÉNONÇONS AVEC FORCE :

Que cette attaque armée est le produit des conditions de violence institutionnelle et d'impunité dont jouissent les paramilitaires dans cette région de notre État. La violence institutionnelle est dirigée contre les différentes expressions de la lutte sociale à Oaxaca et spécifiquement envers la construction de processus autonomes.

 

Cette agression se déroule dans le contexte d'isolement et l'état de siège vécu par la commune de San Juan Copala, où, depuis le mois de janvier, les enfants n'ont pas accès à l'école, l'accès à l'électricité et à l'eau potable a été coupé et la communauté n'a pas accès aux soins médicaux. San Juan Copala vit en permanence un harcèlement paramilitaire bloquant la route à l'entrée du village.

 

NOUS EXIGEONS :

Que le gouvernement de l'assassin Ulises Ruiz mette fin aux attaques paramilitaires dans la région triqui et que cessent le financement, l'armement et l'impunité dont profitent ces groupes paramilitaires dans notre État.

 

La présentation immédiate de nos compañeros disparus.

 

NOUS APPELONS :

le peuple d'Oaxaca, du Mexique, la communauté internationale et les différentes organisations sociales, collectifs et groupes à montrer leur solidarité et appui afin d'exiger la présentation en vie de nos frères disparus et le châtiment des responsables. De plus, nous vous appelons solidairement à exiger que cessent les conditions de violence contre la Commune autonome de San Juan Copala.

 

Présentation en vie de nos compañeros disparus !

Châtiment pour les assassins de nos compañeros !

Que cesse l'agression contre la Commune autonome de San Juan Copala !

Levée du blocage paramilitaire dans lequel se trouve cette communauté autonome triqui !

 

Voces Oaxaqueñas Construyendo Autonomía y Liberta

(VOCAL)

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