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Un petit problème informatique...

21 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Communiqués

Un petit problème informatique et plus de blog, plus d'info,
plus de message, plus de renseignement...
Alors ils nous faut réapprendre à regarder les affiches en ville, à parler aux voisins,
nos collègues, à visiter les lieux alternatifs, à passer voir nos syndicats et que sais je encore
A bientôt donc...

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Obligation de loyauté chez Michelin

13 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression


Un salarié de l'usine Michelin de Cholet (Maine-et-Loire) a été licencié et un autre mis à pied pour avoir critiqué leurs conditions de travail sur un site internet, a-t-on appris samedi 13 décembre auprès de la CGT qui a saisi le conseil des Prud'hommes.

 

 

Les faits remontent à mars. "Sur leur ordinateur personnel, chez eux, les deux salariés évoquaient en style direct leurs conditions de travail notamment leur salaire qui ne correspondait pas selon eux au travail fourni", a expliqué à l'AFP Denis Plard, délégué CGT.
La personne licenciée affirmait ainsi qu'elle faisait un travail de "bagnard" tandis que l'autre salarié mis à pied 3 jours dénonçait des cadences de travail difficiles à tenir et mal rémunérées, a expliqué Denis Plard.
"On ne trouve nulle part dans le code du travail le concept d'obligation de loyauté, Michelin se sert de la crise pour faire peur aux salariés", a dénoncé la CGT qui demandera la réintégration de la personne licenciée ainsi que l'annulation de la mise à pied.
La direction de l'entreprise n'était pas joignable samedi.
L'audience de conciliation est programmée le 6 février au Conseil des Prud'hommes d'Angers.

 

 

extrait de : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20081213.OBS5271/licencie_pour_avoir_critique_ses_conditions_de_travail.html

 

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Ce n'est pas parce qu'on est un MINEUR qu'on n'est plus un ENFANT

12 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Tract


Ce n'est pas parce qu'on est un

 

MINEUR qu'on

n'est plus un

 

ENFANT

Rassurez-vous, vous n'aurez bientôt plus à craindre d'agression en

allant chercher vos paupiettes chez le boucher situé à côté du

collège du quartier. Nos chères têtes blondes sont en effet une

priorité absolue pour le gouvernement actuel. D'autant plus que la

peur anti-jeunes dope l'audimat des journaux télévisés lorsque les

déboires sentimentaux présidentiels ne sont pas là pour le faire.

Nous élevons nos enfants dans un monde merveilleux. L'école, gratuite, laïque et

obligatoire, créée pour leur donner toutes leurs chances d'intégration dans la société,

n'est plus en mesure de garantir leur sécurité.

La semaine dernière, des gendarmes ont déboulé dans un collège pendant les cours, avec

un chien manifestement en manque, ont terrorisé les élèves présents, détruit un

ordinateur et ordonné à des adolescents épouvantés et humiliés de se mettre en sousvêtements

dans les couloirs. Dans le même temps, les sbires d'un ministre de

l'Immigration et de l'Identité nationale qui veut « réhabiliter Vichy » raflent des enfants

jusque dans les cours d'école, et les expulsent en moins de 48 heures.

Et la justice dans tout ça ? Effectivement, elle n'oublie pas les enfants. Elle y pense

tellement que nous avons eu droit à un déploiement de mesures sécuritaires ces dernières

années. Abaissement de la responsabilité pénale à 10 ans, possibilité d'incarcération à

partir de 13, suppression de l'excuse de minorité et application de peines plancher pour

les mineurs de 16 ans récidivistes, ouverture des établissements pénitentiaires pour

mineurs...

La réponse répressive, déjà particulièrement prolixe, devrait pouvoir s'étoffer

prochainement en suivant les propositions du rapport Varinard, rendu début décembre.

Pour le premier trimestre 2009, l'Hagarde des Sots Rachida Dati demande au père Noël

l'élaboration d'un Code de la justice des mineurs, qui proposera entre autres :

la possibilité de mettre en retenue un enfant de moins de 12 ans pendant 6 heures,

renouvelable une fois (6+6, ça fait 12 heures dans un commissariat, pour un gosse

de 10 ans, ça cause.)

l'incarcération possible à partir de 12 ans dans les cas de crimes, et à partir de 14

ans pour les autres délits

la peine de fin de semaine, c'est -à-dire mettre un môme en prison le week-end

pour lui éviter d'aller délinquer avec ses petits camarades

le principe de césure de la procédure, pour pouvoir statuer immédiatement sur la

culpabilité du mineur et sur les dommages et intérêts, tout en différant le prononcé

de la sanction.

Pour mieux faire passer la pilule, ce rapport préconise

également de changer la terminologie, et de ne plus parler

désormais d'enfants, mais de mineurs.

Il ne faut pourtant pas se leurrer : si les principes

fondamentaux de l'ordonnance de 1945 ne sont

officiellement pas remis en cause, et qu'il faut toujours

privilégier l'éducation à la sanction, les préconisations

mettent les bouchées double sur le versant répressif, et

s'assoient confortablement sur l'éducation. Et de fait, avec

tout ce beau monde assis dessus, les moyens affectés à

l'insertion s'aplatissent à vue d'oeil.

Les moyens affectés à la Protection judiciaire sont en diminution constante. La majorité

des crédits sont alloués pour des centres éducatifs fermés (dernière alternative avant

l’emprisonnement) et des EPM. L’obligation de rendement ainsi que les cotas de prise en

charge font planer les menaces de la fermeture de certaines structures et de suppressions

de postes, rendant quasiment impossible un véritable travail de réinsertion et de suivi.

L'Education nationale, qui doit donner à chacun ses chances d’intégration, subit un régime

draconien : elle perd ses profs (30 000 postes de moins en 3 ans, et plus de 13 000

suppressions prévues pour 2009) et voit ses programmes allégés. Les classes sont

surchargées, le redoublement quasiment supprimé, et on espère que les difficultés d’un

élève se résorberont de fait l’année suivante, ou que l’on pourra ignorer la question

jusqu’à l’âge fatidique des 16 ans.

Comment peut-on lutter contre la délinquance sans s'occuper de son origine

elle-même ?

 On peut changer les formules autant qu'on voudra, il n'empêche

qu'un établissement pénitentiaire pour mineurs reste une prison pour gosses, et

qu'un délinquant juvénile a bien de l'acné.

 

N’enfermons pas la jeunesse,

aidons la à s’émanciper

PoSource: http://cntbesancon.wordpress.com
ur nous contactez, CNT, Sc/o CESL BP 121, 25014 Besançon Cedex
  

P

Pour nous contactez, CNT, c/o CESL BP 121, 25014 Besançon Cedex

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Répression et intimidation

11 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)


Répression et intimidation

Les antifascistes dans la ligne de mire

 

Depuis le début du mois de septembre 2008, la mouvance antifasciste radicale de Paris fait l’objet de fortes pressions policières. Après les poursuites engagées contre la mouvance dite « anarchoautonome  » et contre les opposants à la politique d’immigration actuelle, alors que les services de renseignement se restructurent sur la base du contre-espionnage et tendent à assimiler toute activité politique à une forme de terrorisme, cette répression n’est pas en elle-même étonnante. Elle prend pourtant des formes et une dimension nouvelles, qui ne laissent rien présager de bon pour le futur et démontrent que l’abandon des principes de la démocratie et des libertés individuelles ou collectives atteint un nouveau stade où Europe forteresse et démocratie blindée vont de pair.

La suite sur : http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=1638

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RAFLES

11 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #contre les expulsions



Objet :  RAFLES
 FAITES LE SAVOIR :
 Une première en Isère :
 des enfants raflés à l'école
 
 

Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble.
 A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.
 A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
 Ils y ont dormi.
 Ils étaient injoignables hier soir.
 On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison).
Ils étaient paniqués.
 On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.
 Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
 Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin.
 Leurs chaises d'école resteront vides.
 C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
 Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école.
 
 Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible.
 Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
 Merci,
 
 E., pour le Réseau Education Sans Frontières 38

 

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Logique d'entrisme dans des syndicats

9 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)


La Ligue du Nord italienne séduit les populistes européens


Le club de l'Horloge, un think tank réunissant des intellectuels de droite et d'extrême droite, a tenu à Paris, samedi 6 et dimanche 7 décembre, sa 24e université annuelle qui avait pour thème : "Le populisme, une solution pour l'Europe en crise".

Etaient invités des eurodéputés des principaux partis populistes et xénophobes européens : Johannes Hübner pour le FPÖ autrichien, Francis Van den Eynde du Vlaams Belang (Belgique) et Mario Borghezio de la Ligue du Nord italienne.


Pour le président du Club de l'Horloge, Henry de Lesquen, c'est surtout le "modèle italien qu'il faut suivre", rappelant que, des trois partis, la Ligue du Nord est la seule à participer à un gouvernement. Fidèle à la ligne de son cercle de pensée, qui milite pour une "union de la droite" allant jusqu'au Front national (FN), M. de Lesquen a défendu l'idée selon laquelle, en France, "il faut que les populistes participent à des coalitions de gouvernement pour réduire le fossé avec le peuple".

Tous les intervenants ont rendu responsables de la "diabolisation" du populisme les médias et les intellectuels "de gauche". Mais c'est M. Borghezio qui a été le plus applaudi, surtout quand il a égrené les réformes impulsées par son parti comme le rétablissement du "tablier pour les écolières", ou encore quand il a affirmé qu'il fallait "introduire le thème de l'identité culturelle et sa défense contre tous ses ennemis" au coeur de la politique.

L'accueil a été cependant beaucoup plus réservé quand le député européen a expliqué que son parti avait dû voter en faveur du traité de Lisbonne, pour, en échange, faire passer ses réformes durcissant la politique d'immigration en Italie.


"CONQUÉRIR LES ESPRITS"


Dans la salle qui comptait quelque 80 personnes, la plupart âgées, se trouvait des membres du Club, anciens cadres du FN, comme Bernard Antony, ancien chef de file des catholiques traditionalistes au FN, et Jean-Yves Le Gallou qui avait suivi Bruno Mégret lors de la scission du parti en 1998. Mais aussi un nouveau venu, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, un groupe d'extrême droite radicale. Affirmant qu'il avait été "invité à titre amical par Henry de Lesquen", M. Robert, qui n'était pas dans la liste des intervenants, a participé au débat de clôture du samedi, aux côtés de MM. Le Gallou et de Lesquen.

A la tribune, M. Robert a vanté les actions du Bloc identitaire comme "les rondes de militants devant les établissements où il y a du racket" et les "distributions de soupe au cochon" pour les SDF - mesures à chaque fois fortement applaudies par la salle. Mais Fabrice Robert a aussi dévoilé une part de la stratégie de son groupe politique : "On veut conquérir les esprits et intervenir sur le terrain social. On a une logique d'entrisme dans des syndicats comme FO ou la CFTC. On a d'ailleurs quelques délégués FO qui appartiennent au Bloc identitaire."

Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html

LE MONDE | 08.12.08 | 15h19 • Mis à jour le 08.12.08 | 15h19


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Soutien à Espace Noir

9 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Appels

Rue Francillon 29, 2610 St-Imier, Suisse www.espacenoir.ch  - info@espacenoir.ch

 

Soutien à la Coopérative culturelle autogérée d’inspiration libertaire.

 

Ami(e)s d'Espace Noir,

Chère compagnonnes et chers compagnons,

 

Vous connaissez Espace Noir. Depuis 1986, la coopérative libertaire autogérée propose une vaste animation culturelle et politique dans la région de Saint-Imier, qui la fait connaître bien au-delà de la région. Puisant ses racines dans l'histoire du mouvement ouvrier et de l'anarchisme (la région est le berceau de la Fédération Jurassienne et de l'Internationale anti-autoritaire), Espace Noir se veut un des « bastions » du mouvement anarchiste contemporain, ici et maintenant. Espace Noir expérimente et vit l'autogestion dans son fonctionnement quotidien. Espace Noir sert d'infrastructure aux divers mouvements libertaires de la région et au-delà  ; il participe aux luttes locales, régionales, nationales et Internationale.

 

Malgré tout cela, Espace Noir est en danger !

 

Espace Noir est confronté à des difficultés financières importantes. Suite à une augmentation des charges, aggravée par une période de baisse du chiffre d’affaires de la Taverne, et malgré une récente amélioration, faire face aux factures quotidiennes est un exercice de plus en plus difficile. Les créances s'accumulent avec les menaces qui en découlent. Après des années d'activité, une grande partie de l'infrastructure technique et informatique est obsolète, inutilisable dans un avenir proche. Malheureusement sans matériel adéquat, il n'y a plus de culture, et il devient difficile de poursuivre nos actions. Pour ne pas en finir et nous permettre de continuer de défendre une culture alternative, une culture de réflexion, de proposition – une culture de lutte ! – nous avons besoin de votre soutien politique et financier, matériel ou autre (diffusion de l'information, organisation de soirées de soutien, liens, échanges...).

 

Le financement de notre budget dépend essentiellement de l’apport bénévole des travailleurs et du chiffre d’affaires de la Taverne. Enfin, les 300 cotisants à l’Association Culture à Espace Noir et les dons nous permettent d’engranger environ 15'000 francs par année.

 

La limitation des subventions publiques est un choix qui assure notre autonomie et qui nous permet de prendre position en toute liberté dans le débat public. La contrepartie, économique, est que nous sommes tributaires uniquement des ressources que nous devons générer nous-mêmes par nos activités et notre créativité.

 

Espace Noir, c'est un lieu social. Il essaie de promouvoir une culture différente, et qui revendique une culture accessible à tous, où chacun peut s'y impliquer, s'investir, participer, se former grâce aux outils mis à disposition. Les travailleurs de la coopérative peuvent s’investir et développer des compétences dans des domaines d’activité variés : animation culturelle, service, cuisine, projection de films, vente de livres, informatique, technique de spectacles, etc.

 

Espace Noir, c'est un centre de solidarité, un outil pour les luttes politique et social

Par la mise à disposition des locaux de réunion et de matériel divers, et par son implication en tant que tel (Espace Noir appelle à des manifs, prend position régulièrement dans l'actualité sociale et politique...)

 

Une des caractéristiques d’Espace Noir est bien sûr son engagement sociopolitique affirmé. Cet engagement se retrouve dans le mode de fonctionnement (l’autogestion) dans ses choix culturels (week-end sur la mondialisation, contre le racisme, sur le féminisme, le syndicalisme, etc.) mais aussi dans l’action sociale et politique. La solidarité individuelle ou les luttes collectives (soutien aux ouvriers en grève de « La Boillat » Swissmetal, manifestations contre l’extrême droite, création d’une association de chômeur, etc.) font également partie de ses priorités. Espace Noir participe ou organise des manifestations revendicatives et des mouvements associatifs dans les domaines des luttes ouvrières, de la défense des droits humains et de l’environnement.

 

Espace Noir pratique aussi la solidarité au quotidien en soutenant les personnes qui en font la demande dans leurs démarches administratives et en le conseillant et en les orientant vers des organismes pouvant les aider.

 

Espace Noir, c’est une centaine d’événements par année, 24 concerts dans tous les styles, 4 jam sessions, 50 films, 4 pièces de théâtre, 4 expositions, 8 débats et conférences, 4 événements thématiques et 3 actions sociales durant la saison 2007 – 2008.

 

Espace Noir, c'est une Taverne, ouverte de 8h15-0h30 six jours sur sept. C'est le centre névralgique de la coopérative, elle fait  office de place du village. Elle en est aussi le poumon financier.

 

Espace Noir, c'est une Librairie. Elle dispose d'un choix d'ouvrages traitant de l'histoire ouvrière de la région, des classiques de la littérature et des ouvrages de sciences sociales et politiques.

 

Espace Noir, c'est un Théâtre/salle de Concerts. Il propose une vaste programmation  On y organise des conférences et des débats, des concerts de musique variées, des pièces de théâtre

 

Espace Noir, c'est une Galerie. Des expositions d'art plastique et thématique sont présentées aux visiteurs.

 

Espace Noir, c'est un Cinéma. Avec ses 35 places, il est le plus petit cinéma de Suisse et le dernier de toute une région périphérique. On y projette en version originale des films du monde entier, ainsi que des reportages thématiques, telles que la xénophobie ou la précarité.

 

Espace Noir, c'est un Info- Kiosque. Il propose un grand panel de la presse alternative, des brochures et des dossiers, ainsi que des projections sur des thèmes engagés.

 

Espace Noir c’est un poste Internet : De nos jours certaines opérations de la vie courante deviennent difficiles sans un ordinateur avec accès Internet, or tout le monde n’en dispose pas encore. C’est une des raisons qui nous a décidés d’en mettre un à la disposition du public.

 

On tient à Espace Noir ! Espace Noir tiendra !

Merci d'avance pour toutes vos initiatives, salutations fraternelles.

Pour Espace Noir : Michel Némitz, May Dubuis

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"Mouvance anarcho-autonome" : généalogie d'une invention

7 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression



Dimanche 7 décembre 2008

Victor Hugo se flattait d’avoir «mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire [Les Contemplations, 1834]». C’est aujourd’hui la cagoule des policiers antiterroristes que l’on enfile sur le vocabulaire. Chacun choisit son symbole : la coiffe des sans-culottes de 1793 ou le masque anonyme du bourreau.

Néologismes et sémantique sont des moyens de la lutte des classes. Lewis Carroll a résumé le problème dans un court dialogue : «La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu’ils veulent dire. La question, riposta Humpty Dumpty, est de savoir qui sera le maître… un point c’est tout [
De l’autre côté du miroir]».

Voilà. Ceux qui sont les maîtres, c’est-à-dire ceux qui disposent de la gendarmerie et des télévisions, ont le pouvoir de donner aux mots le sens qui leur convient. Ils ont le pouvoir de faire en sorte que les mots les servent, qu’ils soient le moins importuns possible pour eux. «Ils disent “voici telle ou telle chose”, remarquait Nietzsche, ils apposent sur toute chose et sur tout événement un son qui les différencie et par là même ils en prennent pour ainsi dire possession [
Généalogie de la morale, Éd. 10-18, p. 130]». Les mots, et partant les choses qu’ils désignent, sont serfs. Il n’est pas étonnant que les écrivains se soient soucié du sort du langage, leur outil, leur jouet, leur arme. Les écrivains, dit Hugo dans Les Contemplations, «ces bandits», «ces terroristes», «ont mis la langue en liberté». Le souci de tous les pouvoirs est de la remettre en cage, de re-nommer sans cesse ce qui leur déplaît et les importune. Nommer pour normer. Définir pour en finir avec.
 
Anarcho-libertaire ou anarcho-autonome

La police a hésité, depuis le début des années 1990, entre plusieurs appellations pour désigner les milieux ou la mouvance qui se situent hors de l’extrême gauche (par ex. LCR, LO…) et de l’anarchisme organisé (par ex. FA, OCL…). La première expression, bel exemple de redondance, était «anarcho-libertaire». Elle englobait aussi bien des militants de la CNT anarcho-syndicaliste que les antifascistes radicaux du SCALP. Puis vient «anarcho-autonome».

On peut prendre comme point de repère commode du passage d’une expression à l’autre le rapport des Renseignements généraux sur l’extrême gauche, produit en avril 2000 (Extrême gauche 2000, 116 p.). Classés parmi les «électrons libres», figurent les «anarcho-autonomes» : «Rassemblant de façon informelle des éléments se signalant par une propension à la violence, la mouvance autonome, regroupée pour l’essentiel dans la capitale, compte également des ramifications en province. Hors les organisations transversales qu’elle s’emploie à dévoyer, cette sensibilité se retrouve dans les squats politiques et également dans des structures spécifiques, plus ou moins éphémères, voire de circonstance, s’interpénétrant peu ou prou, au nombre desquelles : [le Scalp, Cargo, collectif agissant au sein d’AC !, le Collectif des papiers pour tous, etc.].» (p. 32) Dans l’une des annexes, intitulée «Les manifestations d’une violence marginale de janvier 1998 à avril 2000» (pp. 79 à 84), énumération d’actions plus ou moins illégales, on trouve les deux expressions, utilisées pour désigner tel militant censé y être impliqué, mais avec une nette prépondérance d’«anarcho-autonome» (15 contre 2, et, pour être tout à fait complet, 2 «anarcho-punks»).

Certes l’hybride «anarcho-autonome» est à peine moins ridicule que l’«anarcho-libertaire», mais il présente l’avantage de combiner le vieil épouvantail de l’anarchiste poseur de bombes avec une «autonomie» qui tient davantage de l’adjectif — bel adjectif d’ailleurs ! — que de la filiation réelle avec les mouvements autonomes italiens et français des années 1970.

Il faut attendre la deuxième moitié des années 2000, et l’arrivée de Michèle Alliot-Marie au ministère de l’Intérieur pour que le vocabulaire policier évolue. Encore le phénomène est-il lent et contradictoire, comme en témoigne les articles de la presse. Le Figaro (8 juin 2007) titre «L’extrême gauche radicale tentée par la violence». Il est question dans le corps de l’article d’«une mouvance particulièrement active ces dernières semaines. Qualifiés d’“anarcho-autonomes” par les services de police […]» Le Monde (1er février 2008) titre «Les RG s’inquiètent d’une résurgence de la mouvance autonome». L’article parle d’une «mouvance, qualifiée pour l’heure d’“anarcho-autonome”» puis utilise, sans guillemets, l’expression mouvance autonome.

C’est, à ma connaissance, dans une nouvelle note, produite cette fois par la Sous-direction anti-terroriste de la Direction centrale de la Police judiciaire, et datée du 26 janvier 2008, que s’achève la formation de l’expression qui fait son titre : Renseignements concernant la mouvance anarcho autonome francilienne (cf. article de Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget sur le site bakchich.info, 14 novembre 2008). Voici donc la «mouvance anarcho autonome» qui, pour avoir perdu un trait d’union, a enfin gagné sa cohésion. Et elle gagne encore, détail décisif, une localisation géographique : «francilienne». Certes, cela peut signifier simplement la modestie de l’objet envisagé (on ne traitera pas de la mouvance toulousaine…). Cependant, l’adjectif francilienne, s’il est réducteur dans l’espace géographique, ouvre des perspectives «organisationnelles» et donc policières intéressantes [Paradoxe : à ma connaissance, seuls des textes militants ont utilisé, par dérision et pour moquer la volonté policière d’inventer une organisation à partir de rien, le sigle «MAAF»]. Au prix de son troisième adjectif qualificatif, la «mouvance», terme par définition vague, acquiert un semblant de consistance… Bref, par la vertu d’un mot, nous avons affaire à une organisation, à un groupe constitué, autant dire à un parti ! Lequel s’exprime, selon la note de la PJ, «par des actions concertées à l’encontre des forces de l’ordre et de symbole du capital (banques, agences d’intérim, compagnies d’assurances, sociétés commerciales internationales…), préparées par les intéressés lors de rencontres dans les squats, à la fois lieu de vie, de réunion et de passage [Le rapport de la Sous-direction antiterroriste de la Direction centrale de la police judiciaire au procureur de Paris, en date du 15 novembre 2008, reprend ce passage mis en ligne ici]».

Il manquait une touche, logique, à cette élaboration. Elle est fournie par une note, en date du 13 juin 2008, de la Direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice, adressée aux magistrats parquetiers de toute la France. Il s’agit de faire face «à la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées à la mouvance anarcho-autonome». La Chancellerie demande par cette note aux parquets locaux «d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris [de toute nouvelle “affaire”] pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit [
Le Syndicat de la Magistrature (SM) faisait observer, dans un communiqué du 26 juin 2008, que cette manière de procéder est de nature à centraliser et renforcer «la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social». Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice, affirmait en réponse que «la définition de la “mouvance anarcho-autonome”, des organisations et des membres qui la composent, viendra des services de renseignements spécialisés» (Mediapart, 26 juin 2008), ce qui revient à reconnaître qu’il s’agit d’une formule creuse promise au rôle de joker et de fourre-tout.]». La «mouvance anarcho-autonome» est donc bien l’équivalent d’une organisation structurée au niveau national, et comportant des ramifications ou des «cellules» locales.

Ce laborieux effort de visibilisation d’un ectoplasme permettra d’accuser demain tel individu interpellé et mis en examen, pour possession d’un fumigène par exemple, d’appartenir à la Mouvance anarcho autonome, comme on est délégué Force ouvrière ou agent de la CIA. L’intérêt étant que, aussi minuscule et dérisoire que puisse être le prétexte de son arrestation et de sa mise en examen, il sera considéré comme un élément d’un ensemble d’autant plus dangereux pour l’ordre social qu’il est flou. À travers lui, c’est «le parti» que l’on frappera !

Ultra-gauche

Annonçant les interpellations de Tarnac, le 11 novembre 2008, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie ajoute un terme à la déjà indigeste «mouvance anarcho-autonome», la faisant précéder du terme «ultra-gauche». Ce qui donne, sans respiration : «ultra-gauche mouvance anarcho-autonome». Mentionnons pour mémoire que le terme Ultras désigne, au début du XIXe siècle, les ultra-royalistes.

Ultra-gauche a d’abord été employé au milieu des années 1920 pour désigner des militants léninistes, membres du KPD (parti communiste allemand pro-soviétique), qui déviaient de la ligne officiel de Moscou, en s’opposant par exemple à la politique de front unique avec les sociaux-démocrates. Par la suite, il a été utilisé de manière vague et confuse pour désigner les communistes de conseils (Pannekoek par ex.) et de manière générale les marxistes antistaliniens [
Sur la critique de la notion d’ultra-gauche, cf. Charles Reeve, «Ultra-gauche en salade», Oiseau-tempête, no 11, été 2004].

Rien ne dit que le vocabulaire politico-judiciaire soit fixé. On peut cependant prévoir qu’il sera difficile, ne serait-ce que d’un point de vue euphonique, d’allonger encore cette suite de trois termes, dont deux sont composés. Il sera plus simple d’utiliser, comme en d’autres temps, le mot «terroriste».

Claude Guillon, 1er décembre 2008.

Source: http://juralibertaire.overblog.com/                                                                                                            
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Grèce

7 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Grèce: manifestations après la mort d'un jeune tué par un policier

07.12.08 | 06h13

 




Des centaines des personnes ont manifesté dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre d'Athènes après la mort d'un adolescent, âgé de 15 ans, tué par les balles d'un policier, a-t-on appris de source policière.

Les manifestants, pour la plupart des habitants du quartier d'Exarchia, dans le centre-ville où s'est produit l'incident, ont protesté contre "l'arbritraire" des policiers, scandant des slogans contre le gouvernement de droite de Costas Caramanlis et du ministre de l'Intérieur, Prokopis Pavlopoulos.

L'incident a eu lieu samedi soir vers 21H00 locales (19H00 GMT) à Exarchia. La victime appartenant à un groupe de trente jeunes qui ont jeté des pierres et divers objets contre un véhicule des policiers, a été atteint par trois balles de l'un des deux policiers, qui est sorti du véhicule pour arrêter les jeunes.

Blessé mortellement à la poitrine, l'adolescent a été transféré dans un hôpital situé à proximité où sa mort a été certifiée par les médecins.

Plusieurs jeunes ont mis le feu après cet incident devant des banques tandis qu'une dizaine de voitures ont été incendiées dans le centre d'Athènes, de Salonique (nord) et de Patras (sud). Selon un bilan provisoire de la police, des dégâts ont été provoqué aux façades de 17 banques à Athènes et de cinq à Salonique.

M. Pavlopoulos ainsi que la police ont exprimé leur "douleur profonde" pour cet incident et ordonné une enquête pour définir les causes. Trois procureurs ont aussitôt été chargés de cette enquête.

Le chef du commissariat d'Exarchia ainsi que les deux policiers ont été mis en disponibilité, selon l'Agence de presse d'Athènes (semi-officielle).

"L'enquête doit conduire à trouver les causes de cet incident et à la punition exemplaire des auteurs. La police doit rester aux côtés du citoyen (...), nous condamnons tout incident similaire", a déclaré M. Pavlopoulos depuis la ville de Serres (nord) où se trouvait lors de l'incident.

Peu après cette déclaration, à 01H30 locales (23H00 GMT), M. Pavlopoulos et le secrétaire d'Etat de son ministère, Panayotis Hinofotis, ont présenté leur démission au Premier ministre Costas Caramanlis, qui ne les a pas acceptées.

Les affrontements entre policiers et groupes de jeunes anarchistes à Exarchia sont fréquents dans ce quartier où vivent de nombreux contestataires.

En 1985, un jeune de 15 ans, Michalis Kaltezas, avait également été tué par un policier dans le même quartier au cours d'une manifestation. Cet incident avait été à l'origine de nombreux affrontements entre policiers et groupes de jeunes d'extrême gauche et d'anarchistes pendant plusieurs années.

Source AFP lemonde.fr 
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Qui a dit?

5 Décembre 2008 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)


Qui a dit
 : "
Le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête".


Je vous aide : C’était sur Radio Notre Dame le 6 novembre 2008


Réponse : 23 mais ça reste en famille et devant une justice catho, mais y a t il d’autres ?


PARIS, 3 déc 2008 (AFP) - Plainte pour sexisme contre le cardinal André Vingt-trois

Une quinzaine de femmes catholiques, réunies au sein du "comité de la jupe", ont porté plainte contre le cardinal André Vingt-trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), pour propos sexistes.

Cette plainte, ont-elles précisé dans un communiqué diffusé mercredi, a été déposée devant le tribunal ecclésiastique de l'Officialité, le tribunal ecclésiastique du diocèse. L'Officialité, qui s'appuie sur le droit canonique, s'occupe par exemple des annulations de mariage religieux.

L'affaire remonte au 6 novembre : Mgr Vingt-trois, interviewé à Lourdes par Radio Notre-Dame en marge de l'assemblée plénière de la CEF sur le rôle des femmes dans la célébration des offices, avait répondu : "Le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête".

Le propos avait été relevé par Le Canard enchaîné et avait suscité des réactions outrées sur le site de la radio.

Le cardinal Vingt-trois a répondu directement, dans un courrier dont copie a été transmise à l'AFP, à plusieurs personnes qui lui avaient fait part de leur indignation. Il a regretté "la maladresse de (son) expression" et assuré que "dans l'exercice de (sa) responsabilité", il "n'hésite jamais à appeler des femmes à des responsabilités quand elles sont en situation de les exercer".

Le "comité de la jupe" a porté plainte devant l'Officialité en se référant à deux points précis du droit canonique : l'égale dignité des baptisés et la poursuite des fauteurs de scandale, a précisé à l'AFP Christine Pedotti, porte-parole du comité.

Elle a précisé que, pour le moment, le comité comptait "une quinzaine" de femmes. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "Le livre des prières en famille" et d'une encyclopédie catholique pour les jeunes.

Il y a quelques jours, la fédération des "Réseaux du parvis" avait envoyé une lettre ouverte au cardinal Vingt-trois, disant sa "stupéfaction" et son "indignation" : "Même sous couvert d'humour, tout mépris à l'encontre des femmes met en péril l'équilibre de la société tout entière".

Le "comité de la jupe" souligne qu'il ne s'attend pas à un traitement rapide de sa plainte, ni à une condamnation sévère du cardinal. "On a bien conscience qu'on veut traduire le roi devant la justice du roi", plaisante Mme Pedotti.

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