Jeudi 3 juillet 2008

http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article724

 

http://www.syndicat-magistrature.org/IMG/pdf/dacg054.pdf

 

la Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout

Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.

On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».

Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.

Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.

A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.

Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.

par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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Mercredi 2 juillet 2008
 
Le saviez-vous ?

Le Premier ministre François Fillon a affirmé le 12 juin à la télévision que le gouvernement réfléchissait à la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de type EPR. "Nous voulons que l'énergie nucléaire soit une des réponses principales à la crise du pétrole que l'on connaît", a-t-il ajouté.
D’autre part, le Ministère de l'écologie a lancé le 5 juin un appel à candidature pour la recherche d'un site de stockage de déchets radioactifs de “faible activité et à vie longue” dans 20 départements (essentiellement dans les régions Centre, Alsace, Lorraine et dans le Sud-Ouest).

Laisserez-vous relancer le nucléaire sans réagir ?

Ne ratez pas le grand rassemblement à Paris, le samedi 12 juillet (3 actions spectaculaires sont prévues) :
http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/

Il reste encore 280 000 tracts, 23 000 petites affiches et 4 600 grandes affiches.
Commandez les rapidement en quantité :
http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/spip.php?article6

Rejoignez l’un des 34 départs groupés sont organisés de toute la France :
http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/spip.php?rubrique4

Si vous ne pouvez pas venir, votre don (déductible à 66 % de vos impôts) est essentiel pour couvrir les frais de cette manifestation : Réseau Sortir du nucléaire – 9, rue Dumenge – 69317 Lyon cedex 04. Chèque à l’ordre de “Sortir du nucléaire”.

Merci beaucoup pour votre engagement à nos cotés.

Philippe Brousse
Directeur du Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 820 associations
par groupe Proudhon FA publié dans : Communiqués
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Samedi 28 juin 2008

Dénonciation


Note d'Eolas : l'authenticité de ce procès-verbal de police est vérifiée et certaine.


Procès-verbal établi par la police française il y a une quinzaine de jours , recopié mot pour mot à l’exception des noms, prénoms, lieux et dates.


PV DE DENONCIATION

L’an deux mille huit,

le dix juin à onze heures quinze,

Nous, S...,

BRIGADIER CHEF DE POLICE

en fonction à la brigade de police administrative

Officier de police judiciaire en résidence à N...

Constatons que se présente à nous la personne ci-après dénommée qui nous déclare:

Sur son identité:

“Je me nomme B... H...”

“Je suis née le ... à  ...”

“Je suis de nationalité française”

“J’exerce la profession de ASSISTANTE SOCIALE A L’AEMO*”

“Je suis domiciliée ...”

“Mon numéro de téléphone professionnel est le ...”

Sur les faits:

Je suis venue vous dénoncer la situation administrative clandestine d’un ressortissant sénégalais qui vit à N...

Dans le cadre de mon travail j’ai rencontré par hasard, au 7 rue de ..., chez Madame B..., dont les enfants bénéficient d’une mesure éducative, un individu inconnu.

Je l’ai interrogé sur sa présence en ces lieux et la durée de son séjour chez la famille dans laquelle j’interviens, tout en l’informant qu’il ne pouvait pas rester à cette adresse, Madame B... vivant une situation financière et familiale fragile.

De peur de représailles, ma protégée ne répondra pas à vos convocations ni même à vos questions.

Quinze jours après ma découverte, il vit toujours au 7 rue de ..., appartement 11, 3ème étage.

J’ai appris au hasard des discussions qu’il n’avait pas de titre de séjour et vivait de façon clandestine en France et à la charge de Madame B...

C’est un sénégalais âgé de 22 ans environ, mesurant 1.80 m, portant des lunettes de vues rondes en métal. Cheveux crépus très courts, toujours bien habillé, parlant un français très châtié.

Il dort le matin jusqu’à 12 heures au moins, et sort peu de peur d’être contrôlé par la Police.

Il arriverait d’Italie depuis l’expiration de son titre des séjour la-bas et serait en France depuis un mois environ.

Il présente un vague lien de parenté avec Madame C**.

Quelque soit le mode de votre intervention, sachez qu’il y a dans ce logement quatre enfants jeunes.

Je n’ai rien d’autre à ajouter.

Après lecture faite par elle-même, la déclarante persiste et signe le présent procès-verbal avec nous à 11 h35.

Le déclarant     Le brigadier de Police




* : Assistance Éducative en Milieu Ouvert, mesure ordonnée par un juge des enfants, et qui implique un suivi régulier du mineur, laissé dans sa famille, par un assistant social.


** : Les vérifications ultérieures révèleront qu’il s'agit de son demi-frère.


Source : http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/24/1014-denonciation

par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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Vendredi 27 juin 2008

« Jules Le Gall, anarchiste et franc-maçon »

L'anarcho-syndicaliste Jules Le Gall est né le 13 décembre 1881 à Brest. : (DR)

Figure du mouvement ouvrier brestois, Jules Le Gall, anarcho-syndicaliste et franc-maçon, mort en déportation, devrait avoir une place à son nom.

Ce vendredi, le conseil municipal votera sur la proposition du maire de donner le nom de Jules Le Gall à une place du quartier de Kerargaouyat, sur la rive droite, près de l'École navale. Si les élus acceptent, la plaque portera la mention suivante : « Jules Le Gall, 1881-1944, anarchiste et franc-maçon, mort à Buchenwald. »

« Le sort fait à Jules Le Gall dans l'après-guerre constitue une anomalie par rapport à d'autres anarcho-syndicalistes brestois, analyse l'historien brestois Jean-Yves Guengant. Sans doute son itinéraire personnel, anarcho-syndicaliste et franc-maçon, ne correspondait-il pas aux critères de mémoire de l'après-guerre. »

À la demande de l'Association des Amis de Jules Le Gall, l'historien a rédigé un mémoire pour plaider la cause de cet homme, « d'une droiture exemplaire et qui n'a jamais renié ses valeurs », auprès de la municipalité. Il y retrace son parcours.

Jules Le Gall occupe une place conséquente dans l'histoire du mouvement anarcho-syndicaliste brestois, de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Avec son ami Victor Pengam, il fonde une section de la Jeunesse Syndicaliste de France, regroupant de jeunes ouvriers de l'Arsenal. Pengam et lui ont adhéré à la Fédération Communiste Anarchiste en 1911.

Il participe à la création de la Bourse du travail dès 1904. Lui qui fut inculpé pour incitation au meurtre et au pillage pour un discours prononcé le 1er mai 1907, se retrouva évidemment dans le combat pour mobiliser l'opinion contre l'exécution des deux syndicalistes américains, Sacco et Vanzetti, en 1927.

Il fit venir à Brest le chef du mouvement anarchiste ukrainien, Makhno, persécuté par le pouvoir soviétique. La création de la Maison du peuple, c'est encore lui.

Il n'est pas étonnant que cet homme, promoteur d'idéaux de fraternité, ait adhéré à la loge maçonnique Les Amis de Sully. Il en fut même le président de 1930 à 1938.

Anarcho-syndicaliste, franc-maçon, il fut bien évidemment la cible du régime de Vichy. La police française l'arrête en 1941. Il est interné à Compiègne, puis déporté en Allemagne, au camp de concentration de Buchenwald. Il y est mort le 14 juin 1944.

Y.G.

Source: maville.com

      Brest et sa région

Ouest-France

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Jeudi 26 juin 2008

Communiqué d'Intersquat Dijon :


Article et photos sur :
http://www.brassicanigra.org/contributions/le-toboggan-repousse-l-expulsion.html

En parallèle, voilà ce qu'en dit le Bien Public (le quotidien local) qui vaut toujours le coup d'être lu pour se marrer en jettant un coup d'oeil sur les réactions enflammées, que provoque tout article sur les squats :                                            
http://www.bienpublic.com/actu/faitsdiv/20080625.BPA3629.html                                                                


Peu après 15h, ce mardi 24 juin 2008, une soixantaine de CRS a bloqué la rue Charles Dumont, pour tenter de procéder à l'expulsion du squat "Le Toboggan".

Les policiers ont défoncé les portes du bâtiment à l'aide de béliers, grimpé quatre à quatre les escaliers jonchés d'obstacles et répandu sans vergogne du gaz lacrymogène à l'intérieur du grenier dans lequel étaient barricadés les occupant·e·s. Cependant, ils n'ont pas réussi à venir à bout des barricades du dernier étage, ni à gagner le toit de la maison, sur lequel s'étaient retranché·e·s la petite vingtaine de squatteur·euse·s.

Dépitée et jugeant manifestement l'évacuation techniquement impossible dans ces conditions, la police a sonné la fin de l'opération et a quitté les lieux, non sans casser et renverser tout ce qui se trouvait sur son passage.

En parallèle, la police s'attaquait au Mât-Noir alors qu'aucun occupant ne se trouvait sur les lieux. Les issues du bâtiment ont été murées, le toit démonté.

Le Toboggan a été rebarricadé après le passage énergique mais sans succès des CRS. Un an après la première expulsion du Toboggan, la résistance collective a permis aujourd'hui une joyeuse revanche !
Merci encore aux voisin·e·s solidaires et celleux qui se sont déplacé·e·s dans la rue.

Contre la gestion capitaliste du logement, et contre l'accumulation de biens sans usage par des propriétaires ou institutions, nous continuerons à occuper des espaces vides pour en faire des lieux de vie et d'activités autonomes, hors des logiques de profit et de consommation !

# Le Toboggan et le Mât-Noir, c'est quoi?

La première occupation du Toboggan remonte à septembre 2006, quand une dizaine de personnes avaient investi ce bâtiment abandonné depuis de nombreuses années, appartenant à la Mairie de Dijon. Celle-ci avait alors mené campagne pour tenter de criminaliser une occupation fort bien accueillie par le quartier, et d'en expulser les habitant·e·s, prétextant l'urgence d'un projet sur le bâtiment. Le premier Toboggan fut expulsé le 24 mai 2007, et de nouveau laissé à l'abandon.

Le 18 avril 2008, soit un an plus tard, le Toboggan était réoccupé, voir :
ttp://april2008.squat.net/index.php/2008/04/12/reoccupation-du-toboggan/,

dans le cadre des journées internationales de soutien aux squats et espaces autonomes. Outre la création d'un lieu de vie et d'activités (restaurant végétalien, projections vidéo, débats et réunions, concerts, etc.), l'occupation avait pour but de mettre à nu les mensonges et manipulations de la Mairie, prête à tout pour se débarrasser d'un lieu jugé "dérangeant" par sa remise en cause de la politique institutionnelle.

De son côté, le Mât-Noir avait ouvert en décembre au 19 rue de l'Île dans une maison elle aussi laissée à l'abandon par la mairie de Dijon. Depuis l'occupation, les habitant-e-s du Mât-Noir proposaient aussi diverses activités publiques : repas de quartier, ciné-club, concerts, recyclage collectif, débats...

Les quartiers du Mât-Noir et du Toboggan sont plein de maisons vides (il y a plus de 8000 logements vides dans l'agglomération dijonnaise) alors que nombre de personnes sont en galère de logement, à la rue ou recherchent des espaces pour développer des activités.

Démonstration en est faite une nouvelle fois ce jour: en parallèle des grands discours sur le droit au logement auxquels se livre la municipalité, c'est par l'expulsion et la répression que la mairie répond à l'initiative, quand certain·e·s recyclent ce qui est sciemment abandonné, mettent en pratique leurs idées, et explorent collectivement d'autres façons d'habiter, de résister.

par groupe Proudhon FA publié dans : Communiqués
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Jeudi 26 juin 2008

Le Monde Libertaire n° 1522
du 26 juin au 2 juillet 2008

« Toutes les lois sont oppressives et criminelles.
Elles ne protègent que les riches et les heureux. »
Octave Mirbeau

Sommaire
Sous la plage, les pavés, par A. Pierre, page 4
Nouvelles frontales, par H. Lenoir, page 5
Bref ! page 6
Le billet peinard, par lui-même, page 7
L'autruche met les adjas, par F. Ladrisse, page 7
Désobéissons, nous conseille Sylvia, page 8
Fliquons les flics, nous souffle N. Potkine, page 9
Transports en haute sécurité, par le Dr Martius, page 11
Footaises, par M. Paraire, page 14
Colette pour toujours, par R. Dadoun, page 15
Le congrès de marbre, page 17
Pop and drugs, par L. Algesen, page 18
Ethnologie en conscience, par G. Bounoure, page 19
Un roman vécu pour de vrai, par S. Moulis, page 20
Le mouv', page 21
La Radio sans maître, page 22
L'Agenda des anars, page 23


Edito

Faites monter le cynisme, en mettant 500000 mécontents dans la rue. Cachez soigneusement qu'ils auraient pu être le double et en grève générale, cachez les complicités au sein même de la « grogne » - comme dit la novlangue - et puis parlez d'échec. Comme ce chantre mou du libéralisme payé pour mentir sur Radio Paris, dites de la « mort des 35 heures » qu'elle est un énorme progrès. Comme son vis-à-vis de gôche, dites sans rire qu'elle est inévitable, certes, mais en regrettant une sortie de crise « par le bas, à la chinoise ». Faites passer la vérité du jour : il faut dissoudre les peuples ignares incapables d'applaudir au traité de Lisbonne. L'heure sonne pour eux de la portion congrue à se partager équitablement tandis que les happy few empochent les dividendes comaques.
Faites monter la cruauté et le racisme ; exaltez la fermeté à la française. Fièrement, revendiquez la croissance du nombre d'étrangers expulsés cette année : 80 % de plus qu'en 2007, et avec les méthodes de marchands de bestiaux que l'on sait... Faites semblant d'ignorer qu'au moins sous Pétain la presse ne s'en glorifiait pas ; ce serait de l'amalgame, dirait notre pote Maurice. En revanche, en bons Tartufe, décrétez une Journée nationale des réfugiés comme ce 20 juin, oubliez les 98 % de demandes d'asile refusées chaque année par un Ofpra à la botte. Exigez, enfin, comme ce travailliste maltais, une harmonisation et des suppléments de moyens, vedettes armées, avions de chasse, pour la traque aux clandestins en Union européenne.
Faites monter la médiocrité, buvez, hurlez, violez, lynchez! Que votre joie explose, que votre rage implose! Bavez d'incandescence à voir gagner ou perdre une clique de onze milliardaires courant après une balle. Jouissez sans entrave d'un bon moment de vulgarité et de décervelage organisés. Propaganda pour tout le monde : nationalisme larvé, guerre de clocher, bagarre entre villages au bal du samedi soir, haine de l'autre, de tous les autres, de tout ce qui n'est pas ma famille, mon clan, mon quartier, moâ. Faites la guerre aux étrangers ça vous évitera de la faire à vos bourreaux, vos exploiteurs, vos députés, vos sorciers, vos patrons, vos voyants et vos monarques.
Faites traverser la flamme olympique sans grabuge au Tibet. Faites accepter une loi OGM agréable aux multinationales par un Conseil constitutionnel lâche et sénile. Faites amende honorable, reconnaissez que toute lutte est stérile contre l'inéluctable, qu'y seulement songer est proprement réactionnaire et morbide. Faites éclater votre foi dans l'avenir radieux du marché...
Voilà ce que susurre la radio, ce qu'insinue le journal, ce que reprend en boucle la télé, quand ce ne sont pas les conversations de comptoir.
Plus que jamais : résistance. Sans oublier la révolution, sans hiérarchies, sans coteries, continuons à gérer nos affaires nous-mêmes.

 En vente dans toutes les bonnes librairies et en particulier à la librairie  
L’autodidacte 5, rue Marulaz à Besançon (ouverte le mercredi de 16h00 à 19h00 et le samedi de 15h00 à 19h00)  

 

par groupe Proudhon FA publié dans : groupe Proudhon - FA
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