Lundi 3 décembre 2007

 

Alexandre Goetschmann, militant du collectif Anarchistes contre le mur en tournée en France était à Besançon le 30 novembre pour parler de la situation au Proche-Orient. Il a présenté "In Working Progress", le film qu'il a réalisé avec Guy Davidi sur la construction de la colonie de Modi'in Illit, la plus grande de Cisjordanie, qui occupe la terre de cinq villages palestiniens, El-Midya, Nialin, Deir Qadis, Kharbata et Bil'in.  

Le groupe Proudhon de la FA tient à le remercier pour sa prestation

Pour faire face à leurs nombreux frais (coûts de représentation légale, transports?) le collectif Anarchistes contre le mur a besoin de soutien. Vous pouvez envoyer des chèques à l'ordre de Publico ? Anarchistes contre le mur à la librairie Publico, 145, rue Amelot, 75011 Paris.

 

 

Informations au 01 48 05 34 08 et auprès de relations-internationales@federation-anarchiste.org ou à la librairie l'autodidacte.org 5, rue Marulaz 25000 Besançon

 Son camarade de tournée Guy Davidi sera sur Radio Libertaire le 8 décembre, de 10h à 11h30

MP3 qualité ADSL : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.m3u
MP3 qualité modem : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib-modem.m3u
OGG qualité ADSL : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.ogg.m3u
OGG qualité modem : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib-low.ogg.m3u

 

par groupe Proudhon FA publié dans : compte-rendu
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Vendredi 30 novembre 2007

 

le 30 novembre à 20h30

à la librairie L’Autodidacte

5 rue Marulaz 

25000 BESANCON

Guy Davidi et Alexandre Goetschmann, deux militants du collectif Anarchistes contre le mur sont en tournée en France pour parler de la situation au Proche-Orient. Ils présenteront In Working Progress, le film qu’ils ont réalisé sur la construction de la colonie de Modi’in Illit, la plus grande de Cisjordanie, qui occupe la terre de cinq villages palestiniens, El-Midya, Nialin, Deir Qadis, Kharbata et Bil’in.

 

Guy Davidi, Israélien, est metteur en scène, enseignant de cinéma et opérateur sur divers documentaires (Les Souvenantes sur les mémoires israéliennes concernant la déportation du peuple palestinien en 1948, La Mère de Hamza tourné dans un camp de réfugiés…). D’origine suisse, spécialiste du Moyen Orient Ancien, doctorant en Mythologie et Philologie à l’Université de Tel-Aviv, Alexandre Goetschmann est documentariste et écrivain.  

Tous deux sont membres du collectif des Anarchistes contre le mur (Anarchists against the wall : AATW) qui a été créé en avril 2003 dans le prolongement d’un campement de résistance qui se tint aux abords du village de Masra (situé à six kilomètres de la ligne verte). Le chantier du mur confisquant et défigurant leurs terres, le comité populaire de Masra invita les Israéliennes et Israéliens à lutter contre le plan de ségrégation imposé par le gouvernement israélien.  

En décembre 2003, à Deir Ballut, village voisin de Masra, un autre camp de résistance vit le jour. Le collectif des AATW coordonna une nouvelle action sur Masra pour stopper la construction du mur. Les militants sectionnèrent le grillage du portail principal. L’armée israélienne répliqua en tirant à balles réelles sur le groupe de manifestants pacifistes. Gil Na’amati, sympathisant du collectif des AATW, fut grièvement blessé.

Couverte par les médias israéliens, cette action frappa la conscience israélienne jusqu’alors indifférente à la construction du mur. Malgré les représailles, la répression et les violences perpétrées par l’armée israélienne, la lutte contre la construction et l’existence du mur s’étend maintenant à un nombre important de villages palestiniens directement et indirectement touchés.

Le collectif Anarchistes contre le mur milite contre toutes les formes de ségrégation, d’incarcération sociales et politiques. Il encourage chaque village à s’engager dans une lutte globale. Face à une situation proche de celle connue en Afrique du Sud du temps de l’apartheid, l’action du collectif est un pont salutaire entre deux peuples divisés arbitrairement. En dénonçant le mensonge du plan sécuritaire, le collectif AATW défend un point de vue alternatif qui s’oppose à celui de l’opinion publique israélienne trop souvent calqué sur la politique gouvernementale.

Dans un texte publié par Le Monde libertaire, Guy Davidi et Alexandre Goetschmann reviennent sur les événements qui se déroulent depuis 2004, année appelée « l’Intifada du mur » puisque cette année-là un soulèvement général s’étendit d’un bout à l’autre de la Cisjordanie.

« La majeure partie des villages affectés par la trajectoire du mur, Budrus, Deir Qadis, Azawia, Kharbata, Bidu, Beit Surik, Beit Liqia etc., se révolta et se structura en comités locaux de résistance. Chaque jour se tenaient deux à trois manifestations. Pris de court, le collectif AATW ne pouvait ni suivre ni participer à chacune de ces actions. Les manifestations se déroulaient en semaine, réduisant ainsi la présence du collectif AATW sur le terrain, alors que l’armée israélienne ne sachant comment réagir face à ce soulèvement généralisé, intervenait avec violence et brutalité. Tanks, hélicoptères, troupes d’élites pénétraient dans de minuscules localités rurales comme celle de Budrus, village de 1 200 habitants. 

Ces interventions militaires tuèrent neuf palestiniens durant les manifestations et, chaque jour, cinquante à cent palestiniens furent blessés par balles en caoutchouc et hospitalisés. Cette même année, l’armée cessa de construire le mur sur toute sa longueur afin de se concentrer sur certains tronçons stratégiques et d’en assurer la finition. Le soulèvement populaire palestinien a pu ralentir la construction du mur. C’est alors qu’un nouveau village prit la relève, Bil’in.  

En février 2005, le comité populaire local de Bil’in commença sa lutte de résistance contre la construction du mur. Bil’in marqua un point de transformation dans la planification et l’organisation des manifestations contre le mur. Les rassemblements étaient organisés en fin de semaine, favorisant ainsi la présence du collectif AATW et d’autres mouvements israéliens solidaires de la cause palestinienne. Plus axées sur des actions symboliques que sur des confrontations directes, ces manifestations utilisaient les médias.  

Malgré la permanence des violences militaires, la présence des médias, internationaux et israéliens, a permis à la résistance contre le mur de se déployer sur le long terme. Chaque vendredi, depuis deux ans et demi, Bil’in tient tête à l’armée israélienne. L’exemple de Bil’in engagea de nouveaux villages, situés principalement aux abords de Jérusalem et au sud de Bethlehem (Abud, Beit Sira, Umm Salamuna, El Wallaja etc.), à prendre part à la lutte.  

A l’instar de Budrus, le cas de Bil’in a révélé le mensonge du plan de sécurité du gouvernement israélien. Le mur ne sert pas à protéger la population civile israélienne, mais sert de rempart à l’acquisition illégale de nouveaux terrains en vue d’élargir et d’agrandir les colonies dans les territoires occupés. Le tribunal international de la Haye a condamné l’entreprise du gouvernement israélien, mais ce dernier poursuit son plan d’apartheid contre la population palestinienne. Plan qui consiste à diviser la Cisjordanie en cinq enclaves principales, morcelant ainsi la Cisjordanie pour agrandir les colonies existantes. En fait, le gouvernement israélien tente d’effacer la réalité palestinienne du panorama et d’inclure la Cisjordanie à son patrimoine national. Le mur n’est qu’un des éléments d’un processus d’apartheid complexe et subtil qui fait intervenir côte à côte les systèmes judiciaire et militaire.

La construction du mur touche à son terme. À l’intérieur de la Cisjordanie, si l’on considère une même parcelle de terrain, l’entité palestinienne est totalement exclue de son propre territoire par l’imperméabilité du réseau des colonies et du réseau routier. Joindre le mouvement de soulèvement populaire palestinien devient une entreprise de plus en plus difficile, alors que nous sommes à l’orée d’une période de calme annoncée par une série de nouvelles négociations, cachant cependant une prochaine révolte.  

Le défi des Anarchistes contre le mur est de maintenir et d’élargir son réseau et sa présence sur le terrain en collaboration avec les divers comités populaires locaux. Les Anarchistes contre le mur continuent à visiter des villages susceptibles de participer à la lutte. Ils maintiennent leur présence dans les diverses manifestations et programment de nouvelles actions directes. Le mur demande une surveillance et un entretien permanents. À grande échelle et à long terme, les coûts excessifs de réparation, d’entretien et de surveillance pourraient invalider ce mur. »  

Présentation de In Working Progress (Israël-Suisse, 30 mn, 2006. Version en hébreu sous-titrée en français). À l’ouest de Ramallah, une nouvelle ville est en construction : Modi’in Illit. Les grandes entreprises en bâtiment paragouvernementales profitent de l’occasion, protégées par l’infrastructure de sécurité israélienne pour étendre de manière illégale le chantier destiné à l’arrivée de nouveaux colons. Les ouvriers palestiniens, employés dans des conditions misérables, contribuent, paradoxalement, à la destruction de leur terre et à la construction du mur qui protègera Modi’in Illit.  

Pour voir des extraits de In Working Progress, allez sur

http://www.actv.co.il/portal/eportal.asp?movind=378  

Calendrier des projections : 26 novembre (à 19h30 à l’AGECA. Paris), 27 novembre (à 20h30 au Chiendent. Orléans), 28 novembre (à 20h à l’amphi Tocqueville. Fac de Caen), 28 novembre (à 20h à la Maison des associations. Chalon-sur-Saône), 29 novembre (à 20h à la Maison de quartier Villejean. Rennes), 29 novembre (à 19h30 à la Maison des associations. Dijon), 30 novembre (à 20h à la Maison communale. Bordeaux)

le 30 novembre à 20h30 à la librairie

L’Autodidacte 5 rue Marulaz 25000 BESANCON

1er décembre (à 19h à la Freie Schule Spatz. Offenburg – Allemagne), 2 décembre (à 18h à la librairie Mille Sabord. Marseille), 4 décembre (lieu et heure à confirmer. Lyon), 5 décembre (à 20h au local autogéré. Grenoble), 6 décembre (20h à la Maison des associations. Chambéry). Infos sur le calendrier auprès de guydvd@gmail.com

Guy Davidi sera sur Radio Libertaire le 8 décembre, de 10h à 11h30. 

 Pour faire face à leurs nombreux frais (coûts de représentation légale, transports…) le collectif Anarchistes contre le mur a besoin de soutien. Vous pouvez envoyer des chèques à l’ordre de Publico – Anarchistes contre le mur à la librairie Publico, 145, rue Amelot, 75011 Paris.

Informations au 01 48 05 34 08 et auprès de relations-internationales@federation-anarchiste.org

 

 

par groupe Proudhon FA publié dans : A lautodidacte.org
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Lundi 26 novembre 2007

INFORMATION* Novembre 2007  

A LA SOUPE ! ! ! 

1OO milliards d’euros : montant des bénéfices des entreprises du CAC 40 en France en 2006

5 milliards d’euros : déficit branche vieillesse régime sécurité sociale en 2006) 

8 milliards d’euros : déficit annuel estimé pour le cas d’une base de 37,5 années de cotisation pour tous (représente 0, 35 % du PIB)

200 milliards d’euros : montant des exonérations de charges – non payées – par le MEDEF  (=patronat) depuis 1991

8,7 milliards d’euros : déficit de la sécurité sociale en 2006

14 milliards d’euros : montant des sommes de l’Etat empruntées au budget de la sécurité sociale en 2003 et non-remboursées 

19 milliards d’euros : montant des allégements de charges du MEDEF en 2004  

+ 5,5 milliards d’exonérations ciblées en 2007  

 AUTRES « DETAILS ET BROUTILLES » :  

120 millions d’euros : jackpot (paquet fiscal) des exonérations d’impôts déjà utilisées  par 2400 contribuables 

30 millions d’euros : montant des dividendes d’actions perçues par les 60 chefs d’entreprise  les mieux « classés » 

4 millions d’euros : revenu moyen annuel d’un chef d’entreprise du CAC 40 

600 millions d’euros : montant non – déclaré (caisse noire) de la fédération de la métallurgie  du MEDEF (UIMM) 

59 % : meilleure hausse des salaires des PDG 

206 % : hausse du salaire du Président de la République en 2007 

5400 euros mensuels : chômage des députés pendant 5 ans 

22 années ½ : nombre d’années de cotisation des députés pour avoir droit à une retraite  à taux plein (voté à l’assemblée à l’automne 2007…) 

 

EH, LE DEFICIT :

« RENTRE CHEZ TOI, TU FAIS PAS LE POIDS ! » 

 

*Sources : La cour des comptes, La lettre bleue de Bercy, quotidien Les échos
par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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Jeudi 22 novembre 2007

C

Laurence Parisot propose de supprimer la durée légale du travail
mer 21 nov, 13h29       

PARIS (Reuters) - Alors que Nicolas Sarkozy a promis des initiatives rapides sur la question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi, la présidente du Medef a reconnu qu'il existait un vrai problème de pouvoir d'achat en France et a réitéré sa proposition de supprimer la durée légale du travail afin d'y remédier.

"C'est vrai qu'il y a un problème de pouvoir d'achat" a déclaré Laurence Parisot lors d'une intervention devant l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).

"Ce n'est pas simplement de l'ordre du subjectif qui ne reposerait sur rien. C'est plus difficile qu'il y a quelques années pour beaucoup de Français d'avoir accès à un mode de consommation contemporain", a-t-elle dit.

"Malheureusement, le pouvoir d'achat c'est une résultante d'une situation économique. C'est la conséquence positive d'une croissance minimum (...). Si aujourd'hui il n'y a pas de pouvoir d'achat plus conséquent, c'est parce qu'il n'y a pas de croissance", a poursuivi Laurence Parisot.

"Donc la vraie question, c'est pas comment on contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, c'est comment on contribue à ce qu'il y ait plus de croissance", a estimé la présidente du Medef.

"La croissance c'est une certaine quantité de travail, c'est une certaine productivité", a estimé Laurence Parisot précisant que pour augmenter la quantité de travail et la productivité "il faut stimuler la production et favoriser le développement des entreprises".

Pour Laurence Parisot "les deux axes principaux" à travailler" sont de baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises et de remettre sur la table la question de durée légale du travail pour aller vers une durée du travail négociée branche par branche.

"Les heures supplémentaires, le dispositif (d'exonération de charges sociales) mis en place par la loi TEPA va dans le bon sens mais a-t-il assez de force, assez d'intensité pour qu'il y ait des effets significatifs et rapides. Je ne suis pas certaine", a déclaré Laurence Parisot.

"Si j'additionne les assouplissements antérieurs plus cet assouplissement, on arrive à de tels usines à gaz que c'est rébarbatif", a-t-elle dit.

"C'est là que je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail".

"Ma préconisation c'est de rendre les choses plus simples et plus lisibles en balayant tous ces mécanismes très complexes et en revenant à quelque chose de beaucoup plus simple qui est la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires branche par branche", a dit Laurence Parisot.

La suppression de la durée légale du travail figurait dans le livre blanc intitulé "Besoin d'Air" que la présidente du Medef avait publié en janvier au début de la campagne pour l'élection présidentielle et dans lequel le Medef détaillait ses propositions de réformes pour les dix prochaines années.

par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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Dimanche 18 novembre 2007

Contre le gouvernement, le patronat,

pour l’émancipation…

Enfin, ça recommence ! La stratégie de démagogie hyperactive de ce gouvernement n’aura pas fait long feu, et sa politique réactionnaire mène à la plus saine des réponses, la grève. Tous ensembles à présent, public, privé, étudiants, précaires, dans la rue jusqu’à la victoire ! Fillon et Sarkozy vont-ils être les Juppé des années 2000 ?                       

VIVE LA GREVE !

Il est écrit quelque part que l’histoire ne se répète jamais, mais balbutie souvent. Il y a dans ce début novembre 2007 un petit je-ne-sais-quoi de 1995, ce qui, bien entendu, ne peut que réjouir les opprimés, et attrister le patronat. C’est en effet la lutte contre l’oppression qui prend à nouveau forme, comme éternel balbutiement du capitalisme. 

 

La grève dans son contenu présente un caractère indubitablement insurrectionnel. Elle cherche, à tâtons, à s’affranchir d’une hiérarchie de gestion de l’oppression pour, rebelle, obtenir son dû, brisant ainsi les cadres mêmes qui lui ont permis de naître.

Ceci se réalise bien sûr à des degrés divers. Cependant, la grève qui s’enclenche aujourd’hui contient des éléments de ruptures particulièrement vivaces. Comme en 95, la base déborde ses organisations syndicales, dont les dirigeants sont de plus en plus conspués par les travailleurs eux-mêmes, comme lâches, traîtres, vendus…  

La partition était pourtant bien écrite : une ou deux manifestations exutoires, puis on rentre et on laisse des directions déjà depuis longtemps acquises au pouvoir négocier un recul moins brutal. Mais, mais, mais, la lutte de classe est capricieuse, et le caractère irréductible de l’opposition entre travailleurs d’un côté, état et patronat de l’autre, se manifeste : rien n’est à négocier, tout est à abroger !

Et face à l’effritement du mécanisme de cogestion, tout le monde s’y met. Le gouvernement et le MEDEF, on s’y attendait, appelle à la reprise du travail. Envoie ses flics, dont la brutalité n’est plus à démontrer, dans les universités. La presse, vendue, couchée, servile laquais du pouvoir, stigmatise les grévistes, ne perdant pas une occasion pour montrer leur « irresponsabilité ».

Les directions syndicales, quant à elles, oscillent, entre le marteau et l’enclume, par peur de perdre leurs amis au gouvernement et de l’autre côté leur fauteuil syndical…

Et bien entendu, dans le paysage, les réactionnaires pour la défense des usagers. Comme si les usagers n’étaient pas aussi des travailleurs, n’avaient eux aussi pas droit à une retraite décente, à pouvoir vivre. Tous les travailleurs sont solidaires, ont des intérêts communs, et surtout un ennemi commun, le patronat. La grève des transports met surtout en évidence la bêtise de ce système, où on doit passer autant d’heure à aller bosser que d’heures au travail. Que ceux qui ne peuvent aller travailler, restent chez eux, et redeviennent, ni des travailleurs, ni des usagers, mais des êtres humains !

Et à ceux obligés par leur patrons à aller bosser dans ces conditions, nous disons : en grève ! Nos intérêts sont solidaires, chaque travailleur qui se défend se bat pour les autres. Nous, anarchistes, appelons à la grève générale, pour défaire ce gouvernement mais aussi pour élaborer, ensembles, une société meilleure.

Nous voulons construire une université qui soit un lieu de savoir, libre et ouverte à toutes et tous, et non une usine à former de la chair préformatée pour un marché de travail plus bête que jamais et pour un patronat cherchant le profit immédiat. En cela nous soutenons les étudiants en grève, et avec eux nous disons : à bas la réforme Pécresse !

Nous refusons que notre vie se résume au travail pour un patron, exploités, opprimés, licenciés. Travaillons moins pour vivre mieux, voilà notre mot d’ordre ! En cela, nous soutenons aujourd’hui les cheminots grévistes qui défendent leur retraite, mais aussi tous les travailleurs et chômeurs qui défendent leur droit à ne pas passer toute leur existence à travailleur.

Nous refusons la domination de l’état et de sa police, utilisée pour briser, dès que possible, les mouvements d’émancipation. En cela nous dénonçons comme les étudiants les exactions des CRS à Nanterre cette semaine.

Enfin, nous luttons pour l’abolition du salariat, pour la fin de ce système d’oppression, où l’être humain est transformé en machine à engraisser le patronat !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En cela, nous soutenons, partout et toujours, la grève, et construisons sa forme politique, la grève générale.

La grève est le premier acte d’émancipation des travailleurs contre le patronat. La grève est le moment qui permet, en s’extirpant du salariat, de redevenir un être humain, et d’élaborer, collectivement, une société meilleure. La grève dévoile l’usurpation de ce système, et montre qui sont les parasites, et qui sont les producteurs. La grève est l’arme des exploités contre les privilégiés. La grève est la première remise en cause de la propriété privée des moyens de production, le premier pas vers la prise de contrôle de la production et de son autogestion. 

 

Dès demain, tous en grève ! 

 

par groupe Proudhon FA publié dans : luttes sociales
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Dimanche 18 novembre 2007

   IL FAUT SAVOIR COMMENCER UNE GREVE.



Conscients que nous sommes à un tournant de l'histoire sociale de ce pays, le groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste appelle à rejoindre les grèves et la manifestation sociales de mardi 20 novembre, à Besançon (14h00 Place Battant). Pas seulement pour défendre le pouvoir d'achat, mais parce que l'ensemble des salariés, des chômeurs, des étudiants, des retraités et des sans-papiers subit des attaques qui procèdent d'une même logique - celle du capitalisme - les anarchistes travaillent à la convergence des luttes, y compris s'il faut bousculer un syndicalisme devenu d'accompagnement. En effet, c'est toute la protection sociale conquise au XXème siècle qui est menacée. A travers ce communiqué, nous tenons à saluer la détermination des cheminots et des étudiants qui sont les locomotives du mouvement. Si les régimes de retraite solidaires par répartition sont mis à mal, c'est volontairement par les exonérations de cotisations patronales dans le but que les salariés se tournent vers les assurances privées. De même qui peut croire que la fusion Assedic-Anpe puisse par elle-même réduire le chômage autrement que par des sanctions et radiations ?

 La grève, l'occupation des rues et pourquoi pas des lieux de travail sont les seules véritables armes des travailleurs, en activité ou non. Et elles ne s'usent que si on ne s'en sert pas.

           Il faut savoir commencer une grève.

par groupe Proudhon FA publié dans : Appels
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