Lundi 18 février 2008
Condamnation de Romain pour outrage.
La justice complice du pouvoir !

 

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Le jeudi 14 février, notre camarade Romain Dunand, animateur dans le Jura, a été condamné à une amende de 800 euros.

La justice est allée plus loin que les exigences du procureur qui accusait Romain d’outrage et qui demandait 750 euros.

Romain, au nom du RESF et de la CNT interco du Jura, avait écrit un courriel dans lequel il comparait la politique migratoire de M. Sarkozy à la politique de discrimination raciale opérée par le gouvernement de Vichy.

Il s’agissait de soutenir un syndicaliste poursuivi pour s’être mobilisé en soutien aux sans-papiers et qui a été relaxé.

Comment est-il possible de condamner une telle pensée à l’heure où la traque s’intensifie, où les objectifs chiffrés sont martelés, où les foyers de travailleurs sont saccagés par les forces de police, où les sans-papiers sont enfermés dans des camps de rétention, où les réseaux mafieux s’abattent avec encore plus de violence sur des populations condamnées à l’illégalité, où les expulsions ont pour conséquences la misère, voire même la mort à l’arrivée ... ?

La justice estime que ses décisions n’ont pas à être commentées dans une démocratie. Mais qu’en est-il lorsqu’elle se rend complice d’un pouvoir qui cherche à baillonner toute critique ?

La criminalisation des luttes sociales ne suffisait plus, il faut maintenant interdire la critique, si elle ne prend pas les formes voulue par Sarkozy.

Cette condamnation prouve par l’absurde combien est fondée notre résolution à défendre les dernières libertés qui nous restent -à commencer par la liberté d’exprimer notre solidarité active avec les victimes de la politique de l’Etat.

La CNT-FTE dénonce la condamnation de notre camarade.

Elle réaffirme, à cette occasion, l’exigence d’une régularisation de tous les sans-papiers.

CNT-FTE

 

Publié le 15 février 2008, par Secrétariat fédéral.
par groupe Proudhon FA publié dans : Communiqués
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Jeudi 14 février 2008
Condamné pour avoir outragé Sarkozy

Un militant anarchiste français a été condamné aujourd'hui à 800 euros
d'amende pour avoir outragé en 2006 Nicolas Sarkozy en comparant sa
politique en tant que ministre de l'Intérieur à celle de l'Etat français
sous Vichy pendant la seconde guerre mondiale.
Romain , 35 ans, militant du Réseau Education Sans Frontières (RESF)
et de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait
adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l'Intérieur dans
lequel il demandait la libération d'un autre militant de RESF, placé en
garde à vue pour s'être opposé à l'expulsion d'un parent d'élève sans
papiers.

RESF est à la pointe de la lutte contre l'expulsion d'étrangers sans
papiers ayant des enfants scolarisés en France.

Dans le courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Romain écrivait:
"voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (...)". Il
critiquait aussi une "politique qu'il faut bien qualifier de raciste"
avant d'adresser ses "salutations antifascistes" au ministre.

Source : AFP
par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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Mardi 12 février 2008
Lors d'une émission de Ruquier samedi 9 février, Cali expliquait sa légitimité 
familiale à parler de résistance car son grand-père italien avait rejoint les brigades 
internationales pour défendre les idées de Sacco et Vanzetti. En retour,  Eric Zemmour critique la
référence à Sacco et Vanzetti, en disant que l'on sait aujourd'hui que
Sacco et Vanzetti étaient des agents des services secrets russes et que
 


Une réaction sur indymedia paris
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=95100

Sacco et Vanzetti : le mensonge éhonté de Zemmour

Voici ce qu'a déclaré sur France 2 samedi soir le "journaliste" Eric
Zemmour : "Sacco et Vanzetti vous savez on sait maintenant que c'était des
types des services secrets russes c'est la vraie histoire, c'est les
archives du KGB qui sont maintenant ouvertes."

http://www.dailymotion.com/search/zemmour/video/x4cg1e_zemmour-et-cali-la-resistence_politics



"Les cons, ça ose tout" etc. Zemmour l'a osé ! Il fallait le faire.
Asséner une telle connerie sur une chaine financée par notre redevance,
devant des millions de télespectateurs, cela sans être contredit, voilà un
exploit du sarkozisme médiatique décomplexé qui restera dans les annales.
Même les néocons à la Stephen Koch qui poursuivent de leur haine féroce
tout ce qui se trouve à gauche de John Mccain n'ont jamais poussé le
bouchon jusque là. Ils affirment depuis 80 ans que les deux anarchistes
italiens sont coupables (des meurtres qu'on leur a imputé) et qu'on a eu
raison de leur passer la corde au cou. Ils affirment que ceux qui disent
le contraire sont forcément manipulés par Moscou et sont des agents de la
propagande communiste internationale. Quant à Sacco et Vanzetti eux-mêmes,
personne jusqu'à Zemmour ne les avait annexé au Komintern ...

Visiblement, le petit roquet décomplexé a confondu les deux Italiens avec
les époux Rosenberg ! Il fait ainsi montre non seulement de son abjection
mais aussi de son immense ignorance. La bêtise est un sport national en
Sarkozie, la calomnie et le mensonge ne le sont pas moins, et dans toutes
ce disciplines Eric Zemmour est un champion.



par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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Dimanche 13 janvier 2008
Qui a prononcé cette superbe phrase, que vous apprécierez à sa juste valeur :
 
 « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. ».
 
MacMahon?
Tiers?
Pétain?
ou... Sarkozy?
 

Il aura fallu attendre le 10 janvier pour la première réaction officielle : 
PARIS, 10 jan 2008 (AFP) - Un syndicat d'enseignants dénonce un passage du discours de Sarkozy à Rome
Le syndicat des enseignants du SNUipp-FSU (majoritaire) a dénoncé jeudi un passage du discours de Nicolas Sarkozy, le 20 décembre 2007 à Rome, dans lequel le président français a remis en cause, selon lui, le principe français de la laïcité.
Dans son discours en faveur d'une "laïcité positive" à Saint-Jean-de-Latran, une basilique de Rome dépendant du Saint-Siège, M. Sarkozy, cité par le SNUipp-FSU, a déclaré que "dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur même s'il est important qu'il s'en rapproche parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance".
Pour le syndicat enseignant, "cette affirmation surprenante et choquante est source de confusion et risque de remettre en cause, s'il elle était confirmée, la conception de la laïcité telle qu'elle s'est construite en France depuis l'adoption de la loi de 1905".
Dimanche 23 décembre 2007, l'émission ni maître ni dieu (sur Radio Libertaire) avait " décortiquée " ce discours avec des parallèles édifiants.

Une devinette en valant une autre, de qui ce discours pour encadrer " la vile multitude " de 1850, notre actuelle " racaille " ?

N'est-ce pas les ouvriers les plus instruits et qui gagnent le plus qui sont tout à la fois les plus déréglés et les plus dangereux pour le paix publique.?.. Assurément je ne veux pas pour cela faire de l'obscurantisme: il ne faut pas sans doute couper l'arbre de la science du bien et du mal. Mais je dis qu'il faut bien regarder avant d'étendre démesurément, partout, l'instruction primaire, et surtout avant de lui donner une extension plus grande qui n'est pas sans grave dangers... Lire, écrire, compter, voilà ce qu'il faut apprendre; quand au reste il est superflu. Je demande formellement autre chose que ces instituteurs laïques dont un grand nombre sont détestables; je veux des frères, bien qu'autrefois j'ai pu être en défiance contre eux ; je veux encore là rendre toute puissante l'influence du clergé, je demande que l'action du curé soit forte, beaucoup plus forte qu'elle ne l'est parce que je compte beaucoup sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme jouis... Je dis et je soutiens que l'enseignement primaire ne doit pas être forcément et nécessairement à la portée de tous. J'irai même jusqu'à dire que l'instruction est, suivant moi, un commencement d'aisance et que l'aisance n'est pas réservée à tous ".

Adolphe Thiers le 15 mars 1850 devant la Commission sur l'Instruction primaire pour soutenir la loi du comte de Falloux

par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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Lundi 10 décembre 2007
Pour l’abolition de la carte d’identité


Depuis quatre ans se manifeste une opposition fragmentée et parcellaire aux pièces d’identité biométriques et électroniques, au fichage ADN, à la biométrie, aux RFID, à la vidéosurveillance, et récemment aux tests
génétiques prévus par la loi sur l’immigration, ainsi qu’à l’interconnexion des données administratives (éducation nationale, police, Sécurité sociale, dossier médical, mairies, impôts, services sociaux,
transports publics, etc.)


Rien ne sert de combattre ces nouveaux modes de contrôle - informatiques,
biométriques, génétiques - si l’on n’en finit pas avec les registres et
pièces d’identité imposés voici 500 ans par l’Etat, et qui en constituent
le modèle et la matrice. La CNIL n’étant qu’une agence de police déguisée.


- 1 -
L’idée d’un titre d’identité unique court depuis la fin du XIXe siècle, mais la première carte d’identité française date de 1921 dans le département de la Seine. Après une initiative du ministre de l’Intérieur socialiste Marx Dormoy en 1935, les autorités l’imposent nationalement pendant l’Occupation. En 1955, la carte d’identité est rétablie, facultative, pour contrôler les "Français musulmans d’Algérie". Moins de 50 ans après son institution, elle est dans les faits quasi obligatoire.
Au Royaume-Uni, la carte d’identité arrivera en 2010, à ce jour elle n’existe pas.


Le projet de carte d’identité électronique, biométrique, lisible sans contact, sans doute obligatoire, est ressorti des cartons en 2005. 2008 sera l’année de sa réalisation. En 1980, la revue Terminal 19/84 s’est battue contre le perfectionnement de la carte d’identité car "la démocratie exige ce minimum irréductible qu’on puisse faire de faux
papiers." Encore dans les mémoires, la guerre rappelait l’utilisation qu’un gouvernement peut faire des outils de police - face aux Juifs et aux opposants. L’argument reste lumineux après 25 ans de propagande sécuritaire : mise en danger par l’existence même d’une police, touteopposition au pouvoir est impossible si cette police est infaillible.


Il ne suffit pas de contester l’informatisation de la carte d’identité. C’est son principe qu’il faut refuser. La carte d’identité est la négation pratique de la présomption d’innocence. Chacun est suspect. Il suffit de refuser un contrôle d’identitéou le fichage génétique pour devenir coupable. La carte d’identité généralise la présomption de culpabilité.
 
Les mafias fabriqueront toujours de faux papiers. Comme il y aura toujours des ogres et des tueurs, boucs émissaires offerts au sadisme des honnêtes gens. Multiplier policiers, caméras et fichages ne supprimera jamais ces
réprouvés, mais réduit l’ensemble de la société à la liberté surveillée. Mettre ceux qui "n’ont rien à se reprocher" dans une prison à ciel ouvert pour les protéger des criminels est absurde. Mieux vaut des assassins en liberté qu’une population entière sous surveillance.
 
S’opposer à la biométrie et aux tests ADN, c’est exiger la présomption
d’innocence, donc l’abolition de la carte d’identité.


- 2 -
Pour attribuer une carte d’identité, on consulte les registres d’état civil. Ces fichiers et pièces d’identité reposent sur le même principe policier de suspicion. Ils matérialisent notre assujettissement à l’Etat.


En 1539, François 1er impose la tenue des registres de baptêmes et décès  pour renforcer l’emprise royale sur ses sujets (ordonnance de Villers-Côtterets). Depuis, notre sujétion n’a fait que s’accroître avecl’Etat. Consignés dans ses registres d’inventaire, nous ne sommes que ses possessions. Les objets ont des étiquettes ; les citoyens ont leur carte
d’identité, à l’étranger leur passeport. Délicatesse : on nous a adjoint un numéro personnel, pour nous mobiliser en temps de guerre et nous soigner en temps de paix. Nous l’aurait-on tatoué que ç’aurait été plus clair.


Il n’y a pas de bon fichier. L’objet de tous les fichiers est de surveiller la population, tenue pour suspecte. À quoi bon soumettre les soins médicaux, considérés comme un droit inconditionnel, à l’inscription dans un fichier central et à la détention d’une carte informatisée ? Le numéro de Sécurité sociale ne sert que pour les 30 % non pris en charge
(le tiers payant), couverts par les mutuelles. Établissons la gratuité des soins, et le numéro de Sécu devient inutile. Ou peut-être serait-il plus simple de supprimer les nuisances qui créent nos conditions de vie
pathogènes : alimentation dégradée, amiante, pesticides, etc.


Tous les fichiers sont policiers. En 1974, le projet SAFARI d’interconnexion des fichiers par le numéro de Sécurité sociale scandalise. SAFARI ne concerne pourtant que l’administration (INSEE, impôts, banques, assurances, etc). Etat-Providence ou Etat policier, la volonté d’identifier les individus, la constitution de n’importe quel
fichier – même sous de nobles prétextes – révèle l’administration comme police, science de la gestion (du latin politia, "art de gouverner la cité").


Refuser l’interconnexion des fichiers, c’est refuser l’identification
policière, donc exiger l’abolition de tout fichier.


- 3 -
Toute la mission de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté), créée en 1978, en réaction à la contestation du projet SAFARI, consiste à légaliser l’existence et l’usage du NIR (Numéro INSEE d’inscription au répertoire) à l’âge informatique, et à promettre aux jobards que tout abus supplémentaire restera illicite, tant qu’il ne sera
pas régularisé. Quel soulagement de songer que le croisement des 400 fichiers où figure un Français moyen ne dépend que d’un vote parlementaire. Ou que les fichiers de police prospèrent dans l’illégalité,
jusqu’à ce qu’un décret en réglemente l’usage, ce qui pour le NIR advint 41 ans après sa création, le 22 janvier 1982.


Ainsi la CNIL approuve-t-elle, le 25 novembre 1997, un premier recoupement de fichiers, via la mise en réseau d’ordinateurs par le logiciel ANIS. Elle rend le 24 novembre 1998 un avis favorable à l’instauration du
Système de traitement des infractions constatées (STIC). Elle laisse, depuis 1999, les services des impôts consulter le Numéro d’inscription au répertoire, pour traquer les fraudeurs dans les bases de données. Elle ne
rend plus d’avis depuis juillet 2004, à l’initiative d’Alex Türk, son président divers droite, sur la création de fichiers d’Etat (sûreté de l’Etat, Défense, sécurité publique). Elle continue cependant de faire "des
propositions d’améliorations" des fichiers de police et de gendarmerie, légalisant ceux qui étaient illégaux. Elle applique la "proportionnalité des moyens", expliquant aux policiers quels outils utiliser au mieux, dans
les limites admises par l’opinion.


En 2005, la CNIL déclare que "les Français devront accepter un affaiblissement des libertés individuelles afin de renforcer la sécurité collective" et approuve de nouvelles mesures sécuritaires au nom de la
lutte anti-terroriste.


En 2006, Le Monde (15/11/2006), nous apprend que le Numéro d’inscription au répertoire pourrait devenir la clé d’accès au futur Dossier médical personnalisé (DMP), avec la bienveillance d’Alex Türk. Au Portugal, la
constitution interdit le principe d’un numéro d’identification unique.


En 2007, ce sont deux députés membres de la CNIL qui proposent au Parlement l’autorisation des "statistiques ethniques".


C’est à la CNIL qu’il faut s’adresser pour savoir si l’on figure dans tel fichier, et rectifier, le cas échéant, les informations qui s’y trouvent. Largesse policière qui permet aux espionnés de concourir à leur espionnage. Encore ce droit est-il facultatif. Si le service concerné estime que l’accès à votre dossier peut nuire à la sûreté de l’Etat, à la
Défense ou à la sécurité publique, il vous est refusé.


Encadrant le FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), comme des milliers d’autres fichiers, la CNIL veille, comme les médecins dans les unités de torture modernes, à ce qu’on ne vous lèse
pas au-delà du règlement. Cependant, elle constitue sous son contrôle exclusif un fichier des fichiers, auquel elle a seule accès, et qu’elle pourra, le temps venu, unifier en un seul fichier : le fichier total.


L’impayable, c’est de voir les tenanciers de la conscience civique
(journalistes, avocats, universitaires), faire mine de prendre au sérieux
la fonction protectrice de la CNIL, déplorer la faiblesse de son budget,
de ses effectifs, de ses pouvoirs. Comme si cet organe administratif, avec
ses 17 membres choisis par les grands élus et les grands commis de l’Etat,
placé sous l’autorité du gouvernement, n’était pas celui-là même qui
préfigurait le mieux la société de surveillance.


Les uns entretiennent l’illusion d’une CNIL médiatrice parce qu’ils
croient que cela vaut mieux que rien, les autres pour ne pas désespérer
les citoyens, les derniers pour amadouer le monstre ; et tous pour sauver
la face. Mais la CNIL est plus l’agence de développement du contrôle
policier que l’agence de contrôle du développement policier. Et toute
contestation de la surveillance requiert d’abord son abolition, afin que
celle-ci paraisse dans toute sa crudité.


Les partisans d’un contrôle citoyen, qui refusent "le fichage pour tous"
sans réclamer l’abolition de tout fichage, participent à la mystification
de la CNIL. Le contrôle n’est pas un ensemble de dispositifs neutres qu’on
pourrait maîtriser ou dont on pourrait individuellement s’extraire. C’est
un rapport social médiatisé par des dispositifs. Il faut abolir les
rapports sociaux dont la carte d’identité est le produit.


Carte d’identité, numéro de Sécurité sociale, état civil : la "gestion"
technicienne et policière des individus comme objets de l’Etat supprime
les rapports humains, donc la politique. La CNIL applique la même logique
gestionnaire, dépolitisant et neutralisant les oppositions au contrôle. Il
faut bâtir un mouvement politique anti-gestionnaire.


Abolition de la carte d’identité, de tous les fichiers et de la CNIL.


Mouvement pour l’abolition de la carte d’identité (MACI)


Novembre 2007

 


 




par groupe Proudhon FA publié dans : Appels
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Mardi 4 décembre 2007

Ephéméride Anarchiste 

 5 décembre  

 Le 5 décembre 1896, naissance d'Henry POULAILLE, à Paris. Fils d'un charpentier anarchiste, il se retrouve orphelin à 14 ans. Autodidacte, passionné par les livres, il fréquente les milieux libertaires. Il est embauché en 1923 aux éditions Grasset, dont il deviendra le directeur. Il se consacre à la littérature prolétarienne, faisant découvrir de nombreux auteurs issus du monde du travail, et publie "Le nouvel âge littéraire" et anime de nombreuses revues sur le sujet dont "Prolétariat".
Il s'attire l'hostilité du Parti Communiste pour son refus de tout embrigadement. En 1935, il crée "Le Musée du soir", cercle prolétarien, à la fois bibliothèque et lieu de débat. En 1939, il est un moment incarcéré pour avoir signé le tract de Louis Lecoin "Paix immédiate". A la libération, il publie la revue prolétarienne "Maintenant".
Il est également l'auteur de nombreux romans, souvent autobiographiques. "Le pain quotidien" (1931); "Les damnés de la terre" (1935); "Pain de soldat"(1937); "Seul dans la vie à 14 ans" (1980), etc. Henry Poulaille est mort le 30 mars 1980.

 "Il s'était mis à l'écart dans ses livres, alors qu'il inclinait naturellement vers la rébellion. Or, la vie était la revendication de vivre... Qu'était sa position à lui? Les cris des femmes dans les marchés, que faisait garder par les flics le préfet Lepine, le ramenaient à une conception plus juste de la situation. Ses lectures l'avaient prédisposé à la révolte. C'est chez les révoltés qu'il chercherait les contacts avec la vie."

 (in "Seul dans la vie à 14 ans".)

Source;l’Ephéméride Anarchiste http://ytak.club.fr/index.html

par groupe Proudhon FA publié dans : Info (s)
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