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Résistance limousine

1 Juin 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #notre histoire

Résistance limousine :

Par solidarité avec le mouvement social contre la Loi travail, Camille Senon, 93 ans, rescapée du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) en 1944, a opposé une fin de non recevoir à la proposition du Premier ministre de l'élever au rang de commandeur de l'Ordre national du mérite.

Elle explique ainsi son attitude :

« Le massacre d'Oradour-sur-Glane, je vis avec depuis 72 ans. Tout ce que j'ai fait depuis, c'est pour le devoir de mémoire, ce n'est pas pour des décorations. Pas question d'accepter une décoration venant d'un gouvernement qui ne respecte pas les salariés. »

Dans une lettre à Valls :

« Dans le contexte actuel il m'est impossible d'accepter de votre part cette distinction alors que je suis totalement solidaire des luttes menées depuis deux mois par les salariés, les jeunes, une majorité de députés et de Français contre la Loi travail que vous venez d'imposer par le 49-3. Accepter cette distinction aujourd'hui serait renier toute ma vie militante pour plus de justice et de solidarité, de liberté, de fraternité et de paix. Quand j'ai reçu cette proposition le 17 mai, il m'a paru évident que dans ce contexte où des gens luttent pour faire respecter leurs droits et où mes camarades syndicalistes d'Air France sont traduits devant les tribunaux il était tout simplement inacceptable pour moi de recevoir cette distinction »


Camillle Senon est une ancienne miltante CGT dans les PTT. Elle avait assisté l'année dernière à la célébration des 120 ans de la création de la CGT, à Limoges.

Face à la résignation et la soumission de certains, pour elle une vie rebelle est tellement plus belle… et longue.

P.S. : En 1949, Marcel Aymé avait refusé la légion d'honneur et une invitation à l'Élysée en ces termes :

"Pour ne plus me trouver dans le cas d'avoir à refuser d'aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu'ils voulussent, leur légion d'honneur, se la carrer dans le train comme aussi leurs plaisirs élyséens."

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