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Police partout, justice nulle part

5 Mai 2016 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Le 31 mars 2016, des élèves et enseignants du Lycée Autogéré de Paris ont participé à la manifestation pour le retrait du projet de loi travail.

Parmi eux, Jimmy et d'autres amis ont défilé ensemble. La pluie incessante n'a pas atteint leur humeur festive et déterminée.

Jimmy a été arrêté sur le boulevard Diderot et accusé de jet de projectiles. A ce moment, le cortège a été recouvert d'un nuage épais de gaz lacrymogène et les mouvements de foules ont participé à la confusion et à l'isolement de Jimmy. Il a passé une garde à vue, prolongée sur un détournement des motifs de la mise en examen. Deux jours sans autres vêtements que ceux trempés par la pluie et avec au bout la perspective d'une comparution immédiate, qu’il a refusé.

Son procès a eu lieu le 2 mai. Entre temps, de très nombreux élèves et enseignants ont attesté du calme, du caractère jovial et du sérieux de Jimmy. Ses amis qui ont défilé avec lui ont aussi témoigné de son attitude festive pendant la manifestation.

Les procès verbaux des policiers l'accusant comportent de nombreuses contradictions. Un le voit à l'avant du cortège, un autre sur le côté entre deux voitures, un dit que Jimmy s'est rebellé lors de son arrestation un autre dit le contraire, un policier l'accuse d'avoir jeté des pierres grosses comme des balles de tennis, d'autres parlent de bouteille ou de bâton...

Un policier s'est porté partie civile alors qu'il dit avoir perdu Jimmy de vue, qu'il explique n'avoir reçu aucun projectile mais demande 500 euros de dommage pour le préjudice moral au titre des projectiles qu'il aurait potentiellement pu recevoir...

Jimmy a été relaxé. Mais le parquet a décidé d'interjeter appel de cette décision. C'est incroyable et en contradiction avec tous les éléments qui attestent que Jimmy avait été accusé à tort.

Nous demandons au parquet de se désister de cet appel

Cet acharnement révèle une volonté politique de punir les opposants au projet de loi travail.

Pour Jimmy comme pour les autres manifestants la relaxe s'impose.

La répression qui s'abat en ce moment sur la jeunesse, n'entachera en rien notre détermination à combattre le projet de loi travail : elle ne fera que renforcer notre détermination et notre solidarité !

Les élèves et enseignants du LAP réunis en assemblée générale le 4 mai 2016

Police partout, justice nulle part

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