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Si vous passez à Nimes

9 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Info (s)

Horizons, la féria du livre de la critique sociale et des émancipations Nimes,

29 et 30 novembre 2014 Salle du lycée Dhuoda, rue Dhuoda à Nimes

Entrée libre Retrouvez nous sur Facebook et sur http://horizonscritiques.blogspot.fr/ Trente éditeurs présents :

Agone, ed. De l'Atelier, Textuel, Temps des cerises, Cetim, L'insomniaque, Champs social, No pasaran, le Chien rouge, Al Dante, l'Or des fous, Coquelicot, le Sextant, Inclinaison, Fondeurs de briques, Le flibustier, Venus d'ailleurs, CNT-RP, Le monde libertaire, Delga, Arachnoïde, Acratie, Grandir, Papiers coupés, Editonly, Chroniques sociales, Libertalia, Rue des cascades, Utopia…

Programme

SAMEDI 29 NOVEMBRE

11h30 S'émanciper, une urgence et une exigence

Avec François Galichet, auteur de L'émancipation, se libérer des dominations, Ed. Chroniques sociales. Philosophe, F. Galichet propose une pédagogie de la responsabilité, condition indispensable de l'émancipation. Au sens propre, l'émancipation

désigne l'acte juridique par lequel un maître affranchissait un esclave lui appartenant. Mais très vite le terme a pris une signification métaphorique. Tous les hommes, d'une manière ou d'une autre, sont esclaves - de leurs passions, de leurs habitudes, de leurs peurs, mais aussi d'autres hommes qui les dominent par le savoir, la force ou la ruse. Tous ont un maître, et même plusieurs. Tous sont invités à s'émanciper. S'émanciper, c'est devenir responsable de soi, de ses choix, de ses ambitions, de ses réussites comme de ses échecs. Comment concevoir et mettre en œuvre cette « pédagogie de la responsabilité » ? C'est à cette question que le présent ouvrage répond. Émanciper redevient aujourd'hui plus que jamais une urgence et une exigence ; mais cette urgence n'est pas telle qu'elle dispense de réfléchir aux conditions et aux finalités de l'émancipation.

14h

La dette ou comment s'en débarrasser Par Nicolas Sersiron, auteur de Dette et extractivisme, Ed. Utopia N. Sersiron est président du CADTM France. L’audit et l’annulation des dettes illégitimes, la réduction des inégalités, la fin du pillage des ressources, sont quelques-uns des combats citoyens qu'il propose.

L’extractivisme, ce pillage des ressources naturelles de la planète par la force, a donné à l’Europe puis aux États-Unis les moyens de dominer le monde. Depuis la disparition des colonies, la dette illégitime, nouvelle violence imposée aux pays dits « en développement », a permis d’assurer la continuité du pillage. Cette dette a amplifié le système extractiviste, initialement appliqué aux produits fossiles et agricoles, en l’étendant aux ressources financières du Sud puis aujourd’hui du Nord. Elle impose le remboursement par les populations de dettes dont elles ne sont pas responsables mais victimes. Dette et extractivisme sont intimement liés. Facteurs d’injustice, de corruption, de violences sociales et environnementales, ils sont également à l’origine du dérèglement climatique. Des alternatives pour créer une société post-extractiviste, soucieuse du climat et des peuples existent. L’audit et l’annulation des dettes illégitimes, la réduction des inégalités, la fin du pillage extractiviste, sont quelques-uns des combats citoyens essentiels proposés dans ce livre.

14h30 Lecture-dédicace:

En l'absence de Monsieur J En l'absence de Monsieur J, Ed. de l'Atelier, est un roman de Pierre Dharreville (journaliste et écrivain) sur le procès de l'assassin de Jaurès, quatre ans et demi après les faits.

1919, quelques mois après la der des ders. Au palais de justice de Paris commence le procès de l’assassin de Monsieur J. Quatre ans et demi après les faits, le criminel se tient enfin devant ses juges. Dans le prétoire règne une atmosphère étrange. Les plaidoiries sont couvertes par le silence assourdissant qui suit le feu et la mitraille : sur l’autel de la guerre gisent des millions de sacrifiés. Marius, compagnon fidèle de Monsieur J, venu de Marseille, assiste médusé aux débats. Éléonore, jeune journaliste chargée d’en rendre compte, n’accepte pas la tournure qu’ils prennent. Fait-on le procès de l’assassin ou de la victime ? Le verdict tombe. Pour résister aux barbaries qu’il annonce, Éléonore et Marius vont reprendre autrement le fil de leur existence ébranlée. En l’absence de Monsieur J.

16 h

Vinci, des profits en béton ! Rencontre avec Nicolas de la Casinière, journaliste et illustrateur, auteur de Les prédateurs du béton, enquête sur la multinationale Vinci, Ed. Libertalia.

Créé en 2000, Vinci est vite devenu un champion du CAC 40 et l’un des leaders mondiaux du BTP. Autoroutes, parkings, aéroports (dont celui de Notre-Dame-des-Landes), voies ferrées, industrie nucléaire et réseaux d’eaux constituent les marchés de Vinci pour la phase construction et pour l’exploitation. Pour les partenariats public-privé et les grands chantiers, Vinci a constitué avec quelques autres majors une oligarchie très restreinte, surpuissante, imposant son ordre au monde économique et aux collectivités. Vinci incarne le capitalisme moderne avec un discours de façade écolo, une rhétorique bien rodée sur l’humain au cœur de l’entreprise, des œuvres de bienfaisance bien orchestrées. Ce qui n’empêche pas des pratiques de prédateur en profitant des opportunités ouvertes par la crise financière et économique, l’exploitation de la précarité des salariés, les proximités avec le pouvoir et quelques ennuis devant les tribunaux.

18h 1934

– 2014 : la tentation de l'extrême ?

Avec Philippe Corcuff, auteur de Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard, Ed. Textuel. Philippe Corcuff est sociologue. Son dernier ouvrage est un appel à la vigilance pour résister aux tendances les plus régressives de notre temps.

~~Depuis un siècle et demi, de ses prémices en 1840 aux années 2000, le mouvement libertaire nourrit l’imaginaire collectif et tient un rôle à part au sein du mouvement social. Ses différents courants témoignent de sa diversité et l’on a vu se réclamer de l’anarchisme aussi bien des « propagandistes par le fait » que des théoriciens, des artistes ou des ouvriers, autant de militants d’origines diverses et aux parcours singuliers. Ces vies intenses, parfois tragiques – « joyeuses », disait Léo Ferré – composent l'ouvrage qui présente 500 biographies et donne accès à 3200 autres parcours par un accès en ligne. Les auteurs ont profondément renouvelé la connaissance grâce à des archives nouvelles et aux avancées de l’historiographie, en développant les notices, en proposant de nombreuses biographies inédites, ainsi qu’en enrichissant cet ouvrage d’une iconographie rare.

14 h

Y’a bio et bio ! Rencontre avec Philippe Baqué (journaliste indépendant) et Patrick Herman (paysan-journaliste) co-auteurs de La Bio entre business et projet de société, ouvrage collectif, Ed. Agone.

~~La grande distribution propose des produits bio importés de l’autre bout du monde, à l’empreinte écologique catastrophique, cultivés par des ouvriers sous-payés et revendus entre cinq et dix fois leurs prix d’achat. Pendant ce temps, des paysans vendent leurs produits bio, avec une réflexion sur un prix juste, sur des marchés de plein vent ou au sein d’Amap. Plutôt qu’une démarche indissociablement écologique, sociale et politique, peut-on réduire la bio à une distribution d’aliments sans pesticides pour consommateurs inquiets de leur santé ? La bio peut-elle se mettre au service du “bien-être” d’une partie de la population sans ébranler les fondements de la société de consommation ?

16 h

Après la prison... rencontre avec un ancien prisonnier Avec Jean-Marc Rouillan, incarcéré de 1987 à 2011 pour ses activités au sein du groupe Action Directe. Auteur de nombreux ouvrages, il nous présentera son dernier livre Le rat empoisonné, Ed. Al Dante.

~~Avec Le rat empoisonné, Jean-Marc Rouillan clôt sa trilogie sur sa mise en liberté, et continue d’explorer ce monde dont il fut mis à l’écart pendant plus de 25 ans. Tout en composant avec les règles imposées par les juges, il tente de se construire une vie en dehors des murs de la prison. Cet ouvrage n’est pas seulement porteur d’une analyse radicale de notre société, qui voit le gouffre se creuser entre classes dominantes et populations opprimées et exploitées. C’est également le témoignage, rarement porté, de la difficulté pour un ex taulard de reprendre le cours normal de sa vie. Et c’est ainsi que l’auteur raconte ses relations kafkaïennes avec les diverses structures administratives, juridiques, économiques…

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