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"Il est décédé le mec… Là, c'est grave…"

14 Novembre 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Répression

Ci-joint, des extraits d'un article du journal "Le Monde" du jeudi 13 novembre, titré

"Il est décédé le mec… Là, c'est grave…"

Le contenu se passe de commentaires.

"Les gendarmes ont tout de suite eu conscience de la gravité de la situation face à laquelle ils se trouvaient.

C'est ce que révèle un procès-verbal qui retranscrit les conversations des militaires sur place, enregistrées par la caméra d'un gendarme qui filme les affrontements.

Lors de cette nuit, les militaires, équipés de jumelles à vision nocturne, voient un manifestant s'effondrer juste après le jet d'une grenade offensive, entre 1 H 40 et 1 H 50 du matin.

À 1 H 53, un militaire ordonne : Stop pour les F4 ! Il est là-bas le mec. OK, pour l'instant, on le laisse.

Les F4 désignent les grenades lacrymogènes instantanées (GLI). Au milieu des cris, un autre gendarme tente de se rassurer : C'est bon, il va se relever ! Il va se relever, c'est bon !

Rémi Fraisse ne se relève pas. Sept minutes passent.

À 2 heures, On y va !, un peloton fait une sortie pour récupérer le blessé. Les militaires ramènent le corps inerte de Rémi Fraisse : Il respire ou quoi ?, s'inquiète le supérieur. L'infirmier de l'escadron tente alors les gestes de premier secours. À 2 H 03, un gendarme s'écrie : Il est décédé le mec ! Là, c'est vachement grave… Faut pas qu'ils le sachent !

Le dimanche 26 octobre, un communiqué de la préfecture du Tarn annonce "le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes", laissant planer le doute sur les causes du décès.

Par ailleurs, des gendarmes laissent fuiter auprès des médias que Rémi Fraisse pourrait avoir transporté des explosifs.

Interrogé sur PV dès 4 H 30 du matin le 26 octobre, le commandant du groupement de gendarmes mobiles justifie ainsi la manière d'opérer de ses troupes au cours de la nuit : "Je tiens à préciser que le préfet du Tarn nous avait demandé de faire preuve d'une extrême fermeté vis-à-vis des opposants".

Le préfet du Tarn, dans le quotidien régional "La Dépêche du Midi", dimanche 9 novembre : "Je n'ai donné aucune consigne de sévérité aux forces de l'ordre".

Le directeur général de la gendarmerie, Daniel Favier et le ministre de l'intérieur, Bernard Caseneuve, ayant toujours affirmé avoir été informés en temps réel par les gendarmes sur le terrain, leur silence sur l'affaire pendant plus de 48 heures n'en apparaît que plus problématique à la lueur de ces nouvelles révélations".

Mais pour le président du conseil général du Tarn le "socialiste" Thierry Carcenac «mourir pour des idées, c'est une chose, mais c'est quand même relativement stupide et bête».

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