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La guerre, c’est la santé de l’État

17 Mai 2014 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #groupe Proudhon - FA

La guerre, c’est la santé de l’État

Dans le monde d’aujourd’hui, comme par le passé, la guerre est une nécessité pour les États afin d’établir leur domination sur les autres parties de la planète, d’unir leurs propres populations derrière eux contre un ennemi extérieur et afin d’augmenter les bénéfices de leurs propres industries d’armement qui sont une part croissante de leurs propres économies.

De plus en plus, les grandes entreprises et les institutions financières comme le FMI et la Banque mondiale, en collaboration avec les États comme les États-Unis, la France, la Chine, la Russie, etc., imposent leur domination économique par la force militaire. En outre, le développement de l’industrie de l’énergie nucléaire conduit à une société nucléaire de contrôle et de centralisation avec des menaces imminentes pour la vie humaine et l’environnement.

Les nouvelles technologies (drones, etc.) sont utilisées pour tuer de plus en plus de personnes et pour la surveillance accrue de l’État, y compris le contrôle des frontières de la forteresse Europe contre les immigrants en provenance d’Afrique. La recherche de minerais pour les industries nationales alimente la lutte des différents blocs afin d’établir un contrôle sur des sources importantes d’uranium, le pétrole et autres minerais.

La guerre est intimement liée à la destruction de l’environnement comme la défoliation de la jungle pendant la guerre du Vietnam et l’énorme dégradation de l’environnement avec le bombardement de raffineries de pétrole au cours des guerres du Golfe. La guerre implique le déplacement de populations entières, la migration forcée et la mise en place d’immenses camps de réfugiés. Elle déclenche la famine avec la destruction des cultures et des récoltes. Les viols de masse sont facilement utilisés comme une arme de terreur et comme un symptôme d’une masculinité déformée, élevée par le militarisme.

L’agitation de menaces extérieures fabriquées – comme celle de l’intégrisme islamique et, une fois de plus, celle de l’« Ours russe » ou de l’agression impérialiste occidentale –, ajoutées à la menace de troubles internes, souvent provoquées par l’État lui-même, est utilisée pour créer un ennemi intérieur, l’ennemi parmi nous, que ce soit des bandes de jeunes ou des groupes politiques. La militarisation croissante de la société est ainsi justifiée, avec le développement de la présence des troupes dans les rues et dans les transports, et une force de police de plus en plus militarisée.

Les blocs concurrents – États-Unis, Russie, Chine, Union européenne, etc. – cherchent à asseoir leurs propres sphères d’influence à l’échelle mondiale, conduisant à une tension croissante, comme on peut le voir avec la situation ukrainienne.

Nous nous opposons à la dérive vers la militarisation de la société et l’entraînement à la guerre.

Les différends sur les frontières sont utilisés comme un moyen par les États-nations afin de déclencher des conflits.

La solution n’est pas à rechercher dans de micronationalismes (Écosse, Catalogne, etc.) avec le développement de nouveaux petits États avec leurs propres forces armées, mais par une libre fédération des peuples, avec la destruction de l’industrie de guerre, la dissolution des armées, la disparition des frontières et le renversement du capitalisme lui-même.

Sur le plan pratique, nous nous opposons à leur entraînement vers la guerre et à la militarisation de la société par des campagnes contre le recrutement militaire, pour le soutien à tous les déserteurs et à tous les opposants à la guerre, pour la désobéissance civile de masse, des blocages et des grèves contre la livraison d’armes et contre les armées.

Pas de frontières. Pas de guerres.

Le partage de toutes les ressources par les populations de l’ensemble de la planète.

Guerre à la guerre !

Commission des relations de l’Internationale des Fédérations anarchistes

Madrid, 29 mars 2014

La guerre, c’est la santé de l’État

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